MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE

Combattre l'injustice, les douleurs du monde et nos douleurs face à la maladie. La vie est un combat et malgré les maux, il nous faut avancer sur le chemin de notre destinée...

19 mai 2008

Le « vrai » Red Bull autorisé en France

Le « vrai » Red Bull autorisé en France : une défaite pour le principe de précaution ?

C’est la fin d’un bras de fer avec les autorités françaises qui dure depuis près de 14 ans. Jusque-là interdite dans notre pays pour des raisons de santé publique, la boisson énergétique Red Bull contenant de la taurine -et non de l’arginine- est désormais autorisée. Et fait inattendu, le feu vert a été donné par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Publiée ce matin dans les colonnes du Figaro, l’information nous a été confirmée à la fois par les collaborateurs de Christine Lagarde et par la société Red Bull. Un protocole a été signé vendredi par les deux parties, stipulant l’autorisation de commercialiser le Red Bull à la taurine en France.

Cette décision a été prise « en concertation interministérielle, avec des représentants du ministère de la Santé », nous assure-t-on à Bercy. « Le ministère de la Santé a bien été sollicité » rétorque Géraldine Dalban-Moreynas, collaboratrice de Roselyne Bachelot. « Mais par mesure de précaution, nous avons émis un avis réservé ».

L’argument de santé publique n’a donc pas convaincu. Il se base pourtant sur trois avis émis par l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA) au cours des cinq dernières années. Dans ceux du 5 mai 2003 et du 30 janvier 2006, l’Agence soulignait notamment que « les données expérimentales toxicologiques ne permettent pas de se prononcer sur l’innocuité » du produit. « Elles apportent à contrario des éléments de suspicion de toxicité rénale pour la D-glucuranolone, et d’effets neuro-comportementaux indésirables de la taurine. L’effet de la taurine sur la glande thyroïde mériterait aussi d’être approfondi ».

Boisson déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes

Dans son dernier avis, en date du 9 novembre 2006, l’AFSSA ajoutait que dans « certaines situations d’emploi de la boisson (activité sportive, prise concomitante d’alcool) sont associées d’une part à un risque cardiovasculaire à l’exercice, et d’autre part à un risque de perception amoindrie des effets liés à l’alcool ». Depuis ? « Nous n’avons pas émis de nouvel avis sur le sujet » nous a-ton expliqué à l’AFSSA. « Nous n’avons pas été sollicités ».

Très modeste victoire pour la santé publique : « C’est nous qui avons demandé que des avertissements spécifiques soient affichés sur les canettes ». ajoute Géraldine Dalban-Moreynas. « Des plaquettes d’information seront également distribuées » .

Les canettes de la boisson énergétique devront ainsi porter les mentions suivantes : Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes » et « A consommer avec modération ». Le Red Bull à la taurine va donc progressivement remplacer la version à l’arginine, autorisée depuis le 2 avril. Cette dernière « ne sera plus importée en France à partir du 15 juillet », précise enfin le service communication de la société autrichienne.

Source : Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, 19 mai 2008 – Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, 19 mai 2008, AFSSA, 19 mai 2008 - Red Bull, 19 mai 2008

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28 mars 2007

Comment vivre avec un alcoolique ?

La famille, les proches d'une personne en proie à des problèmes d'alcool, se sentent bien souvent démunies face à une telle dépendance et ses conséquences. Comment réagir ?

 
Michel Craplet
Psychiatre et alcoologue. Il est également l'auteur de “Passion alcool”.
 
 
  Pourquoi l'entourage souffre-t-il également ?  
 

L'alcoolisme est un drame pour la personne concernée, mais également pour ses proches qui se retrouvent, bien malgré eux, entraînés dans cette spirale infernale. Ils subissent eux aussi les conséquences médicales et sociales de cette dépendance.

Les parents, conjoints ou enfants traversent des phases très difficiles, à commencer par celle de l'incompréhension. Comment se fait-il que l'on atteigne une situation aussi dramatique avec un produit aussi banal, vendu partout librement, et si profondément ancré dans notre vie quotidienne, dans nos rites festifs et sociaux ? C'est la question que se pose bien des familles. Pourquoi lui ou elle ne sait pas s'arrêter alors que tous les autres en sont capables. Dès lors, le regard porté sur la personne alcoolique est distordu : il n'est pas comme les autres, il ne sait pas, il n'est pas capable de ....

Il est donc très important de comprendre ce qu'est l'alcoolisme : c'est une maladie, et l'alcoolique est une personne malade. Cela est parfois difficile à accepter tant l'enfer que vit l'entourage est douloureux. Mais le chemin de la guérison commence par là.

 
 
  Quelle attitude adopter ?  
 

En règle générale, les proches n'ont qu'une envie : aider celui qui sombre dans l'alcool à en sortir. Mais en dépit de toute leur bonne volonté, ils adoptent bien souvent une attitude qui est plus nocive qu'efficace. Conseils, moralisation, jugements, menaces, chantages, mesures coercitives telles que jeter toutes les bouteilles... ne feront qu'entraîner une exacerbation des habitudes du buveur ou de la buveuse.

