04 juin 2008
CHIENS-GUIDES A LA UNE SUR FRANCE 3
CHIENS-GUIDES A LA UNE SUR FRANCE 3
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clicquez sur le chiot ... !
29 mai 2008
La rétine, cible de l'HTA et de l'excès de cholestérol
La rétine, cible de l'HTA et de l'excès de cholestérol
L'hypertension artérielle (HTA) et l'hypercholestérolémie pourraient bien s'avérer être des facteurs de risque d'occlusion veineuse rétinienne, un trouble susceptible de provoquer une cécité. Pour établir ce constat -une confirmation plus exactement- des chercheurs irlandais ont compilé les données de 21 études réalisées sur le sujet.
Au
total, leur méta-analyse a porté sur plus de 30 000 personnes dont 2
900 atteintes d'une occlusion veineuse rétinienne. Les 28 000 autres
ont constitué le groupe contrôle
Résultat, le risque de développer cette maladie de la rétine serait 3,5 fois plus élevé chez les hypertendus, et 2 fois plus chez les patients qui souffrent d'un excès de cholestérol. L'œil est donc bien un organe cible des complications de l'HTA et de l'excès de cholestérol, comme il l'est d'ailleurs -et c'est connu de longue date- du diabète. Voilà donc une bonne occasion d'insister sur l'importance de ne jamais interrompre ou suspendre un traitement prescrit contre ces maladies chroniques, même -et surtout- si elles sont très souvent asymptomatiques. Le risque de complications graves est bien réel.
Source : Archives of Ophtalmology, 12 mai 2008
Pour recevoir gratuitement la lettre quotidienne d'information de Destination Santé: www.destinationsante.com
19 mai 2008
DEVENIR CHIEN GUIDE
DEVENIR CHIEN GUIDE
* LA NAISSANCE
Les chiots proviennent principalement du C.E.S.E.C.A.H, d'autres d'élevages professionnels comme les Bergers allemands et Hovawarts.
Les chiots sont sélectionnés en fonction de leurs origines afin de mettre un maximum de chance de notre côté pour en faire de bons chiens guides.
Ainsi, les parents doivent être indemnes de toutes tares (dysplasie, arthrose, maladies oculaires ...), conforment aux caractères morphologiques et comportementales de la race choisie.
Le labrador est la race de chien guide la plus répandue grâce à son tempérament ; de plus il a la faveur du grand public ce qui facilite les relations lors des déplacements du non-voyant.
Le berger allemand, quant à lui, fait le bonheur de certains maîtres grâce à son caractère plus dynamique et plus proche de son maître.
2 MOIS œ : PLACEMENT EN TUTTELLE
Le chiot est pris en charge à plein temps par une famille de tutelle jusqu'à 1 an, 1an œ.
Les familles de tutelles sont des piliers de l'association.
Elles préparent les chiots à une vie familiale en leurs apprenant l'obéissance de base, la propreté, le respect de l'environnement, la sociabilité ...
De plus, l'école de chien guide demande
aux familles de les stimuler au maximum de situations comme le bus,
le train, les magasins, la foule, la ville, les animaux ...
Des visites ponctuelles se font par la
responsable des familles de tutelles afin d'observer l'évolution
des chiots, de contrer les éventuelles mauvaises habitudes et
pour conseiller les familles.
* 6 MOIS : DEBUT DES STAGES
Les premiers stages de 15 jours toutes les 4 à 8 semaines, commencent à partir de 6 mois.
Ces stages ont pour objectif de faire découvrir aux chiens leur futur travail.
Les sorties journalières se font en laisse. Les premiers exercices sont : la marche en ligne droite, l'arrêt au bord des trottoirs et des escaliers (debout ou assis), répondre aux ordres droite et gauche pour les changements de direction.
Cette phase de conditionnement s'effectue en douceur avec un fort accompagnement de l'éducateur qui diminuera progressivement pour en faire des chiens autonomes dans leurs déplacements.
