21 janvier 2008
Les édulcorants
L'intérêt des faux-sucre chez le diabétique
Surveiller ses apports glucidiques, mesurer son taux de glycémie font partie des gestes quotidiens d'une personne souffrant de diabète. Face à l'augmentation du nombre de diabétique en France et dans le monde, leurs régimes alimentaires évoluent et s'améliorent grâce à l'utilisation de nouveaux aliments contenant des édulcorants autrement dits des "faux sucres".
Comment les édulcorants peuvent-être utilisés par les personnes diabétiques ?
Edulcorants : Un index glycémique nul pour un pouvoir sucrant optimal !
Les
édulcorants ou faux sucres sont des molécules de synthèse c'est-à-dire
non naturelles. Mélangés à des aliments, ils donnent un goût sucré mais
sans faire augmenter le taux de glycémie après leur ingestion. Leur
index glycémique est ainsi égal à zéro. Les personnes diabétiques
peuvent donc les utiliser sans risquer de faire une hyperglycémie
c'est-à-dire une « overdose de sucre » dans le sang.
Ces molécules
miment l'effet du sucre et vont même au-delà. En effet, la majorité des
édulcorants ont un pouvoir sucrant bien supérieur aux sucres naturels.
Il faut en moyenne quatre fois moins de faux sucres pour avoir un goût
équivalent à du sucre normal. Leur seul défaut gustatif est que
certains peuvent apporter un goût amer s'ils sont présents en trop
grande quantité dans les préparations culinaires.
Les édulcorants : des faux sucres avantageux pour les diabétiques
Pourquoi introduire des faux sucres dans le régime alimentaire des diabétiques ? Le Pr Michel Pinget, chef de service d'endocrinologie à Strasbourg et président du Centre Européen d'Etude du Diabète, nous explique que "la personne diabétique ne peut pas contrôler son taux de sucre dans le sang aussi bien qu'une personne normale. Le fautif n'est pas vraiment le sucre mais plutôt les traitements utilisés par les diabétiques. Les médicaments anti-diabétiques, comprimés ou insuline, ne remplacent que partiellement le mécanisme naturel, présent dans notre corps, qui limite l'augmentation du taux de sucre (glycémie) dans le sang". Les faux sucres permettent ainsi aux personnes souffrant de diabète de ne pas être privées d'un goût sucré et de pouvoir conserver un goût "alimentaire" normale. Le Pr Michel Pinget résume : "les boissons et les aliments sans sucre permettent aux personnes diabétiques d'apprécier le goût sucré sans risque pour leur santé".
Produits sans sucre : bien lire les étiquettes
Ils existent de nombreuses appellations différentes dans nos supermarchés pour les produits en théorie sans sucre : aliments lights, allégées, sans sucre ajouté... Que doit-on faire pour trouver un aliment vraiment sans sucre ? Le Pr Michel Pinget a un truc : "lire les étiquettes ! Un vrai produit sans sucre contient 0 % de sucre mais aussi 0 % de glucides". Cela peut paraître simple mais ce n'est pas si facile à trouver. Il donne l'exemple des chewing-gums sans sucre : "Nous sommes nombreux à mâcher en toute sérénité un chewing-gum sans sucre en pensant ne pas consommer de sucre. Et bien, non, certains de ces bonbons ont du sucre malgré l'affirmation de l'emballage. Il s'agit de sucres tels que sorbitol, fructose... Ils ont un pouvoir sucrant faible mais annulent tous les avantages des édulcorants". Une trop grande consommation de tels produits peut donc être dangereuse pour l'équilibre glycémique des diabétiques qui consomment du sucre sans le savoir.
Florence Broué
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Edulcorants, pour qui ? Pourquoi ?
Edulcorants, pour qui ? Pourquoi ?
