01 juillet 2008
Place aux handicapés !
Place aux handicapés !
Les personnes à mobilité réduite représentent
près d'un Français sur quatre. Mais la France est à la traîne vu que
les lieux publics et les transports sont loin d'être tous accessibles
aux handicapés. Heureusement, la mobilisation prend de l'ampleur.
Ces derniers mois, on a vu manifester dans la rue pour la première fois les retraités mais aussi les handicapés
avec le mouvement 'Ni pauvre, ni soumis' qui réunit plus de 80
associations comme l'APF (association des paralysés de France). En
dehors des revendications sociales, les personnes handicapées
rêvent d'intégration, donc d'accessibilité. L'échéance fixée à 2015 par
le gouvernement n'est pourtant pas si loin. La loi de février 2005 sur
l'égalité des chances des personnes handicapées a prévu l'accès
dans tous les établissements ouverts au public, lieux culturels,
transports et services publics. Mais de toute évidence, les marches
sont toujours trop hautes et les rampes inexistantes… À quand une vraie
modernité ?
*** Les bonnes adresses sur Internet
Chacun peut participer et inscrire de nouvelles adresses sur le sympathique et convivial site www.jaccede.com. Il suffit de demander à votre boulanger, à votre club de loisirs ou à votre esthéticienne si le lieu est accessible aux handicapés. Régulièrement, le guide s'enrichit de restaurants, bars, commerces, musées, cinémas, spa… Évolutif et participatif, ce site a besoin de tous pour s'enrichir de nouveaux lieux, de nouvelles idées et de nouveaux membres dans toute la France. Alors que l'on soit en fauteuil, avec des béquilles ou sur deux jambes, l'important c'est de participer et d'échanger ! Parlez-en autour de vous.
*** Des guides pour les vacances
Visiter Paris et
prendre un bol d'air en Bretagne, c'est désormais plus facile avec ces
guides qui classent les lieux accessibles selon le handicap.
Des hôtels aux parkings, en passant par les restaurants, les parcs ou
encore les lieux culturels, tout est décrypté pour organiser un séjour
de façon autonome. Dans Paris, 17 quartiers du Jardin des Plantes à la
Villette ont été visités par Franck Vermet, le rédacteur du guide
lui-même en fauteuil roulant.
Le Guide de Paris Accessible 2008 et Le Guide de la Bretagne, collection Intégrance, 17 €, en vente sur www.voyage-handicap.fr et dans certaines librairies à découvrir sur ce site.
*** Bon plan
Les maisons départementales pour personnes handicapées (MDPH) : ces lieux destinés à faciliter les démarches des personnes handicapées proposent des aides financières selon le handicap et les besoins, très utile quand la mutuelle ne suffit pas. Sur Internet, vous trouverez les contacts pour chaque département. www.handicap.gouv.fr
*** EN SAVOIR + sur e-sante.fr
HandiCaPZéro vise l'autonomie au quotidien
Quelle retraite pour les handicapés ?
Place aux handicapés dans l'entreprise
*** Source :
Nathalie Giraud
20 juin 2008
Conférence Nationale du Handicap : les revendications de l'AFM
Conférence Nationale du Handicap :
les revendications de l'AFM
Alors que se prépare la première Conférence Nationale du
Handicap, organisée le 10 juin prochain par le Gouvernement, l’AFM
demande qu’un engagement politique fort, appuyé par des engagements
financiers clairs, soit affirmé (...)
Ces engagements doivent porter sur les questions suivantes :
- le droit à compensation : pour une compensation intégrale des besoins, y compris pour les enfants
- les MDPH : pour qu’elles ne soient pas que des distributeurs de prestations
- le répit : pour un plan ambitieux répondant aux besoins des familles
- les ressources : pour un revenu minimum décent et la possibilité d’accéder à l’emploi
* Pour une compensation intégrale et équitable quel que soit le département
Le
droit à compensation, une des mesures phares de la loi du 11 février
2005 n’est encore que trop partiellement mis en œuvre. Les procédures
sont lourdes, complexes et appliquées très différemment selon les
départements. Les restants à charge pour les familles sont très
variables selon la nature des besoins et selon les départements. Ils
sont parfois très importants, ce qui est inacceptable en termes
d’équité de traitement et économiquement insupportable.
