01 mai 2009
Une nouvelle compréhension de la maladie de Parkinson
Une nouvelle compréhension de la maladie de Parkinson
Des chercheurs, dont les travaux sont publiés
dans la revue Neuron, ont identifié les mécanismes qui causent la mort
des cellules nerveuses (neurones) dans la maladie de Parkinson. Eugene
Mosharov et David Sulzer de l'Université Columbia (États-Unis) ont
montré que l'action combinée de trois molécules - la dopamine (qui est
un neurotransmetteur), le canal calcique (1)
et la protéine alpha-synucléine - cause la mort des cellules nerveuses.
Cette découverte, considèrent-ils, ouvre la porte à plusieurs voies de
traitement possibles.
Les symptômes de la maladie de Parkinson, tels que les tremblements et les difficultés de
motricité, sont attribués à une perte de neurones dans la région du cerveau
appelée locus niger (aussi appelé substance noire).
Les neurones meurent parce que les canaux calciques causent une augmentation de
dopamine dans la cellule; l'excès de dopamine réagit avec les protéines alpha-
synucléines pour former des amas inactifs qui diminuent la capacité de la cellule de se
débarrasser des déchets toxiques qui s'accumulent avec le temps. Les déchets finissent
par tuer la cellule.
La cellule peut survivre si un seul de ces facteurs manque, ont observé les chercheurs.
Il serait ainsi possible d'arrêter la maladie en interférant avec un seul d'entre eux.
Par exemple, un médicament, déjà en cours d'essai clinique, qui bloque le canal calcique pourrait
ralentir ou arrêter la progression de la maladie, ce qu'aucun
médicament actuel ne fait.
L'étude montre que la localisation de la dopamine à l'intérieur de la
cellule détermine sa toxicité. La plus grande partie de la dopamine est
contenue dans des vésicules qui sont acheminées à l'extrémité de la
cellule où la dopamine est libérée à l'extérieur de la cellule. Les
symptômes de la maladie se produisent lorsque la quantité de dopamine
libérée diminue. Le médicament L-DOPA, actuellement couramment utilisé
pour le traitement de la maladie, améliore les symptômes en augmentant
la dopamine libérée par les cellules. Tant que la dopamine est contenue
dans les vésicules avant d'être libérée, elle n'est pas toxique. Mais
lorsqu'elle se trouve dans la cellule, à l'extérieur des vésicules,
elle est toxique, ont découvert les chercheurs.
Un traitement pourrait consister à pousser plus de dopamine à
l'intérieur des vésicules, dit Dr. Mosharov. "Ce serait un traitement
magique", dit-il. "Non seulement cela empêcherait-il la mort des
cellules et la maladie de progresser mais cela améliorerait les
symptômes en fournissant plus de dopamine aux neurones pour être
libérée". Drs. Sulzer et Mosharov travaillent actuellement à développer
une thérapie génique qui pourrait remplir cet objectif, mais il faudra
plusieurs années avant que des essais cliniques deviennent
éventuellement possibles, disent-ils.
(1) Il s'agit d'une protéine qui permet le transport
du calcium à travers la membrane de la cellule.
Psychomédia avec source:
Science Daily
09 avril 2009
Maladie de Parkinson
Maladie de Parkinson
Des mouvements ralentis, une main qui tremble… le quotidien est souvent
difficile pour les personnes souffrant d’une maladie de Parkinson, et
aussi bien sûr pour leur entourage. Pour que cette maladie soit mieux
prise en compte par les pouvoirs publics, l’association France
Parkinson a lancé le 8 avril les premiers Etats généraux sur cette
maladie.
Il est incorrect de parler de LA maladie de Parkinson. Le plus juste
serait de parler DES maladies de Parkinson. Les lésions étant
différentes d’un patient à l’autre. Dans tous les cas, il s’agit d’une affection neurologique dégénérative, touchant le système nerveux central.
Cette maladie atteint certains neurones de la substance noire du
cerveau, en l’occurrence, les neurones qui produisent de la dopamine.
La dopamine est un neurotransmetteur du système nerveux : il s’agit
d’une molécule servant de messager chimique entre deux neurones. Son
rôle est de contrôler certains mouvements du corps.
Lorsque le déficit en dopamine dans le cerveau est trop important, les troubles moteurs apparaissent.
En France, on estime à 150 000, environ, le nombre de personnes souffrant de la maladie de Parkinson (dix fois moins que la maladie d’Alzheimer).
