MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE

Combattre l'injustice, les douleurs du monde et nos douleurs face à la maladie. La vie est un combat et malgré les maux, il nous faut avancer sur le chemin de notre destinée... CanalBlog © 2003 - 2009

01 mai 2009

Une nouvelle compréhension de la maladie de Parkinson

Une nouvelle compréhension de la maladie de Parkinson

http://reflexions.ulg.ac.be/upload/docs/image/jpeg/2008-05/maladie_parkinson_fr.jpg

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Neuron, ont identifié les mécanismes qui causent la mort des cellules nerveuses (neurones) dans la maladie de Parkinson. Eugene Mosharov et David Sulzer de l'Université Columbia (États-Unis) ont montré que l'action combinée de trois molécules - la dopamine (qui est un neurotransmetteur), le canal calcique (1) et la protéine alpha-synucléine - cause la mort des cellules nerveuses. Cette découverte, considèrent-ils, ouvre la porte à plusieurs voies de traitement possibles.

Les symptômes de la maladie de Parkinson, tels que les tremblements et les difficultés de motricité, sont attribués à une perte de neurones dans la région du cerveau appelée locus niger (aussi appelé substance noire).

Les neurones meurent parce que les canaux calciques causent une augmentation de dopamine dans la cellule; l'excès de dopamine réagit avec les protéines alpha- synucléines pour former des amas inactifs qui diminuent la capacité de la cellule de se débarrasser des déchets toxiques qui s'accumulent avec le temps. Les déchets finissent par tuer la cellule.

La cellule peut survivre si un seul de ces facteurs manque, ont observé les chercheurs. Il serait ainsi possible d'arrêter la maladie en interférant avec un seul d'entre eux.

Par exemple, un médicament, déjà en cours d'essai clinique, qui bloque le canal calcique pourrait ralentir ou arrêter la progression de la maladie, ce qu'aucun médicament actuel ne fait.

L'étude montre que la localisation de la dopamine à l'intérieur de la cellule détermine sa toxicité. La plus grande partie de la dopamine est contenue dans des vésicules qui sont acheminées à l'extrémité de la cellule où la dopamine est libérée à l'extérieur de la cellule. Les symptômes de la maladie se produisent lorsque la quantité de dopamine libérée diminue. Le médicament
L-DOPA
, actuellement couramment utilisé pour le traitement de la maladie, améliore les symptômes en augmentant la dopamine libérée par les cellules. Tant que la dopamine est contenue dans les vésicules avant d'être libérée, elle n'est pas toxique. Mais lorsqu'elle se trouve dans la cellule, à l'extérieur des vésicules, elle est toxique, ont découvert les chercheurs.

Un traitement pourrait consister à pousser plus de dopamine à l'intérieur des vésicules, dit Dr. Mosharov. "Ce serait un traitement magique", dit-il. "Non seulement cela empêcherait-il la mort des cellules et la maladie de progresser mais cela améliorerait les symptômes en fournissant plus de dopamine aux neurones pour être libérée". Drs. Sulzer et Mosharov travaillent actuellement à développer une thérapie génique qui pourrait remplir cet objectif, mais il faudra plusieurs années avant que des essais cliniques deviennent éventuellement possibles, disent-ils.

(1) Il s'agit d'une protéine qui permet le transport du calcium à travers la membrane de la cellule.


Psychomédia avec source:
Science Daily

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09 avril 2009

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson
http://www.club-presse-provence.com/img/1206959995.jpg
Des mouvements ralentis, une main qui tremble… le quotidien est souvent difficile pour les personnes souffrant d’une maladie de Parkinson, et aussi bien sûr pour leur entourage. Pour que cette maladie soit mieux prise en compte par les pouvoirs publics, l’association France Parkinson a lancé le 8 avril les premiers Etats généraux sur cette maladie.

Il est incorrect de parler de LA maladie de Parkinson. Le plus juste serait de parler DES maladies de Parkinson. Les lésions étant différentes d’un patient à l’autre. Dans tous les cas, il s’agit d’une affection neurologique dégénérative, touchant le système nerveux central.

Cette  maladie atteint certains neurones de la substance noire du cerveau, en l’occurrence, les neurones qui produisent de la dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur du système nerveux : il s’agit d’une molécule servant de messager chimique entre deux neurones. Son rôle est de contrôler certains mouvements du corps.
Lorsque le déficit en dopamine dans le cerveau est trop important, les troubles moteurs apparaissent.

En France, on estime à 150 000, environ, le nombre de personnes souffrant de la maladie de Parkinson (dix fois moins que la maladie d’Alzheimer).

