26 juin 2008
Le 21 juin, journée mondiale de la SLA
Le 21 juin ... c'est aussi la journée mondiale de la SLA
A
l'initiative de l'Alliance Internationale de Associations de lutte
contre la SLA, c'est la date du 21 juin qui a été choisie pour être la
Journée Mondiale de la Sclérose latérale amyotrophique
Pour la France, du fait de la concomitance avec la Fête de la Musique,
le choix de cette date n'était vraiment pas facile, mais nous avons
néanmoins décidé de ne pas baisser les bras et de tenter de transformer
ce qui pouvait paraître comme une contrainte en avantage.
Peu à peu, dans les esprits, Fête de la Musique et Journée Mondiale de
la SLA doivent être associées afin que de nombreuses initiatives
réalisées lors de la Fête de la Musique puissent être associées à la
lutte contre la SLA et à toutes les actions, relayées par l'ARS, en
faveur de la recherche scientifique et de la prise en charge des
personnes touchées par la SLA.
Ainsi, si vous-même menez une action lors de la Fête de la Musique,
n'hésitez pas à transmettre le message qu'il s'agit aussi de la Journée
Mondiale de la SLA !
Plusieurs initiatives sont d'ores et déjà programmées dès cette année
(à commencer par le lancement du nouveau site internet de l'ARS) et
nous invitons tous nos adhérents, nos équipes bénévoles et salariés,
chaque année, à se mobiliser et à viser la période du 21 juin pour
communiquer le plus possible auprès du grand public sur la SLA et la
nécessaire amélioration de sa prise en compte au niveau national.
La Maison de l’ARS
Permanence et accueil,
du lundi au vendredi,
de 14h à 17h
75 avenue de la République
75011 Paris
(métro : rue Saint-Maur)
N° Vert : 0 800 600 106
ou Tél : 01 43 38 99 89
Fax : 01 43 38 31 59
E-mail : ars@wanadoo.fr
* Adhérer à l'ARS, faire un don, un legs
Votre adhésion à l'Association témoigne que vous rejoignez sa mobilisation.
Votre concours financier va permettre à l'ARS :
- • de participer aux efforts de recherche scientifique sur la maladie,
- • d'attribuer des dotations de recherches fondamentales ou cliniques, sur proposition du conseil scientifique de l'ARS,
- • d'acquérir des matériels pour personnes handicapées,
- • de développer des initiatives nouvelles au service des personnes malades et leurs proches, en collaboration avec les équipes soignantes et les services sociaux
- • d'assurer la vie quotidienne de l'Association (personnel salarié, locaux, entretien de matériels et tous services nécessaires)
* Comment faire ?
Téléchargez le bulletin d’adhésion
et retournez-le, accompagné de votre règlement libellé à l’ordre de
l’ARS, à l’adresse suivante :
Maison de l'ARS
75 avenue de la République
75011 Paris
> Télécharger le bulletin d’adhésion
* L'ARS s'engage.
En contrepartie de votre versement, l’ARS s’engage à :
- • vous envoyer le reçu fiscal correspondant dans un délai d'un mois maximum,
- • vous rendre compte de l'utilisation des fonds à travers ses publications,
- • mettre à votre disposition, chaque année, un rapport d'activités et un rapport financier, certifié par un commissaire aux comptes,
- • gérer vos adhésions et dons avec rigueur, en limitant les frais de fonctionnement au strict nécessaire.
* Participer à des actions bénévoles
Pour proposer votre participation, prenez contact avec l'ARS
SLA : 1 400 nouveaux cas par an
SLA : 1 400 nouveaux cas par an
En France, 6 000 personnes souffrent de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Appelée également maladie de Charcot,
cette affection encore très méconnue est due à la dégénérescence
progressive des neurones moteurs. Une journée de sensibilisation et
d'information est organisée en France ce 21 juin, sous l'égide de
l'Association pour la Recherche sur la Sclérose latérale amyotrophique
(SLA).
Environ 1 400 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans notre pays. Soit un toutes les 6 heures. Comme l'explique l'ARS, « chez les malades, dont l'espérance de vie est limitée à quelques années, une lucidité totale est préservée tout au long de l'évolution de la maladie. Alors qu'une paralysie totale s'installe : paralysie des 4 membres, difficultés à déglutir, parler et respirer ».