En revanche, s'ils parlent de leur souffrance, de leur désespoir à voir l'autre se noyer dans l'alcool, de l'isolement que cela provoque, de leur impuissance à l'aider... tout cela en employant le “je” et non le “tu”, ils seront sûrement plus efficaces. Mieux vaut dire “J'ai l'impression que tu as bu" que “Tu as bu !”, ou “Je souffre de te voir ainsi” au lieu de “tu me fais du mal !”.

De cette manière, on ouvre le dialogue au lieu d'adopter une position d'accusateur. Et plus la communication passe, plus la guérison sera possible.

 
 
  Est-ce une bonne chose pour la famille de se faire aider ?  
 

Ce que vivent les proches d'une personne alcoolique est souvent très douloureux. Il faut qu'ils aient un endroit où déverser leur souffrance, où ils puissent exprimer leur peine, leur rancœur, leurs incertitudes, leurs colères.

Il existe des groupes de paroles destinés à l'entourage qui sont très efficaces car ils offrent l'occasion de s'épancher, de comprendre, de trouver du soutien. Et de déculpabiliser en prenant de la distance par rapport à la dépendance de leur parent alcoolique.

Une autre chose importante est de parler aux enfants quand il y en a. Car ils doivent savoir qu'ils ne sont en rien responsables de la situation. Prévenir l'entourage familial au sens large est souvent utile aussi, cela permet de soritr de l'isolement que crée le tabou de l'alcoolisme. Mais cela ne doit pas non plus devenir le sujet exclusif des repas du dimanche car le buveur ne doit pas voir son identité réduit à celle d'une personne alcoolique.

 

  Livres :

“Passion alcool” de Michel Craplet
“Se libérer de ses dépendances” de P. Senk et F. de Gravelaine

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12 décembre 2006

L’alcool tue encore trop en France

5000 personnes meurent chaque année des conséquences de l’alcool

La journée de clôture des Etats généraux de l'alcool a lieu aujourd’hui à la Grande Arche de la Défense à Paris. L’occasion pour LJS.com de rappeler quelques données concernant l’alcool.

Les études montrent qu’à petite dose, l’alcool est bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires. Mais consommé en excès, c’est-à-dire plus de 3 verres par jour chez les hommes et 2 verres par jour chez les femmes, l’alcool est un facteur de risque de mortalité très important. Avec 45 000 décès chaque année, ce serait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabagisme. « Notre pays connaît la surmortalité masculine liée à l’alcool la plus élevée d’Europe, de 30% supérieure à la moyenne des pays de l’Union » a déclaré Xavier Bertrand, le ministre de la santé.

Cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein, maladies cardio-vasculaires, maladies du foie (cirrhose) et accidents de la route sont les principales causes des décès imputables à l’alcool soit 14% des décès masculins et 3% des décès féminins. Et ce n’est pas tout puisque 5 millions de personnes auraient des problèmes médicaux, psychologiques ou sociaux liés l’alcool et entre 2 et 3 millions en seraient dépendants. 

L’alcool n’est pas qu’un problème d’adulte puisque consommé durant la grossesse, il est responsable du « syndrome d’alcoolisation fœtale » (SAF) qui toucherait entre 700 et 3000 enfants sur 750 000 naissances. Les enfants atteints de SAF souffrent d’anomalies faciales, de retards de croissance et de déficit intellectuel. C’est la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant.

Par ailleurs, la consommation d’alcool augmente chez les jeunes. En 2003, les jeunes garçons de 17 ans étaient 21,3% à consommer régulièrement de l’alcool contre seulement 16% en 2000. Quant à elles, les jeunes filles étaient 7,5% en 2003 contre 5,5% en 2000.

Les Français occupent la 11ème place mondiale des plus gros consommateurs d’alcool et la 2ème place des plus gros consommateurs de vin qui reste la boisson la plus consommée (60% des différents types d’alcools).

Pourtant la consommation baisse depuis 40 ans. Entre 1961 et 2003, elle est passée de 17,7 à 9,3 litres d’alcool pur par an et par habitant. La part du budget alcool dans les ménages représente aujourd’hui 8,9% contre 12,4% en 1960.


Source :
© LeJournalSanté.com

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19 octobre 2006

Etats généraux sur l’alcool

Etats généraux sur l’alcool : les débats en région


Les Etats généraux sur l’alcool se déroulent en régions durant les mois de septembre à novembre. Pour y participer, vous pouvez vous inscrire sur le site internet dédié à l’évènement.

Ces Etats généraux visent à informer le citoyen et à ouvrir le débat avant la redéfinition d’une politique de santé par les pouvoirs publics. Des fiches d’information sont ainsi disponibles en ligne sur les enjeux sanitaires, économiques et sociaux liés à la consommation d’alcool (alcool et cancer, alcool et sécurité routière, alcool et violence...).

La synthèse nationale des Etats généraux élaborée sous l’autorité du Comité national d’orientation, sera remise au ministre de la santé et des solidarités le 5 décembre et rendue publique sur internet. Cette restitution prendra en compte les synthèses provenant des 26 débats publics en région ainsi que les discussions sur les forums thématiques du site Internet.