Dans un premier temps, ce sont les mécanismes olfactifs qui sont atteints, entraînant des troubles de l’odorat. Des troubles du sommeil peuvent également apparaître au cours du sommeil paradoxal, comme des agitations nocturnes ou des cauchemars.

Plus tard, la maladie se manifeste par un tremblement au repos, une rigidité et une difficulté à déclencher les mouvements. Le diagnostic est évoqué lors de symptômes tels que :

* Une hypertonie musculaire avec sensation « de tuyau de plomb », une forme de rigidité qui peut céder par à coups (comme une roue dentée).

* Des tremblements de repos aux extrémités, notamment au niveau du pouce, comme si le patient comptait sa monnaie ou roulait de la mie de pain.

* Un ralentissement général de la mobilité : on parle d’akynésie. Les mouvements sont plus rares et plus lents. La marche est petite et lente, à petits pas, parfois entrecoupée d’arrêts avec piétinements. Le malade semble chercher son centre de gravité, il est penché en avant.

* Un visage avec allure impassible : l’akinésie se manifeste à la marche, mais aussi dans la mimique. Le patient a un visage impassible, la bouche entr’ouverte, clignant rarement des yeux. Attention : Le diagnostic est parfois difficile, les symptômes pouvant être confondus avec ceux d’une dépression.
Il peut se produire d’autres symptômes de la maladie comme : des chutes, une hypersalivation, des troubles du comportement, notamment du sommeil, avec des mouvements lors du sommeil paradoxal, une hypotension orthostatique, des troubles urinaires et des troubles digestifs (deux patients parkinsoniens sur trois souffrent de constipation sévère

Le diagnostic

Le diagnostic repose essentiellement sur l’examen clinique du patient par le médecin. Dans la plupart des cas, le diagnostic est donc posé un peu tard, lorsque les symptômes sont déjà invalidants. Or, l’idéal, serait de pouvoir poser un diagnostic précoce. Cela permettrait de traiter plus tôt les malades et de retarder d’autant l’apparition des symptômes. Et cela est possible, grâce à des examens :

* Une prise de sang, chez un sujet appartenant, par exemple, à une famille de parkinsoniens. Cela peut aider à découvrir certains marqueurs biologiques atteints.

* Une échographie du crâne. À l’échographie, le médecin peut repérer une modification de la substance noire du cerveau, ce qui peut être un indice.

* Une scintigraphie qui peut  repérer les transporteurs membranaires de la dopamine. Mais cet examen est assez peu réalisé (en partie en raison de son coût élevé !).

Si un diagnostic précoce ne permet pas pour autant d’éviter la maladie et l’apparition des symptômes, on peut cependant retarder les effets invalidants de la maladie.
Pour l’instant, les autorités médicales (la Haute Autorité de la Santé) préconisent d’attendre l’aggravation significative des symptômes pour traiter. Mais à l’avenir, on effectuera certainement le diagnostic de plus en plus tôt, pour pouvoir soigner les patients de façon précoce, permettant des traitements moins lourds et moins chers.

Les causes

En fait, on en sait encore trop rien. Les causes de la maladie restent assez mystérieuses. Il pourrait s’agir de causes croisées, comme une prédisposition génétique (il y a des familles de parkinsoniens) doublée de facteurs environnementaux. On suppose, par exemple, que l’exposition aux pesticides, pourrait augmenter les risques de Parkinson de près de 70%. La maladie est, en effet, plus fréquente en milieu rural qu’urbain !

Les recherches actuelles reposent essentiellement sur la génétique.
On a remarqué que certaines altérations génétiques pouvaient favoriser l’apparition de la maladie. On connaît, par exemple, une quinzaine de mutations génétiques, qui peuvent donner des formes monogéniques de Parkinson, notamment chez les jeunes.

En plus des causes génétiques, certaines théories envisagent la présence d’un agent pathogène. C’est le cas de la théorie de Braak, un chercheur allemand qui a émis l’hypothèse que la maladie pouvait débuter dans le système nerveux entérique, dans l’intestin. En effet, les troubles digestifs sont particulièrement fréquents dans les maladies de Parkinson. On estime, par exemple, que deux patients sur trois, souffrent de constipation sévère. En 2003, Braak a donc pensé que la maladie pouvait débuter dans le système nerveux entérique et gagner, par contagion, le cerveau. 

Autre théorie, celle du français Etienne Hirsch. D’après qui, des cellules "tueuses" (des lymphocytes), détruiraient les neurones à dopamine. Normalement, les lymphocytes T servent à la défense de l’organisme et sont absents du cerveau. Or, l’équipe de recherche d’Etienne Hirsch, en a retrouvé en grand nombre, à l’autopsie, dans le cerveau de malades parkinsoniens.

