Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE
Publicité
MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE
Newsletter
Derniers commentaires
MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE
  • La vie est un combat et malgré les maux, il nous faut avancer sur le chemin de notre destinée... - Attention, nous sommes ni médecins, ni thérapeutes. Vous devez absolument consulter avant de changer, arrêter ou prendre un traitement.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Pages
21 octobre 2006

Tous les médicaments qui ont une activité

« Tous les médicaments qui ont une activité peuvent entraîner des incidents surtout s’ils sont mal utilisés. »

Interview de Charles Hagège, docteur en médecine, co-auteur avec le professeur Jean-Paul Giroud du « Guide Giroud-Hagège de tous les médicaments », aux Editions du Rocher.

Essentiel Santé : Quels sont les principaux médicaments utilisés en automédication ?
Charles Hagège : 
Ils regroupent les antidouleur ou antalgiques, les antifièvre ou antipyrétiques, les laxatifs, les antitussifs, les antifatigue ou antiasthéniques, les médicaments des maux de gorge et des états grippaux, les pansements gastriques et les médicaments de la « digestion difficile ».

E. S. : Quel est le principal risque de l’automédication ?
C. H. :
 Le danger essentiel réside dans le fait que certains médicaments en vente libre vont masquer des symptômes qui signalent une maladie sérieuse : ils risquent ainsi de retarder le diagnostic. Ainsi, la fièvre ou la douleur sont certes souvent le signe d’une affection bénigne mais associées ou non à d’autres symptômes elles peuvent être le reflet d’une maladie grave, ne pouvant en aucun cas faire l’objet d’une automédication. Par exemple, la douleur provoquée par un ulcère à l’estomac est calmée par un pansement gastrique en vente libre mais la lésion persiste et peut saigner ou se perforer d’un jour à l’autre en l’absence d’un diagnostic et d’un traitement précis, établis par le médecin. Autre exemple, prendre un sirop pour calmer une toux sèche peut retarder le diagnostic d’une maladie grave du poumon.

E. S. : Tous les médicaments délivrés sans ordonnance sont-ils inoffensifs ?
C. H. : Ce n’est pas parce qu’un médicament est en vente libre qu’il doit être considéré comme anodin. Certains médicaments dangereux hors prescription et surveillance médicales sont en vente libre en France alors qu’ils sont délivrés uniquement sur ordonnance dans d’autres pays. Il s’agit de certains progestatifs, antiparasitaires, tous les vaccins…
Il faut savoir également que des incidents, voire des accidents, peuvent survenir lors de la prise de tout médicament, même dans le cas d’une automédication faite à bon escient. Ainsi, la prise d’aspirine peut entraîner des troubles graves chez les personnes allergiques à ce médicament.


E. S. : Comment être sûr de « s’automédiquer » sans danger ?
C. H. : Toute automédication doit être simple et de courte durée. Simple par l’utilisation de médicaments ne contenant qu’un seul principe actif (au maximum deux). De courte durée : si au bout de 4 à 5 jours il n’y a pas d’amélioration ou si d’autres manifestations sont apparues, une consultation médicale s’impose. Les personnes qui suivent un traitement médical doivent être spécialement prudentes. En effet, un médicament peut modifier l’activité ou le devenir d’un autre dans l’organisme. Par exemple, certains pansements de l’estomac diminuent l’efficacité des antibiotiques ou encore certains sédatifs en vente libre, qui contenaient jusqu’à récemment un barbiturique, pouvaient diminuer l’efficacité de la pilule. Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, ne prenez jamais de médicament sans un avis médical même s’il est vendu sans ordonnance. Certains médicaments peuvent passer la barrière placentaire et atteindre le fœtus. L’automédication est aussi à proscrire chez le nouveau-né et le jeune enfant.
Enfin, conservez toujours la notice avec l’emballage du médicament et n’oubliez pas que l’alcool peut augmenter l’efficacité de certains médicaments tels que ceux traitant les troubles du sommeil, l’anxiété et la dépression, ou encore les allergies. Mais l’alcool peut également diminuer l’activité d’autres produits comme les médicaments contre l’épilepsie, les anticoagulants oraux ou encore certains tranquillisants.


Source
Docteur Charles Hagège.
« Le Guide Giroud-Hagège de tous les médicaments », Editions du Rocher.
« Le Vidal du particulier », Editions du Vidal.

Publicité
Commentaires
Publicité