Dans un premier temps, ce sont les mécanismes olfactifs qui sont atteints, entraînant des troubles de l’odorat.
Des troubles du sommeil peuvent également apparaître au cours du
sommeil paradoxal, comme des agitations nocturnes ou des cauchemars.
Plus tard, la maladie se manifeste par un tremblement au repos, une
rigidité et une difficulté à déclencher les mouvements. Le diagnostic
est évoqué lors de symptômes tels que :
* Une hypertonie musculaire avec sensation « de tuyau de plomb », une forme de rigidité qui peut céder par à coups (comme une roue dentée).
* Des tremblements de repos aux extrémités, notamment au niveau du pouce, comme si le patient comptait sa monnaie ou roulait de la mie de pain.
* Un ralentissement général de la mobilité : on parle d’akynésie. Les mouvements sont plus rares et plus lents. La marche est petite et lente, à petits pas, parfois entrecoupée d’arrêts avec piétinements. Le malade semble chercher son centre de gravité, il est penché en avant.
* Un visage avec allure impassible : l’akinésie se manifeste à la
marche, mais aussi dans la mimique. Le patient a un visage impassible,
la bouche entr’ouverte, clignant rarement des yeux.
Attention : Le diagnostic est parfois difficile, les symptômes pouvant être confondus avec ceux d’une dépression.
Il peut se produire d’autres symptômes de la maladie comme : des
chutes, une hypersalivation, des troubles du comportement, notamment du
sommeil, avec des mouvements lors du sommeil paradoxal, une hypotension
orthostatique, des troubles urinaires et des troubles digestifs (deux
patients parkinsoniens sur trois souffrent de constipation sévère
Le diagnostic
Le diagnostic repose essentiellement sur l’examen clinique du patient par le médecin. Dans la plupart des cas, le diagnostic est donc posé un peu tard, lorsque les symptômes sont déjà invalidants. Or, l’idéal, serait de pouvoir poser un diagnostic précoce. Cela permettrait de traiter plus tôt les malades et de retarder d’autant l’apparition des symptômes. Et cela est possible, grâce à des examens :
* Une prise de sang, chez un sujet appartenant, par exemple, à une famille de parkinsoniens. Cela peut aider à découvrir certains marqueurs biologiques atteints.
* Une échographie du crâne. À l’échographie, le médecin peut repérer une modification de la substance noire du cerveau, ce qui peut être un indice.
* Une scintigraphie qui peut repérer les transporteurs
membranaires de la dopamine. Mais cet examen est assez peu réalisé (en
partie en raison de son coût élevé !).
Si un diagnostic précoce ne permet pas pour autant d’éviter la maladie
et l’apparition des symptômes, on peut cependant retarder les effets
invalidants de la maladie.
Pour l’instant, les autorités médicales (la Haute Autorité de la Santé)
préconisent d’attendre l’aggravation significative des symptômes pour
traiter. Mais à l’avenir, on effectuera certainement le diagnostic de
plus en plus tôt, pour pouvoir soigner les patients de façon précoce,
permettant des traitements moins lourds et moins chers.
Les causes
En fait, on en sait encore trop rien. Les causes de la maladie restent assez mystérieuses. Il pourrait s’agir de causes croisées, comme une prédisposition génétique (il y a des familles de parkinsoniens) doublée de facteurs environnementaux. On suppose, par exemple, que l’exposition aux pesticides, pourrait augmenter les risques de Parkinson de près de 70%. La maladie est, en effet, plus fréquente en milieu rural qu’urbain !
Les recherches actuelles reposent essentiellement sur la génétique.
On a remarqué que certaines altérations génétiques pouvaient favoriser
l’apparition de la maladie. On connaît, par exemple, une quinzaine de
mutations génétiques, qui peuvent donner des formes monogéniques de
Parkinson, notamment chez les jeunes.
En plus des causes génétiques, certaines théories envisagent la
présence d’un agent pathogène. C’est le cas de la théorie de Braak, un
chercheur allemand qui a émis l’hypothèse que la maladie pouvait
débuter dans le système nerveux entérique, dans l’intestin. En effet,
les troubles digestifs sont particulièrement fréquents dans les
maladies de Parkinson. On estime, par exemple, que deux patients sur
trois, souffrent de constipation sévère. En 2003, Braak a donc pensé
que la maladie pouvait débuter dans le système nerveux entérique et
gagner, par contagion, le cerveau.