L’AFM
demande donc que des améliorations urgentes soient apportées aux tarifs
et aux plafonds de la prestation de compensation censée financer les
dépenses que les personnes doivent engager pour compenser leur handicap
(aide technique, aide humaine ou animalière, adaptation du logement ou
du véhicule) afin de correspondre aux coûts réels que supportent les
familles. Aujourd’hui, celles-ci ont besoin de recourir aux fonds
départementaux de compensation, source d’importantes inégalités de
traitement car chaque département n’a pas choisi les mêmes critères
d’intervention.
Parallèlement, elle demande qu’une concertation
soit engagée pour envisager des mesures de régulation du marché des
aides techniques et, si besoin, d’encadrement des prix des produits et
services concernés.
* Pour une véritable compensation pour les enfants
En
2005, les parlementaires avaient fixé une date butoir pour l’extension,
pleine et entière, de la prestation de compensation aux enfants. Non
seulement cette date n’a pas été respectée, mais qui plus est, elle a
été supprimée de la Loi sans être remplacée par une autre. Le bricolage
juridique mis en place pour une entrée en vigueur de certaines
modalités à compter du 1er avril 2008 est très éloigné des espoirs
légitimes qu’avait suscités le vote de la Loi.
L’éventuel
accès pour les enfants à une PCH pleine et entière à partir de
l’automne 2009, n’a pour l’instant fait l’objet que de déclarations qui
n’ont pas été formalisées par une méthode et un calendrier précis.
L’AFM,
au nom de toutes les familles concernées, demande donc que de vrais
engagements soient pris et formalisés permettant de respecter les
dispositions votées en 2005.
* MDPH : pour qu’elles ne soient pas que des distributeurs de prestations
Concernant
les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), l’AFM
demande que leurs missions d’accompagnement des personnes (inscrites
dans la Loi) soient mieux formalisées et qu’elles fassent l’objet de
financements nationaux spécifiques. Si la tendance actuelle est
maintenue et que l’Etat ne joue pas un rôle prépondérant dans ce
domaine, seules seront mises en œuvre les missions de distribution de
prestations.
* Répit : pour un plan ambitieux répondant aux besoins des familles
Le
besoin de répit, tant pour les aidants que pour les « aidés » a été
reconnu dans la Loi du 11 février 2005. Dans de nombreuses situations
de handicap, l’importance de ce besoin et la nécessité d’y répondre
font l’objet d’un large consensus : les familles sont épuisées, elles
sont exclues de la vie sociale. Avec l’augmentation de l’espérance de
vie, cet enjeu aujourd’hui important se renforce au fil des années.
Pourtant les avancées concrètes sont restées timides depuis 2005.
L’AFM
demande donc que des mesures concrètes et opérationnelles soient prises
dans le cadre d’un plan ambitieux répondant aux besoins pressants des
familles.
* Les ressources
Le gouvernement
a donné rendez-vous à cette conférence pour que se concrétisent de
réelles avancées dans le domaine des ressources et de l’accès à
l’emploi pour les personnes handicapées. Ce sujet est essentiel : un
revenu minimum décent doit être garanti tout en permettant au plus
grand nombre de travailler, y compris dans les situations de handicap
les plus complexes.
12 juin 2008
Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy : « Il faut réformer l’Allocation pour Adultes Handicapés »
A l’occasion de la Conférence nationale du handicap, le président de
la République a demandé une réforme de l’Allocation Adultes Handicapés.
Celle-ci doit devenir un tremplin pour les personnes handicapées
pouvant travailler.
Cependant, l’AAH ne sera pas
revalorisée en dehors des 25% d’augmentation sur 5 ans déjà promis. Une
nouvelle qui déçoit les associations de personnes handicapées.
Par ailleurs, un groupe de travail présidé par Xavier Bertrand et Valérie Létard
devra réfléchir au barème d’attribution de l’AAH qui doit être refondu.
Enfin, deux régimes d’AAH seront mis en place : ceux qui peuvent
travailler d’un côté, ceux qui en sont incapables sans mettre en danger
leur santé de l’autre.
