MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE

Combattre l'injustice, les douleurs du monde et nos douleurs face à la maladie. La vie est un combat et malgré les maux, il nous faut avancer sur le chemin de notre destinée...

10 mars 2008

Disposition génétique à l'anxiété et à des traits de personnalité reliés

Disposition génétique à
l'anxiété et à des traits
de personnalité reliés


Des variations dans un gène (le RGS2) sont liées à des traits anxieux, tels que la timidité et l'introversion selon une récente recherche américaine parue dans les Archives of General Psychiatry.

"Cette variation était associée à des comportements timides et inhibés (peu spontanés) chez les enfants, à une personnalité introvertie chez les adultes

et à une plus grande réactivité de régions du cerveau impliquées dans le traitement de la peur et de l'anxiété, affirme Jordan Smoller", l'auteur principal.

"Chacun de ces traits est un facteur de risque pour le développement du trouble d'anxiété sociale (ou phobie sociale) qui est le trouble anxieux le plus fréquent".

Les chercheurs ont analysé des échantillons sanguins d'enfants de 119 familles dont les réactions à des situations non familières avaient déjà été évaluées aux âges de 21 mois, 4 et 6 ans. Alors que le gène étudié avait déjà été identifié dans des recherches sur un modèle animal. Neuf variations de ce gène se sont avérées associées à l'inhibition.

Une deuxième partie de la recherche a été réalisée après de 700 étudiants de niveau collégial. Les variations génétiques associées aux comportements inhibés chez les enfants étaient aussi plus fréquentes chez les étudiants introvertis, ce trait de personnalité impliquant aussi l'inhibition sociale.

L'activité du cerveau au moyen d'une technologie d'imagerie cérébrale a été étudiée chez 55 étudiants pendant qu'ils visualisaient des photos de figures exprimant diverses émotions. Ceux qui portaient les variations génétiques associées à l'inhibition et à l'introversion présentaient une plus grande activité de l'amygdale et de l'insula qui sont des structures liées à l'anxiété.

Les chercheurs espèrent que ces travaux conduiront à de nouvelles cibles pour de meilleurs médications pour les troubles anxieux.

Psychomedia avec
Source: Massachusetts General Hospital, News release

Voyez également:


Le bonheur serait lié à la personnalité et en bonne partie génétique
Qu'est-ce que la phobie sociale (ou anxiété sociale) et comment la surmonter?
DOSSIER : Anxiété
DOSSIER : Troubles anxieux et médicaments

Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez nos FORUMS Anxiété.

PsychoMédiaPublié le 06 mars 2008

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08 juin 2007

La surcharge en fer se diagnostique et se traite

La surcharge en fer se diagnostique et se traite

Samedi, c’est la Journée nationale de l’hémochromatose. Caractérisée par une surcharge en fer de l’organisme, elle a été reconnue en 1975 comme maladie génétique… et elle est la plus fréquente d’entre elles ! Samedi donc, dans plus de 60 villes en France des conférences permettront au public de s’informer.

L’hémochromatose frappe près d’une personne sur trois cents ! Aujourd’hui pourtant, seuls 10% des patients sont traités. Et plus de 150 000 Français ignorent qu’ils en souffrent. Or l’hémochromatose lorsqu’elle n’est pas prise en charge, évolue sournoisement jusqu’à provoquer une mort prématurée.

Elle apparaît le plus souvent vers 25-30 ans chez l’homme, 30-35 ans chez la femme. Dans un premier temps, elle se manifeste par une fatigue chronique, des douleurs articulaires dans les mains, les poignets, les genoux et les chevilles, une baisse de la libido ou encore une coloration terne, grise ou anormalement bronzée de la peau. La surcharge en fer va ensuite provoquer des lésions irréversibles du foie, du coeur, du pancréas, des glandes endocrines et des articulations. Sans traitement, elle pourra se trouver à l’origine de cancers primitifs du foie, d’arrêts cardiaques et de certaines formes compliquées de diabète.

Or nous disposons de tous les moyens pour éviter d’en arriver là. Une simple prise de sang permet de diagnostiquer la maladie. Et depuis le 1er mai de cette année, l’examen est pris en charge par l’Assurance-maladie. Quant au traitement, il a amplement prouvé son efficacité. Et il rend au malade une espérance de vie tout à fait normale. D’où l’importance d’un dépistage précoce. Pour davantage d’informations, contactez l’Association hémochromatose France au 04 66 64 52 22 ou consultez le site internethttp://www.hemochromatose.fr.

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28 août 2006

Enquête génétique

Introduction

Spermatozoïdes avant l'ovulation

Une enquête génétique consiste à procéder à l'anamnèse c'est-à-dire à recueillir des renseignements fournis par le malade lui-même et son entourage, pour essayer de comprendre d'où proviennent les malformations génétiques qui existent à l'intérieur d'une famille.

Technique

Il est tout d'abord procéder à un interrogatoire de la personne apportant le plus de renseignements sur une tare potentielle (possible) à l'intérieur de la famille.

En pratique ou note tous les renseignements possibles (non prénom adresse etc.) ainsi que la date de naissance et de la mort des parents, grands-parents, oncles et tantes et de la descendance.

Toutes les maladies dont se souviennent les individus interrogé, sont ensuite notées et on essaie de faire le lien entre la survenue de ces maladies et un décès inexpliqué entre autres ou la survenue d'une de malformations graves durant la grossesse d'un des membres de la famille.

La recherche d'une parenté (consanguinité) dans la famille, susceptible d'entraîner l'apparition de la maladie rare, est également recherchée. Certaines maladies sont systématiquement recherchées il s'agit entre autres des fièvres méditerranéennes familiales du déficit en glucose six phosphate déshydrogénase, d'une hypercholestérolémie familiale, d'un déficience en alpha un antitrypsine (en particulier chez individus présentant un emphysème), d'une néphrose congénitale ou d'une fibrose kystique.

Certaines ethnies sont plus susceptibles de voir apparaître des maladies au sein de leur famille que d'autres. Ainsi chez :

  • Les individu d'origine juive: l'abêtalipoprotéinémie, la maladie de gaucher, la pentosurie.
  • Les canadiens on recherchera la tyrosinose.
  • Les noirs : la drépanocytose, la thalassémie, un déficit en glucose six phosphate déshydrogénase etc.
  • Les Chinois une déficienceen glucose six phosphate déshydrogénase, la thalassémie avec une forme en particulier : la forme bêta, une intolérance au lactose etc.
  • Les scandinaves une déficience en alpha 1 antitrypsine, en particulier chez les Finlandais.
  • Les méditerranéens : la thalassémie, un déficit en glucose six phosphate une hypercholestérolémie familiale en particulier chez les Libanais, une fièvre méditerranéenne familiale etc.

Cellule (activité génétique)


Anglais : exon est la partie de l'ADN d'un gène qui, porte l'information du code génétique pour la synthèse des protéines (pour les spécialistes lors du décalque de cet ADN par l'ADN de transfert)

L'autre partie du gène est appelée l'intron, aucun rôle ne peut lui être attribué pour l'instant.

La protéine est le résultat d'une séquence spécifique d'acides aminés. Autrement dits les acides aminés sont les éléments de base (les briques en quelque sorte) mis bout à bout, constituant une protéine. Il s'agit d'unités structurelles. Ces unités structurelles sont liées les unes aux autres selon la norme qui correspond à un programme génétique établi à l'avance.

Les ribosomes sont de petites granules particulièrement bien mises en évidence par les colorants qu'ils affectionnent beaucoup. Les ribosomes, constitués essentiellement d'un type d'ARN qui est l'ARN ribosomal contiennent également des protéines. Chaque ribosome est composé de deux sous unités se présentant sous la forme de petits globules de dimensions différentes et s'emboîtant l'un dans l'autre. La petite sous-unité siège au-dessus de la grosse. Le rôle des ribosomes dont les uns (les ribosomes libres) flottent librement dans le cytoplasme et les autres (les ribosomes liés à la membrane), font la synthèse des protéines. Ceux fixés à la membrane appartiennent à un complexe appelé réticulum endoplasmique rugueux, ils assurent principalement la synthèse des protéines qui sont destinées aux membranes de la cellule, aux lysosomes mais aussi aux protéines devant sortir de la cellule. Pour résumer, ces deux fonctions peuvent alterner et dépendent de la protéine qu'ils produisent à un moment ou à un autre.

Déroulement des opérations.
Celles-ci passent par deux étapes : la transcription et la traduction.
La transcription
L'ADN qui est situé dans le noyau rappelons-le et qui est incapable d'en sortir étant donnée sa taille, doit transmettre l'information génétique. Le transfert de cette information va se faire grâce à un messager que l'on appelle l'ARN messager. Cet ARN permet de décoder le message donné par l'ADN dans le noyau. Il va ensuite passer du noyau vers le cytoplasme en franchissant les limites du noyau. C'est à l'intérieur du cytoplasme que se produit la synthèse des protéines (fabrication des protéines) à partir des ribosomes et grâce à l'aide d'un second ARN appelé ARN de transfert (ARN t).
Le but des ribosomes est d'obtenir un ordre " génétique " à partir de l'ADN qui lui est situé à l'intérieur du noyau, nous ne le répèterons jamais assez. Le transport de cet ordre génétique va s'effectuer en deux phases. Le passage du message de l'ADN à l'ARN messager est la transcription. Le message qui est contenu dans l'ARN messager va ensuite être utilisé pour former la protéine proprement dit, c'est l'état de la traduction.