Phénylcétonurie et aspartame,
un mariage dangereux

La principale contre-indication de l'aspartame est la phénylcétonurie. Cette maladie rare exigeun régime alimentaire strict incompatible avec cet édulcorant : celui-ci contient de la phénylalanine composé interdit aux malades
La phénylcétonurie est une maladie génétique héréditaire qui touche environ 16 000 nouveaux-nés chaque année en France. Elle est transmise par les parents à condition qu'ils aient tous les deux le gène. Souvent, il s'agit de porteurs sains qui ignorent les risques qu'ils font courir à leur progéniture. Pourtant, en l'absence d'une prise en charge précoce, cette pathologie, fort heureusement exceptionnelle, entraîne des retards mentaux importants. Voilà pourquoi depuis 1975, on la dépiste à la naissance chez tous les bébés.
Quand la phénylalanine devient toxique pour le cerveau
La phénylcétonurie est provoquée par une mauvaise assimilation de la phénylalanine. Cet acide aminé essentiel est présent dans toutes les protéines animales et certains végétaux comme les céréales et les légumes secs riches en protéines. Chez le sujet sain, il est immédiatement transformé en différentes hormones par l'intermédiaire du foie et d'une enzyme.
Chez le petit malade, cette enzyme ne fonctionne pas. Au lieu d'être métabolisée, la phénylalanine est partiellement éliminée dans les urines. Le reste s'accumule sous forme de résidus toxiques dans le sang puis dans le cerveau. Si elle n'est pas dépistée et traitée à temps, la maladie endommage les cellules neuronales et peut entraîner des arriérations mentales irréversibles.
Un régime alimentaire drastique en guise de traitement
On
ne guérit pas de la phénylcétonurie. Par contre,
on peut éviter les complications qu'elle provoque à
condition de suivre le plus précocement possible un régime
alimentaire adapté pendant l'enfance et l'adolescence. De
nombreux spécialistes le recommandent même à vie.
Le régime exclut bien évidemment tous les produits
riches en phénylalanine, comme les viandes, les oeufs, les
poissons, les volailles et autres protéines animales. Certains
légumes secs et autres céréales complètes
riches en protéines seront évités ou consommés
avec parcimonie s'ils renferment de la phénylalanine. Les
fruits et les légumes frais, les fruits secs, certains
glucides complexes pauvres en protéines et les huiles
végétales forment la base de l'alimentation. Des
compléments protéinés sans phénylalanine
viennent compléter les apports journaliers.
L'aspartame, un produit dangereux
Les
édulcorants sont destinés à faire baisser la
ration calorique apportée par les aliments sucrés. On
les recommande en cas de régime minceur ou chez les
diabétiques pour limiter la sécrétion d'insuline
mais on les déconseille chez les enfants, sauf leur qu'ils
sont obèses.
Or l'un des édulcorants les plus
utilisé, l'aspartame, est riche en phénylalanine. Il
est donc totalement proscrit chez les personnes qui souffrent de
phénylcétonurie. Ceux-ci doivent donc regarder
attentivement les étiquettes, notamment des produits allégés,
pour vérifier qu'ils ne contiennent pas ce composé
(attention, il se cache parfois dans la liste des additifs, sous la
mention E951 lorsqu'il est seul et sous la mention E 962 mélangé
avec l'acésulfame K).
Néanmoins, ceux-ci peuvent
s'orienter sur les autres édulcorants, qui ne contiennent pas
de phénylalanine (le sucralose par exemple). Toutefois, comme
le souligne le Dr Olivier Spaztierer gastro-entérologue et
nutritionniste à l'hôpital Américain, "Avec
le régime qui leur est imposé, les personnes atteintes
de phénylcétonurie n'ont vraisemblablement pas besoin
d'alléger leur alimentation en sucre".
Nelly Fouks
L’aspartame menace-t-il votre santé ?
L’aspartame menace-t-il votre santé ?
Cancer,
épilepsie… L’aspartame est accusé de tous les maux outre-atlantique. Cet édulcorant, très souvent utilisé dans les produits lights, est-il dangereux ? Quels sont exactement les risques ? Doctissimo coupe court aux fausses rumeurs…
Les dernières news :
L’aspartame
dangereux ou pas ?