Pour tout savoir sur cette maladie rendez-vous sur le tout nouveau site internet de l'ARS, en ligne à partir de ce 21 juin à l'adresse http://www.ars.asso.fr . De nombreux conseils utiles et pratiques y sont également disponibles pour faciliter l'accompagnement et le soutien aux malades comme aux familles.
Permanence et accueil, du lundi au vendredi, de 14h à 17h
75 avenue de la République
75011 Paris
(métro : rue Saint-Maur)
N° Vert : 0 800 600 106
ou Tél : 01 43 38 99 89
Fax : 01 43 38 31 59
E-mail : ars@wanadoo.fr
Par Destination Santé Destination Sante - Vendredi 20 juin
Source : ARS, juin 2008
Pour recevoir gratuitement la lettre quotidienne d'information
de Destination Santé: www.destinationsante.com
15 novembre 2007
Les centres SLA en France
Les centres SLA en France
ALSACE
HOPITAL CIVIL
Département de Neurologie
1 place de l’Hôpital
67091 STRASBOURG CEDEX
* PR Christine Tranchant
* Dr Marie Céline Fleury
Tél : 03 88 11 52 57 / 03 88 11 66 62
AQUITAINE
CHU HOPITAL HAUT-LEVECQUE
AVE de Magellan
Bat USN
33604 PESSAC CEDEX
* PR Gwendal
Le Masson
* Dr Emmanuelle
Salort
Tél : 05 57 65 66 41
AUVERGNE
CHU GABRIEL
MONTPIED
38 rue Montalembert
63000 CLERMONT FERRAND
* PR Pierre Clavelou
* Dr Gui
Tél : 04 73 75 07 50
BASSE-NORMANDIE
CHRUAVE COTE DE NACRE
Neurologie Vastel
14032 CAEN CEDEX
* Pr. Fausto Viader
* Dr L. Carluer
Tél : 02 31 06 46 24
BOURGOGNE
Centre SLA
Labo. d'exploration du Système nerveux
Hôpital général
3 rue du faubourg raines BP 1519
21033 DIJON CEDEX
* PR Maurice
Giroud
* Dr Cécile Maugras
Tél : 03 80 29 51 31
CENTRE
HOPITAL BRETONNEAU
2 bld Tonnelé
37044 TOURS CEDEX 01
* Pr. Autret
* Dr Philippe Corcia
Tél : 02 47 47 37 24
ILE DE FRANCE
HOPITAL DE
LA SALPETRIERE
Fédération des Maladies du Système Nerveux
Bâtiment Paul Castaigne
47/83 bld de l’Hôpital
75651 PARIS CEDEX 13
* Pr. Vincent
Meininger
Tél : 01 42 16 24 75
* Dr François Salachas
Tél : 01 42 16 24 72
* Dr Pierre-François Pradat
Tél : 01 42 16 24 71
* Dr Gaëlle Bruneteau
Tél : 01 42 16 24 71
* Dr Nadine Leforestier
Tél : 01 42 16 24 61
LANGUEDOC-ROUSSILLON
CHU GUI DE
CHAULIAC
Service Explorations Neurologiques
80 ave Augustin Fliche
34295 MONTPELLIER CEDEX 05
* Pr. William Camu
* Dr Guillaume Garrigues
* Dr Nicolas Pageot
Tél : 04 67 33 74 13
LIMOUSIN
CHU DUPUYTREN
4 place Winston Churchill
87031 LIMOGES CEDEX
* Pr Philippe
Couratier
* Dr Lacoste
Tél: 05 55 05 65 61
LORRAINE
CHRU HOPITAL DE NEUROLOGIE
29 ave du Maréchal de Lattre de Tassigny
54000 NANCY
* Pr. Hervé Vespignani
* Dr Marc Debouverie
* Dr Sophie Pitton
Tél : 03 83 85 12 75
MIDI-PYRENEES
CHR RANGUEIL
1 ave du Pr. Jean Poulhés
TSA 45 00 32
31059 TOULOUSE CEDEX
* Pr. Géraud
* Dr Marie-Christine Arne-Bes
* Dr Pascal Cintas
Tél : 05 61 32 26 76
NORD
HOPITAL ROGER
SALENGRO
Clinique Neurologique, Neurologie A
2 ave Oscar Lambert
59037 LILLE CEDEX
* Pr. Alain Destee
* Dr véronique Danel-Brunaud
Tél : 03 20 44 66 80
PAYS DE LOIRE
CHU D’ANGERS
4 rue Dominique Larrey
49033 ANGERS CEDEX 01
* Pr. Frédéric
Dubas
* Dr Guillaume Nicolas
Tél : 02 41 35 35 88
PACA
HOPITAL DE LA TIMONE
Neurologie
264 rue Saint Pierre
13385 MARSEILLE CEDEX 05
* Pr. Jean Pouget
* Dr Annie Verschuren
Tél : 04 91 38 65 79
HOPITAL L’ARCHET 1
Université Nice Sophia-Antipolis
BP 3079
06202 NICE CEDEX 3
* Pr. Desnuelle
* Dr Soriani
Tél : 04 92 03 55 07
RHONE-ALPES
HOPITAL NEUROLOGIQUE P. WERTHEIMER
Electro-myographie et pathologies neuromusculaires
59 bvd Pinel
69500 BRON
* Pr. Emmanuel Broussole
* Dr Christophe Vial
* Dr Nadia Vandenberghe