Pour que la transcription du message de l'ADN à l'ARN se déroule convenablement, il doit s'opérer une coupure des liaisons qui existent entre les bases de la double hélice de l'ADN. Pour cela les deux brins de l'hélice doivent se dérouler afin de permettre aux chaînes de se séparer. Une des deux chaînes de l'ADN est choisie pour la lecture, c'est celle qui possède une séquence spécifique de nucléotides : les promoteurs. Cette chaîne de nucléotides joue le rôle de signal de départ de manière à ce que la molécule d'ARN messager se constitue. Contrairement à l'ADN, l'ARN n'est pas constitué d'avance. Ce sont les ordres de l'ADN qui obligent l'ARN messager à " synthétiser" à partir des nucléotides selon un certain agencement. Les nucléotides utilisés son présent dans le noyau cellulaire à l'état libre.
Pour comprendre cet état primordial il est nécessaire de s'imaginer que chaque nucléotide correspond à une lettre de l'alphabet avec lesquels il est possible d'écrire un ou plusieurs mots. Imaginons que ces lettres sont disposées en désordre dans un sac, un des bras de l'ADN libre donne à chaque nucléotide (ceux qui se trouvent dans le sac) l'ordre de venir épouser un de ses nucléotides à lui. Ainsi, à l'intérieur du noyau les nucléotides libres de l'ARN messager qui sont l'état libre dans le noyau adhèrent aux nucléotides de la chaîne d'ADN libéré. Rappelons-le les nucléotides s'apparient selon une loi stricte

L'adénine avec la thymine ou uracile
La cytosine avec la guanine
On obtient donc une chaîne d'ARN qui est non plus identique mais complémentaire à la manière d'un puzzle.
Grâce à l'intervention d'une enzyme appelée l'ARN polymérase on obtient la fin de la transcription des bases de l'ADN sur l'ARN messager. L'étape suivante est la libération de l'ARN messager.

2) La traduction
Une fois que l'ARN est libéré il passe les limites du noyau de la cellule puis atteint le cytoplasme de celle-ci. Dans le cytoplasme, l'ARN messager (ARNm) se lie à un ribosome (voir ci-dessus) exactement entre les deux unités qui le constituent. À partir de cet instant un autre ARN (dont la taille est plus réduite que le précédent) permet le transfert et l'orientation des acides aminés (éléments de base constituant les protéines) sur la chaîne d'ARN messager, il s'agit de l'ARN de transfert (ARNt). L'ARNt possède la capacité de pouvoir à la fois se combiner un acide aminé et avec un codon provenant de l'ARN messager (qui donne l'ordre au ribosomes de fabriquer l'acide aminé selon le cordon reçu de l'ADN). Autrement dit l'ARN de transfert est un lien d'identification entre l'acide aminé et le codon de l'ARN messager.

Toujours dans le cytoplasme de la cellule, à l'étape suivante, apparaît un anticodon d'ARN de transfert qui fait face à un codon d'ARN messager. Ainsi pourvu de leurs acides aminés les ARN de transfert se positionnent sur un site de fixation qui se trouve en dessous de la sous-unité 60S du ribosome. Autrement dit le premier site est occupé par l'ARN de transfert qui porte la chaîne constituée de plusieurs acides aminés en train de se former et le second site quant à lui retient l'ARN de transfert qui porte l'acide aminé qui va venir se rajouter à cette chaîne.
Quand la liaison entre deux acides aminés se fait, le premier ARN de transfert quitte le ribosome alors que la chaîne d'acide aminé se fixe sur le second ARN de transfert et prend de ce fait, la place du premier. Le second site, situé sur le ribosome, devient libre, laissant la place à un autre ARN de transfert qui l'occupe, devenant dès cet instant le porteur du prochain acide aminé etc…
À un certain moment le codon de terminaison arrive au niveau du ribosome ce qui oblige la chaîne d'acide aminé (la protéine ainsi constituée) de se libérer de ce dernier. Une nouvelle protéine est ainsi fabriquée.

Colite cryptogénétique


voir également spondylarthropathie, ténesme, épreintes, rectoscopie, colonoscopie, lavement baryté
,
colectasie, fissure anale, pyoderma gangrenosum En anglais : ulcerative colitis. Synonymes : rectocolite muco ou ulcéro hémorragique, colite ulcéreuse. Inflammation chronique (prolongée) de la muqueuse (couche de cellules de recouvrement) du côlon et du rectum. On n’en connaît pas l’origine. Cette maladie se caractérise par des émissions par l’anus de mucus (sécrétion visqueuse semblable à de la glaire) associé à du sang. La rectocolite hémorragique (RCH), dont l’incidence familiale est élevée, est une maladie rare qui touche essentiellement la femme jeune (20-30 ans). Elle s’associe le plus souvent à une inflammation chronique des articulations vertébrales, la spondylarthropathie. Mécanisme La maladie commence le plus souvent par le rectum où elle peut rester cantonnée, on parle alors de proctite ou rectite (inflammation du rectum). Généralement, elle atteint l’ensemble du côlon et parfois même l’iléon. Au stade aigü, l’examen de l’intérieur de l’intestin montre une muqueuse contenant de l’eau et recouverte de multiples petites hémorragies. A un stade plus avancé, alors que la muqueuse saigne facilement, on voit apparaître des ulcérations (petites plaies plus ou moins profondes). Au fur et à mesure que le temps passe, la muqueuse perd sa coloration rouge et devient de plus en plus pâle. Elle se déforme et l’on voit apparaître des sortes de polypes (proéminences de la muqueuse) accompagnés de petits abcès.  Symptômes  Syndrome dysentérique se caractérisant par :

  • Diarrhée plus ou moins sanglante
  • Douleurs abdominales
  • Epreintes se caractérisant par une colique (douleur abdominale s’accompagnant d’une contraction douloureuse et répétitive) précédant une évacuation et associée à une inflammation du gros intestin. Les épreintes sont accompagnées d’une fausse envie pressante et impérieuse d’aller à la selle
  • Ténesme (faux besoins)
  • Selles ne contenant pas de matières, liquides et parfois purulentes (contenant du pus)
  • Amaigrissement
  • Fatigue
  • Perte de l’appétit
  • Fièvre parfois très élevée.

Radiologie L’endoscopie, et plus particulièrement la rectoscopie (visualisation directe du rectum à l’aide d’une fibre optique), permet de poser le diagnostic. Cet examen montre une muqueuse luisante et rouge, qui saigne spontanément dès qu’on la touche. La rectoscopie est accompagnée d’une biopsie qui permet de compléter le diagnostic. La rectoscopie est parachevé par la fibroscopie du côlon et de l’iléon (dernière partie de l’intestin grêle) particulièrement indiquée dans certaines formes de recto-colite ulcéro-hémorragique étendues mais également quand il existe une suspicion de cancer à ce niveau. Quelquefois la coloscopie est contre-indiquée, et il est nécessaire d’effectuer une radiographie de l’abdomen sans préparation, qui montre que des modifications du côlon à type de dilatation (augmentation de volume). Le lavement baryté est également utile, et montre des rétrécissement du colon et une disparition des contractions de celui-ci, ainsi qu’une muqueuse semblant contenir des polypes. Cet examen radiologique donne la possibilité de visualiser le gros intestin grâce à une radiographie effectuée après préparation par de la baryte (produit de contraste injecté dans le colon). Il se pratique de moins en moins depuis la généralisation de la coloscopie (visualisation directe de l’intérieur du côlon, par l’intermédiaire d’un appareil muni de fibres optiques). Une radiographie de l’abdomen prise sans préparation préalable, ne montre pas avec suffisamment de précision l’intérieur des organes creux. C’est pour cette raison que l’on emploie comme produit de contraste la baryte, qui met en valeur les modifications anatomiques et anormales de la paroi du colon et de sa muqueuse de recouvrement (couche de cellules de protection). Le lavement baryté, que l’on introduit dans le rectum à l’aide d’une canule appelée anorectale, permet d’effectuer 2 types de lavements : le lavement baryté simple et le lavement baryté en double contraste. Evolution

  • Une très petite partie (environ 10 %) des premières poussées présentent une rémission allant de 10 à 15 ans. Il existe une forme mineure, qui ne s’accompagne pas d’un amaigrissement important, sans fièvre et avec uniquement quelques selles sanguines lentes. Les douleurs abdominales sont pas fortes pour ces patients, dont le diagnostic ne sera pas toujours effectué. Ils présentent parfois uniquement une proctite ulcéreuse (inflammation du rectum accompagnée de petites plaies localisées) dont le pronostic est favorable.
  • Environ 80 % des malades présentent des poussées émaillées de rémission dont la durée est plus ou moins importante. Ces patients souffrent d’une forme de rectocolite ulcéro-hémorragique de gravité moyenne se caractérisant par une perte de poids et une température légèrement élevée. Ils présentent par ailleurs des douleurs de l’abdomen et environ 4 à 6 selles par vingt-quatre heures. Ils sont susceptibles d’évoluer vers une aggravation des poussées, et pour quelques-uns d’entre eux une rémission dont la durée est variable.
  • Pour 20 % des patients, il est nécessaire d’intervenir chirurgicalement lors de poussée grave.
  • En ce qui concerne mortalité, celle-ci est relativement faible et le plus souvent secondaire à une hémorragie importante ou une dégénérescence cancéreuse. Certains malades présentent une rectocolite ulcéro-hémorragique culminante, tout particulièrement des enfants et des adultes jeunes. Dans ce cas, les évacuations de selles sont incessantes, la température est élevée, l’état général s’altère de façon importante. Ils présentent un amaigrissement rapide et les lésions s’étendent généralement à l’ensemble du côlon.