* 10 MOIS : LA PRE-EDUCATION
Marquée par une étape très importante dans la carrière de chien guide ; la radiographie des hanches. Celle-ci déterminera si le chien est apte ou non à continuer l'éducation.
La radio se fait à l'âge de 10 mois, profitant de l'anesthésie de la stérilisation.
Le travail est dans la continuité des premiers stages. L'accompagnement pour les exercices de base diminue afin de se concentrer sur d'autres exercices : évitement d'obstacles, recherche des passages cloutés, bancs et portes.
* 15 MOIS : L'EDUCATION
C'est la mise en place du harnais pour mettre le chien en situation réelle de travail et lui inculquer le reste des compétences qu'il devra appliquer dans l'avenir :
* Evitement d'obstacles latéraux (poteaux, piétons...), en profondeurs (trous, dénivelés...), en hauteur (panneaux, auvents...), contournement d'obstacles par la rue et en crabe.
* Une notion de prise d'initiative est fortement développée pour que le chien devienne complètement indépendant dans son travail.
* La maturité du chien et son autonomie au travail déterminera la fin de son apprentissage.
Les traversées de rue se font sur ordre
(le chien n'a pas la capacité de décider du moment
idéal pour traverser, ceci sera géré par son
maître qui lui ordonnera la traversée après une
analyse auditive).
2 ANS : LA REMISE
Le chien est remis gratuitement.
L'éducateur doit faire le choix de l'équipe maître / chien guide en fonction de la vitesse de marche, la taille, le caractère, les capacités de chacun, la couleur (pour les mal-voyants)...
Une fois l'équipe choisie, la remise s'effectue sur deux semaines : la première à l'école, et la deuxième au domicile de la personne.
* 1ère semaine :
A son arrivée la personne reçoit les premières consignes théoriques sur le comportement canin et un historique du chien. Ces outils vont lui permettre la mise en place d'une attitude adaptée à un bon relationnel, de respect, d'harmonisation et de cohésion sociale.
Vient la mise en place du harnais pour pratiquer les premiers pas en déplacement autonome avec le chien. Cet apprentissage de découverte se fait sur un terrain neutre et sans obstacle dans le parc du lycée de Cibeins, avec des haltes accompagnées de séances d'obéissance.
Une progression des difficultés est aménagée sur le cours de la semaine pour terminer dans le coeur de la ville, en essayant de trouver des lieux s'approchant du contexte dans lequel l'équipe constituée sera amenée à se déplacer.
* 2ème : semaine :
Elle se déroule au domicile de la personne où l'on pourra vérifier et conseiller celle-ci sur la mise en place des consignes vues la semaine précédente : la place du chien à la maison, son comportement, le relationnel, la communication et surtout les sorties sur les parcours connus.
Deux et six mois après la remise, des visites de contrôle sont effectuées à l'insu du chien, pour visualiser les acquis de l'équipe sans l'influence de la présence de l'éducateur. Ce n'est que 6 mois après qu'un contrat est signé entre l'utilisateur et l'association (si l'on estime que les déplacements se font avec confort et sécurité).
Le chien reste la propriété de l'école, qui reste à disposition de l'équipe pour tous renseignements, conseils ...
L'activité du chien se prolonge jusqu'à l'âge d'environ 10 ans en fonction de son état de santé (la décision se fait d'un commun accord entre l'école, le maître et le vétérinaire).
LES WEEK-ENDS AVEC UN FUTUR CHIEN GUIDE
LES WEEK-ENDS AVEC UN FUTUR CHIEN GUIDE
Voici quelques lignes d’informations sur le déroulement du week-end afin qu’il soit agréable pour vous et celui que vous allez accueillir ; le principal étant de passer de bons moments tout en respectant l’éducation que le chien a déjà reçue.

Commençons par le plus important pour nos chers labradors :
* Les repas
Il mange 2 repas par jour, matin et soir : le chien doit s’asseoir et attendre le mot d’ordre « mange » pour enfin se régaler ! Sinon, rien ne doit leur être donné en dehors des repas !!!