Autre théorie, celle du français Etienne Hirsch. D’après qui, des
cellules "tueuses" (des lymphocytes), détruiraient les neurones à
dopamine. Normalement, les lymphocytes T servent à la défense de
l’organisme et sont absents du cerveau. Or, l’équipe de recherche
d’Etienne Hirsch, en a retrouvé en grand nombre, à l’autopsie, dans le
cerveau de malades parkinsoniens.
Petite anecdote : Les chercheurs ont constaté, sur certains patients
décédés qui avaient reçu des greffes de cellules embryonnaires plus de
10 ans auparavant, que ces cellules greffées (donc saines au départ),
avaient attrapé la maladie à leur tour. Ce qui pourrait démontrer une
forme de contagion directe.
En résumé, on ne connaît toujours pas les causes de la maladie, ce qui
explique, qu’on n’en connaisse toujours pas le traitement curatif
radical.
Les médicaments
Encore une fois, il n’existe aucun traitement curatif. Les seuls
traitements existants ne sont efficaces que sur les symptômes de la
maladie.
Tous les médicaments existants agissent sur la dopamine, puisque la
maladie provient d’un manque de dopamine dans les cellules cérébrales.
Le traitement le plus fréquemment utilisé est la L-DOPA, une molécule
qui se transforme en dopamine dans l’organisme. Cette transformation se
produit dans le système nerveux central, mais aussi dans tout
l’organisme, avec la DOPA décarboxylase, au niveau sanguin. La prise de
médicaments doit être répétée tout au long de la journée, pour
maintenir un taux stable dans le sang. Malheureusement, l’organisme
s’habitue aux produits, ce qui rend le médicament moins efficace, au
cours du temps.
D’autres médicaments existent, comme le ropinirole, le pramipexole, ou
le piribédil qui ont l’avantage d’avoir une action plus longue, entre
six et vingt heures, ce qui permet de ne prendre les médicaments qu’une
fois par jour.
À côté des médicaments, la rééducation joue aussi un rôle important (kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste). Encore faut-il s’adresser à un professionnel connaissant bien les maladies neurologiques, et en particulier la maladie de Parkinson.
Les traitements chirurgicaux
Les traitements chirurgicaux existent maintenant depuis une quinzaine d’années. Il s’agit d’implanter des électrodes de stimulation électrique dans une région précise du cerveau (dans le noyau sous-thalamique). L’électrode envoie des impulsions électriques en profondeur, ce qui semble rétablir un fonctionnement normal du système.
Mais, ces opérations chirurgicales sont lourdes et ne sont pas indiquées pour tous les patients. En effet, elles présentent des risques infectieux et hémorragiques. L’opération elle-même est lourde, et n’est pas conseillée chez les sujets âgés. Sur les 140 000 personnes souffrant de la maladie de Parkinson, seuls 3 000 peuvent bénéficier de cette technique.
De nouvelles techniques chirurgicales sont aujourd'hui
expérimentées, comme la pose d’un stimulateur électrique directement
sur le cortex cérébral.
On a testé également des stimulateurs placés au niveau de la moelle épinière.
Les recherches médicales
Les recherches sont très nombreuses, et n’aboutissent malheureusement pas toutes sur des pistes intéressantes. Parmi les plus prometteuses, les thérapies géniques représentent un réel espoir pour les patients. Il ne s’agit pas de corriger un défaut génétique, mais d’introduire un gène à visée thérapeutique. Cela consiste à injecter, dans certaines zones du système nerveux central, des virus porteurs de certains gènes thérapeutiques. Ces gènes vont être intégrés dans le génome des cellules hôtes du patient, et sécréter des "substances médicaments", en l’occurrence, cela permet de fabriquer trois protéines, impliquées dans la fabrication de la dopamine.
Et la nicotine ?
C’est rare… mais dans le cas de la maladie de Parkinson, la nicotine a un effet bénéfique. Il est bien évident que l’on ne conseille pas pour autant aux patients de fumer, mais, en revanche, des patchs à la nicotine, pourraient leur être prescrits si les essais en cours se révèlent positifs. En effet, la nicotine a un effet protecteur, par son action sur la libération de la dopamine. Entendons-nous bien, ce n’est pas une raison pour ne pas arrêter de fumer…
Où trouver de l’aide ?
Auprès de l'association France Parkinson.
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08 avril 2009
Parkinson: donner la parole aux malades
Parkinson: donner la parole aux malades

Tel est le mot d'ordre des Etats généraux lancés ce mercredi par l'association France Parkinson. Des réunions publiques doivent permettre à terme d'améliorer le quotidien des malades.