Complications

  • Fistules : communications anormales entre un abcès et la peau. Elles sont dues à l’inflammation liée à la maladie, ou aux abcès.
  • Fissures anales : ulcération de la muqueuse de l’anus. Cette plaie, de forme plutôt allongée, est due à une érosion. Elle est plus superficielle qu’une déchirure.
  • Abcès
  • Sténose (diminution du calibre) des intestins
  • Perforation, survenant essentiellement dans les formes sévères de rectocolite hémorragique, sur une ulcération étendue qui a rendu la paroi de l’intestin extrêmement fragile.
  • Colectasie (dilatation du côlon), qui serait due à une diminution des possibilités de contraction de l’intestin due à l’inflammation. Sans doute l’utilisation inadaptée de médicaments qui diminuent la motilité intestinale, comme la codéine, le lopéramide, le diphénoxylate, l’élixir parégorique, ou de médicaments contenant des anticholinergiques (utilisés contre la diarrhée lors des poussées aiguës de cette maladie) semble devoir précipiter la survenue de cette complication. Le paradoxe qui réside dans cette complication est la diminution de la diarrhée, qui ne correspond pas à une amélioration de l’état général du patient mais est due à son aggravation. En effet, cette diminution de la fréquence des diarrhées serait la traduction d’une atonie du côlon (baisse de la réponse musculaire). D’autres signes accompagnent cette complication typique de la rectocolite hémorragique : mauvais état général du patient, accélération du rythme cardiaque (tachycardie), chute de la tension artérielle, douleur abdominale.
  • Cancer du colon : il touche les patients présentant une atteinte étendue de la muqueuse (on parle alors de pancolite), ou ceux qui présentent une évolution depuis de très nombreuses années. Il est difficile d’avancer des chiffres, mais on peut néanmoins parmer de 1 % après 10 ans d’évolution, 12 % après 15 ans, 25 % après 20 ans, 42 % après 24 ans.
  • Mégacôlon toxique : il s’accompagne d’une dilatation très importante du côlon due à une atteinte de l’innervation susceptible d’entraîner une paralysie de la musculature du côlon. Le mégacôlon toxique se caractérise par une déshydratation (perte de liquide de l’organisme) avec risque de perforation.
  • Hémorragies digestives basses, le plus souvent associées à une perforation.
  • Erythème noueux (apparition de nodosités sur une peau de coloration plus ou moins rouge, se situant au niveau de la face avant et interne des tibias entre autres)
  • Complications articulaires : elles surviennent environ chez 25 % des patients atteints de maladies inflammatoires des intestins. Elles revêtent différents caractères, et peuvent aller de la simple douleur des articulations aux atteintes articulaires importantes très douloureuses avec augmentation de volume. Elles touchent essentiellement les chevilles, les genoux et les poignets, mais les autres articulations peuvent également être concernées. Les examens de laboratoire sont négatifs, et la maladie évolue de façon parallèle à l’inflammation des intestins.
  • Manifestations cutanées à type de pyoderma gangrenosum, correspondant à une lésion cutanée importante pouvant être due à de nombreux germes. Elle survient le plus souvent sur le tronc et à la face antérieure du tibia. Elle guérit parfois sans cicatrice.
  • Oculaires (inflammation de l’iris et de l’uvée)
  • Hépatique : hépatite chronique, atteinte de la vésicule biliaire et des voies d’excrétion de transport de la bile
  • Urinaire : calculs
  • Problèmes de coagulation sanguine à type d’hypercoagulabilité (augmentation des capacités de coagulation du sang)

Traitement

  • Repos
  • Utilisation de sédatifs
  • Traitement de la diarrhée prudent, car il est susceptible d’aggraver la rectocolite hémorragique
  • Régime (celui des diarrhées)
  • Utilisation de la cortisone lors des poussées, soit sous forme de comprimés en utilisant la prednisone, soit sous forme de lavement avec hydrocortisone plus spécifiquement utilisée dans les proctites (inflammation du rectum). Le lavement doit être gardé aussi longtemps que possible. Il est administré le soir. L’utilisation de la cortisone se fait également par voie intraveineuse sous forme de perfusion continue d’hydrocortisone, surtout quand il existe une diarrhée fréquente et dans le mégacôlon toxique (voir complications). Le relais est ensuite pris par les corticoïdes en comprimés.
  • La sulfasalazine ou mésalazine est utilisée dans les formes dont l’évolution est rapide.
  • L’utilisation des immunosuppresseurs (médicaments dont le but est de diminuer l’activité du système immunitaire de l’organisme), comme l’azathioprine et la mercapurine, est controversée. Néanmoins, ils sont utilisés quand les corticoïdes sont mal supportés.
  • Il est parfois utile d’avoir recours aux transfusions sanguines quand il existe une anémie importante.
  • L’indication d’un acte chirurgical comme la proctocolectomie (intervention sur le rectum et l’anus) ou l’iléostomie (qui consiste à relier l’extrémité de l’intestin grêle à un orifice pratiqué sur la peau) ne se fait que dans les formes invalidantes et rebelles au traitement médical, en présence d’un cancer, ou d’hémorragies massives.

La colectomie (qui consiste à enlever une partie ou la totalité du côlon), est réalisée en cas de mégacôlon toxique ne guérissant pas par l’utilisation de corticoïdes en 24 ou 48 heures, ainsi qu’en cas de perforation.

Conseil génétique


voir également caryotype, aberration chromosomique, gène, chromosome, ADN
Le conseil génétique est recommandé aux personnes ayant des antécédents familiaux ou étant eux-mêmes atteints de certaines maladies génétiques. Cette consultation génétique permet de déterminer si ces familles sont susceptibles ou non de transmettre la maladie à leur descendance. Autrement dit, le conseil génétique va permettre d’évaluer le risque de survenue d’une maladie héréditaire chez un individu. Le généticien va devoir déterminer, lors de la consultation des familles touchées par une ou plusieurs maladies génétiques, le risque pour le couple d’avoir un enfant atteint d’une maladie héréditaire. Il est nécessaire pour cela d’établir l’arbre généalogique de chaque membre du couple et de calculer ensuite la probabilité pour chacun d’avoir hérité d’un gène susceptible d’entraîner une maladie. Il est également tenu compte de la consanguinité, mais ce sont les analyses biologiques qui permettent d’affiner le conseil, en particulier par la recherche du déficit ou de l’absence d’un acide aminé ou d’une enzyme, ou encore d’une mutation par l’étude du caryotype (visualisation et étude des chromosomes) des parents ou d’un premier enfant. Le dépistages prénatal
peut se faire par l’intermédiaire de :

  • l’amniocentèse (prélèvement de liquide amniotique dans l’utérus de la femme enceinte)
  • le prélèvement des villosités choriales (le chorion et l’amnios protègent le fœtus pendant la grossesse, ils sont expulsés avec le placenta après l’accouchement)
  • la foetoscopie (utilisation d’une fibre optique permettant de visualiser directement le fœtus dans l’utérus).

Compte tenu des résultats et de l’avis donné par le médecin lors du conseil génétique, les parents sont seuls aptes à prendre une décision en ce qui concerne leur future progéniture.

Génétique


Quand on parle de génétique plusieurs termes viennent immédiatement à l’esprit, ce sont (entre autres) : hérédité, maladies génétiques, génie génétique, manipulations génétiques etc. La génétique peut se définir comme étant la science de l’hérédité. Chacun sait que les parents transmettent automatiquement de nombreux caractères à leur descendance, (couleur des yeux, forme et couleur des cheveux, taille, voie, forme du nez etc.). Tout commence par la rencontre de 2 cellules, le spermatozoïde (gamète) apporté par le père et l’ovule (gamète de la mère). La fécondation matérialise cette rencontre, aboutissant à une seule cellule qui à son tour va se multiplier des milliards de fois pour donner elle-même des milliards d’autres cellules : l’embryon. Le fœtus, puis le nouveau né ensuite, et enfin l’enfant seront le fruit cette union qui en grandissant pourra à son tour recommencer ce cycle... une fois devenu adulte. C’est une microscopique usine, l’ADN, (acide désoxyribonucléique) qui rend tout ceci possible. L’ADN se trouve dans le noyau de toutes les cellules d’un organisme, constituant ainsi le programme génétique de chaque individu. Un chromosome est un ADN replié sur lui-même des centaines de millions de fois, ce qui donne un tout petit bâtonner de quelques microns (un millionième de m). Autrement dit, les 46 chromosomes contenus dans chaque cellule d’un organisme, sont la traduction des 46 ADN complètement recroquevillés, ayant gardé tout de même la capacité de transmettre des caractères héréditairement. Au moment de la multiplication des cellules, l’ADN de chaque chromosome va se déployer pour donner une hélice longue de 1 m20 environ (ce qui compte tenu de son épaisseur est colossal). Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que grâce aux travaux de Mendel, un moine qui passait son temps à cultiver et à faire des études sue les petits pois, que l’on réussit à établir l’existence d’éléments conditionnant la transmission et la manifestation des caractères héréditaires, les gènes. L’ADN Au début du XX e siècle, grâce à trois autres biologistes américains Avery, Mac Leod, Mc Carthy, on découvre que la molécule responsable de la transmission des caractères héréditaires était une molécule d’acide désoxyribonucléique l’ADN. Cet acide est appelé nucléique est en fait connu depuis 1889. La découverte de la structure de l’ADN, en 1953, est due à James Watson, et Francis Crick qui élucidèrent les détails de son organisation. Très rapidement la possibilité de mettre en évidence les chromosomes va permettre de déterminer à l’avance si un bébé aura une maladie en rapport avec une anomalie chromosomique. Ceci est possible grâce au caryotype (une technique permettant après avoir éclaté les cellules prélevées dans le liquide amniotique, de colorer, de visualiser les chromosomes, de les photographier, puis de les découper et de les ranger). Très rapidement le caryotype a montré ses limites, il ne permet pas de mettre en évidence des maladies chromosomiques en rapport avec des anomalies des chromosomes visible grâce au microscope. Or, la plupart des maladies sont sous la dépendance de petits fragment, si petits, qu’il est impossible de les voir au microscope, ce sont les gènes. Si l’on prend l’exemple du chromosome numéro 21, responsable de la trisomie, celui-ci comporte de nombreux gènes qui eux-mêmes sont porteurs d’information susceptible d’entraîner des maladies génétiques. Grâce aux biologistes, nous savons aujourd’hui que l’ADN est constitué de deux brins torsadés comme une longue échelle de corde vriée sur elle-même. Le dessin de la molécule d’ADN est maintenant présente dans l’esprit de chacun, elle représente le symbole même de la génétique. Les deux montants de cette longue hélice de 1m20 environ, sont reliés par des barreaux constitués de trois types de molécules :

  • De l’acide phosphorique
  • Un sucre (ribose pour l’ARN, désoxyribose pour l’ADN)
  • Une base