Ecoutez ici l'intégralité du dicours :
Réécouter toutes nos émissions sur
www.bloghandicap.fr
09 juin 2008
Conférence nationale sur le handicap
Conférence nationale sur le handicap le 10 juin 2008
L'article 3 de la loi du 11 février 2005 prévoit expressément tous les
trois ans une conférence nationale du handicap afin de débattre des
orientations et des moyens de la politique concernant les personnes
handicapées. Tel est l'objectif de la Conférence nationale du 10 juin
2008 qui sera ouverte par le Président de la République et verra
intervenir les différents ministres en charge de la politique du
handicap.
Sous la conduite d'un comité de suivi, présidé par Mme
Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité et animé par M. Gohet,
Délégué interministériel aux personnes handicapées (D.I.P.H.),
sept groupes d'appui technique sont mobilisés autour d'une large
diversité d'acteurs : administrations concernées, associations,
organismes professionnels, instances consultatives prévues par la loi (C.N.C.P.H. et ONFRIH), ainsi que les collectivités territoriales, la C.N.S.A., les M.D.P.H., etc.
Ces groupes d'appui technique, conçus comme des laboratoires d'idées au sein de la D.I.P.H., mettent actuellement la dernière main aux travaux préparatoires de cette conférence qui portera sur les thèmes suivants :
• Accessibilité et nouvelles technologies de l'information.
• Compensation.
• M.D.P.H. (maisons départementales des personnes handicapées).
• Education, scolarité, formation.
• Emploi, ressources.
• Etablissements et services spécialisés.
• Poly-handicaps et handicaps rares.
La loi prévoit, à l'issue des travaux de la conférence et après consultation du C.N.C.P.H.,
que le Gouvernement dépose, sur le bureau des assemblées
parlementaires, un rapport sur la mise en œuvre de la politique
nationale en faveur des personnes handicapées et l'évolution de leurs
conditions de vie.
Source : Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.
08 juin 2008
Complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé
Complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé
Complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé ou prestation de compensation… Comment choisir ?
Vous avez un enfant handicapé de moins de 20 ans et vous avez besoin d'aide pour compenser les besoins particuliers de votre enfant, qu'il s'agisse de besoins d'aide ou d'accompagnement humain ou de frais liés au handicap.
Vous pouvez, sous conditions, bénéficier de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH). A cette allocation de base peut s'ajouter, en fonction de l'importance des besoins liés au handicap, un complément à l'AEEH. Si un droit au complément de l'AEEH est reconnu, vous pouvez maintenant choisir entre le bénéfice de ce complément de l'AEEH et la prestation de compensation (PCH).
Retrouvez l'intégralité des informations de cet article dans ce document :
Ces 2 prestations prennent en compte le même type de dépenses liées au handicap, mais les conditions d'attribution, les modes de calcul et de contrôle sont différents.
La PCH était initialement destinée aux adultes à l'exception du 3ème élément déjà ouvert aux enfants (cet élément porte sur les dépenses liées à l'aménagement du logement ou du véhicule et les surcoûts liés aux transports).
La PCH est désormais ouverte aux enfants de moins de 20 ans. Telle qu'elle existe actuellement, elle peut dans certains cas améliorer les réponses apportées aux familles, même si elle ne permet pas de couvrir la totalité des besoins spécifiques d'un enfant handicapé.
Il est prévu dans un 2ème temps d'adapter la PCH afin de mieux répondre aux besoins particuliers d'accompagnement des enfants.
| Qu'est-ce que l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) ? | Qu'est-ce que la prestation de compensation (PCH) ? |
|---|---|
| L'AEEH est une prestation familiale destinée à compenser les frais d'éducation et de soins apportés à un enfant handicapé. Elle est composée d'une allocation de base à laquelle peut s'ajouter un complément. Le complément est attribué en tenant compte de l'ensemble des besoins qu'il s'agisse d'aide humaine ou de frais liés au handicap. Il existe 6 compléments. |
La PCH est une prestation destinée à aider à financer
certains frais liés au handicap. Elle comporte 5 éléments distincts et
cumulables : |
En règle générale pour la prise en charge des besoins d'aides humaines :
Le complément de l'AEEH sera plus intéressant que la PCH :
- pour un très jeune enfant (car les critères d'accès à la PCH sont mal adaptés),
- ou si vous avez réduit ou arrêté de travailler :
- compte tenu des difficultés liées au handicap pour l'accueil en crèche ou par une assistante maternelle,
- ou vous devez consacrer beaucoup de temps pour l'accompagner lors de soins ou pour mettre en œuvre des actions éducatives.