A l'occasion de la Journée mondiale de Parkinson, l'association France Parkinson lance les Etats généraux des malades. L'ensemble des personnes concernées par la maladie auront la possibilité de s'exprimer sur les conditions de vie des parkinsoniens.
Partie de l'affiche des Etats généraux des malades du parkinson.
Durant une année, des réunions organisées dans toute la France et le site de l'association donneront la parole aux malades et à leurs proches. L'ensemble des témoignages sera transmis à des professionnels de santé et des institutionnels.
Un premier rassemblement public a lieu ce mercredi à la Maison de la Chimie de Paris.
L'association souhaite faire connaître les conditions de vie des malades de parkinson pour remplir 4 objectifs:
- changer les regards sur la maladie
- obtenir une meilleure prise en charge des malades
- renforcer les liens avec le corps médical
- faire des propositions concrètes pour améliorer le quotidien des parkinsoniens.
Les témoignages et propositions seront consignés dans un livre blanc. France Parkinson devrait le remettre aux pouvoirs publics pour la Journée mondiale de 2010.
06 avril 2009
Parkinson : une Journée contre… l’injustice
Parkinson : une Journée contre… l’injustice
Mercredi 8 avril, c’est la Journée mondiale de la Maladie de Parkinson. Ce sera l’occasion pour le grand public, de mieux connaître cette affection neurodégénérative dont la fréquence va croissant : près de 6,6 millions de personnes sont aujourd’hui touchées dans le monde, et pas moins de 150 000 en France.
A l’occasion de cette journée, l’Association France Parkinson appelle à « témoigner et agir pour changer la vie » des patients. « Après la grande campagne de 2008 sur le thème « Changeons nos regards », nous avons décidé en 2009 d’amplifier le mouvement et de donner la parole aux malades sur des situations qui nous paraissent absolument injustes » explique Bruno Favier, Président de l’Association.
C’est pourquoi ce mercredi 8 avril, seront lancés les Premiers Etats généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson. Patients et professionnels de santé sont conviés à échanger autour de cette affection. Et surtout à dénoncer des situations inadmissibles, comme par exemple « la mise au placard au travail », « la non-reconnaissance du statut du conjoint » ou « la pénurie de kinésithérapeutes et le défaut de formation des soignants ».
Enfin et comme chaque année, des conférences-débats en présence de neurologues, des forums thématiques et des Journées portes ouvertes seront organisés, partout en France, par les comités locaux de l’Association France Parkinson.
Pour tout savoir : www.franceparkinson.fr
Source : Association France Parkinson
22 mars 2009
Un stimulateur de la moelle épinière prometteur pour traiter Parkinson
Un stimulateur de la moelle épinière prometteur pour traiter Parkinson
La maladie de Parkinson est provoquée par la dégénérescence des cellules nerveuses dopaminergiques (synthétisant la dopamine, un neurotransmetteur du cerveau) qui se trouvent dans la «substance noire», une zone du cerveau.
Un petit stimulateur électrique de la moelle épinière a donné des résultats très prometteurs pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson, selon des expériences conduites sur des animaux de laboratoire dont les résultats sont publiés jeudi aux États-Unis.
Ce stimulateur a été placé sur la colonne vertébrale de souris et de rats dont les chercheurs avaient réduit de façon importante la teneur de leur organisme en dopamine de manière à reproduire les caractéristiques biologiques de personnes atteintes de Parkinson et de graves problèmes moteurs observés chez les patients à un stade avancé de la maladie.
La dopamine est une petite molécule assurant la communication entre les neurones, les cellules nerveuses dans le cerveau.
Quand le stimulateur était mis en route, les animaux sans dopamine dont les mouvements étaient lents et raides, ont commencé à se mouvoir tout à fait normalement.
Cette amélioration a été généralement observée 3,35 secondes après le début de la stimulation.
«Nous avons observé presque immédiatement un changement spectaculaire dans la capacité des animaux de fonctionner quand l'appareil stimulait électriquement leur moelle épinière», explique le Dr Miguel Nicolelis, neurologue de la faculté de médecine de l'Université Duke en Caroline du Nord, le principal auteur de cette étude.
«En outre, ce stimulateur est simple à utiliser et beaucoup moins invasif que les approches actuelles à savoir certains médicaments ou des stimulations électriques en profondeur du cerveau», ajoute ce chercheur dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science datée du 20 mars.
«Enfin ce stimulateur pourrait être utilisé très largement en conjonction avec les médicaments les plus communément prescrits pour traiter la maladie de Parkinson», relève également le Dr Nicolelis.