* Dr Françoise Bouhour
Tél : 04 72 11 90 65
CHU BELLEVUE
Boulevard Pasteur
Pavillon 12
42055 SAINT ETIENNE CEDEX 2
* Pr. Jean-Christophe
Antoine
* Dr Candessanche
Tél : 04 77 32 82 94
Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA)
Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA)
La Sclérose Latérale Amyotrophique, ou
SLA, est aussi connue sous le nom de maladie de Charcot, du nom du
neurologue qui l'a identifié.
Il y a environ 800 nouveaux cas par an en France, surtout des personnes âgées de 50 à 75 ans, mais la SLA peut débuter plus tôt. Cette maladie neurologique se traduit surtout par des paralysies, une diminution du volume des muscles et des contractions musculaires rapides, les fasciculations.
Ces troubles s'expliquent par une atteinte des neurones moteurs, ou motoneurones. Ce sont les cellules nerveuses qui contrôlent les muscles et qui leur commandent de se contracter.
Les motoneurones atteints dans la SLA se situent dans la moelle épinière. Mais le cerveau peut aussi être touché, au niveau du tronc cérébral, situé à la base du crâne.
C'est une des parties du tronc cérébral, le bulbe, qui peut être atteinte en premier par la SLA, d'où une altération de la parole et de l'alimentation. Mais en général, tous les muscles sont touchés, d'abord ceux des membres, pour finir par ceux de la respiration.
Les paralysies évoluent, en fonction des formes de la maladie, plus ou moins rapidement... de quelques années à dix ans, parfois plus.
De gros progrès ont été faits pour prolonger l'autonomie des malades dans de bonnes conditions. Le premier objectif est d'adapter le domicile de la personne, pour qu'elle reste chez elle en toute sécurité.
Les patients gardent toutes leurs capacités intellectuelles. C'est un facteur important pour se motiver et suivre les soins, nombreux et contraignants. Ces soins sont effectués de plus en plus tôt pour ralentir l'évolution de la maladie, en association au riluzole, cette substance ne guérit pas mais freine seulement l'évolution de la SLA. Les soins sont adaptés spécifiquement à chaque patient et aux troubles dont il souffre. C'est vraiment l'un des plus gros progrès de ces dernières années.
Autre progrès dans la prise en charge : l'association de plusieurs spécialités (neurologues, ergothérapeute, kinésithérapeute ou encore diététicienne...). Là encore, tout le travail des équipes est de s'adapter aux besoins des malades, jusque dans les stades les plus graves, quand fauteuil roulant et aides pour s'alimenter ou respirer sont nécessaires.
Il existe désormais des centres SLA dans chaque région de France qui regroupent toutes les professionnels, médicaux et paramédicaux, pour assurer aux patients une prise en charge personnalisée et globale de leur maladie.
Pour en savoir plus
Réseau de la SLA en Ile-de-France
Site web : http://www.reseau-sla-idf.org
Les Papillons de Charcot
Site web : http://www.lespapillonsdecharcot.com
Association.
Association pour la Recherche sur
la Sclérose latérale amyotrophique
et autres maladies du motoneurone (ARS)
Site web : http://www.ars.asso.fr/
05 octobre 2007
SLA : un traitement prometteur en cas d’anomalie génétique
SLA : un traitement prometteur en cas d’anomalie génétique
Comment ralentir la progression de la forme héréditaire de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ? En injectant dans le liquide céphalorachidien de quoi bloquer la synthèse d’une protéine toxique, expliquent des chercheurs américains après des essais chez la souris.
