22 janvier 2008
Petits gestes inédits contre virus et bactéries
Petits gestes inédits contre virus et bactéries
Contre les virus et les bactéries, on parle beaucoup de l'hygiène de la cuisine, des toilettes et lors des soins aux bébés, et pour cause, elle doit être dans ces conditions irréprochable. Mais il existe une multitude d'autres situations qui nécessitent toute notre attention. Voici quelques petits gestes d'hygiène auxquels on ne pense pas toujours et qui peuvent faire toute la différence…
Petits gestes d'hygiène contre toutes sortes de microbes
- Pour se laver les mains, préférer un savon liquide au lieu du pain de savon qui reste toujours humide, ce qui favorise le développement des germes.
- Bien faire mousser car c'est la mousse qui lave !
- Frotter pendant une durée de 30 secondes, entre les doigts et des ongles au poignet.
- Toujours s'essuyer les mains car garder les mains mouillées favorise le développement des germes… Utiliser idéalement une serviette en papier à usage unique.
- Se laver les mains après les transports en commun : en arrivant au travail et en rentrant chez soi.
- Abandonner définitivement les mouchoirs en tissu au profit des mouchoirs jetables. Et interdit de se moucher deux fois avec le même mouchoir !!
- Eviter la poignée de main.
- A la maison et au travail, nettoyer régulièrement les objets usuels, notamment les combinés des téléphones, le clavier de l'ordinateur, la souris, les consoles de jeux et leurs manettes, les poignées de porte, le four à micro-ondes, la cafetière, le volant de la voiture, poignée du frigo…
- Porter un masque lorsqu'on est enrhumé et ne pas rendre visite aux personnes fragiles (personnes âgées, affaiblies par une maladie, bébés et jeunes enfants…).
- De la même façon, éviter autant que possible les lieux très fréquentés (centres commerciaux, supermarchés, trnsports en commun…).
- Dans de nombreuses circonstances, il n'est pas facile de se laver les mains aussi souvent qu'il le faudrait. Les savons désinfectants sans eau ni rinçage ou les lingettes se révèlent ici très utiles.
- Prendre soin de ses mains en les hydratant très régulièrement car des mains dont la peau est sèche et abîmée hébergent beaucoup plus facilement toutes sortes de microbes.
Ces gestes d'hygiène sont efficaces contre tous les germes. En hiver, ils contribuent à limiter la propagation des virus et à prévenir toutes sortes d'infection, allant de la grippe à la bronchite, en passant par la rhinopharyngite et la gastroentérite.
Ecoutez la chronique sur l'hygiène des mains de
21/01/2008
Isabelle Eustache
Communiqué de presse de l'Institut national de prévention
et d'éducation pour la santé (INPES), 11 janvier 2008.
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16 septembre 2007
Porteurs du virus grippal
Ces billets de banque porteurs du virus grippal

Une étude démontre que le virus peut survivre cent vingt heures sur un billet.
CHAQUE jour, des milliards de billets changent de mains, partout dans le monde, apportant une certaine satisfaction (au moins pour ceux qui les reçoivent). L'étude du laboratoire de virologie des hôpitaux universitaires de Genève, présentée lors d'un congrès en juin dernier à Toronto et publiée bientôt dans un journal spécialisé, révèle qu'il faut pourtant savoir se méfier des billets de banque, qui en période de pandémie grippale pourraient diffuser l'épidémie, puisqu'ils sont capables de receler le virus jusqu'à 120 heures après avoir été contaminés.
Pour mesurer la durée de survie d'un virus de la grippe sur un billet de banque, les auteurs de l'étude n'ont pas hésité à sacrifier quelques coupure de 50 francs suisses, gracieusement offerts par la Banque nationale suisse. Ils ont ainsi déposé, sur des fragments de billets, plusieurs concentrations de différents types de virus de la grippe conservés en laboratoire (H3N2, H1N1...). Ils n'ont pas testé, du fait de sa dangerosité et sa difficulté de manipulation, le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, qui sévit tout particulièrement en Asie du Sud-Est. Mais rien n'empêche d'extrapoler les résultats obtenus à cette souche virale mortelle dans 50 % des cas pour l'homme.
Meilleure conservation en présence de mucus
Les chercheurs ont maintenu ces fragments de billets de banque à température constante (22 degrés) et au même niveau d'humidité. Ils les ont ensuite, à des temps différents après la contamination, mis en culture pour rechercher ou non la présence de virus.
Les résultats montrent que plus la concentration virale est importante, plus la survie du virus est longue. Ainsi, à faible concentration, le virus H1N1 ne survit pas plus de deux heures sur le billet de banque. En revanche, le virus A (H3N2), ainsi que d'autres types viraux testés à plus haute concentration, survivent eux entre 24 et 72 heures sur le précieux papier. De même, en présence de mucus, le virus persiste plus longtemps. Différentes doses de virus grippaux, mélangées ou non à du mucus, ont été testées. Ainsi le virus A (H3N2) en présence de mucus peut être retrouvé 120 heures, soit cinq jours, après l'inoculation sur le billet, alors qu'à la même dose mais sans mucus, il survit moins de 2 heures.
Pour savoir si ces résultats in vitro pouvaient être valables en « conditions naturelles », les chercheurs ont prélevé les secrétions nasales de 14 personnes atteintes de grippe, les ont déposées sur des billets de banque qui ont été à leur tour examinés. Dans 7 cas sur 14, le virus s'est avéré persister pendant au moins 24 heures et dans 5 cas sur 14, il était encore présent 48 heures après la contamination des 50 francs suisses. Les billets de banque et sans doute les pièces de monnaie pourraient donc bien être un mode de transmission du virus de la grippe. Une information qui méritera réflexion en cas de pandémie grippale et incitera peut-être à bannir les échanges de billets au profit de transactions électroniques.
Pour l'instant, toute personne qui se référerait à cet article pour exiger votre portefeuille doit être considéré, jusqu'à preuve du contraire, comme un escroc !
Source :
12 septembre 2007
Virus vaccin
Virus vaccin
- Anglais : virus.
- Terme issu du Latin : virus : poison.