Il est inutile de rentrer dans les détails chimiques de ces trois constituants, mais il faut néanmoins signaler que ce sont les bases, qui, suivant leur emplacement dans cette échelle, vont déterminer la manière dont les ordres seront donnés pour la transmission des caractères héréditaires de génération en génération. La molécule d’ADN est constituée par un très long enchaînement des bases. Entre les divisions des cellules, l’ADN est replié sur lui-même pour donner un chromosome (pendant ce temps, sa structure ne change pas, seulement sa forme). En dehors des divisions cellulaires, il est complètement déployé, et peut, en se servant des bases (citées ci-après), donner des ordre. Ces bases contiennent toutes de l’azote, il y en a 5, elles portent les initiales suivantes :

  • A ou Ade correspond à adénine (base purique entrant dans la composition des acides nucléiques appelées également autrefois vitamine B4 ou antiagranulocytaire), on la trouve dans l’ADN
  • T ou Thy correspond à thymine qui est une base pyrimidique, on la trouve dans l’ADN
  • G correspond à guanine, une base purique, on la trouve dans l’ADN
  • C ou Cyt correspond à cytosine, base pyrimidique, on la trouve dans l’ARN
  • U ou uracile base pyrimidique également, basse purique, on la trouve dans l’ARN

Les bases puriques sont constituées de substance appelée les purines (adénine guanine mais aussi xanthine hypoxanthine). Les purines seront soit d’origine alimentaire soit synthétisées par l’organisme, et leur dégradation aboutit à l’acide urique dont une trop grande quantité dans le sang (hyperuricémie) provoque la goutte. Le gène L’ensemble des gènes d’un même individu est appelé le génome, il est généralement comparé à un roman, mais un roman écrit seulement avec quatre lettres, A, T, G, C. dont la disposition définira tel ou tel mot ou gène. Le mode d’action des gènes est maintenant parfaitement connu, il commande la fabrication des protéines. De cette façon un gène donné code (entre autres) pour la coloration des yeux, mais également pour la fabrication du cholestérol (parfois en trop grande quantité). Un gène défaillant peut ainsi être remplacé " facilement ", par un autre, fonctionnant normalement (génie génétique). Il suffit "simplement" de substituer un gène par un autre, et parfois même une seule lettre constituant un gène, pour obtenir un chromosome codant normalement. Grâce à un appareil appelé robot séquenceur les chercheurs en génie génétique arrivent à déterminer automatiquement la suite des mots fabriqués par les lettres A T G C, et ainsi connaître avec exactitude le rôle d’un gène. Phénotype est génotype L’hérédité se définit comme la transmission des ascendants à leurs descendants, de certains caractères (physiques, physiologiques, etc.) non acquis (couleur des yeux), parfois pathologiques (troubles de la formation du tissu osseux, maladie sanguine, etc.), par la voie de la reproduction sexuée. La génétique quand à elle, aboutit au même conclusion que l’hérédité mais les termes semblent plus scientifiques. Finalement la génétique se définit par  : les lois qui régissent la transmission des caractères des parents leurs enfants. Il faut néanmoins à l’intérieur de cette définition, distinguer le phénotype du génotype. Ce dernier étant l’ensemble des gènes contenus dans les chromosomes, alors que le phénotype caractérise une personne de manière apparente (son physique, son comportement psychologique et biologique). Autrement dit le phénotype est le résultat visible de ce que le gène a exprimé (la couleur des cheveux, celle des yeux, la forme du nez la taille, mais également la quantité de cholestérol fabriqué par le foie, les capacités de fonctionnement des reins : fonction rénale, etc.). En fait tout ce qui se voit se constate, fait partie du phénotype La relation quantitative et qualitative entre génotype et phénotype n’est pas simple, comme on l’a longtemps cru. Une toute petite variation de la composition d’un gène peut entraîner des conséquences énormes et occasionner des pathologies graves. La gestion de la couleur des yeux par exemple nécessite une quantité importante de gènes. Récessif et dominant Ces 2 mots sont souvent utilisés quand il est question de maladie génétique. Les chromosomes sont présents dans les cellules toujours en nombre paire, (la détermination définitive du phénotype va dépendre de l’information contenue non pas dans un seul chromosomes mais dans les deux). Ainsi la couleur des yeux dépend de deux chromosomes, plus précisément des gènes situés sur deux chromosomes homologues. C’est-à-dire qu’un chromosome peut ordonner qu’un œil soit bleu, et l’autre marron. Pourtant finalement l’individu naît avec les 2 yeux marrons. Dans l’exemple choisi, le gène marron est dominant par rapport au gène bleu. Cette observation permet également de dire qu’un individu qui a les yeux bleus, peut très bien avoir un gène codant pour le bleu, et l’autre gène codant pour le marron, mais également les deux gènes codant pour le bleu. Si l’individu avait eu deux gènes codant pour la couleur bleue, ses yeux étaient forcément bleus, idem pour la couleur marron.    Autosome, gonosome Un autosome est un chromosome qui ne joue pas de rôle dans la détermination du sexe, par opposition à allosome ou hétérochromosome qui est un chromosome sexuel. Ceci permet de définir une maladie génétique comme étant :

  • autosomique récessive : qui correspond à une maladie apparaissant à condition que l’individu possède les gènes (codant pour le maladie) situés sur deux chromosomes non sexuels
  • autosomique dominante : correspondant à une maladie pouvant apparaître même si l’individu ne possède qu’un seul gène situé sur un chromosome non sexuel, possédant des capacités dominantes
  • gonosomique récessive qui correspond à une maladie apparaissant à condition que l’individu possède les deux gènes (codant pour la maladie) situés sur deux chromosomes sexuels
  • gonosomique dominante qui correspond à une maladie apparaissant même si l’individu ne possède qu’un seul gène situé sur un chromosome sexuel


Génie génétique


ou manipulations génétiques   Les techniques du génie génétique permettent de manipuler les acides nucléiques (constituants des chromosomes) : acide désoxyribonucléique (ADN) et acides ribonucléique (ARN), en isolant un ou plusieurs de leurs constituants (gènes). L'isolement d'un gène permet d'étudier la manière dont son expression dans les cellules entraîne certaines maladies génétiques. La reproduction en nombre important des gènes permet depuis quelques années maintenant, la fabrication de protéines dont la synthèse est conditionnée par le gène isolé. La fabrication de l'hormone de croissance ou de l'insuline humaine fait appel à ce type de technique. Le facteur VIII, dont la carence occasionne l'hémophilie, a est également été synthétisé par génie génétique. L'hormone de croissance issue du génie génétique n’occasionne plus de problèmes infectieux, depuis sa fabrication utilisant la reproduction génique, qui permet d'obtenir un produit pur et indemne de toute infection. Dans un proche avenir, l'isolement des gènes permettra, grâce à l'amélioration des techniques actuellement étudiées en laboratoire hautement spécialisés de biologie moléculaire, de traiter définitivement certaines maladies génétiques.

Manipulations génétiques


ou génie génétique   Les techniques de manipulations génétiques permettent de manipuler les acides nucléiques (constituants des chromosomes) : acide désoxyribonucléique (ADN) et acides ribonucléique (ARN), en isolant un ou plusieurs de leurs constituants (gènes). L'isolement d'un gène permet d'étudier la manière dont son expression dans les cellules entraîne certaines maladies génétiques. La reproduction en nombre important des gènes permet depuis quelques années maintenant, la fabrication de protéines dont la synthèse est conditionnée par le gène isolé. La fabrication de l'hormone de croissance ou de l'insuline humaine fait appel à ce type de technique. Le facteur VIII, dont la carence occasionne l'hémophilie, a est également été synthétisé par génie génétique. L'hormone de croissance issue du génie génétique n’occasionne plus de problèmes infectieux, depuis sa fabrication utilisant la reproduction génique, qui permet d'obtenir un produit pur et indemne de toute infection. Dans un proche avenir, l'isolement des gènes permettra, grâce à l'amélioration des techniques actuellement étudiées en laboratoire hautement spécialisés de biologie moléculaire, de traiter définitivement certaines maladies génétiques.

Obésité et génétique


Les facteurs à l’origine du surpoids de l’enfant sont de mieux en mieux identifiés. Il semble logique qu’un enfant ayant des parents obèses doit subir la dure loi de l’hérédité et devenir obèse à son tour. La génétique quant à elle n’explique pas la totalité des cas d’obésité. Les facteurs environnementaux sont maintenant convenablement identifiés. Ainsi un retard de croissance intra-utérin permet de prévoir un surpoids à l’âge prépubertaire et pubertaire. Un poids inférieur à la moyenne à la naissance, est également un facteur d’obésité à l’adolescence. Pour toutes ces raisons, la prise en charge pédiatrique de ces enfants est nécessaire. Il semble que l’introduction de nouveaux aliments faite dans des conditions psychoaffectives délabrées puissent entraîner des habitudes alimentaires désastreuses plus tard. La diversification alimentaire, si elle intervient trop précocement, aux dépens des produits laitiers représente également un facteur de risque de surpoids et d’obésité. Une étude américaine portant sur 20 000 adolescents a montré que les risques de surpoids survenaient plus fréquemment chez les enfants ayant eu une maturation sexuelle précoce avant l’âge de 10 ans. Le grignotage quant à lui représente actuellement 25 % de l’ensemble des calories absorbées en une journée par les enfants américains. Il s’agit essentiellement de pizzas, de friandises, de chips, associés à un déficit en fibre issu des légumes et en protéines provenant du lait, du poisson.

Recombinaison génétique


Synonyme : combinaison factorielle Répartition (" mélange ") de matériel génétique d'une personne survenant soit spontanément (après un échange de gènes) au moment de la méiose (division cellulaire permettant la reproduction des gamètes).. La recombinaison génétique fait appel aux caractères génétiques qui sont présents dans les gamètes ou cellules sexuelles (spermatozoïdes et ovocytes) de l'individu. Pour comprendre cette notion de recombinaison génétique il est nécessaire de savoir qu'il existe dans l'organisme 23 paires de chromosomes provenant du père et de la mère. L'origine de chacun de ces chromosomes est dû au hasard ce qui scientifiquement est appelé recombinaison interchromosomique. Grâce à ça il existe un million de recombinaisons possibles.