L’eau doit être à disposition, à volonté.
* Malheureusement, les interdits
Certaines pièces comme la salle de bain, les chambres ainsi que toutes celles que vous aurez décidé sont à proscrire.
Il ne doit pas vous sauter dessus et ne pas passer les portes brusquement en se ruant dans vos jambes.
Attribuez-lui une place dans la maison, dans un coin, qu’il n’aille pas se coucher dans les passages (de porte par ex) ; donnez-lui un vieux drap ou une couverture pour la symboliser.
En voiture, installez-le soit dans le coffre, soit au pied de la banquette et en dernier recours (pour les petits véhicules) vous pouvez l’installer sur la banquette arrière.
* Les sorties
En laisse, sa place est à gauche et le collier chaînette se met de façon à former un P.
Vous pouvez bien sûr le lâcher (selon environnement).
Vous pouvez profiter de ces moments de ballades et de jeux pour lui faire rapporter le jouet dans les mains, le faire asseoir avant de lui lancer,…
Si vous vous trouvez près d’un plan d’eau, il peut se baigner sur autorisation de votre part.
* Les papouilles
A volonté mais tout en respectant les heures de sommeil du chien (surtout des jeunes).
Mais les enfants doivent éviter de se coucher par terre avec les tilous (garder sa position de chef = au dessus du chien).
* Le chenil de l’école
Vous pouvez venir chercher votre compagnon du week-end le vendredi entre 14 hrs et 17hrs et le ramener le lundi entre 8 hrs et 12 hrs. En cas de problème : 04-74-00-68-56
On vous donnera un collier, une laisse, son casse–croûte et un gilet d’identification d’élève chien-guide si vous le désirez.

Famille de week-end, comment ça marche ?
Après
confirmation par téléphone de l'équipe
technique,
vous devez venir chercher le chien
le vendredi
après-midi de 14 Hrs. à 17 Hrs.
Après un
week-end chargé en calins, bisous, jeux, balades....
vous
ramènerez le chien à l'école
le lundi matin
de 8 Hrs. à 12 Hrs.
MAL-VOYANTS : LES DIFFERENTES FACON DE MAL-VOIR
MAL-VOYANTS : LES DIFFERENTES FACON DE MAL-VOIR
Les personnes mal-voyantes (ou amblyopes) ont une acuité visuelle inférieure à 4/10ème.
Le handicap visuel peut être congénital (né avec), ou acquis suite à une maladie, un accident ...
Les images qui suivent ne sont qu'une représentation des différentes
visions. Ces dernières varient en fonction de chaque individu.
* VISION FLOU

Cataracte, brulure chimique, forte myopie
* DECOLLEMENT DE LA RETINE
Suite à un choc sur l'oeil
Prédisposition des grands myopes
* GLAUCOME
Hypertension oculai
* LESION MACULAIRE
Atteinte de la rétine
Héréditaire, tabagisme, exposition excessive au soleil
* RETINITE DIABETIQUE
* RETINITE PIGMENTAIRE
Pigmentation anormale de la rétine
Dégénérescence de la rétine
* VISION DITE NORMALE
Vision centrale et vision périphérique
Source
18 mai 2008
Glaucome : pourquoi faut-il s’en méfier ?
Glaucome
pourquoi faut-il s’en méfier ?
Détérioration progressive du nerf optique, un glaucome provoque
des lésions irréversibles. La maladie évolue lentement, pouvant rester
silencieuse pendant dix à vingt ans. Gardez l’œil…
Qu’est-ce qu’un glaucome ?