- Terme(s) connexe(s) : Virose, Virologie, Virologue, Nucléocapside, Péplos, Cytolytique, Virus ultrafiltrable, Réaction sérologique, Virus à ADN, Virus à ARN, Adénovirus, Adenoviridae, Aviadenovirus, Mastadenovirus, Adénovirose, Rubarth (maladie de), Papovavirus, Papovaviridae, Virus HPV, Polyomavirus, Virus BK, Virus SV40, BKV, Polyomavirus, Polyome, Herpesviridae, Virus herpès humain 6, Poxvirus, Poxviridae, Orthopoxvirus, Virus du tubercule des trayeurs, Virus de la dermite pustuleuse contagieuse, Parapoxvirus, Virus Tanapox, Tuberculose trayeurs, Parvovirus, Parvoviridae, Derszy (maladie de), Virus 3RV, Small round virus virus, Virus de Norwalk, Calicivirus, Picornavirus, Picornaviridae, Picornaviridés, Enterovirus, Heparnavirus, Hepatovirus, Hepacavirus, Cardiovirus, Échovirus, Poliovirus, Astrovirus, Astroviridae, Viroentéropathogénicité, Aphtovirus, Mosaïque du tabac, Flaviviridae, Hépadnaviridés, Flaviviridae, Flavivirus, Alphavirus, Nairovirus, Bunyvirus, Encéphalite équine occidentale, Encéphalite équine orientale, Encéphalite équine de Saint-Louis, Encéphalite équine vénézuélienne, Encéphalite japonaise B, Encéphalite à tique, Encephalite West Nile, Encephalite russe, Murray Valley (fièvre de), Fièvre à virus Powassan, O'nyong-nyong, Fièvre à virus Ross-River, Fièvre à virus Chikungunya, Fièvre de Crimée-Congo, Fièvre à virus Mayaro, Uruma, Fièvre à virus Sindbis, Fièvre à virus Mucambo, Fièvre de Naples, Fièvre de Sicile, Fièvre de Candiru, Fièvre de Punta del Toro, Réovirus, Rotavirus, Reoviridae, Arenaviridae, Myxovirus, Orthomyxovirus, Orthomyxoviridae, Arénavirus, Arenaviridae, Chorioméningite héréditaire, Fièvres hémorragiques épidémiques, Virus syncytial, VRS, Lyssavirus, Rhabdovirus, Vesiculovirus, Virus de la stomatite vésiculeuse, Rétrovirus, Virus oncogènes, Retroviridae, Transcriptase inverse, Rétrovirus-HTLV, Spumavirus, Lentivirus, HTLV-I Human T cell Lymphotropic Virus type I, Myélopathie spastique progressive, HTLV-II, HTLV-III, HTLV-V, Sarcome de Rous, Endovirus, Transposon, Transposition, Protovirus Togaviridae, Togaviridae, Bunyaviridae, Bunyaviridé, Bunyamwera, Encéphalite de Californie, Nairovirus, Calicivirus, Caliciviridae, Filoviridae, Birnaviridae, Gumboro (maladie de), Coronavirus, Coronaviridae, Entérocolite nécrosante du nouveau-né, Entérocolite ulcéro nécrosante, Virus non classés, Virus lents, Visoa, Virus à maladie lente, ICRON (initiales d'Institute for Cancer Research), Épiphénomène immunitaire, Visna-maëdi (maladie de), Virinos, Virulence, Virulicide, Virucide, Antiviral, Virus Banzi, Virus de Bittner, Virurie, Réservoir de virus, Virus cytotrope, Virus cancérigène, Virus cancérogène, Virus défectif, Agent delta, Antigène delta, Agd, AgHD, HDV, Virus delta, Virus de l'hépatite D, Deltavirus, Virus Dugbe, Virus fixe, Virus de Hantaan, Virus Nipah, Virus Oropouche, Virus orphelin, Virus Puumala, Virus des rues, Virus de Sendai, Virus Tacaribe, Junin et Machupo, Tahyna, Virus TTV, Virus vaccin
Introduction
Un virus est une particule de dimension très faible soit 0,02 à 0,3 µ (pour les plus gros virus). Il s'agit donc de particules ayant la capacité de traverser des filtres habituellement utilisés pour arrêter les bactéries : filtres en porcelaine en ce qui concerne les plus gros virus, c'est-à-dire par exemple ceux de la variole, de la vaccine, de la psittacose. Leur dimension peut descendre à 10 nanomètres pour les plus petits virus, c'est le cas entre autres, du virus de la poliomyélite ou de la fièvre aphteuse.

Généralités
Un micromètre est l'unité de longueur valant un millionième de mètre, son symbole est µm.
Les
virus, dont plusieurs centaines sont susceptibles d'affecter l'homme
sans toutefois entraîner l'apparition de symptômes, ont la propriété de
traverser les membranes, on les appelle pour cela des virus
ultrafiltrables.
Les virus sont des micro-organismes
obligatoirement intracellulaires. Ceci signifie qu'ils ne peuvent vivre
en dehors d'une cellule de laquelle ils vont puiser différents éléments
et en particulier l'énergie et « la nourriture » dont ils ont besoin
pour se multiplier.
On parle de virus plastique quand il possède
la capacité de modifier fréquemment sa structure (moléculaire) grâce à
des multiplications successives.
L'infection par un virus
entraîne l'apparition de ce que l'on appelle l'immunité à médiation
cellulaire c'est-à-dire faisant intervenir, entre autres, deux variétés
de globules blancs : les lymphocytes T et les lymphocytes B. Ce type
d'infection s'accompagne également d'une immunité humorale, celle-ci
faisant intervenir les anticorps circulants.
On parle de
réaction sérologique (survenant au sein de la partie liquidienne du
sang) comme témoin d'une augmentation des anticorps à travers de
prélèvements successifs de deux à trois semaines d'intervalle. En
effet, un seul prélèvement est insuffisant pour orienter le diagnostic
avec certitude. C'est le deuxième prélèvement qui va permettre de
savoir si le taux d'anticorps correspondant à un éventuel virus a
augmenté, mettant ainsi sur la piste diagnostic.
Quelquefois un
diagnostic rétrospectif est possible en effectuant une comparaison
entre le d'une part les résultats de la réaction obtenue en laboratoire
en ce qui concerne la sérologie (dosage des anticorps) à la phase aiguë
et d'autre part les résultats obtenus, toujours en ce qui concerne la
quantité d'anticorps, au moment de la convalescence d'un patient.
Si
on prend l'exemple de la grippe, une des maladies virales la plus
connue du grand public, et plus précisément l'épidémie de grippe, et si
on désire identifier avec certitude le type de virus responsable de
cette épidémie, il est nécessaire d'effectuer un diagnostic de
laboratoire qui a permettre, en plus, de préparer des mesures de
contrôle de l'épidémie par l'intermédiaire d'une vaccination entre
autres.