D'autre part il existe également une possibilité d'échange de gènes (petites portions de chromosomes correspondant à la carte identique de chacun de nous) avec son homologue au cours de la méiose. Ceci se produit lors du crossing over ou enjambement (survient en moyenne 60 fois pour une méiose) et porte le nom de recombinaison intra chromosomique. Dans ce cas le nombre de recombinaisons n'est pas mesurable étant donné son nombre très élevé. C'est la raison pour laquelle aucun individu ne ressemble à un autre sauf quand ils sont jumeaux. Le clonage quant à lui, dans les espèces animales, permet d'obtenir des individus parfaitement identiques.

Sclérose en plaques et génétique


La sclérose en plaques n'est pas une maladie héréditaire. Environ 10 à 15 % des patients qui sont atteints par cette pathologie ont un antécédent familial. Le mécanisme génétique que l'on peut éventuellement envisager passe entre autres par la combinaison de plusieurs gènes.

De nombreuses études sur la sclérose en plaques ont été menées au Canada, où a remarqué que cette maladie est plus fréquente que dans les autres pays. Les études, qui ont porté sur les enfants adoptés très jeunes, demi-frère et demi-sœur élevés avec le malade ou séparés de lui et sur les jumeaux, ont permis de porter quelques conclusions.
Il semble également que d'autres facteurs aient une influence.

Pour l'instant, il n'existe pas de pratique particulière pour dépister les facteurs génétiques de l'entourage familial des patients, qui ont intérêt à s'adresser à un centre de recherche de facteurs génétiques de la sclérose en plaques dont il existe une équipe à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Gros enfant (et génétique)


 Introduction

Les facteurs à l'origine du surpoids de l'enfant sont de mieux en mieux identifiés. Il semble logique qu'un enfant ayant des parents obèses doive subir la dure loi de l'hérédité et devenir obèse à son tour. La génétique, quant à elle, n'explique pas la totalité des cas d'obésité. Les facteurs environnementaux sont maintenant convenablement identifiés.

Classification

  • Un retard de croissance intra-utérin permet de prévoir un surpoids à l'âge prépubertaire et pubertaire.
  • Un poids inférieur à la moyenne à la naissance est également un facteur d'obésité à l'adolescence. Pour toutes ces raisons, la prise en charge pédiatrique de ces enfants est nécessaire.
  • Il semble que l'introduction de nouveaux aliments, faite dans des conditions psychoaffectives parfois délabrées, puisse entraîner des habitudes alimentaires désastreuses plus tard.
  • La diversification alimentaire, si elle intervient trop précocement aux dépens des produits laitiers, représente également un facteur de risque de surpoids et d'obésité.
  • Une étude américaine portant sur 20 000 adolescents a montré que les risques de surpoids survenaient plus fréquemment chez les enfants ayant eu une maturation sexuelle précoce avant l'âge de 10 ans.
  • Le grignotage quant à lui représente actuellement 25 % de l'ensemble des calories absorbées en une journée par les enfants américains. Il s'agit essentiellement de pizzas, de friandises, de chips, associés à un déficit en fibres issues des légumes et en protéines provenant du lait ou du poisson.

  • Dominant (caractère génétique)


    Caractère génétique qui va se manifester quand il est présent sur le chromosome d'un individu. Dans chaque cellule, il existe 46 chromosomes regroupés 2 par 2 (paires de chromosomes). Une zone du chromosome porteur de l'ordre aboutissant à un caractère est matérialisé par un gène, présent sur les deux chromosomes mais s'exprimant avec " une force " plus ou moins importante (expression différente : on parle alors d'allèles). Dans ces conditions deux ordres différents vont être exécutés et le caractère qui en résultera est appelé dominant car d'une force supérieure à l'autre. Dans la réalité, quand une maladie génétique est dite à transmission dominante, il suffit qu'un individu reçoive de l'un de ses parents un chromosome contenant l'allèle dominant pour qu'il présente cette maladie.

    Bactériostatique


    • Anglais : bacteriostatic.
    • Terme issu du Grec : bactérie et stasis : arrêt.
    • Terme(s) connexe(s) : Pouvoir antigénétique

    Introduction

    Action de certaines substances permettant de suspendre la multiplication des bactéries ce qui aboutit au vieillissement de celles-ci et à leur mort, à condition que la dose utilisée soit suffisante.

    Généralités

    Les antibiotiques et les antiseptiques sont des bactériostatiques. Ils possèdent un pouvoir appelé également pouvoir antigénétique.

    Historique

    J. Lavagne disait, pour caractériser ce terme, «qu'il s'agissait de la plus faible concentration d'une substance capable d'amener l'arrêt du développement de la culture d'un microbe, sans tuer ce dernier».


    Antimitotiques


    • Anglais : antineoplastic, anticancer, anticarcinogenic.
    • Terme issu du Grec : anti : contre, néos : nouveau et plasis : formation.
    • Terme(s) connexe(s) : Anticancéreux, Antinéoplasiques, Cancer (médicaments s'opposant au), Anticarcinogénétique, Anticarcinogénique, Antitumoral, Antimétabolite, Analogues structuraux, Intercalants, Alkilants, Radiomimétiques, Antifusoriaux, Cytostatiques, Fuseau (poison du)

    Introduction

    Le terme anticancéreux, antinéoplasique désigne  tout ce qui s'oppose  au cancer.
    Ce terme désigne également les médicaments possédant ces propriétés.
    Le terme anticarcinogénétique ou anticarcinogénique désigne ce qui s'oppose à la formation de cancer.

    Image précédente  Image suivante

    Nanobombe

    Généralités

    Les cancers sont traités soit par des médicaments soit par une radiothérapie ou les deux à la fois.

    Classification

    Les anticancéreux comprennent plusieurs classes :

    1) Les médicaments cytotoxiques qui viennent à bout des cellules cancéreuses en les tuant. Ce type de médicaments est utilisé au cours de la chimiothérapie anticancéreuse. Il s'agit de produits synthétiques, d'antibiotiques qui dérivent de micro-organismes. Il peut s'agir également de molécules de nature végétale (alcaloïde de la pervenche entre autres). Leur action sur les cellules cancéreuses est la suivante : Ils inhibent leur division c'est-à-dire leur multiplication ainsi que leur fonctionnement (métabolisme) aux différentes étapes du cycle de la mitose (division cellulaire). Malheureusement cette action s'exerce également sur les cellules saines c'est-à-dire non cancéreuses, essentiellement les cellules du sang et de la muqueuse digestive (couche de cellules recouvrant l'intérieur du tube digestif) ce qui explique leurs effets délétères (effets secondaires).  Les médicaments cytotoxiques sont classés en :

    • Antimétabolites appelés également analogues structuraux. Ces molécules prennent la place de substances qui sont elles normales puis bloquent le fonctionnement cellulaire normal c'est-à-dire le métabolisme de la cellule.
    • Les intercalants. Ces médicaments  interviennent également sur l'acide désoxyribonucléique en modifiant sa structure. Le processus bloque les divisions cellulaires qui deviennent impossibles. Les anthracyclines sont des intercalants.
    • Les médicaments alkilants appelés également radiomimétiques. Ce type de médicaments agit comme des radiations ionisantes ce qui entraîne des lésions de l'ADN (acide désoxyribonucléique).
    • Les antifusoriaux appelés également antimitotiques sont des poisons du fuseau c'est-à-dire du support permettant la migration des chromosomes et leur répartition (dans chaque future cellule : cellules filles) au moment de la mitose. Appelé également fuseau achromatique, il s'agit de l'ensemble des fibres constituées de protéines qui, au cours d’une mitose ou d’une méiose, joignent les deux asters (extrémité du fuseau) et sur certaines desquelles se trouvent les chromosomes pour migrer à chacun des deux pôles.

    2) Les hormones
    3) Les modificateurs de la réponse biologique (généralement au cours d'un processus immunitaire)

    Thalassémie


    • Anglais : thalassaemia.
    • Terme issu du Grec : thalassa : mer (plus précisément la Méditerranée), et haima : sang.
    • Terme(s) connexe(s) : Hémoglobine méditerranéenne, Anémie de Cooley, Alphathalassémie, Bêtathalassémie homozygote, Anémie méditerranéenne, Thalassémie mineure, Rietti-Greppi-Micheli* (syndrome de), Thalassémie S, Thalassodrépanocytose, Anémie microcytaire drépanocytaire de Silvestroni-Bianco, Hémoglobine de Bart, Hémoglobine H, Target cells

    Epidémiologie


    Plus précisément, les thalassémies concernent les populations des pays riverains de la Méditerranée centrale et orientale (Iran, Extrême-Orient), l’Afrique subsaharienne, l’Inde, tout le Sud-Est asiatique ainsi que le sud de la Chine et toutes les régions où le paludisme sévit.

    La relation qui existe entre le paludisme et la thalassémie est la suivante : la thalassémie possède la caractéristique majeure de protéger contre le paludisme. Ceci explique la concentration de cette maladie dans les zones précédemment décrites.

    Historique

    Maladie étudiée par Whipple et Bradford en 1932 se caractérisant par un certain nombre d'anémies survenant chez l'enfant et d'origine héréditaire. Cette pathologie, due à un défaut de synthèse de l’hémoglobine, se rencontre essentiellement dans les populations du bassin méditerranéen. Elle est transmise le plus souvent selon un mode autosomique récessif (il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique sur un chromosome non sexuel pour que l'enfant présente l'affection) autrement dit le gène en cause doit être reçu du père et de la mère pour que l'enfant développe la maladie. En dehors de l'anémie, le sang contient des globules rouges (hématies) dont la caractéristique majeure est la microcytose, c'est-à-dire la diminution de leur taille par rapport à un globule rouge normal.

    Classification

    On distingue l'alphathalassémie, la bêtathalassémie homozygote (appelée thalassémie majeure, anémie de Cooley, anémie méditerranéenne), la bêtathalassémie hétérozygote (appelée thalassémie mineure, syndrome de Rietti-Greppi-Micheli), la thalassémie S, la thalassodrépanocytose, l’anémie microcytaire drépanocytaire de Silvestroni-Bianco. Les symptômes survenant au cours des thalassémies sont identiques mais varient en gravité de l'une à l'autre.