Deuxième
cause de cécité en France, le glaucome est une maladie fréquente des
plus de 40 ans. « Les glaucomes sont un ensemble de maladies où les
fibres du nerf optique sont détruites. On ne voit pas avec ses yeux
mais avec son cerveau. Les signaux lumineux sont recueillis dans l’œil
et transmis au cerveau par une sorte de câble constitué d’environ 1
million de fibres, le nerf optique. Et à partir de 40 ans, nous perdons
4000 à 5000 fibres par an. Les glaucomes surgissent tout au long de la
vie mais plus on vieillit plus on a de risques d’en développer un »,
explique le Pr Alain Bron du service d’ophtalmologie du CHU de Dijon.
Quels facteurs de risque ?
Il n’y a pas de cause reconnue des glaucomes mais des facteurs de
risque : l’âge, les antécédents familiaux (le risque est multiplié par
dix), l’augmentation de la pression intraoculaire… Lorsque les liquides
contenus dans l’œil (l’humeur aqueuse) s’évacuent mal, la pression
s’accentue et détériore progressivement les fibres du nerf optique.
Sournoise, la maladie « entre sans frapper » et les personnes touchées
ne présentent au départ aucun symptôme, douleur ou perte de vision. Le
premier signe « visible » est le rétrécissement du champ visuel. Il est
alors déjà trop tard pour récupérer la vision perdue.
Prévenir et soigner
Seul
moyen de prévention, une consultation ophtalmologique est vivement
conseillée tous les deux ans à partir de 45 ans (et bien avant si un
membre de la famille est atteint). Très souvent, un glaucome est
découvert fortuitement à l’occasion d’une visite de routine pour
d’autres troubles visuels. Or seul l’examen de la papille optique
(jonction du nerf optique avec la rétine) et du champ visuel permet de
révéler la présence d’une forme débutante de glaucome. Il s’agit de
tests simples, rapides et non douloureux. Diagnostiqué à temps et
traité correctement, le glaucome n’évolue pas et la vision se
stabilise. Les traitements (un collyre, une intervention au laser ou la
chirurgie) seuls ou associés consistent à diminuer la pression oculaire.
Du bon usage d’un collyre
* Lavez-vous soigneusement les mains.
* Nettoyez au préalable toute éventuelle sécrétion à l’angle interne de l’œil avec une compresse imbibée de sérum physiologique.
* Avec
une autre compresse, tirez la paupière inférieure vers le bas en
regardant vers le haut. Instillez une goutte de collyre dans l’œil,
sans le toucher. Fermez doucement les paupières une ou deux minutes
afin de maintenir le plus longtemps possible le contact avec le
liquide.
* Attention, un flacon ouvert ne se garde que deux à quatre semaines.
Sources
Comité de lutte contre le glaucome : www.glaucome.fr.
Pr Alain Bron, service d’ophtalmologie du CHU de Dijon.
Source Anne-Sophie Prévost
30 avril 2008
Myopathie de Duchenne
Myopathie de Duchenne
Recrutement de patients
pour la phase IIb de
l’essai PTC 124
L’essai PTC 124 mené par la société PTC Thérapeutics démarrera prochainement en France, dans au moins trois centres de référence (Marseille, Nantes et Paris). Cet essai mené dans une trentaine de centres en Europe, aux USA, au Canada et en Australie vise à évaluer si la molécule PTC 124, une poudre de saveur neutre, administrée par voie orale trois fois par jour, améliore la marche ainsi que la fonction et la force musculaire, et si elle est bien tolérée par les malades.
> En savoir plus sur l'essai et sur les modalités de recrutement des patients
En qualité d'investigateur principal de cet essai en France, je lance un appel pour que les médecins concernés des consultations pluridisciplinaires se rapprochent des trois centres investigateurs actuellement impliqués :
- Marseille: contact à l'Hôpital de la Timone : Pr. Brigitte CHABROL - tél 33(0)4 91 38 79 42 - 33(0)4 91 38 67 39, email: bchabrol(a)ap-hm.fr,
- Nantes: contacts au CHU de Nantes : contact médecin : Dr Armelle Magot, tél 33(0)2 40 08 36 17, email armelle.magot(a)chu-nantes.fr ; contact coordinatrice paramédicale : Raphaele Chasserieau, tél 33(0)2 40 08 36 17, email raphaele.chasserieau(a)chu-nantes.fr,
- Paris: contact à La Pitié-Salpêtrière à Paris : Valérie Doppler, Institut de Myologie, tél 01 42 16 58 73, email: cellule_essai(a)institut-myologie.org.