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20 novembre 2007
Parkinson et chirurgie
Parkinson et chirurgie
La "paralysie tremblante", c'est ainsi que l'on décrit le mieux cet emmurement que ressentent les parkinsoniens qui pourtant ne peuvent réprimer ce tremblement permanent qui leur gâche la vie. Soulager significativement à défaut de guérir, c'est la promesse que veut tenir la neurologie. La recherche française a su mettre au point une technique chirurgicale révolutionnaire: la stimulation intracérébrale.
Résumé du sujet
1. Mieux connaître la maladie de Parkinson (11mn)
Qu'est-ce
que le Parkinson, qui touche t-il et comment savoir si on en est
atteint? Quelles sont les principales pistes de traitement? Pour
répondre à toutes vos questions, un grand spécialiste de cette maladie: le Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP).
2. Les médicaments du Parkinson (12mn)
Lorsque
le Parkinson s'installe, s'il est diagnostiqué arrive très vite le
temps des médicaments dont on peut affirmer qu'ils ralentissent très
longtemps la maladie, à défaut de la guérir. Toutes les explications
grâce au Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP).
3. La stimulation intracérébrale (14mn)
Itinéraire
d'un quasi miracle, une intervention dans le cerveau va complètement
changer la vie du malade: la stimulation intracérébrale profonde...Tout
savoir grâce au Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP)
4. Les greffes de cellules (12mn)
Dans
le Parkinson, les médicaments sont la première étape incontournable.
Pour certains le recours à la chirurgie permet des améliorations
spectaculaires. Mais l'avenir ce sont les greffes de cellules... Notre
invité, le Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP), est l'un des médecins qui expérimentent la greffe de cellules.
Source
31 octobre 2007
Malade, il était devenu un joueur compulsif
Malade, il était devenu un joueur compulsif
Un cadre, victime de la
maladie de Parkinson, suivait un traitement qui l'aurait rendu accro
aux jeux. Il se retourne contre le laboratoire.
PENDANT plus d'un an, il a joué à tout, au PMU comme aux jeux d'argent
qui foisonnent sur Internet, et il a perdu des sommes folles, pas loin
de 130 000 euros... Didier Jambart, un paisible cadre nantais de 44 ans
est devenu, du jour au lendemain, un joueur compulsif que rien
n'arrêtait : « Moi qui étais près de mes sous, je dépensais sans compter. J'ai misé jusqu'à 10 000 euros au casino en ligne ! »
Cette addiction survenue en 2004 a failli le détruire et l'a conduit au désespoir. « Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je n'en pouvais plus et j'ai tenté de me suicider à plusieurs reprises »,
raconte ce parkinsonien, dont la maladie a été diagnostiquée un an
auparavant. Le neurologue qui le prend en charge lui prescrit un
traitement qui le dope littéralement : « Il me donnait une énergie folle. À 5 heures du matin, je partais faire un jogging... » Quelques mois plus tard, cette suractivité laissera la place à l'enfer du jeu où Didier Jambart se perd.
Effets secondaires ravageurs
« J'ai dilapidé toutes nos économies et puis je me suis mis à voler
mes proches. J'ai pris leurs numéros de cartes bancaires pour jouer en
ligne. » Finalement, c'est sur Internet qu'il va trouver son salut, sur un des sites consacrés à la maladie de Parkinson : « J'ai lu les témoignages de malades ayant les mêmes troubles que moi, et ils sont nombreux ! » Hospitalisé en neurologie au CHU de Nantes, il en parle au chef de service, qui arrête aussitôt son traitement.
L'addiction de Didier Jambart va disparaître mais pas ses problèmes :
la Justice le rattrape pour ses vols. Elle le déclarera irresponsable
de ses actes car il a été prouvé qu'il ignorait les effets secondaires
ravageurs que pouvait provoquer son traitement à base
d'agonistes
dopaminergiques.
« Mon neurologue aurait dû m'avertir »,
assure-t-il en racontant comment il a saisi la Commission régionale de
conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux des Pays de la
Loire.
Celle-ci a estimé que le laboratoire américain fabricant le médicament
était responsable à 80 % de l'addiction du malade, la responsabilité du
médecin prescripteur étant engagée à hauteur de 20 %. Une première en
France. Didier Jambart, qui réclame pour le préjudice subi
400 000 euros, connaîtra le 19 novembre le montant des dommages et
intérêts alloués par l'Office national d'indemnisation des accidents
médicaux.
Source