    Physiopathologie

    Pour comprendre le mécanisme de cette pathologie, il est nécessaire d'avoir en tête la constitution de l'hémoglobine qui est une molécule contenue dans chaque globule rouge.

    L'hémoglobine est un pigment de coloration rouge contenu dans les globules rouges  (hématies) et permettant le transport de l'oxygène des poumons vers les tissus. L'hémoglobine, qui trouve son origine dans la moelle osseuse, est un complexe ou  hétéroprotéine associée à des constituants non protéiniques synthétisés par les érythroblastes qui sont des globules rouges non définitivement élaborés. Ces globules rouges possèdent encore leur noyau (qu'ils perdront par la suite) : ce sont les érythroblastes médullaires ou précurseurs des hématies dont la synthèse a lieu dans la moelle osseuse.

    L'hémoglobine (HB) comporte des chaînes peptidiques qui sont alpha et bêta associées à une molécule d'hème portant le fer et attachée à chaque peptide (sous-constituant d'une protéine). Normalement, les hémoglobines HBA (alpha 2 bêta 2), HBA2 (alpha 2 delta 2), hémoglobine fœtale : HBF (alpha 2 gamma 2) sont présentes dans le sang d'un individu. Chaque individu possède donc 2 gènes qui codent pour la béta globine et 4 gènes qui codent pour l'alpha globine. Au cours de la thalassémie, on constate une diminution de la fabrication d'une ou de plusieurs chaînes à l'origine de ce que l'on appelle une érythropoïèse (chaînes de fabrication des globules rouges) qui s'avère inefficace, associée à une hémolyse (éclatement des globules rouges) plus ou moins importante.

    La synthèse de chacune de ces protéines est sous la dépendance d'un gène correspondant situé dans un chromosome. Un gène est un segment d’ADN capable de donner des ordres pour que soit fabriqué n’importe quel élément de l’organisme. L’ADN est le constituant intime des chromosomes, qui permettent ainsi de transmettre les propriétés héréditaires de tous les êtres vivants.

    Les thalassémies sont dues soit à des délétions (c'est-à-dire des modifications consistant en la perte, l’absence, la disparition ou l’amputation d’un segment de chromosome), soit à des substitutions de gènes. Dans les deux cas, cela aboutit à l'absence ou à la diminution de la synthèse des chaînes de l'hémoglobine et aux symptômes qui en découlent, symptômes variables, allant de la forme inapparente à la forme grave s'accompagnant d'anémie microcytaire (petits globules rouges), d'augmentation de volume de la rate et de troubles du développement. C'est la raison pour laquelle on distingue autant de formes de thalassémie.

    Symptômes

    1) La bêtathalassémie correspond à la diminution de la fabrication de la chaîne de globines bêta. Étant donné qu'il existe habituellement un gène bêta par chromosome, les thalassémies sont donc le produit soit de l'un de ces deux gènes (thalassémie hétérozygote), soit des deux (thalassémie homozygote). La bêtathalassémie est particulièrement fréquente chez les individus d'origine méditerranéenne. À l'intérieur de la bêtathalassémie, on distinguera donc :

    A) La thalassémie homozygote, appelée également anémie de Cooley, thalassémie majeure, anémie méditerranéenne

    Symptômes

    Chez l'enfant, on constate une anémie grave associée à des crises que les spécialistes appellent déglobulisation (crises aplastiques : destruction des globules rouges) s'accompagnant d'une coloration pâle de la peau et quelquefois d'un sub-ictère (proche de la jaunisse).

    L' examen du patient montre une hépatosplénomégalie (augmentation de volume du foie et de la rate) avec une morphologie anormale du crâne (turricéphalie : crâne en forme de tour) et du visage (aspect de trisomie 21). Si l'enfant continue à vivre, on constate à l'adolescence l'apparition de troubles de la synthèse du tissu osseux (ostéopénie) s'accompagnant de troubles de la croissance évoluant vers une ostéoporose (raréfaction de la densité osseuse).

    Les examens de laboratoire
    mettent en évidence une anémie se caractérisant par une diminution du volume des globules rouges (microcytose), anémie qui est également hypochrome (diminution du taux de fer). Les hématies se présentent sous la forme de deux cibles que les Anglo-saxons appellent « target cells ». Il s'agit de globules rouges dont l'hémoglobine est inégalement répartie, en forme de plusieurs anneaux ayant le même centre. Habituellement, les globules rouges ne possèdent plus de noyau : ce n'est pas le cas au cours de cette maladie où les hématie sont nuclées. Il s'agit d'érythroblastes. Quelquefois, les globules rouges sont chargés en fer : on parle de globules sidérosiques. Il s'agit d'un fer qui n'est pas lié à la molécule d'hème, donc non hèminique.

    La ponction biopsie de la moelle osseuse permet d'effectuer un myélogramme (étude de la moelle osseuse) qui montre que celle-ci est hyperplasique (exagérément développée), riche voire très riche en globules rouges immatures (érythroblastes). Au contraire, pendant les crises de déglobulisation, on constate que la moelle osseuse est aplasique. Cette caractéristique se retrouve également à la phase terminale de la maladie. Parallèlement, l'hémosidérine est particulièrement élevée. Il s'agit d'un pigment (colorant) insoluble contenant de l'hydroxyde ferrique et constituant une manière de stocker le fer dans l'organisme représentant environ 30 % du fer total que possède un individu. Ce terme caractérise l'imprégnation des tissus de l'organisme par des pigments ferrugineux (dépôts de fer). Ces pigments sont l’hémofuchsine et l’hémosidérine. Leur accumulation s'accompagne d'une sclérose (perte d'élasticité des tissus) plus ou moins importante.

    La sidérémie (taux de fer dans le sang) est également augmentée ainsi que la ferritine (protéine associée à un sucre – glucide - riche en fer, fabriquée par le foie et permettant le stockage du fer dans la rate, la moelle osseuse et le foie).

    La bilirubine non conjuguée (indirecte) dans le sang est également augmentée. Il s'agit d'un pigment biliaire, de coloration jaune tirant sur le rouge ou le brun, issu de la biliverdine, elle-même issue de l’hémoglobine.

    L'électrophorèse des protéines montre la présence d'hémoglobine F jusqu'à 90 % et A2 de 5 à 20 %. Certains patients présentent une hémoglobine de Lepore.

    L'évolution
    de la bêtathalassémie homozygote peut se faire vers des complications caractérisées par l'apparition d'ulcères de jambe, d'hémochromatose (accumulation de fer dans l'organisme) due aux transfusions sanguines, de lithiase biliaire (calculs dans la vésicule biliaire), de pathologies du myocarde (muscle du cœur proprement dit), de troubles du rythme et d'insuffisance de fonctionnement de la pompe cardiaque, et enfin de surinfections d'origine virale liées aux transfusions sanguines. Le plus souvent, les patients dépassent l'âge de 35 ans mais nécessitent régulièrement des transfusions de façon à maintenir un développement normal. Le risque majeur est le risque d’hémosidérose liée à la surcharge en fer, spécifiquement au niveau du myocarde.

    Le traitement, en dehors des transfusions périodiques et de l'apport d'acide folique, fait appel à la déféroxamine qui diminue le risque d’hémosidérose lié aux transfusions. La greffe de moelle osseuse semble efficace à condition qu'elle soit pratiquée à temps, c'est-à-dire avant que n'apparaissent des lésions cardiaques et des lésions du tissu osseux. Chez quelques patients, la splénectomie (ablation de la rate) est nécessaire.


    B) La bêtathalassémie hétérozygote ou thalassémie mineure, syndrome de Rietti-Greppi-Micheli.

    Symptômes
    La thalassémie mineure est latente ou se manifeste par une légère augmentation de volume de la rate, ne s'accompagnant pas d'anémie due à l'éclatement des globules rouges.

    Le labo montre que le nombre de globules rouges est soit augmenté, soit plus bas que la moyenne, mais surtout que ceux-ci ont une résistance augmentée (comme pour la bêtathalassémie homozygote). La diminution du taux d'hémoglobine est également visible et celle-ci descend rarement en dessous de 9 g par décilitre. Le volume globulaire moyen se situe aux alentours de 50 à 70 femtolitres. On constate également la présence de cellules cibles et d'une réticulocytose beaucoup moins importante que pour la bêtathalassémie homozygote.
    Le reste du bilan biologique est le même que celui de la bêtathalassémie homozygote mais à un degré moindre.

    Le traitement est inutile (pas de fer) sauf en cas de déficit (hyposidérémie). Néanmoins, chez la femme enceinte, quelques transfusions sont quelquefois nécessaires de façon à maintenir le taux d'hémoglobine au-dessus de 9 g par litre.


    2) L'alphathalassémie est une maladie génétique secondaire à une défaillance de synthèse des chaînes d'une protéine particulière : la globine alpha, qui elle-même comprend 4 formes. Il existe deux gènes alpha par chromosome, ce qui entraînera une alphathalassémie susceptible d'être le résultat du défaut de quatre des 2 gènes précédemment cités.

    La diminution de la synthèse des chaînes alpha se rencontre essentiellement chez les Asiatiques et les Africains. Sa transmission génétique est plus complexe du fait qu'il existe quatre gènes alpha. Selon que l'anomalie touche un ou plusieurs de ces quatre gènes, la maladie a une expression plus ou moins intense. Il existe donc des alphathalassémies bénignes ressemblant à une forme de bêtathalassémie (thalassémie hétérozygote). Il existe également des alphathalassémies plus graves dont l'évolution est fatale, surtout chez le fœtus. Entre les deux, on constate des formes intermédiaires ressemblant à la bêtathalassémie homozygote.
    C'est ainsi que l'on décrit :

    L'hémoglobine de Bart qui correspond une déficience des quatre gènes. Cette pathologie se caractérise par la mort du fœtus au cours de la grossesse, à cause d’un anasarque fœtoplacentaire appelé hydrops fœtal. L'anasarque se caractérise par un œdème (collection de liquide) généralisé se situant sous la peau, plus précisément sous le tissu cellulaire sous-cutané et accompagné d’un épanchement dans les cavités constituées par les séreuses. La séreuse est la fine membrane qui tapisse les cavités (thoracique, abdominale) et l’extérieur des viscères contenus dans ces cavités.