Le montant de la PCH sera généralement supérieur à celui du complément
de l'AEEH lorsque le temps d'aide pour les actes essentiels ou la
surveillance est important ou en cas de recours, pour ces besoins
d'aides, à un salarié.
Quelles sont les principales différences entre le complément de l'AEEH et la PCH ?
Quelles sont les conditions d'accès liées au handicap pour chacune de ces deux prestations ?
Dans les deux cas, la situation de votre enfant est évaluée par rapport à celle d'un enfant du même âge.
| Complément de l'AEEH | PCH |
|---|---|
| Condition préalable : le taux d'incapacité de
votre enfant doit être de 80 %, ou d'au moins 50 % en cas de besoin
d'une prise en charge particulière. Condition pour le complément d'AEEH : Le besoin d'aide de votre enfant doit : |
Condition préalable : Avoir droit à un complément d'AEEH Condition spécifique pour la PCH : Avoir une difficulté absolueune difficulté grave pour la réalisation d'au moins deux activités fixées dans une liste énoncée par la règlementation (marcher, se laver, s'habiller, …) pour exécuter une activité ou |
Comment est déterminé le montant pour les besoins d'aide humaine ?
| Complément de l'AEEH | PCH |
|---|---|
| L'équipe pluridisciplinaire de la MDPH évalue de façon globale les différents besoins d'aide humaine. Les besoins éducatifs particuliers liés au handicap et les temps d'accompagnement pour différentes prises en charges ou soins sont pris en compte. Le complément de l'AEEH est déterminé en prenant en comptela réduction du temps de travail d'un ou des parents(réduction de 20%, 50 % ou arrêt complet) ou sur le temps d'intervention d'un salarié. Le montant est forfaitaire. Il varie en fonction du complément attribué. |
L'équipe
pluridisciplinaire de la MDPH évalue le temps d'aide nécessaire pour
accomplir certains actes de la vie quotidienne énoncés par la
réglementation : Le temps est déterminé dans la limite d'un plafond. Le montant varie en fonction du temps d'aide accordé et du tarif fixé selon le statut de l'aidant (parents, salariés, services…). A signaler : Il existe un forfait pour les personnes atteintes de cécité ou de surdité profonde. |
Que se passe-t-il si votre enfant est accueilli en internat dans un établissement ?
| AEEH de base et complément | PCH |
|---|---|
| La prestation n'est pas versée pour les jours
où l'enfant est en internat dans un établissement. Les versements sont
rétablis pour les périodes de retour à domicile. Le montant est forfaitaire. Il varie en fonction du complément attribué. |
Le montant de l'élément "aide humaine" est réduit après 45 jours en internat dans un établissement. Les versements sont rétablis pour les périodes de retour à domicile. |
Comment est déterminé le montant pour les autres frais ?
Les deux prestations prennent en compte les mêmes frais, par exemple : aides techniques, aménagements du logement, du véhicule, surcoûts des transports, vacances adaptées, frais d'incontinence…
| Complément de l'AEEH | PCH |
|---|---|
| Les frais portent sur les dépenses prévues ou engagées non prises en charge par ailleurs. Le complément est forfaitaire. Il est déterminé en fonction de tranches de dépenses. |
Les frais sont pris en comptesur la base de tarifs règlementés et dans la limite d'un montant maximum fixé pour chaque élément. On déduit de ces montants les sommes remboursées par la sécurité sociale. |
Le montant de ces prestations varie-t-il en fonction de vos ressources ?
| AEEH de base et complément | PCH |
|---|---|
| Non | Un taux de prise en charge est
appliqué (comme en matière de remboursement des dépenses de santé par
la sécurité sociale). Il est soit de 100%, soit de 80% si vos
ressources sont supérieures à un montant fixé réglementairement. Ne sont pas pris en compte vos salaires, les autres revenus d'activités, les retraites et d'autres allocations. Seuls les revenus du patrimoine ou de valeurs financières, sont pris en compte. |
Qui vous verse la prestation ?
| AEEH de base et complément | PCH |
|---|---|
| La caisse d'allocation familiale (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA) après vérifications des conditions administratives. Les versements sont mensuels. | Le conseil général, à qui vous devrez communiquer des justificatifs de l'utilisation de la prestation. Les versements peuvent être mensuels ou ponctuels. Les versements ponctuels se font sur présentation de factures |
Bon à savoir : quel que soit votre choix entre le complément de l'AEEH et la PCH, la CAF (ou la MSA) vous versera l'AEEH de base et si vous en remplissez les conditions, une majoration pour personne isolée (MPI).