    Sites internet publics sélectionnés


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18 octobre 2006

Des Etats généraux contre l’alcool

Les Etats généraux de l’alcool, lancés cette semaine, se dérouleront jusqu’au 5 décembre avec un rendez-vous national. entre temps, des débats et forums auront lieu dans chaque région à l’initiative des Directions régionales des affaires sanitaires et sociales (Drass).
Six thèmes ont été choisis pour les débats : alcool et modes de vie ; alcool, travail et emploi ; alcool et publics sensibles ; alcool et situations à risques ; alcool et inégalités ; alcool et violence Ce débat national, organisé par le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) vise à « associer l’ensemble de la société » à « la refondation d’une politique de santé publique » sur l’alcool.

Pour mémoire, l’alcool est responsable de 45 000 morts par an en France. Il est facteur direct ou associé dans diverses maladies (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies digestives) et participe largement au sinistre bilan des accidents de la route. Il est aussi responsable de l’apparition de certains troubles mentaux et provoque ou aggrave les comportements violents, notamment au sein de la famille.
La consommation d’alcool recule cependant constamment en France depuis 40 ans. Ainsi, entre 1961 et 2003, la consommation d’alcool a diminué de 47,5 % et la France ne se situe plus qu’au 11e rang mondial avec un peu plus de 9 litres d’alcool pur par an et par habitant.

Qu’adviendra-t-il de ces Etats généraux ? L’histoire récente a montré combien il restait difficile de lutter contre la consommation d’alcool dans notre pays.
Car le secteur pèse lourd : 190 000 emplois pour la seule production vinicole ; un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros pour l’ensemble du secteur des alcools ; 250 millions d’euros par an en publicité...

Un site spécifique pour ces Etats généraux, comportant un forum et des fiches d’information grand public a déjà été ouvert et offre une multitude d’informations.

Le site de l’Inpes :
www.inpes.sante.fr/
Le site des Etats généraux :
www.etatsgenerauxalcool.fr
Les lieux et les thèmes des débats régionaux :
www.etatsgenerauxalcool.fr/carte.php

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08 octobre 2006

Trop d'alcool dans les grandes écoles

Dix pour cent des élèves d'écoles de commerce et d'ingénieurs consomment de l'alcool trois à quatre fois par semaine, contre 6% en moyenne.
Dix pour cent des élèves d'écoles de
ommerce et d'ingénieurs consomment
de l'alcool trois à quatre fois par semaine,
contre 6% en moyenne.


Ils dirigeront demain les plus grandes entreprises du pays. Mais pour l'instant, les étudiants aiment faire la fête... et boire.

LE JEUDI soir, c'est Open Bar à Jouy-en-Josas, sur le campus d'HEC. À Paris, pas un étudiant d'école de commerce qui ne connaisse ces soirées mythiques qui rassemblent entre 500 et 2 000 jeunes. La future élite des affaires a la réputation de savoir recevoir : les nuits sont longues, fort arrosées et jamais très onéreuses. «Si l'on achète un droit d'entrée et un billet aller-retour en navette depuis Paris, ça coûte au maximum 15 euros. Avec ça, vous pouvez boire jusqu'à plus soif car ces fêtes sont avant tout des mégabeuveries», explique une habituée, étudiante à l'ESCP-EAP, une autre école de commerce parisienne.

«Je n'ai jamais vu de gens se lâcher à ce point, raconte Barbara Duvauchelle, autre adepte de ces soirées HEC jusqu'en 2005. Ce sont de véritables orgies avec vomissements à répétition. Il faut dire que des pizzas à l'alcool, tout est sponsorisé

Baptisée «Le retour du Jeudi», par allusion au film Le retour du Jedi, la soirée de rentrée a eu lieu le 28 septembre. Elle aurait été à la hauteur de sa réputation : deux étudiants seraient tombés dans un coma éthylique. Le bureau des élèves (BDE) dément ces excès mais reconnaît que l'alcool est un sujet de tension récurrent entre étudiants et direction. «Il y a une pression de la direction pour limiter l'usage de l'alcool sur le campus», dit un de ses membres. Le BDE a toutefois accepté de signer une charte avec la direction pour lutter contre les abus.

Il y a de quoi faire. Car un bon BDE est un BDE qui sait organiser des fêtes, voire distribuer de l'alcool gratuitement. C'est même un argument de campagne pour se faire élire. Résultat ? Selon une enquête menée l'an dernier par la LMDE (La mutuelle des étudiants) auprès de plus de 9 000 étudiants, les élèves d'écoles de commerce et d'ingénieurs sont les champions toutes catégories de la consommation d'alcool. Ils sont 10% à consommer de l'alcool trois à quatre fois par semaine contre 6% en moyenne. Les étudiants en médecine, pourtant fiers d'afficher leurs comas éthyliques, sont 23% à boire de l'alcool au moins une fois par semaine, ceux des grandes écoles sont 45,4% !

Pour Michael Delafosse, président de la LMDE, «Il est urgent de contrer les entreprises qui, à coup de marketing, font succomber les étudiants et portent atteinte à leur santé.» L'enquête met en évidence la croissance des «premix», ces boissons sucrées très alcoolisées, dont la consommation, encouragée par la publicité et les gadgets, menace leur santé.