    L'hémoglobine H correspondant à un mauvais fonctionnement de trois gènes. L'hémoglobine H est à l'origine d'une anémie hypochrome microcytaire (globule rouge de petit volume s'accompagnant d'une carence en fer). L'examen au laboratoire des globules rouges met en évidence ce que l'on appelle des inclusions érythrocytaires qui sont visibles grâce à une coloration : le bleu de crésyl. La résistance (osmolaire) des globules rouges est augmentée par rapport aux globules rouges normaux. Leur durée de vie moyenne est diminuée (une vingtaine jours au lieu de 120 jours en moyenne). Les patients présentent d'autre part une splénomégalie (augmentation de volume de la rate) et une diminution du taux de l'hémoglobine A2 ainsi que la présence d'hémoglobine H (béta 4) à un taux de 5 à 30 %

    La forme avec anémie discrète correspondant à une déficience de seulement deux gènes au cours de laquelle les patients présentent un tableau clinique (ensemble des symptômes) ressemblant à celui de la bêtathalassémie hétérozygote.

    La forme avec déficience d'un seul gène au cours de laquelle les patients ne présentent aucune symptomatologie.


    3) La thalassémie S

    Cette forme de thalassémie est appelée également anémie, anémie microcytaire, drépanocytaire de Silvestroni-Bianco, thalassodrépanocytose, et survient chez les individus porteurs d'un gène pour la thalassémie béta et d'un gène pour l'hémoglobine S.
    Les individus atteints de thalassémie S présentent les symptômes suivants :

    • Coloration de la peau proche de l'ictère (légère jaunisse)
    • Augmentation de volume du foie et de la rate
    • Anémie
    • Douleurs des articulations, douleurs abdominales (essentiellement pendant les épisodes de destruction des globules rouges).


    L'examen biologique
    montre que l'anémie est hypochrome et microcytaire (diminution du taux de fer dans le sang et diminution du calibre des globules rouges) s'accompagnant en même temps de la présence de globules rouges en forme de faux et en forme de cible.

    Prévention


    Le dépistage des porteurs de thalassémie se fait grâce au dosage de la teneur globulaire moyenne en hémoglobine. Quand celle-ci est diminuée (20-22 picrogrammes) et associée à une diminution du volume moyen des globules rouges (50-70 femto-litre), la mise en évidence diagnostique est possible surtout quand l'électrophorèse de l'hémoglobine est effectuée parallèlement. L'électrophorèse consiste à séparer les composants d'une solution à condition de soumettre cette solution à un champ électrique. Cet examen permet de mettre en évidence des anomalies à la fois quantitatives et qualitatives de toutes les hémoglobines d'un individu.

    Thalassémie et génétique

    L’alphathalassémie se décline selon qu'un individu est :

    • Hétérozygote, c'est-à-dire qu'il porte l'anomalie mais présente peu ou pas de symptômes. Il s'agit de thalassémie mineure. Le terme hétérozygote caractérise un sujet qui possède dans ses chromosomes, des gènes différents de la même paire de chromosomes. On parle également de deux allèles différents.
    • Homozygote, c'est-à-dire qu'il présente des symptômes très caractéristiques de la thalassémie. Il s'agit de thalassémie majeure. Le terme homozygote caractérise un individu présentant des gènes identiques sur deux chromosomes faisant partie de la même paire.

    Grâce au diagnostic prénatal des anomalies génétiques, il est maintenant possible, en effectuant une analyse du sang du fœtus, de mettre en évidence une anomalie génétique. Cela est également faisable par l'examen direct des cellules contenues dans le liquide amniotique après prélèvement par amniocentèse (pour les spécialistes : mapping de l'endonucléase ADN).

    Le conseil génétique porte sur le danger qui existe en ce qui concerne l'union de deux sujets atteints de la même anomalie. C'est la raison pour laquelle une enquête familiale du sujet atteint est nécessaire. L'enquête médicale porte sur une éventuelle thalassémie ou une maladie de l'hémoglobine (hémoglobinopathie) chez le futur conjoint.

    Gaucher (maladie de)


    Terme(s) connexe(s)
    :
    Glucosylcérébrosidose

    Introduction

    Maladie héréditaire due à une cérébrosidose, qui est une variété de lipoïdose.
    La lipoïdose est la pénétration, l'infiltration, des cellules d'un organe ou d'un tissu par certaines variétés de lipides (corps gras) comme les cérébrosides, les phosphatides ou le cholestérol.

    Epidémiologie

    Le diagnostic de cette maladie est posé pour la moitié des individus avant 10 ans. En ce qui concerne la France, pour l'année 2002, environ 200 patients ont été recensés et 135 ont bénéficié d'un traitement dont le but était de remplacer l'enzyme manquante.

    Historique

    Cette maladie a été décrite en 1882 par P. Gaucher.

    Classification

    On décrit 3 variétés de maladie de Gaucher :
    1) Le type 1, appelé type non neuropathique, est le plus fréquent et se caractérise par une évolution très longue (chronique) sans atteinte du système nerveux.

    • Symptômes :
      • Thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes)
      • Anémie
      • Retard de croissance chez l'enfant
      • Asthénie (fatigue plus ou moins importante) quelquefois invalidante
      • Pathologie osseuse à type d'ostéonécrose (destruction localisée de tissu osseux avec des troubles de la vascularisation de ces tissus)
      • Fractures osseuses survenant spontanément et s'expliquant par l'ostéopénie (raréfaction du tissu osseux)
      • Douleurs osseuses s'expliquant par des troubles vasculaires à ce niveau
      • Dyspnée (difficulté pour respirer) due à l'augmentation de volume de l'abdomen consécutive à l'augmentation de la rate ou du foie.
      • Hépatosplénomégalie (augmentation de volume du foie et de la rate, parfois très importante). Signalons que la rupture de la rate survient rarement.
    • Evolution
      • Elle peut se faire vers une destruction de l'os sans affections et aboutissant à une atteinte des articulations de type dégénératif nécessitant quelquefois la mise en place de prothèses.
      • Chez certains patients, on constate (rarement) une atteinte des autres viscères.
      • Les poumons sont quelquefois le siège d'une perte d'élasticité de leurs tissus (fibrose pulmonaire).
      • Les autres organes (oeil, tube digestif, peau) sont rarement atteints.


    Le type 2 concerne les jeunes enfants et se caractérise par une atteinte du système nerveux dont l'évolution est relativement rapide (mode aigu). Dans cette variété de maladie de Gaucher, l'atteinte commence généralement vers 3 mois. Les manifestations neurologiques surviennent aux alentours de 6 mois et concernent les nerfs crâniens entre autres. On constate un syndrome pyramidal (ensemble de symptômes neurologiques dus à la lésion du faisceau pyramidal) et une épilepsie de type myoclonique.

    • Symptômes
      • Hémiplégie par lésion d'un faisceau pyramidal dans le cerveau. Il s'agit d'une paralysie plus ou moins complète de la moitié du corps, en partie ou totalement.
      • Paraplégie par lésion des deux faisceaux au niveau de la moelle épinière. La paraplégie est la paralysie des deux membres supérieurs, des deux membres inférieurs ou des quatre membres.
      • Atteinte oculaire avec paralysie des muscles de l'œil, avec ou sans strabisme fixé bilatéral, associé à des troubles de la déglutition (difficulté à avaler)
      • Présence de mouvements choréo-athétosiques. Les malades atteints de chorée présentent des gestes rapides et saccadés, toujours incontrôlés. Ces mouvements involontaires, pouvant affecter toutes les parties du corps, agitent constamment le patient, sauf pendant le sommeil. Le malade tire langue, la parole apparaît comme hésitante puis explosive. Ces mouvements sont irréguliers et variables, et leur caractéristique majeure est leur permanence. L'athétose se caractérise par la présence de mouvements involontaires, lents, irréguliers, de petite amplitude, ininterrompus, affectant tout particulièrement la tête, les membres et le cou. Ils participent à un trouble neurologique dû à une lésion des noyaux gris centraux (îlots de substance grise noyés dans la substance blanche, à l'intérieur du cerveau). Ils participent au contrôle des mouvements.
    • Évolution : elle est souvent péjorative avant l'âge de 2 ans et le traitement est le plus souvent inefficace en ce qui concerne l'atteinte neurologique.


    Le type 3, appelé également forme ou type juvénile, type neurologique subaiguë, semble toucher préférentiellement les populations du nord de la Suède. Ce type 3 est superposable au type 1 et se caractérise chez l'enfant ou l'adolescent par une détérioration du système nerveux dont l'évolution se fait sur le mode subaiguë (entre période longue et courte).

    • Symptômes
      • Certains patients présentent une atteinte oculaire modérée à type d'ophthalmoplégie comme seul symptôme (paralysie des muscles de l'œil).
      • D'autres présentent une ataxie cérébelleuse : atteinte du cervelet et des liaisons nerveuses qui le lient aux autres organes. Cette partie de l'encéphale (partie du système nerveux située à l'intérieur du cerveau) assure le contrôle de l'équilibre et la coordination des mouvements.
      • Des troubles cognitifs à type de démence sont également possibles.
      • La spasticité fait également parfois partie du tableau clinique : elle peut se définir comme une augmentation exagérée et permanente du tonus musculaire (tension musculaire) d'un muscle au repos.
      • Myoclonies : contractions musculaires brutales et involontaires, ce qui les différencie des gestes que l'on effectue intentionnellement. Elles sont dues à une décharge anormale de neurones (cellules nerveuses).
      • Plus rarement : hépatosplénomégalie (augmentation du volue du foie et de la rate) associée à une anémie et à une diminution du nombre des plaquettes.
      • Douleurs osseuses avec diminution (à la radiographie) de l'épaisseur de la couche superficielle des os : la corticale.
      • Fractures spontanées
      • Tendance aux hémorragies dues à la diminution du nombre des plaquettes
      • Pigmentation de la peau
      • Infections pulmonaires
    • L'évolution de la forme juvénile de la maladie de Gaucher est variable. Pour certains patients, elle est péjorative (infections pulmonaires) alors que pour d'autres l'évolution est moins grave, leur permettant de vivre jusqu'à un âge avancé.