Ces prestations sont-elles imposables ?
Ces deux prestations ne sont pas imposables.
Toutefois, dans le cas de la PCH, les parents ou les autres personnes de la famille qui perçoivent un dédommagement doivent déclarer les sommes perçues à ce titre.
Que se passe-t-il si les parents sont séparés ?
| AEEH de base et complément | PCH |
|---|---|
| Un seul des deux parents peut bénéficier de l'AEEH. | La PCH est attribuée au parent qui bénéficie de l'AEEH. Toutefois, elle peut prendre en charge les frais auxquels sont soumis les deux parents, sur la base d'un compromis écrit entre eux. |
Complément de l'AEEH ou PCH : quand et comment choisir ?
Quand pouvez-vous déposer une demande de PCH ?
Dès la 1ère fois où vous sollicitez une prestation,
ou
Si
vous bénéficiez déjà de l'AEEH, lors du renouvellement de cette
allocation ou à tout moment si la situation de votre enfant évolue.
Si vous faites une demande de PCH, vous devez déposer en même temps une demande d'AEEH.
Comment est effectué le choix ?
L'équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) va évaluer la situation et les besoins de votre enfant, en tenant compte de son projet de vie. Elle vous communiquera ensuite un plan personnalisé de compensation. Si vous avez demandé la PCH, ce plan comportera les montants de chacune des deux prestations et vous pourrez alors choisir sur cette base, celle qui vous convient le mieux.
Que va décider la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH)
Dans tous les cas, c'est la commission qui prend les décisions concernant l'ensemble de vos demandes.
Elle va décider de l'attribution de l'AEEH et de son complément ainsi que de la PCH en tenant compte du projet de vie de votre enfant, des résultats de l'évaluation par l'équipe pluridisciplinaire et du plan personnalisé de compensation.
La CDAPH sera informée des remarques que vous avez éventuellement faites sur le plan de compensation, ainsi que de la prestation que vous avez choisie.
Si la CDAPH ne suit pas les propositions du plan personnalisé de compensation, vous aurez un délai de un mois pour modifier votre choix.
Si je choisis la PCH, ce choix est-il définitif ?
Si vous choisissez la PCH, ce choix n'est pas définitif, vous pourrez changer de prestation lors du prochain renouvellement à l'échéance de l'attribution de la PCH ou en cas de changement de la situation de votre enfant, si le plan de compensation est substantiellement modifié.
A qui faut-il vous adresser pour la réalisation de ces démarches ?
Vous devez vous adresser à la MDPH de votre lieu de résidence.
Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
voir sur GouvActu AdmiNet France
Source
Handicap
Handicap - Comment ouvrir le monde des malvoyants

A la suite du rapport Montagné, le gouvernement a annoncé un plan pour favoriser l'autonomie des malvoyants, notamment par leur accès aux nouvelles technologies.
Les nouveaux outils de communication font en effet presque exclusivement appel à la vue, d'où le besoin de technologies pour les adapter aux malvoyants.
La France compte aujourd'hui 1,7 million de déficients visuels, dont 207.000 aveugles ou distinguant seulement les silhouettes. 30% d'entre eux souffrent également d'un polyhandicap. Se déplacer, faire des courses, travailler : dans tous les domaines, leur vie quotidienne est un parcours d'obstacles. D'autant plus que les nouveaux objets communicants qui sont de plus en plus nombreux dans la vie de tous les jours (comme les distributeurs ou guichets automatiques) font souvent exclusivement appel à la vue et excluent de fait les malvoyants. C'est pour améliorer leur dignité, leur autonomie et leur intégration sociale que le gouvernement a présenté lundi un plan handicap visuel 2008-2011, d'un coût global de 18 millions d'euros.
