30 mai 2008
Les adolescents préfèrent
Les adolescents préfèrent
leur mère
Selon un sondage, les mères, plus compréhensives et plus dévouées, l'emportent sur des pères jugés «démodés».
C'est le sacre de la mère. Les adolescents de 14 à 18 ans lui voient toutes les qualités, loin de l'acrimonie que l'on prête à cet âge, à en croire les résultats tranchés d'un récent sondage Ifop/Sélection du Reader's Digest sur l'apport de chaque parent. Ils la disent aimante, ouverte, proche d'eux, bien plus complice que le père. «L'intimité des débuts de vie entre l'enfant et la mère ne se perd pas», explique le psychiatre Philippe Jeammet. Autrefois, cependant, le père tirait grandeur à fixer les règles, à dire le code d'honneur de la famille. Dépouillé de ses attributs, il semble englouti. «Parce que l'homme (…) n'exerce plus la fonction d'autorité. Il apparaît souvent, aux yeux de l'enfant, comme un subalterne de la maman omnipotente», analyse Jean Gabard, auteur d'un essai sur les excès du féminisme. De fait, l'image des mères s'est étoffée. Les adolescents leur font confiance pour leur assurer «un toit», de la sécurité, des «bons conseils», et les informer sur la sexualité. Mieux que le père.
L'ode à maman varie cependant selon la situation familiale. Les enfants de divorcés se montrent plus circonspects. Ils doutent plus souvent de la parole de leurs parents, même si, là encore, la mère conserve l'avantage. La proximité avec les parents diffère aussi selon les sexes. Les garçons affichent plus de complicité avec leur père que les filles, ancrées dans le gynécée.
La mère est pour tous, bien plus dévouée : elle connaît les copains, les apprécie, aide pour les devoirs avec patience, «subit sans râler de la musique à haut volume», ajoute Marianne, mère de deux adolescents. Parfois, le père accompagne la mode adolescente. Mais souvent il ne fait qu'y céder, à contrecœur. Or, «lorsque les pères imitent les mères, les jeunes préfèrent l'original et ils ont raison», tranche le pédopsychiatre Marcel Rufo. Pour autant, il ne faudrait pas discréditer la révolution paternelle des dernières décennies. Ils se sont fortement investis «et prennent en charge avec bonheur les tout-petits». L'homme portant bébé fait désormais partie du paysage de la piscine municipale, ou du parc. En primaire, le père assure toujours les activités sportives, surtout avec les garçons.
Les pères hors jeu
Puis l'harmonie s'étiole. Certes il «respecte mieux l'intimité» à l'adolescence. Comme si les liens fusionnels avec la mère portaient toujours une part d'intrusion. «Il est le garant de la pudeur», affirme encore Marcel Rufo. Autrement, le père vit mal la contestation. Tandis que la mère négocie, discute plus, lui se raidit. «D'autant qu'il vit souvent une crise personnelle, une sorte de ménopause psychique», expose Marcel Rufo. Il constate son vieillissement, tandis que son fils le bat au ping-pong, ou le devance à la course. Les jeunes décrivent souvent des pères hors jeu, démodés. Quelque 11 % des jeunes se disent brouillés avec lui (contre 4 % avec la mère). L'affrontement d'antan recule peu à peu. «Les adolescents sont à 90 % en forme, contrairement à ce que l'on croit, insiste Marcel Rufo, car leurs parents se montrent beaucoup plus sympas que par le passé.»
Ce nouveau modèle ne fait pourtant pas l'unanimité, comme en témoignent les polémiques sur l'autorité. «Nous voyons se dessiner un schéma parental, qui privilégie le modèle féminin, l'affectif», explique Philippe Jeammet, ancien directeur du service de psychiatrie de l'institut Montsouris (2). Les femmes peuvent exercer de l'autorité, mais sans le détachement du père, assure le spécialiste. Tout devient émotion. «Le père veut à son tour être aimé et ne pose plus les règles». C'est le repli sur la famille, le cocon avec la peur de l'extérieur. Non seulement le père y perd sa place, mais ce matriarcat, risque selon Philippe Jeammet de «fabriquer une société d'enfants».
(1) Enquête Ifop/Sélection du Reader's Digest du 8 au 12 mars 2008, menée auprès d'un échantillon de 512 personnes représentatif de la population âgée de 14 à 18 ans.