La
SLA se caractérise par la dégénérescence puis la mort des motoneurones,
ces cellules nerveuses qui commandent les mouvements volontaires. Et
deux fois sur dix, elle est héréditaire. Dans 15 % de ces cas, elle est
liée à l’accumulation dans le cerveau d’une protéine appelée superoxyde
dismutase (SOD). Or, ces dernières années, plusieurs travaux ont montré
qu’il était possible de bloquer sa synthèse, avec un petit brin d’ARN
dit « interférent ». Jusqu’à présent, la production de ces petites
molécules par un virus introduit dans une région spécifique du cerveau
ou de la moelle épinière ne permettait pas d’en contrôler le dosage ni
la répartition homogène dans les tissus. Obstacle désormais surmonté en
les administrant, par injection au niveau des vertèbres lombaires, dans
le liquide céphalorachidien qui baigne le cerveau. Reste à prouver
l’absence d’effets secondaires graves, avant que des essais cliniques
puissent démarrer chez l’homme…
■ Source : The Journal of Clinical Investigation, août 2006
01 octobre 2007
Sclérose latérale amyotrophique
Sclérose latérale amyotrophique
Terme(s) connexe(s) : Charcot (maladie de)
Introduction
La sclérose latérale amyotrophique est une affection neurologique touchant le système nerveux central de l’adulte et entraînant une lésion des cellules nerveuses (neurones) qui provoque une paralysie progressive. Cette maladie appelée également maladie de Charcot se caractérise par l'atteinte des neurones moteurs (neurones transmettant l'influx permettant les mouvements). Ces neurones sont situés à l'intérieur de la moelle épinière et plus précisément dans la corne antérieure de celles-ci. Ils sont également situés dans les noyaux (îlots de substance grise situés à l'intérieur de la substance blanche) moteurs de certains nerfs crâniens.
Généralités
La
sclérose amyotrophique latérale ou maladie de Charcot n'est pas une
maladie contagieuse même si d'autres membres d'une familles sont
touchées également.
Elle concerne plus souvent les personnes dont l'âge dépasse 50 ans, plus souvent les hommes que les femmes.
Le début se fait progressivement par une faiblesse d'un membre qui va en augmentant. Par la suite d'autres membres peuvent être concernés.
On voit apparaître ensuite des contracture et des crampes. Le fait que différentes régions musculaires sont atteintes montrent que la maladie progresse jusqu'à quelquefois une paralysie totale.
La survie à cinq ans, après le début de la maladie, concerne 20 % des cas. Malheureusement l'évolution péjorative
Dans certains cas le diagnostic est fait tardivement, le patient se présentant alors à une forme avancée de maladie de Charcot.
C'est l'électrocardiogramme qui
permet d'orienter le diagnostic en faisant la preuve des dégâts des
muscles et des nerfs. L'IRM est également de plus en plus employé.
La
maladie de Charcot est une maladie incurable. Néanmoins l'état mental
du patient reste stable durant toute la maladie à peu près.
L'évolution est émaillée de difficultés à avaler avec fausse route.
L'introduction de tubes passant à travers la paroi abdominale jusqu'à l'estomac va permettre aux patients de lui fournir une alimentation suffisante.
L'utilisation de diverses attelles orthopédiques améliora également les conditions de vie.
L'adhésion à l'association française de la sclérose latérale amyotrophique et un soutien psychoaffectif sont indispensables pour le patient. au cours de cette maladie entraîne le décès du patient en moyenne entre 3 et 12 ans après le diagnostic de la maladie.
Epidémiologie
Cette
dégénérescence lente touche essentiellement les hommes de certains
pays, plus particulièrement la péninsule de Kii au Japon, l’île de Guam
dans le Pacifique, et des régions de la Nouvelle-Guinée.
Il
existe également des formes héréditaires dont la transmission se fait
selon le mode autosomique dominant (il suffit que l'un des deux parents
transmette l'anomalie génétique pour que la descendance présente
l'affection). Cette variété concerne 5 % des cas.
En France on constate la survenue de un nouveau cas sur 100 000 personnes par an.
Causes
On ne connaît pas l’origine de cette maladie, bien que 5 % des cas environ soient héréditaires.
Symptômes
Des
symptômes dépendent du type de neurones et des régions du système
nerveux atteintes (cerveau ou moelle épinière). Le plus souvent cette
pathologie neurologique commence par des troubles au niveau de la main.