Petite anecdote : Les chercheurs ont constaté, sur certains patients décédés qui avaient reçu des greffes de cellules embryonnaires plus de 10 ans auparavant, que ces cellules greffées (donc saines au départ), avaient attrapé la maladie à leur tour. Ce qui pourrait démontrer une forme de contagion directe.

En résumé, on ne connaît toujours pas les causes de la maladie, ce qui explique, qu’on n’en connaisse toujours pas le traitement curatif radical.

Les médicaments

Encore une fois, il n’existe aucun traitement curatif. Les seuls traitements existants ne sont efficaces que sur les symptômes de la maladie.
Tous les médicaments existants agissent sur la dopamine, puisque la maladie provient d’un manque de dopamine dans les cellules cérébrales.

Le traitement le plus fréquemment utilisé est la L-DOPA, une molécule qui se transforme en dopamine dans l’organisme. Cette transformation se produit dans le système nerveux central, mais aussi dans tout l’organisme, avec la DOPA décarboxylase, au niveau sanguin. La prise de médicaments doit être répétée tout au long de la journée, pour maintenir un taux stable dans le sang. Malheureusement, l’organisme s’habitue aux produits, ce qui rend le médicament moins efficace, au cours du temps.

D’autres médicaments existent, comme le ropinirole, le pramipexole, ou le piribédil qui ont l’avantage d’avoir une action plus longue, entre six et vingt heures, ce qui permet de ne prendre les médicaments qu’une fois par jour.

À côté des médicaments, la rééducation joue aussi un rôle important (kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste). Encore faut-il s’adresser à un professionnel connaissant bien les maladies neurologiques, et en particulier la maladie de Parkinson.

Les traitements chirurgicaux

Les traitements chirurgicaux existent maintenant depuis une quinzaine d’années. Il s’agit d’implanter des électrodes de stimulation électrique dans une région précise du cerveau (dans le noyau sous-thalamique). L’électrode envoie des impulsions électriques en profondeur, ce qui semble rétablir un fonctionnement normal du système.

Mais, ces opérations chirurgicales sont lourdes et ne sont pas indiquées pour tous les patients. En effet, elles présentent des risques infectieux et hémorragiques. L’opération elle-même est lourde, et n’est pas conseillée chez les sujets âgés. Sur les 140 000 personnes souffrant de la maladie de Parkinson, seuls 3 000 peuvent bénéficier de cette technique.

De nouvelles techniques chirurgicales sont aujourd'hui expérimentées, comme la pose d’un stimulateur électrique directement sur le cortex cérébral.
On a testé également des stimulateurs placés au niveau de la moelle épinière.

Les recherches médicales

Les recherches sont très nombreuses, et n’aboutissent malheureusement pas toutes sur des pistes intéressantes. Parmi les plus prometteuses, les thérapies géniques représentent un réel espoir pour les patients. Il ne s’agit pas de corriger un défaut génétique, mais d’introduire un gène à visée thérapeutique. Cela consiste à injecter, dans certaines zones du système nerveux central, des virus porteurs de certains gènes thérapeutiques. Ces gènes vont être intégrés dans le génome des cellules hôtes du patient, et sécréter des "substances médicaments", en l’occurrence, cela permet de fabriquer trois protéines, impliquées dans la fabrication de la dopamine.

Et la nicotine ?

C’est rare… mais dans le cas de la maladie de Parkinson, la nicotine a un effet bénéfique. Il est bien évident que l’on ne conseille pas pour autant aux patients de fumer, mais, en revanche, des patchs à la nicotine, pourraient leur être prescrits si les essais en cours se révèlent positifs. En effet, la nicotine a un effet protecteur, par son action sur la libération de la dopamine. Entendons-nous bien, ce n’est pas une raison pour ne pas arrêter de fumer…

Où trouver de l’aide ?

Auprès de l'association France Parkinson.

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Posté par JennyPOETESSE à 23:39 - PARKINSON - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2009

Parkinson: donner la parole aux malades

Parkinson: donner la parole aux malades

 

http://www.franceparkinson.fr/images/affich_94.jpg

Tel est le mot d'ordre des Etats généraux lancés ce mercredi par l'association France Parkinson. Des réunions publiques doivent permettre à terme d'améliorer le quotidien des malades.