Les alcooliers sont très présents dans les soirées : ils financent gobelets, doseurs, gadgets, échantillons-tests et surtout, offrent d'importantes remises sur les bouteilles. «Nous appliquons et respectons la loi», plaide Alexis Capitant, directeur général de l'association Entreprises et Prévention, qui représente les intérêts de 19 entreprises du secteur (Pernod-Ricard, Bacardi-Martini, Brasseries Kronembourg, Rémy Cointreau, Heineken...) et finance bien des festivités.

60 000 fêtes étudiantes chaque année

Selon lui, il y a 60 000 fêtes étudiantes chaque année, dont 20 000 sont organisées par les grandes écoles. Parmi elles, 500 seraient parrainées par des marques. «Pernod-Ricard ne sponsorise pas directement les soirées sur le campus d'HEC : c'est interdit par la loi puisque l'école n'est pas un débit de boisson», explique Alexis Capitant. Mais ce lobbyste reconnaît que des accords sont trouvés avec certains bureaux des élèves sous forme de contrats commerciaux similaires à ceux signés avec les brasseurs, avec des remises de 10 à 15%.

Dans les fêtes organisées en discothèque, le sponsoring aussi bat son plein. «Là, nous ne sommes plus sur un campus, une discothèque dispose des licences nécessaires», commente Alexis Capitant, qui assure que ces opérations commerciales sont assorties d'«actions de prévention» et de distribution d'éthylotests. Car les fabricants d'alcool veulent à tout prix éviter de graves débordements qui seraient désastreux pour leur image. «En fait, ces entreprises aident les jeunes à boire proprement», grince un dirigeant d'une école de commerce de province.

Pour tenter d'agir en profondeur, l'EM-Lyon implique les associations d'étudiants. «Quand la direction menace ou interdit, ça ne sert pas à grand chose, explique la direction, quand c'est le conseil de la corporation, les choses changent.» À l'ESCP-EAP, la direction est parvenue à imposer des doseurs sur les bouteilles, «pour éviter les rations énormes»...

Le phénomène est en tout cas pris au sérieux par les députés qui ont créé une mission parlementaire sur la santé des étudiants et ont l'intention de consacrer une large part de leurs travaux aux problèmes d'alcool. Afin, selon le président de la mission, l'UMP Laurent Wauquiez, de «ne plus laisser faire n'importe quoi».

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27 septembre 2006

Alcool - La dose optimale d'alcool pour la santé ?

1 à 7 verres par semaine, pas plus !

On entend souvent dire que 2 ou 3 verres d'alcool par jour, c'est bon pour la santé. C'est faux. A cette dose-là, c'est le début des ennuis. Alors quelle est la bonne dose d'alcool, celle qui est bonne pour la santé ? 1 à 7 verres par semaine… Autant le savoir !

Existe-t-il une dose d’alcool idéale ?

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Rien n’est plus difficile que de trouver la bonne réponse à cette question : si on aime boire de l’alcool, du vin par exemple, quelle est la dose optimale qui permet de ne tirer que des bénéfices pour sa santé ?

On entend souvent dire que 2 à 3 verres d’alcool par jour sont bons. En fait, on ne retrouve pas cette affirmation dans les études. C’est ce constat que les Drs Philippe Presles et Catherine Solano ont fait dans leur livre « Prévenir (Alzheimer, cancers, infarctus et vivre en forme plus longtemps) ». C’est ce même résultat qu’une équipe américaine vient de découvrir à partir d’une étude ayant concerné des hommes et des femmes âgés de 70 à 79 ans.

Par rapport à ceux qui ne buvaient pas du tout d’alcool, ceux qui en consommaient entre 1 et 7 verres par semaine voyaient leur mortalité globale diminuer de 26%. À l’opposé, ceux qui buvaient plus de 7 verres d’alcool par semaine voyaient leur mortalité augmenter de 23%. La conclusion est claire : un peu d’alcool, même un verre par semaine, est bon pour la santé. Mais plus d’un verre par jour expose à des risques importants.

Avec l’alcool, modération et information

En lisant cet article, certains seront contents et d’autres mécontents… Les plus contents seront les buveurs modérés, des femmes le plus souvent, car en moyenne, elles ne boivent pas plus d’un verre d’alcool par jour. Banco !

Ceux qui ne boivent pas du tout pourront être dépités… Faut-il que je me mette à boire, ne serait-ce qu’un verre d’alcool par semaine ? La réponse est non. Ceux qui commencent à boire modérément alors qu’ils n’avaient jamais bu, ne voient pas leur risque diminuer vraiment. Ils sont à très faible risque de toute façon.

Ceux qui boivent 2 à 3 verres d’alcool par jour en se disant que c’est bon pour les artères pourront être vindicatifs. Faut-il me considérer comme un buveur excessif ? Certainement pas. Mais il est important d’être bien informé des risques que l’on prend parfois sans s’en rendre compte. Car des solutions existent, à commencer par faire de la prévention en consommant davantage de fruits et légumes pour leurs vitamines et en faisant plus d’exercice physique. Vous pouvez aussi faire régulièrement des cures de poly-vitamines.

Quant à ceux qui boivent plus de 3 verres d’alcool par jour, ils ont vraiment intérêt à faire attention. Tout le monde est d’accord sur ce point !