Si certaines molécules (médicaments) comme l'amantadine,
entre autres, permettent de prévenir en théorie la grippe de type A, il
faut rappeler au grand public que les antibiotiques (à ne pas confondre
avec le médicament précédemment cité) n'ont aucun impact sur un virus.
Généralement ceux-ci sont utilisés pour éviter une surinfection par une
bactérie susceptible d'entraîner des complications parfois graves comme
c'est le cas chez les individus présentant un déficit immunitaire
(fragilisation des défenses d'un organisme), chez les personnes âgées
et les enfants en bas âge. Néanmoins, de façon générale, la
prescription systématique d'antibiotiques afin de prévenir une
éventuelle surinfection bactérienne ne doit pas être faite.
Au
contraire, certains médicaments (entrant dans le cadre de la
chimiothérapie) sont efficaces contre certains virus seulement. Il
s'agit entre autres du cytomégalovirus, de l'herpès virus qui est le
virus de la varicelle et du zona et du VIH entre autres.
La
prophylaxie dont le but est, en partie, de prévenir la survenue d'une
maladie, est efficace en ce qui concerne de nombreuses affections
virales. Celle-ci fait bien entendu fait intervenir la vaccination par
l'intermédiaire du processus d'immunisation active.
La période
d'incubation de virus, quant à elle, engendre une immunisation passif
c'est-à-dire celle faisant jouer un rôle aux immunoglobulines
spécifiques. Elle va permettre de supprimer ou d'atténuer les
manifestations symptomatiques c'est-à-dire les signes que présente un
malade à la suite de la pénétration du virus dans son organisme et de
certaines affections virales.
Historique
Une
maladie appelée la mosaïque du tabac a permis de mettre en évidence un
élément responsable de cette pathologie invisible au microscope optique
et qui gardait sa virulence (pouvoir affectant) une fois qu'il était
filtré. À partir de cet instant, on parla de virus filtrant ou d'ultra
virus.
Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, grâce aux
progrès effectués par la recherche en virologie (partie de la biologie
étudiant les virus) et en biologie en général et surtout avec
l'avènement de microscope électronique (et plus spécifiquement la
microphotographie en lumière ultraviolette), on finit par mieux
comprendre la nature des virus.
Classification
Le comité international de la nomenclature des virus a depuis 1976 classé les virus selon les critères suivants :
- Le type d'acide nucléique (ADN ou ARN).
- La symétrie de la capside (cubique ou hélicoïdale).
- Le lieu où leurs éléments sont assemblés (le noyau ou le cytoplasme de la cellule infectée).
- La présence ou l'absence d'enveloppes (péplos).
- Le nombre des capsomères.
- Le diamètre de l'hélice.
Voici une classification des principaux groupes de virus et des maladie qu'ils entraînent. Il faut distinguer les virus à ADN, les virus à ARN et les virus non classés.
1) Les virus à ADN
- Les adénovirus (virus APC : adénopharyngo-conjonctival), de la famille des adenoviridae ou adénoviridés, il s'agit d'une famille de virus à ADN bicaténaire qui comporte deux genres, Aviadenovirus, infectant les oiseaux et Mastadenovirus infectant les mammifères. Les adénovirus spécifiques de l'homme en font partie.
- On parle d'adénovirose pour désigner une maladie due à un adénovirus. Il s'agit de virus qui ont une affinité remarquable pour le tissu lymphoïde et entraîne des inflammations aiguës du pharynx (pharyngites), des conjonctives (conjonctivite), des kératoconjonctivites épidémiques (conjonctivite infectieuse et contagieuse de type folliculaire avec fausses membranes et parfois iritis : inflammation de l'iris et inflammation douloureuse la cornée associées à des opacités ponctuées dont l'évolution se fait vers la guérison sans séquelles importantes), des trachéobronchites fébriles, des bronchopneumopathies, des adénites mésentériques. Le plus souvent ces affections sont presque toujours bénignes. Néanmoins la pneumonie de l'enfant a un mauvais pronostic puisque entraînant le plus souvent le décès. Un adénovirus étudié par Rowe en 1953 appartenant la famille des Adenoviridae, présente une symétrie cubique et ne comporte pas d'enveloppe. D'autre part sa capside est constituée de 252 capsomères et il a 60 à 80 microns de diamètre. La fièvre d'Auckland est une affection respiratoire à adénovirus qui survient chez l'enfant. Aine a été décrite dans cette ville de la Nouvelle-Zélande en 1965 et en 1977. Son évolution se fait sur le mode épidémique et peut engendrer des perturbations de l'appareil respiratoire à type de dilatation des bronches avec séquelles.
- La maladie de Rubarth étudiée par le vétérinaire suédois, du même nom, né en 1905, est appelée également hépatite contagieuse du chien est une affection provoquée par un adénovirus source de troubles digestifs avec fièvre élevée. Le plus souvent cette pathologie a une évolution péjorative entraînant le décès, pour les formes aiguës. Sa prévention passe par la vaccination.
- Le papovavirus appartient à la famille des Papovaviridae. Le virus HPV (abréviation du terme anglais : human papilloma virus (HPV) et les polyomavirus : virus JC, virus SV40 (simien), et virus BK (BKV) font partie des papovavirus. Il s'agit d'un virus sans enveloppe dont la dimension avoisine 45 à 55 nm. La leuco-encéphalopathie multifocale progressive semble être due au virus JC appartenant à la famille des papovaviridae (papovavirus ou polyomavirus). Ce virus, suite à une défaillance du système immunitaire du patient, voit son action favorisée, à la suite de la maladie sanguine (hémopathie) initiale. Le polyome est une variété de cancer provoquée par un virus et spécifique de certaines espèces animales comme la souris.
- La famille des Herpesviridae est une famille de virus comportant une enveloppe et dont les dimensions varient entre 120 et 180 nm. Cette famille comprend le virus de l'herpès simplex (HSV-1, HSV-2), le virus de la varicelle est du zona (HZV), le cytomégalovirus ou CMV. Le virus d'Epstein Barr, le virus de mononucléose infectieuse, celui du lymphome de Burkitt, le virus herpès humain 6 responsable l'exanthème subit. Ces virus font partie également de la famille des Herpesviridae.