(2) «Pour nos ados soyons adultes», Philippe Jeammet, Odile Jacob.
18 mai 2008
Piercing et tatouage : attention aux risques !
Piercing et tatouage
attention aux risques !
Un bijou dans la narine, le nombril ou la langue. Un papillon
sur l’omoplate ou au creux des reins. Piercings et tatouages font
fureur, surtout auprès des jeunes. Et pour l’heure, aucune
réglementation ne vient encadrer ces pratiques à risques.
Question de mode !
Au
moins 100 000 actes de piercing sont réalisés chaque année en France.
On compte entre 800 et 1400 professionnels. Nombreux aussi sont ceux
qui succombent à la mode du tatouage. Il existe près d’un millier de
studios. Considérés comme des artisans ou des commerçants, perceurs et
tatoueurs échappent à toute réglementation. Pratiqués à l’aide
d’aiguilles ou de petits cathéters, leurs actes produisent pourtant des
effractions de la peau ou des muqueuses, sans le moindre contrôle
sanitaire.
Réactions et risques infectieux
Une
réaction inflammatoire locale est normale après l’intervention si elle
n’excède pas quinze jours. Des réactions allergiques aux produits de
tatouage ou aux instruments métalliques peuvent survenir. Entre 10 et
20 % des piercings s’accompagnent d’infections locales, dues
principalement à des streptocoques ou des staphylocoques. Certains cas
d’herpès ou de papillomavirus ont été constatés. Pis, ils peuvent être
à l’origine de contaminations par le virus de l’hépatite B ou C. Et
rien ne permet d’écarter un risque de transmission du VIH. Le tatouage
peut donner lieu aux mêmes risques infectieux, même si les cas restent
rares. « Le risque majeur à retenir est le principe de la contamination
croisée qui peut provenir d’un client précédent, des surfaces de
travail avec lesquelles le matériel utilisé est en contact ou des mains
du tatoueur », commente le Syndicat national des artistes tatoueurs
(SNAT).
La cicatrisation...
Suivez
à la lettre les conseils des professionnels, systématiquement remis à
la suite d’un acte. Évitez l’eau oxygénée, l’alcool et les pommades
ralentissant la cicatrisation. Comptez de deux à six mois pour qu’un
piercing soit totalement cicatrisé. Pendant cette période, tournez le
bijou quotidiennement pour évacuer les impuretés et désinfectez
soigneusement la peau une fois par jour. Pour un tatouage, renouvelez
le pansement plusieurs fois par jour la première semaine. Les bains, la
piscine, la mer sont à proscrire pendant la cicatrisation (quinze
jours) et le soleil pendant un mois.
Contre-indications
-
Toutes les personnes souffrant d’atteintes du système immunitaire
(sida, hépatite B ou C, diabète, cancers, valvulopathie, maladies
auto-immunes, certaines maladies génétiques), de maladies chroniques de
la peau (eczéma), allergiques aux encres ou pigments, sous corticoïdes
ou anti-inflammatoires non stéroïdiens.
- Les femmes enceintes.
- Les mineurs sans autorisation parentale.
Les mesures élémentaires
Une pièce de travail désinfectée et fermée.
Lavage antiseptique des mains du perceur/tatoueur (vaccination contre l’hépatite B recommandée).
Utilisation de matériel à usage unique (gants et aiguilles), de métaux précieux ou de pigments peu allergéniques.
Désinfection de la peau ou des muqueuses des clients.
Stérilisation de tous les matériels par autoclave avec nettoyage dans un bac à ultrasons.
Dans tous les cas, il faut faire appel à des professionnels et non à des artistes ambulants ou officiant à domicile.

Site du Syndicat National des Artistes Tatoueurs : www.s-n-a-t.org
Sources
« Guide des bonnes pratiques du piercing », Dr Jean-Baptiste
Guiard-Schmid, Éd. Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), 2001.
« Manuel d’assurance qualité » du Syndicat National des Artistes Tatoueurs - 37, rue de Douai - 75009 Paris
Source Anne-Sophie Prévost
01 mai 2008
Un chien à la maison protégerait les enfants des allergies respiratoires
Un chien à la maison
protégerait les enfants
des allergies respiratoires
Les petits enfants ayant un chien à la maison seraient moins sujets à développer plus tard des allergies respiratoires, selon une étude allemande à paraître dans le numéro de mai du Journal européen de pneumologie (ERJ).