En pratique, l’idéal est de réserver l’alcool à une, deux ou trois occasions seulement par semaine, en ne dépassant jamais 2 à 3 verres par jour. C’est avec ce mode de consommation que plaisir rime avec santé…


La dose optimale d’alcool pour la santé ? 1 à 7 verres par semaine, pas plus !   A lire





« Prévenir – Alzheimer, cancers, infarctus et vivre en forme plus longtemps », Dr Philippe Presles et Dr Catherine Solano, Editions Robert Laffont, 2006.
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Posté par JennyPOETESSE à 06:14 - L'ALCOOLISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2006

Sortir de l’enfer de l’alcool

Quand la bouteille s’en mêle, c’est toute la famille qui trinque. A Savièse (VS), parcours d’un homme qui a failli sombrer. Mais qui a survécu à la maladie de l’alcoolisme. Témoignage.

Ils sont allés fêter au resto leurs quinze ans de mariage. Germaine et Jean-Bernard Héritier. Elle, douce, enveloppante comme une eau fleurie. Lui, 44 ans, tout en noir, véritable roc saviésan, 90 kg de présence joviale. Ils ont trinqué. Elle avec un verre de vin et lui avec de l’eau.

C’est comme ça: depuis 1993, il ne touche plus une goutte d’alcool. Abstinent en ces terres valaisannes enracinées dans la culture du vin, parfaitement sobre au milieu des vignes, dans ce quartier familial, où tout le monde se connaît et où tout le monde est encaveur.

Sans fausse pudeur

Il a fermé le bouchon, définitivement. Après des années de bagarre avec l’alcool. Avec lui-même. A cogner partout, sur les autres, sur des tambours, et dans le vide. Il en parle comme il écrit dans son livre: sans fausse pudeur, avec les tripes et la joie vraie d’un ressuscité.

Il raconte tout, sa première cuite à 16 ans, son goût de la foire, les copains, une timidité noyée au fond des verres. «A 20 ans, je supportais déjà de grosses quantités d’alcool. J’étais rarement malade et j’avais besoin de peu de sommeil.»

Très vite, les occasions de boire se sont multipliées. Des week-ends arrosés, il glisse à la cuite quotidienne. Une lente descente dans la dépendance, dont personne ne s’aperçoit. Même pas lui. Un long tunnel, «où tu ne te rends pas compte que tu deviens abruti». Quand il se marie en 1991, c’est l’embellie, avec la naissance de leur premier enfant. Quelques mois de répit.

La douleur de l’épouse

Mais la bouteille n’est jamais loin. Sa femme commence à sentir le problème, mais sans mettre le doigt sur l’alcool: «Pour moi, l’alcoolique, c’était une loque, couchée par terre, incapable de rien faire. Je ne savais pas que l’alcoolisme pouvait avoir plusieurs formes.»

Lui, il continue d’aller au boulot, de tenir sa casquette de contremaître sur les chantiers. Mais il rentre de plus en plus souvent l’haleine trouble, le regard ailleurs, chancelant d’agressivité. «On ne pouvait plus parler de rien. Il critiquait tout. J’ai eu peur, je n’osais plus le laisser seul avec notre fils, je n’avais plus confiance», se souvient Germaine Héritier. Lui dire qu’il boit trop, mettre des ultimatums? Inutile. Il dégaine toujours la même réponse: «Je n’ai tué personne.»

Jusqu’à 15 litres par jour

En 1993, le couple vit l’enfer. Bières, vin tiré au tonneau de la cave. «Je me levais et je buvais trois litres. En cinq minutes, c’était dans l’estomac!» Au pire de sa maladie, Jean-Bernard Héritier pouvait avaler jusqu’à quinze litres par jour. Masse d’homme accrochée à son goulot comme à une bouée. Boire et dormir. Rien d’autre. «Je ne me levais même plus pour manger. Je ne me réveillais que quand j’étais en manque. Et puis, un état dépressif s’installe. On boit pour oublier qu’on va mal.»

Germaine Héritier, comme la plupart des codépendants, protège alors son mari, joue les saint-bernard: «Oui, je l’ai couvert. Il m’est arrivé d’appeler son patron pour dire qu’il était malade. Je pensais bien faire.» Jamais, elle n’a appelé à l’aide.

L’alcool, comme une pierre, qui tire tout le monde au fond. En silence et dans la honte.

Jusqu’au jour, où il a commencé à «voir passer des bêtes». Départ pour l’hôpital psychiatrique et quatre semaines de sevrage, de souffrance physique. «L’alcool m’avait démoli, plus rien ne fonctionnait. Mon corps ne supportait même plus l’eau, tout ressortait.» Mais, peu à peu, il se remet. Accepte un séjour à la Villa Flora à Sierre, institution spécialisée dans les dépendances. Pour cinq semaines. «On nous a appris à faire le deuil de l’alcool. A vivre sans.»

Une nouvelle vie commence

Quand il sort, le 11 janvier 1994, il sait qu’il a changé. Qu’il doit changer encore. «Au début, je m’étais mis un paquet d’interdits.» Finis les boîtes de nuit, les bars, les apéros. Même la fondue, il la prépare sans vin blanc.