    Physiopathologie


    La lipoïdose est une variété de thésaurismose (accumulation de substances dans les tissus de l'organisme) autrefois appelée xanthomatose. Cette pathologie correspond à une surcharge de corps gras dans certaines zones de l'organisme.
    On distingue les formes localisées et les formes généralisées appelées systémiques.
    En ce qui concerne la maladie Gaucher plus spécifiquement, cette anomalie héréditaire se traduit par une accumulation des substances précédemment citées dans le système réticulo-endothélial.
    Le système réticulo-endothélial est constitué par un ensemble de cellules disséminées dans l'organisme et particulièrement dans le foie (cellules de Kupffer), les vaisseaux lymphatiques, la moelle osseuse et la rate, organisées en réseau (d'où le terme de réticulo : réticulé).
    Ce système possède diverses fonctions dont la fabrication des éléments du sang, la destruction des corps considérés comme étrangers, l'immunité, etc…

    Cette pathologie se caractérise par un déficit en glucocérébrosidase qui est une enzyme (lysosomial), lipide (molécule de graisse dite complexe) entrant dans la constitution des membranes des cellules et issue de la dégradation des hématies (destruction des globules rouges).
    Une enzyme est une protéine qui permet certaines réactions normales dans l'organisme. Plus précisément, cette enzyme permet (catalyse) la 1ère étape de la transformation du glucocérébroside en glucose et en céramide. L'accumulation qui a lieu à l'intérieur des cellules qui système réticulo-endothélial (cellules de Gaucher) concernent essentiellement 2 variétés de globules blancs : les histiocytes spléniques (de la rate) et les macrophages de la moelle osseuse. Ils se localisent également dans les cellules de Kupffer appartenant au foie et dans une zone du cerveau constituée par des cellules péri-adventitielles de l'espace de Wirchow- Robin.

    Causes

    La transmission de cette maladie se fait selon le mode autosomique récessif (il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que leur descendance ait la maladie). Le gène défaillant est situé sur le chromosome 1.

    Symptômes

    Cette maladie se manifeste essentiellement par :

    • une hépatosplénomégalie (augmentation de volume du foie et de la rate)
    • des lésions osseuses
    • une anémie.

    Labo

    Le taux de la bêta glucosylcéramidase (variété d'enzymes) à l'intérieur des leucocytes (variété de globules blancs) et des fibroblastes (variété de globules blancs) est diminué.
    Le taux de chitotriosidase est augmenté dans le plasma (partie liquidienne du sang)
    Les phosphatases alcalines (variété d'enzyme) sont augmentées
    Certaines équipes médicales pratiquent la ponction biopsie (prélèvement de tissu) au niveau du foie, montrant une infiltration des cellules de Gaucher.
    L'examen au microscope électronique du frottis de la moelle osseuse permet d'identifier les cellules de Gaucher.

    Examens Complémentaires

    L'échographie, la tomodensitométrie (scanner) et l'IRM permettent de surveiller l'évolution de cette pathologie.
    L' IRM détecte des lésions osseuses quand le patient présente peu ou pas de symptômes.
    La radiographie standard oriente le diagnostic et recherche des complications.
    L'ostéodensitométrie au niveau du rachis lombaire et du col fémoral permet de se faire une idée sur l'importance de la destruction du tissu osseux.
    La scintigraphie osseuse au technétium 99 met en évidence certaines lésions squelettiques.

    Traitement

    • Au cours de la forme infantile (type 2), il est nécessaire d'effectuer une greffe de moelle osseuse.
    • La substitution grâce à des perfusions de glucosidase recombinante (imglucérase) donne de bons résultats chez certains patients et essentiellement au cours de la forme adulte, c'est-à-dire du type 1.
    • Chez certains patients, la splénectomie (ablation de la rate) est nécessaire surtout en présence d'une anémie, d'une leucopénie (diminution du nombre de globules blancs) ou d'une thrombopénie par activité trop importante de la rate. Cette méthode est employée quand la substitution de n'est pas possible.
    • Certaines équipes médicales utilisent les biphosphonates qui freinent la destruction osseuse (résorption) par les cellules de destruction du tissu osseux (ostéoclastes). Ce traitement a pour but d'améliorer les symptômes liés aux problèmes osseux.

    Prévention

    Le diagnostic prénatal est possible par l'étude des cellules de l'amnios (amniocytes) ou des villosités choriales.
    L'amnios est la membrane délimitant la cavité contenant le liquide amniotique (cavité amniotique) de l'embryon. L'amnios tapisse la paroi interne du placenta et du chorion.
    Le chorion est la membrane externe de l'œuf (embryon) implantée dans la matrice utérine (couche de cellules constituant la paroi interne de l'utérus). C'est à partir du chorion que se développent les villosités du placenta.


    Ostéoporose d'origine génétique


    Introduction

    Maladie d'origine génétique due à des mutations avec perte de fonction du gène qui code pour la protéine LRP5 située sur le locus (11q.13.4).

    Examens Complémentaires

    Ils permettent de mettre évidence cette affection osseuse.

    Il s'agit plus particulièrement de la radiographie et de l'ostéodensitométrie qui objectivent la densité minérale osseuse ou densitométrie osseuse.

    L'absorptiométrie radiographique est une technique permettant de dépister et d'évaluer la densité du tissu osseux au niveau des phalanges en prenant simplement une radiographie de la main. Ce type de radiographie peut se faire dans n'importe quel cabinet de radiologie par n'importe quel praticien qui dispose d'appareil de radiographie suffisamment moderne avec un étalon d'aluminium.

    D'après l'OMS les valeurs de densité minérale osseuse de surface qui sont exprimées en déviations standards par rapport à un individu ne présentant pas d'ostéoporose sont les suivantes :

    • En cas d'ostéopénie la densité osseuse se situe entre un et 2,5 déviations standards au-dessous de la norme.
    • En cas d'ostéoporose la densité osseuse s'écarte de plus de 2,5 déviations standards au-dessous de la norme.

    Ces normes qui ont été fixées par l'OMS pour permettre de comparer les études effectuées en épidémiologie ne sont pas totalement applicables en pratique médicale courante. En effet, les valeurs de la densité minérale du tissu osseux sont variables d'un individu à l'autre et doivent tenir compte du contexte clinique c'est-à-dire des symptômes présentés par le patient (le plus souvent la patiente). Par exemple chez une femme au moment de la ménopause la comparaison doit être faite avec une autre femme jeune, autrement le diagnostic de risque d'être faussé.

    Complications

    L'ostéoporose d'origine génétique peut provoquer une ostéoporose de nature congénitale.


    Grossesse (suivi médical de la)


    Terme(s) connexe(s)
    :
    Maladies génétiques (marqueurs), Gravidité (suivi médical de la)

    Introduction

    Sur les recommandations de 2003 du National Institut for Clinical Excellence (NICE) et à la demande du syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (SYNGOF), des recommandations destinées à mieux informer les femmes enceintes ont été élaborées.

    Généralités

    Si ces recommandations doivent être données, en théorie, après la conception (acte sexuel par lequel un nouvel être est conçu), en réalité il semblerait utile de pouvoir donner quelques conseils à une femme désirant être enceinte (avant la conception).

    On utilise le terme de pronostic maternofœtal, signifiant : prévisions de survenue des risques liés à la grossesse pour la mère et l'enfant. Le risque porte essentiellement sur une éventuelle survenue du spina bifida dans la prévention réalisée par la prescription d'acide folique avant la conception et poursuivie les deux premiers mois à raison de 0,4 mg par jour chez une femme sans antécédent de défaut de fermeture du tube neural et de 5 mg par jour quand une patiente présente des antécédents de spina bifida. Le spina -bifida est une malformation liée à l'absence congénitale d'une partie de certaines vertèbres : arc postérieur, vertèbres sacrées ou des vertèbres lombaires.  Le spina-bifida est susceptible de se compliquer d’une hernie des méninges et de la moelle épinière. 

    Le dépistage de certaines formes d'insécurité liées essentiellement à la précarité ou à une certaine instabilité familiale ou du couple est très important. En effet, cette insécurité est susceptible de compliquer le bon déroulement de la grossesse et sur le plan psychologique de perturber les liens entre les parents et l'enfant.

    La violence domestique est également susceptible de jouer un rôle délétère et d'aggraver ou de déclencher un processus psychopathologique, aboutissant à plus ou moins long terme à une rupture de l'équilibre psychologique familial entraînant de lourdes répercussions sur l'enfant. En ce qui concerne les éventuelles violences domestiques, et plus précisément au cours du quatrième mois, la sage-femme a un rôle particulièrement important à jouer. Elle peut par exemple indiquer  au couple en difficulté les réseaux de prise en charge ayant pour but de faciliter les démarches administratives et sociales de la future maman. Sur un plan beaucoup plus pragmatique et médical, la consultation du quatrième mois a pour but non seulement de prévenir la survenue de situations de vulnérabilité, d'insécurité affective et de violences mais aussi de faciliter la réalisation des examens médicaux tels que l'échographie, les analyses de sang, les séances de préparation à la naissance et l'orientation vers des dispositifs d'aide et d'accompagnement.

    Il est primordial de rappeler les éventuelles répercussions de l'alcool, du tabac, du cannabis et d'autres toxiques sur le bon déroulement d'une grossesse. Certaines études récentes ont montré qu'une seule cigarette est susceptible d'avoir des effets néfastes sur le développement normal de l'embryon tout d'abord puis du fœtus. Il en est de même du cannabis et surtout de l'alcool. Le cannabis est responsable de retards de croissance et de troubles du comportement de l'enfant.

    Les services d'aide et de protection maternelle et infantile (PMI), dans le cadre des c