Dès cet instants quelques patients se plaignent avant tout de crampes.
L'atteinte des membres supérieurs se traduit par l'apparition de ce que l'on appelle la main de singe. Il s'agit d'un creusement de certaines zones de la main, résultat d'une fonte musculaire
(amyotrophie). Progressivement le déficit moteur c'est-à-dire les
difficultés à effectuer les mouvements gagne le membre supérieur de
l'autre côté. Les membres inférieurs sont également concernés.
Quand la maladie touche les neurones du cerveau, on parle de syndrome central ou syndrome pyramidal, qui se traduit par :
- Une exagération des réflexes (réflexes ostéotendineux vifs).
- Une hypertonie (raideur des membres).
- Le neurologue recherchera un signe de Babinski (le fait de frotter le bord externe de la plante du pied avec une pointe mousse, en allant du talon vers les orteils, entraîne une extension lente du gros orteil vers le haut, associée parfois à une position des autres orteils en éventail). Le signe de Babinski n’existe pas quand il n’y a pas de lésion de la voie pyramidale. Cette voie correspond à un ensemble de fibres nerveuses destinées à conduire les ordres moteurs, descendant du cerveau jusqu’à différents étages de la moelle, ces ordres étant destinés à mobiliser les muscles du squelette. Signe de Babinski contraste avec le déficit musculaire et l'atrophie musculaire.
- La présence de fasciculations (petits tressautements visibles sous la peau) est caractéristique de cette affection neurologique. Il s'agit de secousses musculaires de type arythmique c'est-à-dire survenant de manière aléatoire et se limitant à une seule fibre musculaire. La présence de fasciculations au cours d'une maladie, quelle qu'elle soit, ne signe pas automatiquement la survenue d'une sclérose latérale amyotrophique. En effet, il existe, au cours d'autres maladies telles que des carences en magnésium, fatigue musculaire, lendemain d'entraînement, ou au contraire arrêt d'entraînement musculaire, etc, l'apparition de fasciculations qui sont dans ce cas bénignes.
Quand la maladie touche la moelle épinière et le bulbe rachidien, elle se traduit par une atrophie des muscles
et une paralysie le plus souvent des membres supérieurs, de la bouche,
du larynx et de la langue. L'atteinte du bulbe rachidien aggrave la
maladie et traduit l'évolution péjorative de la maladie.
On
constate à partir de cet instant l'apparition de troubles de la
phonation (difficultés à émettre des sons) qui se traduit par une voix
nasonnée et entre autres l'apparition de troubles de la déglutition
(difficultés à avaler) ainsi qu'une atrophie de la langue (processus qui s'accompagne de fasciculations au niveau de la langue également).
La
survenue de troubles vasomoteurs (difficultés pour l'organisme à
réguler convenablement la circulation sanguine au niveau des
extrémités) avec quelquefois des paresthésies (fourmillements,
picotements) traduit entre autres une perturbation du fonctionnement du
système nerveux neurovégétatif c'est-à-dire du système nerveux autonome
ou automatique de l'organisme.
Par rapport à d'autres maladies
neurologiques, la présence d'escarres et de troubles sphinctériens est
rare. Il en est de même des fonctions supérieures qui restent intactes
(différenciation avec la maladie d'Alzheimer par exemple). C'est ainsi
que le patient garde durant une longue période des fonctions cognitives
(intellect, usité) normales.
On constate également l'apparition d'un syndrome pseudo bulbaire
qui est le résultat d'une atteinte bilatérale (des deux côtés) des
voies pyramidales se traduisant par des difficultés pour articuler
(dysarthrie), une voix monotone qui traîne et l'apparition de paroles saccadées, des troubles de la mastication, des modifications du réflexe vélopalatin (au niveau du voile du palais) des troubles de la mimique avec un visage immobile et inexpressif, associé à des épisodes de rire et de pleurs sans troubles affectifs.
Le patient, d'autre part, présente ce que l'on appelle une astasie-abasie
c'est-à-dire une impossibilité de se maintenir debout et de marcher.
Pourtant l'examen neurologique ne décèle pas de troubles sensitifs ni
de troubles de la coordination (ataxie) des mouvements.
Labo
Les
analyses de sang permet de doser les enzymes musculaires (CPK) qui sont
quelquefois élevées. Les enzymes hépatiques (gamma GT, ALAT et ASAT)
sont également quelquefois perturbés.