Il s’est engagé en politique, s’est mis à la randonnée en montagne plusieurs fois par semaine. «Au début, il ramassait des fleurs en marchant. On en faisait des infusions», sourit son épouse. Pour elle, c’était presqu’un étranger qu’elle retrouvait à ses côtés: «Il a fallu nous réajuster l’un à l’autre, retrouver un lien. Mais ça nous a fait grandir ensemble.» Nouveau départ avec deux nouveaux garçons.

Guéri? «Non. J’aurai toujours cette maladie, mais je l’assume et je ne m’en cache pas.» Il a gardé ses passions intactes, le rock bourru, Johnny Hallyday. Les mêmes goûts, mais plus le même homme. Comme un dur à cuire qui aurait accepté ses failles ou un écorché qui aurait trouvé sa force.

Patricia Brambilla, Photo Pierre-Antoine Grisoni/Strates

A lire: «Un séjour en enfer»
de Jean-Bernard Héritier, Ed. Monographic 2002.

Séjour en Enfer

Fr. 9.90 / € 6.60

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Où s’adresser?

ISPA, Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies à Lausanne.
Tél: 021 321 29 11.

www.sfa-ispa.ch

Fondation Les Oliviers, Mont-sur-Lausanne. Institution pour personnes concernées par les problèmes d’alcool et autres dépendances.
Tél. 021 654 02 20.

www.oliviers.ch

Association Villa Flora à Sierre.
Centre de traitement de l’alcoolisme et structure d’accueil pour les personnes en situation de co-dépendance.
Tél. 027 455 75 51.

www.infoset.ch/inst/villa_flora

Le Torry à Fribourg. Centre psycho-social spécialisé dans le traitement des dépendances en alcoologie.
Tél. 026 465 20 20 ou 026 460 88 22.

Centre Envol à Genève. Unité de la Fondation Phénix pour le traitement, la réinsertion sociale et la réintégration professionnelle des personnes dépendantes.
Tél. 022 718 88 66

www.phenix.ch/envol.

AL-ANON/Alateen, groupe d’entraide pour les proches et les enfants de personnes alcooliques.
Tél. 0848 848 833

www.al-anon.ch.

Paroles d’expert

Claude Uehlinger, médecin psychiatre, responsable de l’Unité de traitement des addictions à Fribourg et auteur d’un ouvrage intitulé «Quand l’autre boit» aux Ed. Anne Carrière.

Face à une personne alcoolique, quelles sont les erreurs fréquentes de l’entourage?

Erreur est un mot qui ne convient pas. Les personnes de l’entourage, que l’on appelle codépendantes, sont prises dans cette affaire, puisque l’alcoolisme est une maladie familiale. En croyant aider, les proches mettent souvent en place des stratégies: vérification des bouteilles bues, prise de responsabilité pour l’autre. Autant de mesures qui ne servent pas à grand chose et qui finissent par enraciner le mécanisme de la dépendance plutôt que de le déjouer.

Comment aider vraiment?

La personne codépendante doit changer sa manière de voir les choses. Ne plus se dire: comment changer l’autre, mais que puis-je faire pour changer, moi? Il faut donc arrêter de contrôler, de prendre la responsabilité à la place de l’autre, arrêter de le critiquer, de l’infantiliser.

Autrement dit, pour aider, il ne faut rien faire?

Il faut se décentrer du problème. Ça ne veut pas dire se désintéresser, mais prendre de la distance. Je vous donne une image: quand vous êtes ensablé dans une dune, vous pouvez continuer à mettre des gaz, vous allez vous ensabler davantage. Le mieux est de sortir de la voiture. Cette prise de conscience peut entraîner une réaction chez l’autre. Si le partenaire fait un mouvement, la personne dépendante se sent moins sur la défensive et pourra se déterminer différemment.

Quelles sont les chances de guérison?

Plus il y a de tentatives d’arrêter, plus on capitalise d’expériences et donc de chances de s’en sortir. En chiffres: le taux de rechute est de 40 à 60% après six mois. La rechute fait partie du processus qui mène vers l’abstinence. Sur 1000 alcooliques, un tiers va modifier son comportement, un tiers décède prématurément, un tiers reste dans la même situation
 


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19 août 2006

QU'EST-CE QUE L'ALCOOLISME?