Ce plan, issu d'un rapport remis au gouvernement en janvier par le chanteur aveugle Gilbert Montagné, s'articulera autour de cinq mesures-phare. Il s'agit de proposer des manuels scolaires en braille dès la rentrée 2010, améliorer l'accès à l'emploi, développer l'autonomie, l'accessibilité des lieux publics et l'accompagnement, mettre en place la vocalisation des appareils de la vie courante et l'audiodescription des programmes télévisuels et de films en salles, ont indiqué les ministres Xavier Bertrand et Valérie Létard. Selon cette dernière, "il est de notre responsabilité collective que les personnes déficientes visuelles bénéficient des mêmes droits et garanties que tous les autres citoyens français".
L'objectif du plan qui devait être disponible en braille ce mardi, est notamment de "rendre plus accessible les innovations technologiques", a précisé Xavier Bertrand à l'issue d'une visite de l'entreprise Ceccia spécialisée dans les nouveaux produits à usage des déficients visuels au quotidien (téléphonie mobile, signalisation sonore, logiciel de synthèse vocale, etc). Le ministre a également annoncé une "campagne nationale d'information sur le handicap visuel" en 2009 et une proposition pour une nouvelle "norme européenne d'étiquetage" pour les produits de consommation courante (braille ou gros caractères). "Je vais suivre d'un regard ouvert et incisif les avancées de ce plan auquel je crois", a souligné Gilbert Montagné, présent à la conférence de presse.
07 juin 2008
Le Plan Handicap Visuel
Le Plan Handicap Visuel : pour une intégration pleine et entière à la vie de la Cité
Un plan de 18 millions d’euros en 4 ans bâti atour de 3 mots clés :
dignité, autonomie et intégration sociale.
* Cinq mesures-phares
Développer l’édition adaptée avec une urgence : les manuels scolaires
Améliorer l’accès à l’emploi (l’adaptation des postes de travail et au
suivi personnalisé de la personne handicapée visuelle.)
Vivre de façon totalement autonome en mettant l’accent sur leur
sécurité pour accéder aux espaces publics et le développement des
métiers de l’accompagnement comme celui d’instructeur en
locomotion.
Il concerne la vie quotidienne des personnes handicapées
visuelles par la vocalisation : l’accès aux appareils de la vie courante
(électroménager, ordinateurs, téléphones)
Rendre les médias accessibles grâce à l’audiodescription des
programmes télévisuels.
Ce plan a fait l’objet d’une large concertation avec les associations et à un travail interministériel intensif.
* Un plan issu d’une vaste concertation
Ce plan est issu des propositions du rapport de Gilbert Montagné des propositions du rapport sur « l’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans le monde d’aujourd’hui », remis au Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et à la Secrétaire d’Etat à la solidarité le 8 janvier 2008.
Ce plan mobile les ressources publiques pour près de 16 millions :
Ce plan mobilise à hauteur de 2 millions d’euros les partenaires
indispensables des pouvoirs publics au service de l’emploi des personnes
handicapées : l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des
personnes handicapées (AGEFIPH) et le Fonds d’insertion
professionnelle des personnes handicapées de la fonction publique
(FIPHFP).
Dossier de presse : le plan handicap visuel (283 ko)
29 mars, 29 mai....Mais le 10 juin ?
29 mars, 29 mai....Mais le 10 juin ?
A quelques jours de l'ouverture de la Conférence nationale sur le handicap (10 juin 2008), beaucoup de questions se posent aux personnes handicapées, à leurs familles, à tous les acteurs de ce secteur.
De grands espoirs sont nés après le vote de la loi du 11 février 2005, Trois ans après, beaucoup d'angoisses apparaissent, et elles sont justifiées.
* Quid des ressources des personnes handicapées ? L'allocation adulte handicapé (AAH) restera-t-elle longtemps encore l'unique ressource de beaucoup de personnes ? Un « projet de vie », tel que le prévoit la loi, à mener avec 628 euros par mois : une véritable gageure !
* Quid du retour à l'emploi pour ceux qui en sont le plus exclus (plus du double qu'en « milieu ordinaire ») ? Parmi les personnes handicapées, un grand nombre aurait la possibilité de reprendre (ou prendre) une activité professionnelle, mais cela leur est « interdit » ! La Fonction Publique, avec moins de 4% de travailleurs handicapés, n'est pas encore prête à s'ouvrir à la différence ; les pénalités augmentées pour le non-respect des 6% d'obligations d'emploi ne semblent pas venir à bout des préjugés handiphobes de beaucoup d'entreprises.
* Quid de la rentrée scolaire pour les enfants handicapés ? Ne vont-ils pas faire les frais des diminutions d'effectifs dans l'Education Nationale ?