Depuis des années, la question du bénéfice, en termes de protection contre les allergies, du contact avec un animal domestique à poils (chien ou chat) dès le plus jeune âge, est régulièrement soulevée, sans que les études aient pu apporter une réponse définitive.
Joachim Heinrich (Helmholtz Zentrum, Munich) et son équipe ont suivi depuis la naissance jusqu'à 6 ans quelque 9.000 enfants déjà inclus dans deux cohortes allemandes de recherches sur les allergies.
Les parents ont été soumis à des questionnaires très complets, tandis que des analyses de sang ont été réalisées chez plus de 3.000 enfants afin de rechercher des anticorps spécifiques d'une "sensibilisation allergique". La "sensibilisation" est une réponse immunitaire, distincte d'une allergie déclarée.
Les chercheurs ont trouvé que la possession d'un chien au cours de la petite enfance n'était pas associée "à une sensibilisation spécifique aux poils de chiens". En revanche, "la présence d'un chien à la maison était clairement associée à un taux significativement plus faible de sensibilisation aux pollens et aux allergies inhalées".
L'effet protecteur n'a pas été observé chez les enfants en contact régulier avec des chiens, mais qui n'en possédaient pas chez eux.
Les chercheurs n'ont pas trouvé non plus de corrélation entre le fait de posséder un chien (une famille sur dix) ou d'en côtoyer régulièrement et le développement de maladies ou de symptômes allergiques (asthme, eczéma, rhinite allergique).
Faut-il recommander aux parents de faire l'acquisition d'un chien ? Les chercheurs estiment qu'il est trop tôt pour tirer cette conclusion, dans la mesure où ils n'ont pas établi clairement le mécanisme qui permettrait d'expliquer leurs résultats.
Selon Joachim Heinrich, la protection pourrait être indirecte, notamment par une forte exposition des petits propriétaires de chiens à un certain nombre de germes que leurs compagnons à quatre pattes récoltent à l'extérieur et véhiculent sur leurs poils. L'exposition précoce à de multiples agents infectieux pourrait ainsi stimuler la maturation du système immunitaire.
Pour vérifier si cette influence bénéfique sur la sensibilisation aux allergènes respiratoires se maintient sur la durée, les chercheurs ont prévu de nouvelles analyses lorsque les enfants inclus dans l'étude auront atteint l'âge de 10 ans.
29 avril 2008
Comportements à risque et santé des enfants et des adolescents
Comportements à risque et santé
des enfants et des adolescents :
un ouvrage à destination
du milieu scolaire
L’INPES met à la disposition des promoteurs de programmes de prévention ou de promotion de la santé pour les enfants d’âge scolaire, une synthèse (en français) de la littérature scientifique et technique internationale sur les interventions de prévention des comportements à risque et leurs modalités d’application.
Cet ouvrage « Comportements à risque et santé : agir en milieu scolaire – Programmes et stratégies efficaces »
s’adresse aux personnes qui sont à l’initiative de la conception et de
l’implantation de programmes de prévention et de promotion de la santé
en milieu scolaire, et au-delà à tous ceux qui interviennent dans la
conception, la mise en œuvre et l’évaluation de ces programmes.
Il identifie les moyens efficaces pour prévenir les comportements à
risque et contribuer ainsi à réduire leur fréquence et la gravité des
traumatismes ou pathologies qui pourraient en découler, sans pour
autant supprimer toute prise de risque. En effet, l’enfance et
l’adolescence sont des périodes d’expérimentation, associées à des
comportements à risques : violence dirigée contre soi ou contre les
autres, usage nocif de substances psycho-actives, expériences de
comportements dangereux sur les routes ou durant les loisirs,
comportements sexuels à risque…
Permettre aux enfants d’acquérir des compétences favorables à leur santé
L’école
est le lieu par excellence d’ancrage des programmes de promotion de la
santé et de prévention des conduites à risque. Ces programmes
permettent aux enfants d’acquérir des compétences favorables à la santé
(développement de compétences sociales, émotionnelles et cognitives) en
utilisant des méthodes interactives s’inscrivant dans la durée. Ils
favorisent la création d’un environnement propice à leur mise en
pratique. Ces comportements, qui sont des facteurs de protections
vis-à-vis des comportements à risque, sont aussi des vecteurs de
réussite à l’école.