 Une maladie dont on ne connaît pas les causes

  • La première chose à savoir est que l'on ne connaît pas les causes de cette affection. La dépendance alcoolique est une maladie universelle. Elle existe dans tous les pays du       monde, dans toutes les races, sous tous les climats. Cependant, malgré toutes les recherches présentes et passées, rien n'explique pourquoi certaines personnes peuvent être victimes de l'alcool tandis que d'autres ne rencontrent jamais de difficultés.              
  • Avec sincérité, certains patients font état de problèmes qui les ont poussés à boire et       qu'ils pensent être à l'origine de leur état. A y regarder de près, les motifs       psychologiques, les soucis ou la fête, la solitude ou la mésentente, le chômage ou le travail ne sont  jamais des motifs réels, mais plus souvent la conséquence des abus. Les "anciens buveurs" appellent  cela des "alibis". Il est vrai que des épreuves arrivent à tous les humains qui les ressentent pareillement, mais tous ne se tournent pas vers l'alcool.              
  • On n'explique pas pourquoi la plupart des gens, qui apprécient ces boissons, n'en deviennent jamais dépendants, alors que chez nos patients la juste régulation de la consommation est irréalisable.
  •        
    et que l'on ne peut pas guérir        
  • Si l'origine de l'affection est inconnue: nous ignorons aussi pourquoi la dépendance est toujours définitive. A ce jour, il n'existe pas de traitement qui permette de la maîtriser. On peut réparer les dégâts causés par l'abus d'alcool, on peut prévenir la rechute, mais l'alcoolo-dépendance elle-même n'est pas curable. Malheureusement, aucun traitement ne permet de retrouver le plaisir de boire ou de partager de nouveau un verre avec un ami. Il n'est pas d'alternative à la totale et définitive abstinence. Etablir ou rétablir une consommation naturelle des boissons alcoolisées est actuellement chose impossible.              
  • Dans cette affection, où le médecin ne dispose ni d'un médicament, ni d'un savoir salvateur, il ne faut pas désespérer. Bien des personnes s'en sortent, ayant bien compris le mécanisme d'un enchaînement redoutable.
  • quand on commence on ne peut plus s'arrêter        
    L'alcool ne fait pas partie des produits indispensables; il est normalement superflu. Bien qu'il ne soit pas vital pour l'homme, il est devenu, dans les esprits, un aliment à part entière.              
    Chacun sait que l'humain a besoin d'aliments solides et d'aliments liquides. Les premiers sont la viande, les légumes, les fruits, etc. Les seconds apportent l'eau nécessaire: jus de fruits, lait, vin, bière, cidre, toutes les eaux minérales...              
    Voici comment cela fonctionne: lorsque le corps a besoin d'aliments solides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la faim. Lorsque le corps a besoin d'aliments liquides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la soif. Nous connaissons tous ces deux signaux. Lorsque le signal de faim se manifeste on pense de plus en plus à manger. Notez-le, on finit même par ne penser plus qu'à ça, si le repas se fait attendre.              
    Mais ces deux signaux de faim et soif ont leurs contraires peut-être plus importants pour notre santé. On les appelle "signaux de satiété". Ils coupent la faim ou l'appétit au bon moment ; au-delà, manger devient moins intéressant, et pénible quand un repas forcé se prolonge. Ces contraires - appelés aussi "arrêts instinctifs" - sont très importants pour notre bonne santé : ils  ajustent la prise d'aliments, ou de boissons, à la quantité voulue pour les besoins du corps. Ils évitent de graves maladies par surcharge.              
    Ces signaux sont d'une extraordinaire précision. Vérifions notre poids d'un bout de l'année à l'autre. Dans ce temps nous mangeons près d'une bonne d'aliments. Ce poids demeure identique quelles que soient les fantaisies passagères ou les variations selon les       saisons, les activités physiques, etc.. Un petit dérèglement, en avance ou en retard, dans       l'apparition des signaux dont on parle, entraînera maigreur ou obésité. Pour l'eau la       précision est très grande et chaque prise de boisson est rigoureusement programmée par le corps ; l'arrêt instinctif est impératif : le déplaisir remplace vite le plaisir d'étancher sa       soif. Ces choses, que vous avez reconnues, se passent ainsi pour tous les aliments et boissons sauf pour certains       :              
    - le chocolat : pour presque tout le monde, le chocolat ne fait pas apparaître les signaux de satiété mais au contraire augmente l'envie au fur et à mesure  que l'on en mange ; c'est ce qui en fait une friandise appréciée, même après les repas copieux ;              
    - l'alcool entraîne la même réaction, mais pas chez tout le monde ; pour 8 à 11% des       personnes, celles qui vont tout à la fois l'apprécier, le rechercher et en pâtir : les       alcoolo-dépendants.              
    L'alcool est un aliment qui se boit. Il empêche, chez vous, l'apparition du signal de       satiété et, pire encore, rend le besoin plus vif. Cette réaction, qui n'existe pas chez tout le monde, constitue tout le danger de la maladie puisqu'elle va en sens contraire des lois biologiques, donc de la vie. Elle oblige à   ingérer des doses forcément toxiques puisque la       régulation naturelle ne vient jamais la limiter, comme il en est pour les autres substances (sauf le chocolat).  L'alcool, pour vous, fonctionne à l'envers des autres aliments. Etant hospitalisés on ne vous a pas donné d'alcool, et vous en avez de moins en moins envie à mesure que votre corps s'en débarrassait. Alors que, sans manger, vous auriez eu de       plus en plus faim....              
    Voici ce qui se passe chez les personnes alcoolo-dépendantes :              
  • - pas d'alcool dans   le corps : pas d'envie, pas de besoin ;                    