* Quid du « 5ème risque » pour les personnes handicapées, et surtout de son financement ? Beaucoup ont encore en mémoire la « résistance » efficace qui a été menée par les personnes concernées pour éviter la récupération de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH) sur la succession des bénéficiaires. Comme si la solidarité nationale se réduisait à « un prêt récupérable sur descendance » et la solidarité familiale consistait à faire payer aux enfants le handicap ou l'âge de leurs parents !
Le 29 mars, puis le 29 mai, les personnes en situation de handicap ont montré leur capacité de mobilisation. La guérilla urbaine n'est pas dans leurs principes, mais leur exaspération est à son comble.
Dans son article « Le risque Xavier Bertrand », Jerôme Pellissier écrit très justement :
« Demain, pour les Français atteints de handicaps, de maladies invalidantes, chroniques, victimes d'accidents, etc., les choses seront nettes : soit ils pourront payer pour être correctement aidés et soignés (et ils paieront alors d'autant plus que leur argent servira à enrichir les assureurs et non à permettre, via l'Etat, de viser l'égalité d'accès de tous aux aides et soins) ; soit ils seront, et de plus en plus, mal soignés, mal aidés, mal accompagnés. Bienvenue à la Cour des miracles du 21e siècle ! »
Espérons que le Président de la République saura faire les bons choix et annoncer le 10 juin autre chose que du replatrage !
Lire : "Le risque Xavier Bertrand" , de Jérome Pellissier :
http://jerpel.fr/spip.php?article220&var_mode=calcul
Handicap et Emploi : l'impossible quota
Handicap et Emploi : l'impossible quota
Le taux de chômage des travailleurs handicapés est encore de 17%, soit
le double de celui des valides. Les employeurs trainent des pieds
malgré le quota de 6 % qui leur est imposé. Mais, à y regarder de plus
près, l'objectif s'avère impossible à atteindre. La Conférence du
Handicap qui se tiendra le 10 juin permettra-t-elle de trouver enfin
des solutions ?
Cliquez sur l'image et lisez sinon, allez là
20 mai 2008
Le ciel européen accessible
Le ciel européen accessible aux personnes handicapées
Refuser l'accès d'un voyageur à bord d'un avion ou lui faire payer le double du prix le vol en raison d'un handicap, deux situations inacceptables et considérées comme des infractions passibles de sanctions. A partir du 26 juillet 2008, le règlement européen 1107/2006 sera entièrement d'application sur tout le territoire des pays de la CE.
A l'approche des départs en vacances, Altéo se réjouit de ce grand pas en avant qui concerne 30% de la population, à savoir les personnes handicapées mais aussi les personnes à mobilité réduite. Toute personne qui est gênée dans ses mouvements en raison de son handicap ou de son âge est considérée comme telle.
A ce titre, les passagers qui manquent de mobilité peuvent bénéficier d'une assistance adaptée à leurs besoins. Ils pourront désormais être pris en charge dès leur arrivée à l'aéroport, c'est-à-dire dès la sortie du bus, du taxi ou du train. A l'aéroport de Bruxelles national, des points de contact avec interphone ont été installés pour signaler son arrivée. De son côté, le passager est tenu d'informer le prestataire de service de l'aéroport au moins 48 h à l'avance. Le plus simple est, bien entendu, de le faire dès la réservation du billet d'avion. Dans tous les cas, l'assistance est gratuite y compris pour le transport d'un fauteuil roulant ou d'un chien d'assistance. Ceux-ci peuvent d'ailleurs voyager en cabine.
Autre avancée majeure liée au texte législatif européen : les passagers handicapés ne peuvent plus se voir refuser leur réservation ou l'embarquement sauf dérogation motivée par des raisons de sécurité ou d'exiguïté de l'avion. La compagnie doit prévoir dans ce cas un remboursement ou un réacheminement.
En cas de refus d'embarquement comme en cas de défaut d'assistance, le voyageur handicapé peut porter plainte s'il estime qu'il y a infraction. Il le fera auprès de la compagnie aérienne ou du gestionnaire d'aéroport. Si vous êtes, malheureusement, amené à introduire une plainte, veuillez en adresser une copie à Altéo * qui assurera le suivi vers le Belgian Disability Forum.
Laurence Biron