Proposer des stratégies de prévention reconnues
Ce recueil se structure en deux parties, autour de six chapitres. La première décrit les étapes et éléments du développement des enfants et des adolescents, les comportements considérés comme à risque et les facteurs qui influencent et déterminent ces comportements. L’autre partie propose des stratégies de prévention qui sont reconnues comme efficaces ainsi que les ressources utiles à l’élaboration des interventions.
Il est disponible gratuitement sur demande, auprès de l’INPES,
par fax au 01 49 33 23 91,
par mail edif@inpes.sante.fr
par courrier :
INPES Service diffusion
42, boulevard de la Libération
93203 Saint-Denis Cedex.
Télécharger le référentiel au format pdf
18 avril 2008
Piercings et tatouages
Piercings et tatouages :
des pratiques à réglementer
Se
faire percer ou tatouer, pourquoi pas…mais pas à n’importe quel prix
sanitaire. L’Académie nationale de médecine préconise une
réglementation des lieux habilités à proposer des tatouages et des
piercings.
L’Académie de médecine insiste sur le nombre trop important d’incidents, d’infections, faisant suite à la réalisation d’un piercing ou d’un tatouage. Certains cas de réactions allergiques, de gangrène même, de contamination tuberculeuse ou hépatique ont été rapportés.
L’organisme fait la distinction entre des zones à haut risque, de par
leur fragilité, telles que les
« zones cartilagineuses, la langue et la
bouche, le mamelon, les organes génitaux », et « le simple percement du lobe de l’oreille ou un tatouage de dimension raisonnable ».
Les principales recommandations concernent un important effort d’information surtout auprès des adolescents.
Une autorisation parentale doit être indispensable pour les mineurs.
Les studios de perçage et de tatouage devraient recevoir une
autorisation après inspection des autorités sanitaires. Le matériel
utilisé doit strictement suivre les réglementations européennes,
rappelle l'Académie de médecine.
Source : Académie nationale de médecine, rapport « Piercings » et tatouages : la fréquence des complications justifie une réglementation »
12 avril 2008
La chicha : pas si anodine que ça…
La chicha : pas si anodine que ça…
Véritable phénomène de mode, la consommation de chicha explose chez les
jeunes. Ces jeunes consommateurs la considèrent, à tort, comme moins
nocive pour la santé que la cigarette.
Zoom sur une pratique dangereuse.
Qu’est-ce que c’est ?
Originaire du Moyen-Orient, la chicha également appelée « narguilé »,
est une pipe à eau dans laquelle on introduit un mélange de tabac et de
mélasse spécialement conçu à cet effet. Il existe des tabacs de
différents goûts, des plus classiques ( pomme, banane, fraise, menthe…)
aux plus originaux (cappuccino, cola...). Le principe de cet appareil
est simple, la fumée du tabac passe par l’eau et est filtrée avant
d’être aspirée par l’utilisateur grâce à un tuyau relié au narguilé. Le
nombre de fumeurs de narguilé est estimé à 100 millions de personnes
dans le monde, principalement en Afrique, Asie et Moyen-Orient.
Les dangers de la chicha
Beaucoup pensent que la fumée de la chicha est moins nocive que la
cigarette. Cette croyance est fausse, archi fausse ! Les taux de
goudron et de monoxyde de carbone dépassent de loin ceux de la
cigarette. Tous les tests scientifiques ont démontré que l’eau du vase
du narguilé ne filtre pas les solutions nocives de la fumée du tabac
inhalée et au contraire, l’eau refroidit la fumée ce qui a pour
conséquence une inhalation plus longue et plus profonde. La fumée du
narguilé conduit également à une dépendance à la nicotine.
Les jeunes et la chicha
L’OFT (Office français de la prévention du tabagisme) dénonce
l’explosion de cette pratique chez les jeunes, et notamment la
banalisation de la consommation de la chicha. Une enquête a montré que
près de la moitié des adolescents de 16 ans en ont déjà fait
l’expérience et un jeune sur trois de 17 ans en fume régulièrement. Le
plus inquiétant est que 90% des fumeurs de chicha n’ont pas l’attention
d’arrêter. Encore plus grave, une séance de narguilé peut exposer le
fumeur à un volume de fumée comparable à l’inhalation de 40 à 100
cigarettes. Autre incidence, l’embout du narguilé n’étant pas changé à
chaque utilisation peut provoquer la transmission de maladies dues à la
stagnation de l’eau.