Toutes
les brèves sur l'aspartame
L’aspartame, vous connaissez. Cet édulcorant est l'un des plus utilisés par l'industrie agroalimentaire. Il a été découvert en 1965 et mis
sur le marché pour la première fois aux Etats-Unis en 1974. En France, il a été autorisé à partir de 1981. Or il a, dès
son apparition, été accusé d’être dangereux pour la santé.
Sclérose en plaques, crises d'épilepsie, tumeurs du cerveau…
Qu’en est-il exactement ?
Un risque de cancer ?
La plus grosse accusation qui pèse sur l’aspartame est d’augmenter le risque de cancer du cerveau. En effet, depuis plus de vingt ans, il y a une hausse sensible du nombre de cas aux Etats-Unis.
En
1996, des chercheurs américains1 ont souligné que
cette hausse était parallèle à l’utilisation croissante
de l’aspartame… Coïncidence ou non, la polémique n’a depuis cessé d’enfler. Mais la méthodologie de cette étude = a été très critiquée. Les chiffres trouvés sont remis en cause, et beaucoup de scientifiques évoquent une amélioration du diagnostic
plutôt qu’une hausse du nombre de cas… En France,
les cancers du cerveau sont relativement stables. La mortalité
liée à cette maladie à quant à elle augmenté depuis les années
1950 pour se stabiliser depuis une dizaine d’années.
Des tests chez l’animal aux études chez l’homme
Plusieurs études se sont néanmoins penchées sur les liens entre aspartame et cancer, d’abord chez le rat. Certaines trouvaient plus de tumeurs du cerveau chez ceux nourris avec l’édulcorant et d’autres aboutissaient au résultat inverse ! Mais globalement, il ne semble y avoir aucune relation entre cette maladie et la consommation d’aspartame2. Les scientifiques ont également étudié les effets cancérigènes de l’aspartame chez l’homme. Là encore, aucune influence n’a pu être démontrée3. Plusieurs études sont en cours et devraient apporter des conclusions espérons-le définitives.
Et l’épilepsie ?
Non
content d’être accusé dans les cas de tumeur, l’aspartame
est mis en cause également dans l’épilepsie. Il participerait
au déclenchement de crises. C’est du moins ce qui avait été constaté chez le singe.
Chez l’homme, une étude soulignait ce risque sur des terrainssensibles, tels que la dépression4. Mais là encore,
des études plus poussées chez l’homme ou chez l’animal n’ont finalement trouvé aucun lien entre les crises et
la consommation d’aspartame5,
Seul risque : la phénylala
Le seul problème pour lequel l’aspartame peut présenter un risque, c’est lorsque la personne souffre de phénylcétonurie (PCU). Cette maladie génétique rare entraîne des difficultés à digérer un acide aminé, la phénylalanine. Or, l’aspartame libère ce composé lors de sa digestion dans l’intestin. Mais, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), "Même pour des doses [d’aspartame] très supérieures aux doses d’exposition normales, les taux sanguins de base de phénylalanine et susceptibles d’induire des effets secondaires chez l’enfant souffrant de phénylcétonurie ne sont pas atteints". Il semble donc que le risque soit faible.
Le grand accusé…
Mais l’aspartame est également mis en cause dans de nombreux autres maux. 2621 effets secondaires ont ainsi été rapportés lors de plaintes de consommateurs aux USA. Il s’agissait d’oedèmes, de céphalées, de convulsions… Aucun lien n’a pu être établi, même si l’AFSSA souligne que certains individus peuvent présenter une sensibilité particulière à l’aspartame. Donc si vous éprouvez des nausées ou d’autres problèmes de santé, n’hésitez surtout pas à consulter votre médecin. Mais sachez cependant que l’aspartame a toutes les chances de ne pas en être le responsable…
Alain Sousa
1 - J. Neurpathol. Exp. Neurol., 1996 ; vol. 55 : p.