- Le pox virus appartient à la famille des poxviridae ou poxviridés. Ces virus à ADN bicaténaire contiennent une enveloppe, de forme rectangulaire. Ils sont parmi les plus gros virus dont les dimensions sont situées entre 150 et 300 nm et comprennent le virus de la vaccine, le virus du molluscum contagiosum (virus oncogène), du genre Orthopoxvirus, et le virus de la variole. Certains virus de cette famille, propres aux animaux, sont suceptibles, accidentellement, d'infecter l'homme, dans le cadre d'une maladie maladie professionnelle. Ce sont le virus du cowpox (Orthopoxvirus), le virus du tubercule des trayeurs et le virus de la dermite pustuleuse contagieuse (Parapox virus). Le Tanapox provoque les fièvres éruptives épidémiques d'apparence vaccinale qui le résultat d'une infection par un pox virus. Cette infection a été observée dans la rivière Tana au Kenya en 1957 et en 1962. La cowpox terme issu de l'anglais cow : vache, pox et éruption pustuleuse est une affection concernant atteignant les pis et des mamelles de la vache qui est le résultat d'une infection par un Poxvirus. Cette pathologie est susceptible de se transmette à ceux qui traient les vaches mais aussi à leur entourage. La cowpox se caractérise, chez l'homme, par l'apparition d'une élévation modérée de la température associée à des boutons (eruption) au niveau des mains avec de petites papules (légères surélévations de la peau se transformant en vésicules et en pustules comparables à celles de la vaccine (voir également tuberculose des trayeurs).
- Le parvovirus de la famille des Parvoviridae fait partie de plusieurs types virus susceptibles d’infecter l’animal. La maladie de Derszy est une pathologie contagieuse de l'oison (jeune oie), due à un parvovirus, entraînant une hépatite (inflammation des cellules composant le foie) s'accompagnant d'une inflammation du myocarde (muscles du coeur proprement dit) dont l'évolution est péjorative, il s'agit d'une myocardite mortelle. Cette maladie est prévenue grâce à la vaccination. Un autre virus, portant le nom de B19, est pathogène chez l’homme. Il s'agit d'un virus sans enveloppe dont les dimensions varient entre 20 et 25 nm. Le virus 3RV (initial de l'anglais small round virus signifiant petit virus rond est une variété de parvovirus entraînant l'apparition de gastro-entérite aiguë chez l'homme. Le virus de Norwalk est un virus très petit (27 nm) dépourvu d'enveloppe qui a été classé tantôt parmi les Calicivirus et par certains parmi les Parvovirus. Il est responsable de gastro-entérites aiguës épidémiques. En 1969 une épidémie de gastro-entérite a eu lieu aux USA, dans l'Ohio à Norwalk.
2) Virus à ARN
Le
Picornavirus appartenant à la famille des Picornaviridae ou
picornaviridés, est un virus à ARN monocaténaire de petite taille
c'est-à-dire allant 18 à 30 nm. Il s'agit d'un virus ayant une capside
de symétrie cubique avec 32 capsomères et sans enveloppe. Cette famille
çomprend les genres Enterovirus, Heparnavirus (ou Hepatovirus),
Rhinovirus (entraînant le rhume commun), Aphtovirus et Cardiovirus.
Aphtovirus et Cardiovirus atteignent le bétail et les rongeurs. Parmi
les Picornavirus, il faut citer le virus de l'hépatite A, le poliovirus
(entraînant la poliomyélite), et échovirus.
L'astrovirus
appartient à la famille des Astroviridae, du latin aster : étoile. Il
s'agit d'un virus de petite taille (environ 30 mu) à ARN en étoile,
sans doute entraînant l'apparition de pathologies digestives (virus
antéropathogène : viroentéropathogénicité) chez l'homme, comme la
gastro-entérite entre autres.
L'hepacavirus ou hepacivirus (du
grec hépar : foie) est le nom, pour certains virologues seulement,
proposé pour désigner le virus de l'hépatite C. Ce virus est classé
dans la famille des Flaviviridae ou hépadnaviridés. Il s'agit d'une
famille de virus à ADN monocaténaire qui comprend le virus de
l'hépatite B chez l'homme et d'autres virus infectant certains animaux.
Le virus Banzi est également un virus transmis par les moustiques. Ce
virus est responsable de pathologies proches de la dengue
habituellement observée en Afrique australe et orientale.
Les
arbovirus (virus transmis par des arthropodes) appartiennent à la
famille des Flaviviridae ou Flavivirus. Alphavirus, Nairovirus virus
Bunyvirus, Flavivirus (de la fièvre jaune et de la dengue), font partie
des arbovirus. La fièvre de la vallée du rift, en 1930 appelée
également hépatite enzootique est une maladie due à un arbovirus.
Citons d'autres affections liées à une infection par arbovirus.
L'encéphalite équine occidentale transmise par un moustique en Amérique
du Nord au Sud. L'encéphalite équine orientale due à un alpha virus
transmis par un moustique concernant la côte Est des Amérique.
L'encéphalite équine de Saint-Louis due à un Flavivirus transmise par
un moustique, concernant les États-Unis et les Caraïbes. L'encéphalite
équine vénézuélienne due à un alphavirus transmise par un moustique,
concernant le Venezuela, le Mexique, la Floride l'Europe centrale et
orientale. L'encéphalite La Grosse due à un Bunyavirus transmise par un
moustique, concernant les États-Unis d'Amérique. L'encéphalite
japonaise B due à Flavivirus transmise par un moustique, concernant une
zone géographique allant du Japon aux Philippines. L'encéphalite à
tique d'Europe due à un Flavivirus transmise par une tique, concernant
l'Europe centrale et orientale. L'encéphalite West Nile due à un
Flavivirus transmise par un moustique concernant l'Afrique, les
États-Unis, le Moyen-Orient. L'encéphalite russe du printemps-été due à
un Flavivirus transmise par une tique, concernant la Russie et l'Europe
centrale. La fièvre de Murray Valley due à un Flavivirus, transmise par
un moustique, concernant l'Australie et la Nouvelle-Guinée. La fièvre à
virus Powassan due à un Flavivirus transmise par une tique, concernant
l'Amérique du Nord.
Les arbovirus sont également susceptibles
d'entraîner des fièvres et des arthralgies (douleurs des articulations)
comme par exemple la maladie O'nyong-nyong du à un alphavirus,
transmise par un moustique est concernant l'Afrique. La fièvre à tique
du Colorado due à un orbivirus transmise par une tique, concernant
l'ouest des États-Unis. La dengue de type 1, 2, 3, et 4 transmise due à
un Flavivirus, transmise par un moustique, concernant l'Afrique, Asie
et Amérique. La fièvre à virus Ross-River due à un alphavirus,
transmise par un moustique, concernant l'Australie et la
Nouvelle-Guinée.