Thomas Voit
29 avril 2008
Cécité
Cécité : essais prometteurs
de thérapie génique
Quatre jeunes adultes traités pour une maladie rare, l'amaurose congénitale de Leber, bénéficieraient d'une petite amélioration de leur vue.
La génique vise, dans les maladies génétiques simples où un gène est absent ou muté, à réimplanter une copie du gène normal dans les cellules cibles du malade pour corriger l'anomalie. Le principe paraît à la fois simple et astucieux, mais sa mise en œuvre s'est révélée au cours des dix dernières années semée d'embûches et de complications. Ces difficultés n'ont pas empêché deux équipes de chercheurs de tenter de traiter expérimentalement par thérapie génique des jeunes malvoyants atteints d'une amaurose congénitale de Leber.
La première équipe, américano-italienne a, entre octobre 2007 et janvier 2008, traité trois aveugles âgés de 19, 26 et 26 ans. Les résultats publiés dimanche sur le site Internet du New England Journal of Medicine font état d'une petite amélioration de la vue, non spectaculaire, mais encourageante. La seconde équipe, anglaise, a traité aussi trois patients et annoncé un progrès de la vision pour l'un d'entre eux.
Plusieurs gènes responsables ont été identifiés
L'amaurose congénitale de Leber est une affection rare, responsable d'une cécité ou d'une malvoyance à la naissance qui s'aggrave avec l'âge pour aboutir à la cécité totale quinze ans ou vingt ans plus tard. Plusieurs gènes responsables ont été identifiés. En 2001, des chercheurs avaient publié des résultats dans la revue scientifique Nature montrant qu'une thérapie génique chez des chiens atteints d'une cécité similaire permettait à ces animaux d'améliorer leur vision, par exemple en évitant des obstacles, alors que ceux affectés et non traités eux trébuchaient dans la même situation.
Albert Maguire (Université de Pennsylvanie) et sa femme Jean Bennett-Maguire, également professeur d'ophtalmologie, travaillent depuis plus de dix-huit ans sur ces maladies rares de l'œil. Ils ont contribué à identifier les gènes en cause, puis à mener les premiers essais chez les animaux. Fortes de bons résultats expérimentaux, leurs équipes, à l'aide d'un laboratoire spécialisé et des chercheurs italiens, ont construit un adénovirus génétiquement modifié capable de transporter au cœur des cellules rétiniennes le gène normal RPE65 (gène qui est muté dans une des formes de la maladie).
Trois malades américains atteints ont bénéficié de l'injection de cet adénovirus dans la rétine de l'un de leur œil par le biais d'une procédure chirurgicale. Selon l'article publié sur le site du New England Journal of Medicine, deux semaines après l'injection, les trois jeunes patients ont présenté une petite amélioration de la vision de l'œil traité. «Des tests standards de la vue font état d'un progrès significatif», soutient le professeur Alberto Auricchio (université de Naples). Un des patients a eu une petite complication qui a pu être réparée. Un autre, du fait d'une meilleure vue, a pu se déplacer mieux dans un champ d'obstacles. Les chercheurs annoncent d'ores et déjà qu'ils vont continuer les expérimentations. Tout comme les Anglais dont les travaux n'ont pas encore été publiés.
» VIDÉOS (en anglais) :
- Les observations de l'équipe américaine
- Les observations de l'équipe britannique
09 février 2008
L'espoir des prothèses de rétine contre la cécité
L'espoir des prothèses
de rétine contre la cécité
Des expérimentations avec différents prototypes vont être bientôt lancées en France afin d'évaluer leur faisabilité.