L'analyse du liquide céphalo-rachidien obtenu après ponction lombaire, ne montre pas de perturbations.
Examens Complémentaires
L’électromyographie,
qui consiste à enregistrer l’activité électrique des nerfs et des
muscles en montrant une vitesse de conduction de l’influx nerveux,
permet de voir si la maladie a déjà atteint des régions encore
indemnes, c’est-à-dire ne se traduisant par aucun symptômes.
Le scanner et l’IRM vont
permettre de faire la différence avec d’autres maladies susceptibles
d’entraîner les mêmes symptômes, comme une compression de la moelle
épinière.
Plus spécifiquement en ce qui concerne l'I.R.M. , pour les spécialistesen imagerie médicale
montre, en cas de sclérose latérale amyotrophique, quand il s'agit
d'une coupe passant par les ventricules latéraux, des signaux
hyperintenses des tractus corticospinaux (papier nerveux allant du
cortex vers la moelle épinière) qui traduisent une augmentation de la
teneur en eau des faisceaux de neurones qui sont soumis à une dégénérescence wallérienne
due à une raréfaction de neurones moteurs du cortex. Il est nécessaire
de faire attention de ne pas confondre à l'I.R.M., la sclérose latérale
amyotrophique devant de telles images, avec une encéphalopathie liée au
SIDA ou encore un infarctus ou d'autres maladies neurologiques
s'accompagnant d'une perte de neurones au niveau du cortex et de la
moelle épinière et de manière symétrique.
Evolution
La survie n’est pas très bonne, néanmoins elle peut varier dans certains cas extrêmes, pouvant aller de 5 à 25 ans.
Certaines fois, malheureusement, le décès survient après une paralysie des muscles respiratoires.
Diagnostic differentiel
La
sclérose latérale amyotrophique malheureusement incurable, il est donc
important d'exclure d'autres maladies qui elles sont curables en
relation avec un mauvais fonctionnement du neurone moteur comme c'est
le cas pour la maladie de Charcot. Il ne faut donc pas confondre la
sclérose latérale amyotrophique avec les pathologies suivantes (liste
non exhaustive) :
- Brucellose.
- Sida.
- Maladie de Lyme.
- Tumeur entraînant l'apparition d'une compression médullaire.
- Intoxication par métaux lourds (mercure, manganèse, plomb, substances organophosphorées)
- Myélopathie cervicarthrosique.
- Déficit enzymatique.
- Myélopathie vacuolaire (au cours du sida).
- Fibromyalgie.
Traitement
Le riluzole (antiglutamate) permet de retarder l’apparition de complications, essentiellement au niveau respiratoire.
Pour les autres signes, le traitement s’adresse à chaque symptôme.
Les facteurs de croissance insuilinomimétique
de type un (IGF-1, insuline like Growth factor-1) est un facteur
susceptible de régler la croissance et la survie des populations de
neurones et de cellules gliales dans le système nerveux central et dans
le système nerveux périphérique. Un certain nombre d'essais cliniques à
montrer quelques effets bénéfiques de l'IGF-1 recombinant (Myotrophin) dans le traitement de la sclérose latérale amyotrophique.
Au
stade de paralysie respiratoire il est possible de proposer au patient
la trachéostomie avec une ventilation assistée à domicile ce qui permet
de prolonger la vie pendant de nombreuses années encore.
S'il
n'est pas possible de proposer un traitement curatif impatient il est
néanmoins envisageable de réaliser quelques que mesure préventive
susceptible d'aider les patients atteints de sclérose latérale
amyotrophique. Les attelles orthopédiques par exemple sont des mécanismes qui permettent de faciliter la marche en évitant au patient de trébucher à cause des difficultés qu'il a de relever la pointe du pied (steppage) et ceci sans fléchir exagérément la hanche.
Dans
un autre domaine les attelles orthopédiques pour étendre les doigts
sont susceptibles d'améliorer la préhension c'est-à-dire la prise
d'objets.