A l'occasion de la Journée mondiale de Parkinson, l'association France Parkinson lance les Etats généraux des malades. L'ensemble des personnes concernées par la maladie auront la possibilité de s'exprimer sur les conditions de vie des parkinsoniens.

Partie de l'affiche des Etats généraux des malades du parkinson.

Partie de l'affiche des Etats généraux des malades du parkinson.

Durant une année, des réunions organisées dans toute la France et le site de l'association donneront la parole aux malades et à leurs proches. L'ensemble des témoignages sera transmis à des professionnels de santé et des institutionnels.

Un premier rassemblement public a lieu ce mercredi à la Maison de la Chimie de Paris.

L'association souhaite faire connaître les conditions de vie des malades de parkinson pour remplir 4 objectifs:

- changer les regards sur la maladie

- obtenir une meilleure prise en charge des malades

- renforcer les liens avec le corps médical

- faire des propositions concrètes pour améliorer le quotidien des parkinsoniens.

Les témoignages et propositions seront consignés dans un livre blanc. France Parkinson devrait le remettre aux pouvoirs publics pour la Journée mondiale de 2010.

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Posté par JennyPOETESSE à 21:07 - PARKINSON - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 avril 2009

Parkinson : une Journée contre… l’injustice

Parkinson : une Journée contre… l’injustice

Mercredi 8 avril, c’est la Journée mondiale de la Maladie de Parkinson. Ce sera l’occasion pour le grand public, de mieux connaître cette affection neurodégénérative dont la fréquence va croissant : près de 6,6 millions de personnes sont aujourd’hui touchées dans le monde, et pas moins de 150 000 en France.

A l’occasion de cette journée, l’Association France Parkinson appelle à « témoigner et agir pour changer la vie » des patients. « Après la grande campagne de 2008 sur le thème « Changeons nos regards », nous avons décidé en 2009 d’amplifier le mouvement et de donner la parole aux malades sur des situations qui nous paraissent absolument injustes » explique Bruno Favier, Président de l’Association.

C’est pourquoi ce mercredi 8 avril, seront lancés les Premiers Etats généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson. Patients et professionnels de santé sont conviés à échanger autour de cette affection. Et surtout à dénoncer des situations inadmissibles, comme par exemple « la mise au placard au travail », « la non-reconnaissance du statut du conjoint » ou « la pénurie de kinésithérapeutes et le défaut de formation des soignants ».

Enfin et comme chaque année, des conférences-débats en présence de neurologues, des forums thématiques et des Journées portes ouvertes seront organisés, partout en France, par les comités locaux de l’Association France Parkinson.

Pour tout savoir : www.franceparkinson.fr

Source : Association France Parkinson

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22 mars 2009

Un stimulateur de la moelle épinière prometteur pour traiter Parkinson

Un stimulateur de la moelle épinière prometteur pour traiter Parkinson

Un stimulateur de la moelle épinière prometteur pour traiter Parkinson

La maladie de Parkinson est provoquée par la dégénérescence des cellules nerveuses dopaminergiques (synthétisant la dopamine, un neurotransmetteur du cerveau) qui se trouvent dans la «substance noire», une zone du cerveau.

Un petit stimulateur électrique de la moelle épinière a donné des résultats très prometteurs pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson, selon des expériences conduites sur des animaux de laboratoire dont les résultats sont publiés jeudi aux États-Unis.

Ce stimulateur a été placé sur la colonne vertébrale de souris et de rats dont les chercheurs avaient réduit de façon importante la teneur de leur organisme en dopamine de manière à reproduire les caractéristiques biologiques de personnes atteintes de Parkinson et de graves problèmes moteurs observés chez les patients à un stade avancé de la maladie.

    La dopamine est une petite molécule assurant la communication entre les neurones, les cellules nerveuses dans le cerveau.

Quand le stimulateur était mis en route, les animaux sans dopamine dont les mouvements étaient lents et raides, ont commencé à se mouvoir tout à fait normalement.

    Cette amélioration a été généralement observée 3,35 secondes après le début de la stimulation.

«Nous avons observé presque immédiatement un changement spectaculaire dans la capacité des animaux de fonctionner quand l'appareil stimulait électriquement leur moelle épinière», explique le Dr Miguel Nicolelis, neurologue de la faculté de médecine de l'Université Duke en Caroline du Nord, le principal auteur de cette étude.

«En outre, ce stimulateur est simple à utiliser et beaucoup moins invasif que les approches actuelles à savoir certains médicaments ou des stimulations électriques en profondeur du cerveau», ajoute ce chercheur dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science datée du 20 mars.

