MON COMBAT CONTRE LA FYBROMYALGIE

Combattre l'injustice, les douleurs du monde et nos douleurs face à la maladie. La vie est un combat et malgré les maux, il nous faut avancer sur le chemin de notre destinée...

05 mai 2008

"La science rattrape le paludisme"

"La science rattrape le paludisme"

"La science rattrape le paludisme" Propos recueillis par Xavier Demarle La Journée mondiale de lutte contre le paludisme, ce vendredi, est l'occasion de rappeler que cette maladie est encore responsable de la mort d'au moins un million de personnes par an. Mais même s'il n'y a toujours pas de vaccin, la science progresse, rappelle le professeur Martin Danis, de la Pitié-Salpêtrière.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme a lieu ce vendredi. Cette parasitose -maladie causée par un parasite- transmise par les piqûres de moustiques cause la mort de 1 à 3 millions de personnes par an sur la planète, selon différentes estimations, et frappe surtout les enfants et les femmes. 300 à 500 millions de personnes dans le monde en seraient atteintes, selon Médecins sans frontières (MSF).

Cependant, le risque de contracter la maladie diminuerait, selon la nouvelle carte mondiale du paludisme de l'Université d'Oxford et l'Institut kenyan de recherche médicale, publiée ce mois-ci. Pour le professeur Martin Danis, du CNR paludisme de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, à Paris, si le parasite recule, l'arrivée de nouveaux traitements en est en partie responsable. Entretien.

Quels sont les derniers progrès de la recherche contre le paludisme?

Depuis une dizaine d'années, de nouveaux traitements curatifs sont utilisés. Avant, on avait recours à une unique molécule, comme la chloroquine ou la quinine, mais elles ont perdu de l'efficacité contre le parasite. Les chercheurs ont mis à disposition de nouveaux médicaments: les ACT. Ils combinent de l'artémisinine, issue de l'armoise, à un deuxième antipaludéen. Si le premier ne vient pas à bout des parasites les plus résistants, c'est la seconde molécule qui fait le ménage... D'où des effets plus dévastateurs de ces traitements sur le paludisme. Seul souci: leur coût. Le plus courant des ACT revient à 2,4 dollars pour un adulte, là où la prise d'une seule molécule pouvait revenir à 0,20 dollar... 

Ces nouveaux traitements ont-ils déjà permis d'endiguer la progression de cette maladie à l'échelle planétaire?

Des études ont prouvé l'efficacité des médicaments à base de deux molécules. Le recul de ce fléau a été réel dans certains pays d'Afrique, comme l'Ethiopie, l'Ouganda ou l'Afrique du sud. Le fonds mondial contre le paludisme a permis une certaine ouverture de l'accès aux médicaments dans les pays les plus pauvres. Il est aussi plus facile de suivre de tels traitements, beaucoup plus qu'il y a quelques années. Maintenant, il suffit d'ingurgiter un seul comprimé, alors qu'au lancement des ACT, il fallait en prendre deux, un médicament pour chaque molécule.

Les Africains acceptent parfois le paludisme comme une fatalité. Désormais, prennent-ils davantage les choses en main?

C'est vrai que, dans le passé, le paludisme était presque vu comme "naturel" par les Africains, au contraire du sida, qu'ils ont ressenti comme un véritable coup de tonnerre. Le travail de l'OMS et de sa branche Roll Back Malaria ou d'ONG comme MSF a permis de rompre avec cette passivité. La prévention a gagné du terrain dans les zones touchées. Diffusion de traitements, distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d'insecticides: les populations ont été sensibilisées.

Un vaccin sera-t-il bientôt prêt? 

Deux firmes pharmaceutiques, GSK et Sanofi-Aventis, font des expérimentations. Mais la recherche s'avère extrêmement compliquée pour deux raisons: un coût assez lourd et, surtout, le fait que le paludisme n'est pas un virus. Ce parasite est extrêmement complexe, parce qu'il revêt une forme différente selon les parties de l'organisme qu'il traverse. Il faut donc des anticorps garantissant une protection complète. Plus concrètement, un vaccin classique ne permettra pas d'immuniser le corps humain directement contre le paludisme.


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04 mai 2008

6 Mai

6 mai, Journée mondiale de l'asthme

Chaque année, l’asthme occasionne au Québec : 760 000 visites chez le médecin; 100 000 visites à l’urgence; 56 000 jours d’hospitalisation; 325 000 journées de travail perdues; 4000 appels pour des services ambulanciers; 255 décès l’an dernier.

L’asthme coûte annuellement au Québec, 150 millions de dollars.

Savez-vous que :

• Plus de 700 000 Québécoises et Québécois voient leur vie affectée par des crises d’asthme.

• Il y a plus de 485 700 jeunes asthmatiques âgés entre 4 et 11 ans au Canada, soit 15,6% de la population de cet âge.

2 259 700 personnes de plus de 12 ans, soit 8,3% de la population de cet âge au Canada.

• L’asthme est la principale cause d’hospitalisation chez les enfants de moins de 5 ans.

• L’asthme est responsable d’environ le quart des absences scolaires.

• 62,5% des enfants asthmatiques ont un sommeil difficile.

• La plupart des enfants asthmatiques du primaire souffrent d’un manque d’estime de soi, résultant de la crainte envers les activités physiques et la sensation de gêne liée à l’asthme (la pompe).

• Depuis les années 1980, les cas d’asthme ont plus que triplés et leur nombre ne cesse de croître

L’asthme est une maladie chronique qui touche un grand nombre d’enfants et d’adultes et qui est caractérisée par la toux, l’essoufflement, l’oppression thoracique et la respiration sifflante. En règle générale, les symptômes de l’asthme et les crises surviennent lorsque la paroi des voies aériennes s’inflamme et se rétrécit anormalement. Ils sont déclenchés par l’exercice, l’exposition à l’air froid, à des vapeurs ou gaz irritants ou à des allergènes ainsi que par les infections respiratoires virales (rhumes). Un traitement efficace peut prévenir ou atténuer les symptômes déclenchés par ces facteurs.

Des études révèlent que la susceptibilité des enfants à l’asthme est déterminée durant le développement du fœtus et au cours des trois à cinq premières années de la vie. Plusieurs facteurs de risque sont liés au développement de l’asthme, y compris :

- les antécédents familiaux d’allergies et d’affections allergiques (comprenant la fièvre des foins, l’asthme et l’eczéma);

- l’exposition importante des enfants susceptibles à des allergènes inhalés (animaux de compagnie, acariens, coquerelles et moisissures) pendant la première année de vie;

- l’exposition à la fumée du tabac, y compris l’exposition in utero;

- les infections respiratoires fréquentes au cours des premières années de vie;

- le faible poids à la naissance et le syndrome de détresse respiratoire.

Chez les adultes, l’asthme peut être développé par l’exposition professionnelle à des irritants, à des agents infectieux, à des allergènes ou à la pollution. La pollution atmosphérique n’est pas une cause primaire mais peut être un facteur aggravant de l’asthme.

Bien que les personnes puissent elles-mêmes prendre des mesures préventives pour maîtriser leur maladie, d’autres solutions nécessitent l’effort commun de la part du gouvernement, du secteur privé et du secteur des affaires. Les lois, les politiques et la collaboration volontaire de tous et chacun doivent faire partie des efforts concertés visant à réduire l’exposition aux contaminants dans les écoles et le milieu de travail et à améliorer la qualité de l’air.


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