Une aide mécanique à la respiration est
quelquefois vitale pour le patient. C'est ainsi qu'une ventilation-à
pression positive par l'intermédiaire de la bouche ou par le nez
remplace quelquefois une nécessaire trachéo-stomieinsuffisance d'oxygénation
des tissus (hypoxie). Toujours dans le même domaine, les respirateurs
tels que les insufflateur exsufflateur Emerson sont d'une grande aide
pour le patient qui produisent une toux artificielle. Ceci permet en
effet de libérer les voies aériennes et de prévenir ainsi certaines
maladies de l'appareil respiratoire en particulier les pneumopathies c'est-à-dire
les affections spécifiques des poumons et les troubles respiratoires
liés aux difficultés inhérentes à la déglutition.
Quand il existe une atteinte du bulbe rachidien et que la mastication c'est-à-dire
le fait de mâcher des aliments et le fait de les avaler est difficile
voire impossible, il est parfois utile de pratiquer une gastrostomie
permettant ainsi aux patients de restaurer ses réserves naturelles sur
le plan de l'alimentation.
En ce qui concerne la parole, récemment,
certains appareils synthétiseurs de la parole c'est-à-dire, en quelque
sorte parlant à la place du patient, sont d'une aide appréciable
surtout en ce qui concerne l'utilisation du téléphone.
© 2000-2007 Vulgaris
22 avril 2007
Vers une thérapie contre la SLA
Vers une thérapie contre la SLA
Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de la VIB (Institut interuniversitaire flamand pour la biotechnologie) positionne la thérapie génique VEGF (vascular endothelium growth factor) comme une des thérapies les plus prometteuses contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de la VIB (Institut interuniversitaire flamand pour la biotechnologie) positionne la thérapie génique VEGF (vascular endothelium growth factor) comme une des thérapies les plus prometteuses contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA). La SLA est une maladie du Motoneurone provoquée par la dégénérescence de cellules du cerveau et de la moelle épinière qui contrôlent les mouvements. Encore incurable, elle affecte l'adulte et conduit à la paralysie puis à la mort en 5 années pour la plupart des patients. Si les causes de cette maladie sont longtemps restées obscures, le Professeur Peter Carmeliet de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) a montré en 2003, sur la base d'études génétiques, qu'un déficit de protéines VEGF (vascular endothelium growth factor) en favorisait le développement. Près d'un an après cette première découverte, l'équipe du Professeur Carmeliet vient de montrer, en collaboration avec la société Oxford BioMedica, que l'injection du gène qui déclenche la production de la protéine VEGF dans les muscles du sujet malade pourrait stimuler la production d'une plus grande quantité de cette même protéine dans les cellules nerveuses de la moelle épinière. Cette injection testée sur des souris a permis de constater un ralentissement de démarrage et de progression de la SLA . L'extension d'espérance de vie obtenue est de 30%. Si cette thérapie génique figure désormais parmi les traitements les plus prometteurs pour ce type de mil faudra encore compter près de dix ans aladies du Motoneurone, avant de pouvoir développer un nouveau médicament.
En savoir plus
Article écrit le 2004-07-02 par auteur
Source: VIB, Press release, Leuven 26/05/2004, http://www.vib.be Cette information est un extrait du BE Belgique numéro 32 du 2/07/2004 rédigé par l'Ambassade de France en Belgique. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
01 octobre 2006
Les malades atteints de la sclérose latérale amyotrophique ont la parole
30 oct. L'Association
pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (ARS) organise
aujourd'hui les deuxièmes états généraux de cette maladie à l'Assemblée
nationale. Après la parution du Livre Noir de la sclérose latérale
amyotrophique (SLA) en octobre 2000, l'association souhaite donner la
parole aux malades et à leurs familles. Cette manifestation devra
dresser le bilan des actions menées par l'ARS depuis un an afin de
montrer la nécessité d'ouvrir des centres experts de la SLA un peu
partout en France.
Aussi appelée maladie de Charcot, la SLA a été décrite en 1865 par le
célèbre neurologue français. C'est une maladie neurodégénérative qui se
caractérise par la disparition progressive et inéluctable des cellules
motrices ou motoneurones, situés dans la moelle épinière et le tronc
cérébral. L'atteinte des motoneurones de la moelle épinière engendre
une paralysie des muscles à laquelle s'ajoute une fonte musculaire ou
atrophie. La SLA touche surtout les personnes âgées de 50 à 70 ans et
rarement les plus jeunes. Elle peut débuter soit par une paralysie d'un
segment de membre comme la main ou le pied, soit par un trouble de la
parole accompagné parfois de celui de la déglutition. On compte
actuellement 8 000 malades atteints de cette maladie en France.