Informer et sensibiliser les jeunes sur les risques de l’utilisation de la chicha est primordial.
Pour plus d'informations
Office français de la prévention du tabagisme
http://www.oft-asso.fr
MagicMaman
03 mars 2008
Des enfants vulnérables !
Des enfants vulnérables !
Tous les enfants ne partent pas égaux dans la vie. Ceux qui habitent
les quartiers d'Hochelaga-Maisonneuve, Parc-Extension,
Mercier-Est-Anjou, Saint-Laurent et Montréal-Nord possèdent un handicap
supplémentaire. La vulnérabilité. Radio-Canada y consacre un reportage tandis que Dominique Poirier a reçu deux spécialistes de la question. Le Devoir en parle ici aussi. Le développement de l'enfant est complexe. La pauvreté est l'un de
ses facteurs, mais pas le seul. L'étude démontre que le niveau de
scolarité de la mère est primordial. Mais quand la société se serre les
coudes, on observe des résultats. Par exemple, un quartier comme Saint-Michel est une belle surprise
lors de la réalisation de l'étude. Les chercheurs attribuent ce
résultat aux nombres d'interventions, de projets et d'initiatives
visant les enfants dans ce quartier. Un quartier où la Fondation
Chagnon a financé plusieurs projets. Certains agissent. Daniel Germain et son club des petits déjeuners.
Car en 2008 au Québec, des enfants ne mangent pas à leur faim dans
notre société supposément riche ! André et Lucie Chagnon dont
l'objectif principal de leur Fondation est la lutte contre la pauvreté.
Sauf que toutes les familles devraient avoir l'argent nécessaire sans
passer par des Fondations ou des banques alimentaires. Un revenu
minimum citoyen ? Qui peut faire vivre une famille en travaillant au
salaire minimum ? Le Dr Lessard de la santé publique nous prévient. En ne se
préoccupant pas de cette situation, on affrontera d'autres problèmes.
Ces enfants se trouvent en situation d'échec dès le début de leur
scolarité, se marginalisent, etc. +++
Selon une enquête de la Direction de la santé publique de Montréal, plus de 5 000 enfants montréalais sont en danger. 35 % sont vulnérables et ne sont pas prêts à rentrer au primaire.
Et aujourd'hui l'événement du jour, c'est aussi la journée justement.
Le 29 février. Une année plus longue. Une journée de plus à vivre. Je lisais hier dans le Journal de Montréal que certaines femmes ne voulaient pas accoucher le 29 février...Car
leurs enfants n'auraient qu'une fête tous les quatre ans. Mais bon, va
pour celles qui ont une césarienne de prévue. Pour les autres, bonne
chance !
+++
Un film qui me touche personnellement, que je vais voir avec des larmes au fond du coeur. Le dernier envol qui raconte la vie de Claude Messier.
+++
Finalement, c'est le salon du livre de l'Outaouais depuis hier. Se termine dimanche à 17h. Palais des congrès de Hull, pardon Gatineau. J'y suis !
Présentation du Plan « Santé des jeunes »
Présentation du Plan
« Santé des jeunes »
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, a présenté ce mercredi 27 février devant le Conseil des ministres, le plan « Santé des jeunes ».
Pour l’occasion, la ministre s’est rendue à la maison des adolescents de l’hôpital d’Avicenne à Bobigny (93), qui illustre la nécessité inscrite dans ce plan « d’obtenir une maison des adolescents dans chaque département d’ici à 2010 pour aider les jeunes et les étudiants les plus vulnérables.
« La consommation de drogue, les nouvelles formes d’alcoolisation, le taux de suicide important ou encore les troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie, sont de nombreux indicateurs inquiétants chez les jeunes », a expliqué la ministre, en affirmant que « 900 000 adolescents sont en état de souffrance psychologique ».
Toutes les mesures du plan ont vocation de permettre aux jeunes d’être acteurs de leur propre santé et de mieux les protéger en luttant efficament contre les conduites à risque.