Les fièvre hémorragiques peuvent également être le
résultat d'une infection par un arbovirus. Citons par exemple la fièvre
jaune qui est le résultat d'une infection par Flavivirus transmise par
un moustique, concernant l'Afrique et Amérique latine. La dengue
hémorragique due à un Flavivirus, transmise par un moustique,
concernant le Sud-Est asiatique et les Caraïbes. La fièvre hémorragique
d'Omsk due à un Flavivirus, transmise par une tique, concernant la
Sibérie et l'Asie. La fièvre de la forêt de Kyasanur due à un
Flavivirus, transmise par un tique, concernant l'Inde, plus précisément
l'État de Mysore. La fièvre à virus Chikungunya due à un alphavirus,
transmise par le moustique, concernant l'Afrique et l'Asie du Sud-Est.
La fièvre de Crimée-Congo due à un virus transmise par une tique,
concernant l'Afrique, la Crimée et le Kazakhstan. La fièvre de la
vallée du Rift due à un phlébovirus, transmise par un moustique,
concernant l'Afrique orientale et l'Égypte.
Certaines fièvres aiguës
bénignes peuvent être le résultat d'une infection par arbovirus. Citons
par exemple la fièvre à virus Mayaro (Uruma) due à un alphavirus,
transmise par un moustique, concernant Panama et Trinidad. La fièvre à
virus Sindbis due à un alphavirus, transmise par un moustique,
concernant l'Europe, Afrique et l'Australie. La fièvre à virus Mucambo
due à un alphavirus, transmise par une moustique, concernant l'Amérique
du Sud. La fièvre à phlébotome dû à un phlébovirus, transmise par un
phlébotome, concernant la Méditerranée, l'Asie et l'Afrique. La fièvre
de Naples, de Sicile, due à un phlébovirus, transmise par un moustique,
concernant l'Italie et l'Égypte. La fièvre de Candiru, Punta del Toro,
due à un phlébovirus, transmise par un moustique, concernant le Brésil
et Panama.
Le réovirus, le rotavirus (du latin rota : roue) font
partie de la famille des Reoviridae. Il s'agit d'un genre de virus à
ARN bicaténaire, dont la symétrie est cubique et dépourvu d'enveloppe.
Il mesure entre 60 à 75 nm et se présente sous la forme de roue. Les
réovirus sont responsables quelquefois des diarrhées du nourrisson et
parfois d'infections respiratoires.
L'arénavirus de la famille
des Arenaviridae sont responsables des fièvres hémorragiques
épidémiques et de la chorioméningite héréditaire.
Les myxovirus
comprennent le virus de la grippe (trois catégories A, B, C, ou
orthomyxovirus), le paramyxovirus c'est-à-dire virus des oreillons, le
virus de la rubéole, de la rougeole et le virus syncytial (VRS). Les
myxovirus, appelés également orthomyxovirus était le nom qui était
primitivement donné aux virus de la famille des Orthomyxoviridae car
ils possédaient une affinité pour les mucoprotéines. La peste aviaire
étudiée par Centanni en 1901 (en anglais avian plague) est une maladie
contagieuse due à un orthomyxovirus. Cette maladie se caractérise par
la survenue d'une somnolence intense entraînant le décès dans la
majeure partie des cas .
Le virus de la rage (Lyssavirus)
appartient au Rhabdovirus. Les Rhabdoviridee (du grec rhabdos : raie)
est une famille de virus à ARN monocaténaire dont la polarité est
négative et la symétrie hélicoïdale. Ces virus possèdent une enveloppe
en forme d'obus. Le virion mesure 180 x 80 nm. Cette famille comprend,
parmi le genre Vesiculovirus, le virus de la stomatite vésiculeuse et
parmi le genre Lyssavirus, le virus de la rage. D'autres virus de cette
famille, susceptibles d'entraîner des maladies (donc pathogènes)
concernent uniquement les animaux.
Les rétrovirus sont des virus
oncogènes (entraînant des cancers) appartenant à la famille des
retroviridae. Il s'agit d'une famille de virus à ARN monocaténaire de
100 nm de diamètre possédant une capsule avec une symétrie cubique et
ayant la capacité, grâce à sa transcriptase inverse, de transcrire son
génome ARN en ADN. Le rétrovirus a la possibilité de s'introduire à
l'intérieur du génome constitué d'ADN des cellules qui l'hébergent et
de procéder à une intégration totale puis d'être transmis avec le
génome ainsi constitué. C'est ainsi que l'on distingue deux groupes de
rétrovirus : la forme libre correspondant à un élément génétique mobile
constitué d'ARN ayant la capacité de passer d'une cellule à une autre
et la forme intégrée au génome de la cellule, ceci après utilisation de
la transcription en ADN correspondant à la forme sans laquelle il ne
peut pas se multiplier. La transcriptase inverse est donc une enzyme
qui dirige la production d'un exemplaire d'ADN à partir de l'ARN. La
famille des rétrovirus est divisée en sous familles : Rétrovirus-HTLV,
Spumavirus et Lentivirus. Parmi les rétrovirus il faut citer HTLV-I
(Human T cell Lymphotropic Virus type I). Ce rétrovirus qui est
responsable du lymphome de l'adulte et à la myélopathie spastique
progressive.
HTLV-II. Ce virus a été isolé chez les patients
souffrant de leucémie à tricholeucocytes retrouvé ensuite chez les
toxicomanes par voie intraveineuse.
HTLV-III. Ce terme très peu
utilisé, désignait, auparavant, le virus du sida qui porte actuellement
le nom deHIV (Human Inmulodeficiency Virus) et en français VIH (virus
de l'immunodéficience humaine).
HTLV-V. Ce virus est considéré comme responsable dans le mycosis fongoïde.
Les autres rétrovirus sont responsables de leucémie et de cancer des animaux comme c'est le cas par exemple du sarcome de Rous.
Les
endovirus sont des rétrovirus qui possèdent une forte ressemblance
(homologie) ou sont totalement identiques avec certaines portions du
génome de la cellule non infectée, hôte naturel de ce virus. Un
endovirus appartenant à une espèce est susceptible d'avoir un
comportement identique à celui d'un exovirus dans les cellules
appartenant à une autre espèce. Un protovirus (étudié par Temin en
1970, appelé également transposon est un élément génétique mobile ayant
la capacité de s'intégrer aux gènes de l'ADN des cellules et de se
transposer d'un point du génome à un autre) est un élément de
transposition ou transposon pouvant entraîner l'apparition de mutations
à l'intérieur du génome de la cellule. Les protovirus peuvent
également, sans doute, donner naissance aux provirus des rétrovirus.