1115-1123.
3 - J. Nat. Cancer Inst. 1997 ; vol. 89 : p. 1072-1074.
4 - Biol. Psychiatry, 1993 ; vol. 34 : p. 13-17.
5 - Lancet. 1985 ; vol. 2 : p. 1431.
6 - Epilepsia, 1995 ; vol. 36 : p. 270-275.
7 - Ann. Neurol., 1994 ; vol. 35 : p. 98-103.
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Edulcorants, pour qui ? Pourquoi ?
Edulcorants, pour qui ? Pourquoi ?
A qui s'adressent les édulcorants ?
De l'aspartame au sucralose, en passant par le sorbitol et le xylitol, il existe toute une gamme d'édulcorants, des substances qui servent à remplacer le sucre dans les aliments. Destinés principalement aux personnes en surpoids ou diabétiques, ils peuvent être consommés pratiquement par tous, à l'exception des enfants en bas âge.
Vous connaissez tous les édulcorants. Quelles sont leurs indications et leurs contre-indications ?
Edulcorants intenses : du plaisir sucre sans calorie
Les
édulcorants intenses autorisés en France sont l'aspartame,
l'acésulfame k, le sucralose, la saccharine, le cyclamate de sodium, la
thaumatine, et la néohespéridine d c. Seuls les quatre premiers sont
largement présents dans la recette des édulcorants de table, comprimés
et poudres, et dans différents produits allégés : boissons "light",
eaux aromatisées sans sucre, laitages, glaces...
Ils ont en
commun un très fort pouvoir sucrant, 100 à 600 fois supérieur à celui
du sucre. Il en faut si peu pour donner le goût sucré aux aliments que
leur apport calorique est négligeable.
A noter toutefois que les édulcorants en poudre sont plus énergétiques
que ceux en comprimés, parce qu'ils comportent, pour avoir plus de
volume, du lactose (glucide de constitution du lait) ou de la
maltodextrine (glucide issu de la décomposition de l'amidon des
céréales) : une cuillère à café apporte 2 kcal, mais c'est 10 fois
moins qu'une cuillère de sucre. Les édulcorants intenses peuvent donc
constituer une bonne alternative pour les personnes en surpoids,
voire soucieuses de ne pas prendre de poids. Evidemment, la
consommation d'édulcorants n'aide à maigrir que lorsqu'on contrôle
l'ensemble de ce qu'on mange. Sinon, on peut avoir inconsciemment
tendance à compenser le déficit calorique occasionné par la
substitution d'édulcorants au sucre.
Autre atout des édulcorants
intenses, ils n'ont aucun impact sur la glycémie, taux de sucre
sanguin. Car bien qu'ils aient une saveur sucrée, ce ne sont pas des
glucides. Ils conviennent donc aux personnes diabétiques. En cas de diabète de type 2
(non insulino-dépendant), leur apport calorique quasi nul va bien dans
le sens de la perte de poids recherchée pour équilibrer les glycémies.
En cas de diabète de type 1
(insulino-dépendant), où les aliments sucrés sont tolérés en petite
quantité, les édulcorants sont tout de même intéressants, notamment
sous forme de sodas "light" (les boissons sucrées normalement demeurent
vivement déconseillées, car plus hyperglycémiantes que les aliments
sucrés). Les édulcorants intenses conviennent aussi aux personnes
souffrant d'hypertriglycéridémie, les triglycérides sanguins en excès
pouvant être fabriqués par l'organisme à partir des glucides.