Malheureusement, les causes d'une telle maladie demeurent inconnues. (ARS)
Site intéressant
Quelques liens sur la toile...
Base
de données des maladies rares ORPHANET
Association française contre les
myopathies (AFM)
Site officiel du Téléthon
Neuromuscular disease
center (en anglais)
Association canadienne de dystrophie
musculaire (en anglais et
français)
Myonet
Des ouvrages à consulter...
La génétique humaine et vous
COLLECTIF - Nathan. 94,96 Euros
Histoire des myopathies
P. PINELL, F. DELAPORTE - Payot.
21 Euros
Maladies neuromusculaires
A. BAROIS - Doin. 3,66 Euros
Le pouvoir des malades - L'AFM et la recherche
M. CALLON, V. RABEHARISOA - Les
presses de l'ecole des mines. 36,06 Euros
Annuaire Orphanet 2000 des maladies rares
COLLECTIF - Inserm. 17,38 Euros
Les maladies neuromusculaires
G. SERRATRICE - Masson. 2,17 Euros
20 août 2006
Sclérose latérale amyotrophique
Sclérose latérale amyotrophique :
inexorable et intolérable
La
sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Charcot, est la
pathologie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie
d'Alzheimer. Son évolution est très rapide et l'issue fatale...
Maladie mortelle, de cause inconnue
Dans
5 à 10% des cas, il existerait une prédisposition génétique. Mais cette
maladie peut frapper n'importe qui et à tout âge, même si l'incidence
est plus élevée entre 50 et 75 ans.
Elle
se caractérise par la dégénérescence des cellules nerveuses qui
contrôlent les muscles moteurs. Ainsi, une paralysie de tous les
muscles volontaires s'installe progressivement. Au fil du temps, le
patient ne peut plus marcher, se servir de ses mains, parler, manger et
enfin respirer.
En revanche, ses capacités intellectuelles restent intactes, comme c'est également le cas des cinq sens (goût, toucher, vue, odorat et ouïe) et de la sensibilité de l'épiderme.
Le malade assiste donc, en toute conscience et impuissant, à la paralysie totale graduelle
de son corps. Avec l'avancée de la maladie, il est de plus en plus
handicapé et dépendant de l'aide des autres. De plus, des soins et des
appareils importants et coûteux sont nécessaires.
L'évolution
est particulièrement rapide. Dans la plupart des cas, l'espérance de
vie est de 4 à 5 ans après le diagnostic. Toutefois, l'espérance de vie
peut atteindre une dizaine d'années chez certains patients.
Symptômes et diagnostic
Les
premiers symptômes se manifestent habituellement par une petite gêne à
la marche, puis doucement et insidieusement par une faiblesse au niveau
des mains et des bras. Parfois aussi par des difficultés à avaler, à
articuler et à respirer.
Malheureusement, le diagnostic est souvent
tardif : moins de 10% des patients sont diagnostiqués dans les six mois
suivant l'apparition des signes, 22% le sont après plus d'un an et 18%
après 18 mois. Or compte tenu de la rapidité d'évolution de la maladie, un diagnostic précoce coordonné immédiatement avec une prise en charge adaptée est essentiel.
Les traitements
Les causes restant floues, il n'existe aucun traitement curatif. La prise en charge actuelle permet de ralentir l'évolution de la maladie, de prévenir les complications et de maintenir une qualité de vie « acceptable ».
La
seule molécule ayant une efficacité relative contre la sclérose
latérale amyotrophique est le riluzole (Rilutek®). Les autres
médicaments ne traitent que les symptômes (crampes, hyper-salivation,
escarres, etc.).
La kinésithérapie
est capitale. A bon escient, elle favorise le travail musculaire et
permet ainsi la stimulation de la survie des motoneurones restants.
L'orthophonie
entretient les cordes vocales et les muscles de la gorge, mais aide
également à conserver une respiration efficace, une déglutition
correcte et surtout à préserver la communication.
Au stade ultime de l'atteinte respiratoire, on recourt à des techniques ventilatoires mécaniques.
En France, 8.000 personnes en sont atteintes.
Pour en savoir plus
http://www.orpha.net
Fondation pour la recherche médicale http://www.frm.org/informez/info_ressources_dossiers_article_sommaire.php?id=18&type=10&listedossier=18
http://www.info-sla.ca
Source e.santé.fr
| Citation: |
| Mon père est décédé de la Sclérose latérale amyotrophique, Jenny |

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