Togaviridae
est une famille de virus contenant un acide ribonucléique (ARN)
monocaténaire c’est-à-dire possédant une seule chaîne d’ADN, spécifique
d’une espèce. Ce virus présente une polarité positive, mesure 35 à 40
nanomètres de diamètre, ayant la capacité d'assembler ses capsides dans
les cellules infectées. La capside est constituée de protéines se
présentant sous la forme d'une coque et entourant le matériel génétique
(A.D.N. ou A.R.N.) d’un virus, en l'occurrence l'ARN. Cette famille de
virus est responsable, entre autres, de la fièvre hémorragique d'Omsk
Bunyaviridae
ou bunyaviridé est une famille de virus qui tire son nom de la localité
d'Ouganda : Bunyamwera. Un arbovirus connu depuis 1943, appelé virus
californien, faisant partie de la famille des Bunyaviridae est
responsable de l'encéphalite de Californie dont la première épidémie
fut observée en 1064 aux États-Unis plus précisément dans l'État de
Wisconsin. Son évolution n'est pas mortelle. La fièvre du Congo est une
pathologie liée à un autre virus appartenant à la famille des
Bunyaviridae : le Nairovirus . Cette maladie est comparable à celle de
la fièvre hémorragique de Crimée.
Le virus calicivirus
appartient la famille des Caliciviridae. Il s'agit d'une famille de
virus responsable entre autre de gastro-entérite. Ce genre de virus à
ARN monocaténaire de 35 nm sans enveloppe, isolé en 1989 par Bradley,
et dont la détection se fait par réaction immuno-enzymatique (ELISA),
est appelé de cette façon car sa forme est proche de celle d'un
calisse. Les calicivirus sont retrouvés dans les selles des enfants
souffrant de gastro-entérite épidémique. Calicivirus est également
responsable de l'hépatite E (HE). Il s'agit d'une hépatite de nature
épidémique dont la transmission se fait sur un mode oro-fécale, de
nature épidémique mais jamais chronique, et s'observant essentiellement
en Asie en Afrique.
Filoviridae désigne une famille de virus
appelé également filoviridés (du latin filum : fil). Elle comprend le
virus de la maladie de Marbourg et le virus Ebola. Il s'agit de virus à
ARN monocaténaire dont la symétrie est hélicoïdale et possédant une
enveloppe.
Le virus de la famille des Birnaviridae est un agent
viral entraînant l'apparition d'une inflammation des bourses de nature
infectieuse aviaire (des oiseaux). Cette maladie est appelée maladie de
Gumboro.
Le virus coronavirus appartenant la famille des
coronaviridae. Il s'agit d'un jour genre de virus à ARN monocaténaire
de 70 à 120 nm de diamètre et dont la symétrie est hélicoïdale.
L'enveloppe de ce virus est surmontée d'une couronne qui rappelle
approximativement une fleur, d'où le nom. Il s'agit de virus
responsables de rhinite et de rhinopharyngites des adultes jeunes.
Coronavirus serait également responsable d'une autre maladie appelée
entérocolite nécrosante du nouveau-né ou entérocolite ulcéro
nécrosante. C'est ainsi que contrairement à la précédente, il s'agit
d'une maladie grave dont la fréquence va en augmentant et dont on ne
connaît pas avec précision la cause. Cette infection concerne
essentiellement les prématurés et les enfants fragilisés. Les symptômes
apparaissent dès les premiers jours. Il s'agit tout d'abord d'une
distension de l'abdomen s'accompagnant de vomissements contenant de la
bile, d'une fièvre et d'hémorragies du tube digestif. Si on effectue un
examen radiologique celui-ci met en évidence une pneumatose intestinale
(présence de gaz au niveau des intestins). L'évolution de cette
affection gastroentérologique se fait vers le décès du patient dans 10
à 40 % des cas. Chez un patient sur quatre on constate la survenue
d'une perforation qui nécessite une intervention chirurgicale imposant
une réduction de l'intestin. Dans ce cas la mortalité atteinte alors 30
à 50 %.
3) Les virus non classés.
Parmi ceux-ci citons le virus
de l'hépatite B et les virus lents (Visoa). Les maladies à virus lents,
plus précisément maladies lentes à virus (maladies étudiées par
Sigurdsson en 1954) sont des affections attribuées à des virus divers,
généralement non identifiés. Ces affections sont très proches pour les
raisons suivantes. On constate d'abord l'existence d'une longue période
muette allant de quelques mois à quelques années. Cette allant du
moment où l'agent infectieux pénètre dans l'organisme à celui où
apparaissent les premiers signes de l'infection. Ensuite les virus à
maladie lente atteignent un seul tissu ou un seul organe, le système
nerveux central, pour ne citer que lui. La troisième caractéristique
que ces virus ont en commun est leur affinité qui est exclusive pour
certaines espèces animales. Enfin, l'évolution des pathologies
concernées par cette famille des virus se fait progressivement vers le
décès du patient. On ne sait pas avec précision pourquoi l'incubation
de ces virus est prolongée. Pour certains virologues (spécialistes de
la partie de la biologie qui étudie les virus) il semblerait exister
une prédisposition génétique et d'autre part une façon particulière de
réagir de la personne infectée (l'hôte). ICRON (initiales d'Institute
for Cancer Research) est un terme qui a été proposé par Blumberg et qui
désigne un ensemble composé du virus et des constituants provenant de
l'hôte qui l'héberge. Cette notion d'ICRON a été élaborée à partir du
virus de l'hépatite B possédant une enveloppe considérée comme
l'antigène Australie et le virus lui-même constitué d'un certain nombre
d'antigènes en provenance du sujet chez lequel ce virus s'est
développé. Quand un virus, que l'on appelle icron, pénètre à
l'intérieur d'un autre individu qui ne possède pas d'antigènes
comparables à ceux que ce virus a recueilli sur la première personne,
ce deuxième individu présente une réaction violente se caractérisant
par une production d'anticorps entraînant une hostilité immunologique
occasionnant une inflammation du tissu hépatique (hépatite), grave.