Edulcorants de charge ou polyols : le goût sucré sans les caries
Les polyols sont le sorbitol, le mannitol, l'isomalt, le maltitol, le lactitol, et le xylitol. Contrairement aux glucides, ils ne sont pas utilisables par les micro-organismes de la plaque dentaire. Leur principal intérêt réside donc dans la prévention des caries. Le xylitol freinerait même le développement de la plaque dentaire. Réservés au départ aux bonbons et chewing-gums "sans sucre", ces édulcorants se trouvent maintenant dans d'autres produits comme les chocolats et les confitures allégés en sucre. Sur le plan énergétique, les polyols sont en moyenne 2 fois moins caloriques que le sucre : 2 kcal par gramme (au lieu de 4). Ils n'ont presque pas d'impact sur la glycémie. Les aliments avec polyols peuvent donc également convenir aux personnes en surpoids ou diabétiques, il faut toutefois tenir compte de leur apport énergétique non nul, voire de leur apport en glucides : par exemple, une confiture comportant des polyols peut aussi contenir du fructose en remplacement du sucre. La limite de consommation des polyols est l'inconfort digestif qu'ils peuvent occasionner, fonction de la sensibilité de chacun. Partiellement dégradés dans le côlon (gros intestin) par la flore intestinale, ils donnent lieu à la production de gaz, ils peuvent, à fortes concentrations, ballonner, parfois entraîner une diarrhée. Pour certains polyols comme l'isomalt, on a démontré que ces troubles digestifs s'estompent après plusieurs jours de consommation. Toutefois, les aliments contenant des polyols portent obligatoirement la mention : "une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs".
Edulcorants et dose journalière autorisée
Les édulcorants intenses comptent parmi les additifs. Ils bénéficient chacun d'un numéro de code européen et sont autorisés après évaluation toxicologique et attribution d'une DJA, dose journalière admissible. Pour définir cette DJA, exprimée en mg par kilo de poids corporel, on prend de grandes marges de sécurité. Toutes les périodes de la vie sont couvertes, y compris chez la femme la grossesse et l'allaitement. Il est par ailleurs difficile d'atteindre la DJA. Par exemple, pour l'aspartame, la DJA est de 40 mg par kilo de poids. Une femme de 60 kilos pourrait donc en consommer jusqu'à 2,4 g par jour, l'équivalent d'environ 100 comprimés. Pour le sucralose, la DJA est de 15 mg par kilo de poids. A une femme de 60 kilos, il faudrait 180 sticks individuels pour atteindre 900 mg de sucralose. Bien sûr, il faut aussi tenir compte des édulcorants incorporés dans les aliments du commerce, sodas et aliments allégés. Mais, leur proportion est strictement réglementée par des textes européens et français. Pour déterminer un chiffre maximal, les experts tiennent compte de nos habitudes de consommation. Si on ne mange pas d'un aliment édulcoré avec démesure, il n'y a aucune raison d'atteindre les DJA.
Edulcorants, pas pour les enfants de moins de 3 ans
Les enfants de moins de 3 ans représentent la seule catégorie de
population pour laquelle les experts émettent des réserves.
L'adjonction d'édulcorants intenses aux aliments qui leur sont réservés
(pour "enfants en bas âge") n'est pas autorisée. De toute façon, il n'y
a aucune logique à proposer des aliments allégés à des enfants en phase
de croissance intense avec d'importants besoins énergétiques. En cas
d'obésité précoce, l'usage d'édulcorants ne doit être mis en place
qu'après une consultation de nutrition.
Une contre-indication à
l'aspartame à ne pas oublier est la phénylcétonurie, une maladie
génétique rare qui se détecte à la naissance, affectant le métabolisme
de la phénylalanine. Ceci explique la mention obligatoire : "contient
une source de phénylalanine" sur les produits comportant de l'aspartame.
A noter : les polyols, considérés comme sûrs, car présents
naturellement dans certains végétaux, n'ont pas de DJA. Leur
contre-indication essentielle est la colopathie fonctionnelle (colite),
voire la gastrite. Ils ne conviennent pas non plus aux enfants de moins
de 3 ans, dont le tube digestif est particulièrement fragile.
Florence Daine
Merci au Dr Fernando Aguilar, responsable du comité d'experts en charge de l'évaluation des additifs alimentaires à l'Afssa, agence française de sécurité sanitaire des aliments.
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