A titre expérimental, la gratuité du « fil santé jeunes », le 0 800 235 236, sera étendu aux appels lancés à partir de téléphones portables.
Une campagne d’information pour combattre le mal-être des jeunes homosexuels qui peut conduire à des idées suicidaires, sera élaborée cette année avec l’aide du cinéaste André Téchiné. Un effort sera également fait pour développer les activités sportives à l’école. A cet effet, une mission a été confiée à Stéphane Diagana, ex champion du monde du 400 m haies.
Enfin, à partir du 1er janvier 2009, le plan « Santé des jeunes » prévoit pour tous les jeunes de 16 à 25 ans la possibilité d’une consultation annuelle gratuite chez le médecin généraliste de leur choix. Le coût annuel de cette mesure est évalué à un maximum de 10 millions d’euros.
source: ministère de la santé francaise
28 février 2008
Méthodes des prédateurs sexuels
Méthodes des prédateurs sexuels:
romantisme et aventure pour
les ados victimes
PsychoMédia
-
Publié le 19 février 2008
Contrairement à une croyance répandue, la plupart des prédateurs sexuels sur
internet ne sont pas des adultes qui ciblent les jeunes enfants en se faisant passer
pour d'autres jeunes, selon une étude américiane publiée dans la revue American Psychologist.
Ils sont plutôt des adultes qui ciblent les adolescents et les séduisent de façon à les amener vers des relations sexuelles. Ils prennent le
temps de développer la confiance de leur victime, de telle sorte que
les jeunes voient ces relations comme étant romantiques ou des
aventures sexuelles.
Il est à noter que le concept de délinquant sexuel pour ce qui
est des relations sexuelles avec des adolescents est relatif aux lois
de chaque pays. La recherche décrite ici se situe dans le contexte
américain.
Les jeunes les plus vulnérables ont des histoires d'abus sexuel ou
physique, des problèmes familiaux et des tendances à prendre des risques en ligne et
dans la vie réelle, disent les chercheurs de l'Université du New Hampshire.
L'étude était basée sur trois enquêtes: deux d'entre elles
consistaient en interviews téléphoniques avec un total de 3000
utilisateurs d'internet entre 10 et 17 ans en 2000 et en 2005; une
troisième consistait en plus de 600 interviews avec des agents des
forces de l'ordre en 2002.
"La plupart des crimes sexuels initiés sur internet implique des
adultes qui ne cachent pas leur intérêt pour le sexe", dit Janis Wolak,
auteure principale de la recherche. "Ils utilisent les messages
instantanés (instant messages), les e-mails et les chats pour
développer des relations intimes avec leurs victimes. Dans la plupart
des cas, les victimes savent qu'elles parlent à des adultes." Les
délinquants sexuels ne prétendraient être des jeunes que dans 5% des
cas.
Les efforts éducatifs actuels qui visent à décourager les enfants de donner des
informations personnelles, à mettre en garde contre la fausse représentation en
ligne et à inciter les parents à surveiller leurs enfants peuvent ne pas être
efficaces, selon les auteurs.
Wolak et ses collègues considèrent que plus d'efforts devraient viser à aider les
adolescents à mieux évaluer les inconvénients et l'inédaquacité des relations
romantiques avec des adultes. Ces efforts devraient inclure de franches discussions
sur les dynamiques des crimes sexuels initiés sur internet.
Puisque plusieurs victimes n'ont pas de bonnes relations avec leurs parents, des
moyens d'atteindre les jeunes vulnérables directement, par des sources qu'ils
trouvent crédibles, doivent être trouvés.
Les résultats de la recherche montraient aussi que:
* Près de 75% des victimes qui ont rencontré des délinquants sexuels dans le réel l'ont fait plus qu'une fois.
* Les délinquants sexuels en ligne sont rarement violents et les cas de harcèlement
et d'enlèvement sont très rares.
* Les jeunes qui s'engagent dans 4 comportements risqués ou
plus en ligne sont beaucoup plus susceptibles de recevoir des
sollicitations sexuelles en ligne. Les comportements risqués incluent
de maintenir des listes d'amis (buddy lists) qui incluent des inconnus,
de discuter de sexe en ligne avec des gens qui ne sont pas connus en
personne et d'être impoli et méchant en ligne. (Pas très réaliste cette
conception des comportements risqués. L'intérêt d'internet pour les
jeunes et moins jeunes n'est-il pas, entre autres, d'élargir le réseau
social et de connaître de nouvelles personnes?)