  • - de l'alcool dans le corps : boire encore n'arrête plus l'envie de boire.  Il s'ensuit une          réaction psychologique de recherche de boisson, mais personne, alcoolique ou pas, ne peut arrêter la consommation d'un produit qui augmente lui-même  l'appétit de le consommer.
  • et les autres?        
    Normalement, quand on a bien mangé on n'a plus d'effort de volonté à faire pour arrêter. C'est justement ainsi que les personnes sobres s'arrêtent de boire. C'est même pour cela qu'elles sont sobres. Ceci est très important mais peut-être, pour vous, très difficile à imaginer.              
    Vous êtes tous allés au restaurant ou à la terrasse d'un café. Il ne vous a pas échappé que des voisins quittaient parfois la table laissant une bouteille de beaujolais encore à moitié pleine ou une canette de bière non achevée. Cela a pu vous  paraître impensable et certains m'ont dit être allé les terminer...              
    Réfléchissez, dans le même moment vous avez vous-même laissé du pain dans la       corbeille sans même y penser. C'est de la même manière que ce voisin de table a abandonné ce reste de boisson. Il ne l'a pas fait parce qu'il aurait eu de plus de volonté, ou plus de sens moral, ou plus de force de caractère... Tout simplement, pour lui, l'envie  de vin avait disparu, comme pour vous-même, l'envie du pain que vous avez laissé.           
    Il y a donc une différence entre vous et les autres (les "civils" comme disent les AA) ; votre envie persiste et augmente à mesure que vous buvez: "quand je commence je ne peux plus       m'arrêter". Mais si la volonté est mise à l'épreuve c'est qu'il y a alcoolisme. Et c'est une loi naturelle que, pour le boire ou le manger, elle soit toujours perdante. Ici, l'humain       n'a plus qu'à obéir, sans cela notre espèce n'existerait pas. En fait, ce que le patient       dépendant ne connaît pas vis-à-vis des boissons alcoolisées, c'est cette disparition du besoin, qui épargne la volonté, et qui fait que les autres sont sobres.    
    cacher des réserves d'alcool        
  • Ce qui vient d'être dit va vous expliquer beaucoup de choses. Au premier rang la manie de faire, et de cacher, des réserves d'alcool. Cette "attitude typique de l'alcoolique", comme le soulignait une patiente, devient parfois une obsession.              
  • La personne dépendante qui agit ainsi se comporte, sans le savoir, comme tous les êtres qui redoutent une privation de nourriture ou de boisson. Un patient, qui enterrait ses       bouteilles dans son jardin avait remarqué que son chien y enterrait ses os. Tous deux obéissaient à un même réflexe de survie. Pendant la guerre chaque  famille faisait des provisions et "ne le criait pas sur les toits". Chez la personne dépendante, la crainte du       manque provoque les mêmes réflexes et le même secret. C'est ce réflexe que fait       réapparaître en vous un besoin qui ne vous quitte  pas. A cet égard, ce comportement est celui de tous les  êtres vivants.
  • tant de mal à en parler        
    C'est sur la question de la parole que le buveur rencontre de graves problèmes. Sans qu'il le sache, le patient est confronté à des impossibilités de parler que tout le monde       éprouve : il ne suffit pas de disposer de la parole pour pouvoir exprimer ses pensées. Ce blocage verbal a des origines précises ; la pudeur sexuelle, que tout le  monde connaît, en est le meilleur exemple.              
    Il faut savoir que l'être humain est ainsi fait qu'il parle à  l'endroit quand le corps lui obéit mais à l'envers quand il doit obéir à son corps. Cela peut paraître étrange, mais la vie sexuelle est justement un domaine où il faut obéir à son corps.              
    - ce n'est pas le cas d'un travail, d'un loisir, d'une promenade : ici l'esprit décide, le corps exécute et tout se raconte complètement   et sans problème;              
    - par contre, dans la sexualité, pour que tout fonctionne bien, l'esprit doit aussi parfaitement que possible se laisser guider par le corps et lui obéir : c'est une chose qui ne se raconte pas ou difficilement, qui, même, ne doit pas se raconter ; la pudeur se fait parfois aider par le mensonge, et arrête le ,langage.              
    Or, la personne  dépendante ne recherche plus l'alcool pour accompagner un repas, ni pour trinquer, accueillir ou fêter. Elle va vers la boisson pour aucun de ces motifs particuliers mais parce que son corps le réclame et qu'elle lui obéit. Elle ne donc peut ni le dire, ni en parler : la prise d'alcool devient un acte secret.              
    En général, mieux que quiconque, le patient connaît ces blocages qui s'imposent à lui et le  mettent si loin des autres. Il est en effet des moments  où il aurait besoin de parler, surtout quand il commence   à ressentir son impuissance à s'arrêter seul.              
    Mais ce qui ne peut se dire ne peut davantage se laisser voir. Comme l'acte sexuel, le geste de boire ne peut se montrer. Le secret et la solitude finissent par s'imposer. On comprend que le patient, acculé au  mensonge, se ressente déprimé cin. Vous  comprenez maintenant pourquoi plus c'était  nécessaire, moins on pouvait parler.              
    Et comme toujours,   l'impuissance de la  parole est la source de tous les conflits avec un entourage qui s'éloigne mais dont on a de plus en plus besoin. Dans cette maladie c'est       peut-être ce trouble du langage qui fait le plus de m -- Liens       recommandés.al.   Voilà pourquoi nous attachons tant d'importance aux       groupes de parole.  

                                     
    Expérience vécue de deux             anciens buveurs :
             
                
    Témoignage I
             
                

    L'alcool ... j'y suis             tombé dedans dès mon plus jeune             âge.          

                
    Témoignage II
             
                

    "Adolescent,             j’étais peu attiré par             l’alcool..."          

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    Posté par JennyPOETESSE à 20:15 - L'ALCOOLISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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