L'évolution de ce type d'hépatite se fait vers la guérison complète
avec destruction du virus. Néanmoins si ce deuxième individu présente
les mêmes antigènes que ceux déjà fixés sur le virus il ne réagira pas.
Dans ce cas il ne surviendra pas de réaction de défense de type
immunologique ce qui aboutira à une affection sans symptôme
(inapparente).
Dans un autre cas de figure en présence d'une parenté
antigénique plus ou moins intense entre l'icron et son hôte, l'icron
présenterait une réaction intermédiaire ou épiphénomène immunitaire à
médiation cellulaire. Dans ce cas on constate un envahissement du foie
par des cellules immunocompétentes avec apparition d'une hépatite,
cette fois-ci chronique active.
En ce qui concerne les infections
à virus lents, qui sont nombreuses chez l'animal, il faut citer
l'encéphalopathie bovine spongiforme, et chez le mouton, la tremblante
que l'on appelle également scrapie (rida). L'homme quant à lui est
susceptible d'être infecté par quatre « virus » de ce type : celui de
la maladie de Creutzfeldt Jakob, la Leucoencephalopathie multifocale
progressive, le Kuru et la leucoencéphalite sclérosante subaiguë.
Parmi
ceux-ci il faut distinguer les agents infectieux que l'on considère
comme conventionnels il s'agit de ceux de la leucoencéphalite
sclérosante subaiguë et de la maladie de visna-maëdi (maladie virale
des ovins qui se traduit chez les animaux de plus de 2 ans par une
pneumonie chronique) et les l'agents infectieux dits non conventionnels
comme les prions ou virinos. Il existe une polémique entre les
spécialistes en virologie en ce qui concerne certaines affections comme
la maladie de Parkinson postencéphalitique, la sclérose en plaques, la
maladie d'Alzheimer, la maladie de Steele, Richardson et Obszewski, la
maladie d'Alpers, la sclérose latérale amyotrophique, voir certains
cancers. En effet, le doute existe quant au rôle joué par cette variété
de virus en ce qui concerne ces différentes pathologies.
Physiologie
Chaque
particule virale arrivée à maturité (on parle alors de virion) contient
un seul type d'acide nucléique (ARN ou ADN). Celui-ci est enfermé dans
la capside constituée par une coque de protéines. L'ensemble (ARN ou
ADN et capside) est appelé nucléocapside. Cet ensemble est lui-même
entouré chez certains virus par un péplos qui constitue en quelque
sorte la deuxième enveloppe composée de lipoprotéines (lipides plus
protéines). Ces constituants protéïniques sont des capsomères disposés
géométriquement.
À la surface du virus se trouvent des protéines
qui vont également déterminer les propriétés du virus. La coque confère
donc au virus les propriétés protectrices et antigénique (c'est cette
partie du virus que notre organisme considère comme étrangère).
L'acide
nucléique, qui est à l'intérieur de la coque, représente la fraction
pathogène c'est-à-dire susceptible d'être origine d'une maladie. Ces
fractions pénètrent dans la cellule que le virus envahit et vont
s'intégrer au matériel génétique (à l'ADN) de la cellule pour en
modifier le fonctionnement habituel comme un parasite. D'autres part,
les constituants du virus (capsomères) vont s'ordonner, s'organiser
géométriquement selon une forme et une structure appelée cristalline
qui apparaît soit sous la forme cubique (d'un cube) soit sous la forme
hélicoïdale (d'une hélice) soit sous les deux formes (mixtes).
Le
virus, qui ne peut pas être considéré comme un organisme vivant, se
situe à la frontière entre la matière morte et la matière vivante. Il
existe d'ailleurs sur ce point une polémique entre les chercheurs, pour
lesquels un virus n'est pas un organisme vivant. En effet, si l'on
considère que cette particule ne possède pas métabolisme propre
(fonctionnement biologique), on peut avancer que le virus diffère
fondamentalement des autres agents pathogènes comme les champignons,
les bactéries, les parasites.
Le virus est incapable, étant
donné qu'il ne possède pas de sa propre énergie, de se reproduire par
lui-même, c'est-à-dire de fabriquer lui-même ses propres molécules.
Dans ces conditions, il a besoin d'utiliser le métabolisme des cellules
vivantes qu’il envahit. Ce parasitage des fonctions cellulaires est à
l'origine d'une maladie de l'organisme infecté. La cellule infectée
voit donc son patrimoine génétique complètement modifié : elle se
trouve obligée de fabriquer les acides nucléiques et les protéines du
virus, et de cette façon est à l'origine de nouveaux virions appelés
néovirions. L'infection se transmet de cellules en cellules.
Les
cellules n'ont pas toutes la même façon de réagir à l'intrusion d'un
virus : la présence d'un virus dans une cellule entraîne une réponse
variable selon la cellule. Cette réponse peut être cytolytique,
c'est-à-dire entraîner la mort de la cellule, chronique, persistante,
latente, lente ou transformante, c'est-à-dire aboutir à une cellule
cancéreuse ou à une leucémie.
La contamination par virus se de plusieurs manières, et emprunte différentes voies :
Digestive.
Respiratoire.
Cutanée (à travers la peau après une excoriation c'est-à-dire une écorchure superficielle).
Par
piqûre, morsure, à travers les muqueuses (couche de cellules recouvrant
l'intérieur des organes creux ou l’œil comme la conjonctive entre
autres).
Sexuelle.
Sanguine.
Les virus sont capables
d'envahir toutes sortes d'organismes y compris les végétaux, les
bactéries, les champignons et les algues. D'autre part, chaque espèce
de virus est adaptée à son hôte et plus spécifiquement à un organe ou à
un tissu (tissu lymphatique, foie, peau, tissu nerveux, etc.).
Un
grand nombre de virus sont à l'origine de la production d'anticorps par
l'organisme envahi. Ces anticorps sont spécifiques, c'est le cas par
exemple la rougeole, de la poliomyélite, de la rubéole, etc… Ils vont
permettre à l'organisme infecté lors d'un prochain contact de pouvoir
se défendre contre ces mêmes virus. On qualifie ces virus d'immunogènes.
Physiopathologie
Le terme virurie désigne la présence de virus à l'intérieur de l'urine.
Le terme virulence (du
latin virulentia : mauvaise odeur) est la capacité des bactéries à se
développer dans le corps des animaux mais aussi à sécréter des toxines
à ce niveau. Le degré de virulence dépend non seulement de l'intensité
mais aussi du pouvoir pathogène qui varie avec la résistance de
l'individu infecté et des différentes influences qui sont susceptibles
d'agir sur la bactérie. Ce terme s'emploie le plus souvent pour
désigner la pathogénicité et le pouvoir infectieux d'une bactérie. Il
est peu utilisé en ce qui concerne virus.