* Les garçons qui sont gays ou qui se questionnent sur leur sexualité peuvent être
plus vulnérables. Les résultats montrent que les garçons sont victimes dans près
d'un quart des cas et la plupart des cas incluent des faits qui suggèrent
que les victimes sont gays ou se questionnent sur leur sexualité.
PsychoMédia avec source:
Science Daily
Voyez également:
MySpace a fermé 29000 comptes de délinquants sexuels avérés (juillet 2007)
PsychoMédia
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Publié le 19 février 2008
ADOLESCENCE
ADOLESCENCE
PsychoMédia
-
Publié le 12 mai 2007
Mise à jour: 19 février 2008
Voici réunis dans cette section des articles traitant de certaines problématiques des
adolescents. Cette section sera régulièrement mise à jour. N'hésitez pas à revenir la
visiter.
Famille
20 façons d'améliorer la communication avec vos enfants
NOUVEAU
Relations avec les parents et réponses au stress chez les jeunes
Adolescence: Les relations avec les parents déterminantes pour le bien-être des
ados
Les ados parfois habiles à manipuler les parents séparés
Image corporelle et poids
La sexualisation dans les média nuit à l'image de soi des adolescentes
Consommation alarmante de stéroides chez les adolescentes même non sportives
De nombreux sites Internet pro anorexie
DOSSIER: Anorexie
Surpoids chez les ados et jeunes adultes: influence des parents
Conditions entraînant un plus grand risque d'obésité chez les adolescentes
Internet
Prédateurs sexuels sur internet: romantisme et aventure pour les victimes
NOUVEAU
Réseaux sociaux: populaires chez les ados, en particulier chez les filles
La vie sociale dans les jeux vidéo
Blogs: les ados se rendent vulnérables en donnant des informations personnelles
Portables et internet, outils de grandes violences à l'école
Sexualité
Prédateurs sexuels sur internet: romantisme et aventure pour les victimes
NOUVEAU
Enquête sur la sexualité des adolescents de 15 ans
NOUVEAU
Croyances influençant l'utilisation du condom chez les jeunes
Sommeil
Manque de sommeil chez les ados
Altération du cycle veille-sommeil chez les ados
Conditions cliniques
A l'adolescence, plus de stress et de dépression chez les filles
Antidépresseurs déconseillés pour la dépression chez les enfants et ados
Antidépresseurs pour les enfants et ados, une recherche en faveur
Évolution du trouble bipolaire chez les enfants et adolescents
Les enfants avec le TDAH plus susceptibles d'abuser d'alcool à l'adolescence
Jeunes conducteurs avec DAH: risques et médicaments
Enfants et adolescents: Traitements recommandés pour les différents troubles
psychologiques (APA)
Abus de substance
Lien entre tabagisme et consommation d'autres substances chez les jeunes
Plusieurs jeunes ne savent pas que la cigarette crée une dépendance
Les adolescents deviennent rapidement dépendants de la cigarette
Les parents connaissent peu la consommation de drogues et d'alcool de leurs ados
Au secondaire, 1 élève sur 10 consomme du cannabis tous les jours (Montréal)
L'abus de médicaments pour le TADH en hausse chez les jeunes
Danger du cannabis pour les adolescents (Vidéo)
Alcool, tabac, cannabis: la hausse est stoppée chez les jeunes Suisses
Conduite automobile
Adolescence: Adolescents conducteurs : Beaucoup de comportements non sécuritaires
Les 15-24 ans représentent 28% des décès sur la route; campagne de prévention
Déliquance
Violence: classement des écoles de la région de Montréal
Portables et internet, outils de grandes violences à l'école
Augmentation des crimes violents chez les adolescentes canadiennes
NOUVEAU
Suicide
Le suicide à l'adolescence
Facteurs de risque du suicide à l'adolescence
Le processus suicidaire chez l'adolescent
Hausse des suicides chez les jeunes liée à la baisse d'antidépresseurs? (É.-U.)
Pour vous exprimer sur ce sujet,
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Enfants et adolescents
PsychoMédia
-
Publié le 12 mai 2007