«Enfin ce stimulateur pourrait être utilisé très largement en conjonction avec les médicaments les plus communément prescrits pour traiter la maladie de Parkinson», relève également le Dr Nicolelis.

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20 novembre 2007

Parkinson et chirurgie

 

 

 

Parkinson et chirurgie

La "paralysie tremblante", c'est ainsi que l'on décrit le mieux cet emmurement que ressentent les parkinsoniens qui pourtant ne peuvent réprimer ce tremblement permanent qui leur gâche la vie. Soulager significativement à défaut de guérir, c'est la promesse que veut tenir la neurologie. La recherche française a su mettre au point une technique chirurgicale révolutionnaire: la stimulation intracérébrale.

Résumé du sujet

1. Mieux connaître la maladie de Parkinson (11mn)
   Qu'est-ce que le Parkinson, qui touche t-il et comment savoir si on en est atteint? Quelles sont les principales pistes de traitement? Pour répondre à toutes vos questions, un grand spécialiste de cette maladie: le Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP).

2. Les médicaments du Parkinson (12mn)
Lorsque le Parkinson s'installe, s'il est diagnostiqué arrive très vite le temps des médicaments dont on peut affirmer qu'ils ralentissent très longtemps la maladie, à défaut de la guérir. Toutes les explications grâce au Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP).

3. La stimulation intracérébrale (14mn)
Itinéraire d'un quasi miracle, une intervention dans le cerveau va complètement changer la vie du malade: la stimulation intracérébrale profonde...Tout savoir grâce au Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP)

4. Les greffes de cellules (12mn)
Dans le Parkinson, les médicaments sont la première étape incontournable. Pour certains le recours à la chirurgie permet des améliorations spectaculaires. Mais l'avenir ce sont les greffes de cellules... Notre invité, le Pr Pierre Cesaro, chef du service de neurologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP), est l'un des médecins qui expérimentent la greffe de cellules.

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31 octobre 2007

Malade, il était devenu un joueur compulsif

Malade, il était devenu un joueur compulsif

Un cadre, victime de la maladie de Parkinson, suivait un traitement qui l'aurait rendu accro aux jeux. Il se retourne contre le laboratoire.

PENDANT plus d'un an, il a joué à tout, au PMU comme aux jeux d'argent qui foisonnent sur Internet, et il a perdu des sommes folles, pas loin de 130 000 euros... Didier Jambart, un paisible cadre nantais de 44 ans est devenu, du jour au lendemain, un joueur compulsif que rien n'arrêtait : « Moi qui étais près de mes sous, je dépensais sans compter. J'ai misé jusqu'à 10 000 euros au casino en ligne ! »

Cette addiction survenue en 2004 a failli le détruire et l'a conduit au désespoir. « Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je n'en pouvais plus et j'ai tenté de me suicider à plusieurs reprises », raconte ce parkinsonien, dont la maladie a été diagnostiquée un an auparavant. Le neurologue qui le prend en charge lui prescrit un traitement qui le dope littéralement : « Il me donnait une énergie folle. À 5 heures du matin, je partais faire un jogging... » Quelques mois plus tard, cette suractivité laissera la place à l'enfer du jeu où Didier Jambart se perd.

Effets secondaires ravageurs

« J'ai dilapidé toutes nos économies et puis je me suis mis à voler mes proches. J'ai pris leurs numéros de cartes bancaires pour jouer en ligne. » Finalement, c'est sur Internet qu'il va trouver son salut, sur un des sites consacrés à la maladie de Parkinson : « J'ai lu les témoignages de malades ayant les mêmes troubles que moi, et ils sont nombreux ! » Hospitalisé en neurologie au CHU de Nantes, il en parle au chef de service, qui arrête aussitôt son traitement.

L'addiction de Didier Jambart va disparaître mais pas ses problèmes : la Justice le rattrape pour ses vols. Elle le déclarera irresponsable de ses actes car il a été prouvé qu'il ignorait les effets secondaires ravageurs que pouvait provoquer son traitement à base
d'agonistes dopaminergiques.
« Mon neurologue aurait dû m'avertir », assure-t-il en racontant comment il a saisi la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux des Pays de la Loire.

Celle-ci a estimé que le laboratoire américain fabricant le médicament était responsable à 80 % de l'addiction du malade, la responsabilité du médecin prescripteur étant engagée à hauteur de 20 %. Une première en France. Didier Jambart, qui réclame pour le préjudice subi 400 000 euros, connaîtra le 19 novembre le montant des dommages et intérêts alloués par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux.

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Posté par JennyPOETESSE à 20:25 - PARKINSON - Commentaires [0] - Permalien [#]
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