Le terme virulicide,
dont le synonyme et virucide, désigne tout ce qui détruit les virus. Il
peut s'agir entre autres d'un sérum ayant des capacités susceptibles de
détruire un virus.
Le terme réservoir de virus désigne un animal ou un milieu extérieur chez lequel le germe responsable de maladie, en l'occurence le virus, se conserve.
Un virus cytotrope est un virus qui ne peut se multiplier qu'au sein des cellules vivantes qu'ils parasitent.
Un virus cancérigène ou cancérogène
est un virus oncogène c'est-à-dire capable, en introduisant son
matériel génétique à l'intérieur d'un chromosome qu'il infecte, de
rendre une cellule cancéreuse ou leucémique. Il s'agit d'une
transformation, plus précisément d'une modification du patrimoine
génétique du virus ayant pour but de perturber le métabolisme
c'est-à-dire le fonctionnement de la cellule qui accueille le virus
(cellule hôte). De cette manière les modifications engendrées à cause
du virus entraînent une véritable anarchie, ce qui aboutit à la
prolifération désordonnée de cellules se caractérisant par un caractère
malin (cancéreux). Il existe un grand nombre de virus oncogènes qui
peuvent rester longtemps présents sous forme latente à l'intérieur de
l'organisme mais dont la multiplication à l'intérieur de la cellule,
multiplication maligne, débutera à cause d'une infection virale
nouvelle ou encore d'une intoxication de l'organisme par une substance
déclenchante (un produit chimique par exemple). Une irradiation ou une
perturbation endocrinienne c'est-à-dire hormonale ainsi qu'une
perturbation de fonctionnement de l'immunité sont également capables de
jouer un rôle dans ce sens.
Un virus vaccin
est un vaccin qui est constitué par des germes dont la virulence a été
atténuée. Le virus vaccin est inoculé afin d'entraîner l'apparition
d'une infection latente ayant les capacités de prévenir l'organisme
contre une éventuelle attaque violente du même genre.
Un virus défectif
est un virus qui ne peut pas assurer sa multiplication, après avoir
pénétré l'intérieur d'une cellule. Il s'agit en définitive de virus
soumis à un cycle abortif dont la traduction est l'impossibilité, pour
ce virus, d'intégrer sont matériel génétique dans la cellule hôte. Ceci
entraîne une perturbation qui peut éventuellement ne pas exister à
condition de recevoir l'aide d'un autre virus. C'est le cas entre
autres de l'agent delta dont le développement est possible grâce à
l'infection conjointe par un virus hépatite B.
Un virus fixe,
appelé également virus de passage, est un virus qui est obtenu après
inoculation de la rage des rues au lapin. Cette inoculation est suivie
d'une quantité très importante de passage de lapin à lapin. Le virus
fixe acquiert dès ce moment une virulence qui ne varie pas au
laboratoire. Il s'agit d'une fixité qui est irréversible et permanente.
Un virus orphelin
est un virus identifié mais dont on ignore un éventuel rôle quant à la
survenue d'une maladie. Il s'agit de virus en quête de maladie.
Le virus de Bittner
est un virus responsable des tumeurs des glandes mammaires de la
souris. Il est transmis au souriceau par l'intermédiaire du lait
maternel.
L'agent delta
qui est un virus défectif, découvert par Rizzetto entre 1975 et 1977,
appelé également antigène delta, Agd, AgHD, HDV, virus delta, virus de
l'hépatite D, Deltavirus, est une particule d'acide ribonucléique dont
le poids moléculaire est faible et qui mesure entre 35 et 40 nm. Cette
particule est liée à un antigène chez certains individus souffrant
d'hépatite B. L'association de l'agent delta avec le virus de cette
hépatite, en ce qui concerne les formes aiguës et chroniques, indique
une intense gravité de la maladie. L'agent delta présente un
comportement en tant qu'antigène ce qui favorise la production
d'anticorps antidelta.
Le virus Dugbe est
un virus africain dont la transmission se fait par l'intermédiaire de
tiques. Ce virus entraîne des pathologies s'accompagnant de fièvre.
Le virus de Hantaan
tient son nom du nom d'une rivière de chorée. Découvert en 1977, le
virus à ARN est responsable de la fièvre de chorée. Le virus de Hantaan
appartient à la famille des bunyaviridae. Ce virus entraîne la survenue
d'un grand nombre de fièvres hémorragiques épidémiques s'accompagnant
d'un syndrome rénal.
Le virus Nipah
tient son nom d'une ville de Malaisie. Il s'agit d'un paramyxovirus
responsable d'encéphalite mortelle survenant chez les éleveurs de porcs
de Malaisie. Cette maladie a également été observée chez les employés
d'abattoirs de porcs à Singapour. Il s'agit d'un virus proche du virus
Hendra.
Le virus Oropouche est
un virus qui est transmis par les moustiques et qui entraîne
l'apparition d'affections proches de la dengue s'observant au Brésil.
Le virus Puumala tient
son nom d'une localité de Finlande. Étudiée en 1981, ce virus
appartient à l'espèce Hantavirus et entraîne l'apparition de fièvres
hémorragiques associées à un syndrome rénal.
Le virus des rues est un virus de la rage des rues.
Le virus de Sendai est un virus de type myxovirus Para-influenzae responsable de graves pneumonies épidémiques concernant l'enfant au Japon.
Le virus Tacaribe est
un virus qui a entraîné une contamination de laboratoire. Le groupe de
ce virus comprend essentiellement les virus Junin et Machupo.
Le virus Tahyna est le virus responsable de la fièvreTahyna.
Le virus TTV est un virus à ADN entraînant la survenue d'hépatite post-transfusionnelles dont la transmission peut être orofécale.
Labo
La mise en évidence d'une maladie virale se fait par l'intermédiaire d'une recherche d'anticorps dans le sérum (partie liquidienne du sang) et la mise en évidence après culture des cellules infectées du virus dans le sang, la salive, les urines, les excréments, les différents liquides de l'organisme.
Traitement
Symptomatique.
Il dépend du virus.
Vaccination spécifique (contre chaque virus).
Le terme antiviral
désigne une substance qui est utilisée afin de lutter contre la
pénétration ou la multiplication des virus à l'intérieur d'un organisme.
Source : Vulgaris