Pourra-t-on un jour lutter contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) et les rétinopathies pigmentaires, par l'implantation d'une prothèse de rétine ? L'idée a déjà germé dans l'esprit de nombreux chercheurs qui pendant longtemps ont déclaré forfait devant l'ampleur et la complexité de la tâche.
Les équipes du professeur José Sahel (chef du service à l'hôpital des Quinze-vingts et à la Fondation Rothschild, directeur d'une unité Inserm et professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et à Londres), fortes d'une collaboration interdisciplinaire exemplaire (physiologistes, physiciens, biologistes…) sont en train de mettre au point une nouvelle génération de prothèses rétiniennes électroniques. Et elles devraient de surcroît réaliser bientôt, pour quatre patients atteints de cécité, les premières greffes dans le cadre d'essais internationaux, avec des implants produits l'un aux États-Unis et l'autre en Allemagne.
Stimuler les neurones
La rétine est constituée d'une matrice de photorécepteurs qui captent les signaux lumineux et les transforment en impulsions électriques transmises au réseau complexe de neurones internes de la rétine qui les acheminent ensuite du nerf optique vers les centres visuels du cerveau. La prothèse rétinienne vise à se substituer aux fonctions défaillantes des photorécepteurs par un système apte à capter les images, et à les transformer en signaux électriques capables de stimuler les neurones de la rétine interne. «Les prothèses rétiniennes ont pour objet de restaurer une vision utile chez des patients aveugles suite à une dégénérescence des photorécepteurs dans des maladies comme la rétinopathie pigmentaire ou la dégénérescence maculaire liée à l'âge, dans lesquelles les neurones de la rétine interne restent encore fonctionnelles», expliquait récemment le professeur José Sahel en présentant ses travaux lors d'une réunion sur l'innovation en biotechnologie organisée le 19 décembre dernier dans le cadre d'un partenariat franco-israélien. Ces prothèses rétiniennes ne peuvent pas s'appliquer aux pathologies comme le glaucome où le nerf optique est atteint ou la rétinopathie diabétique où les neurones de la rétine interne dégénèrent.
En 2008, l'équipe de José Sahel devrait donc procéder à deux essais distincts, avec deux prothèses rétiniennes différentes. La première devrait être implantée à l'hôpital des Quinze-vingts chez deux patients atteints de cécité, dans le cadre d'un essai international multicentrique organisé par des chercheurs américains de la Southern California University. Il s'agit d'évaluer l'impact sur la vision d'une prothèse implantée à la surface de la rétine produite par la firme Second Sight. Ces mêmes prothèses vont être implantées simultanément chez d'autres malades aux États-Unis et en Suisse. L'objectif est de montrer la faisabilité de la technique et d'évaluer son impact sur la vision.
Un deuxième type de prothèse, mise au point par la firme allemande Intelligent Medical Impact, doit être également testé à la Fondation Rothschild. «Nous ne pouvons prédire si, avec de tels implants, les patients retrouveront plus qu'une perception de l'ombre et de la lumière», explique le professeur José Sahel.
En parallèle, son équipe, sous la direction de Serge Picaud (directeur de recherche Insem), travaille à la conception et la fabrication de son propre implant rétinien.
Pour sa part, contrairement aux autres, cette équipe a choisi de produire un implant positionné sous la rétine, à l'emplacement des photorécepteurs. Cette prothèse est composée d'une matrice de nanoélectrodes. Une étude réalisée par le professeur Safran à Genève a montré qu'une matrice composée de 20 électrodes sur 30 sur un implant de 3 fois 3 millimètres carrés pourrait permettre de lire de gros caractères et même d'identifier des visages.
Des lunettes équipées de minicaméras externes
Très schématiquement, les dispositifs imaginés comportent des lunettes dont les branches sont armées de minicaméras externes, connectées à un microprocesseur miniaturisé qui interprète les images enregistrées par la caméra et les transmet par le biais d'un câble à l'implant rétinien : les photorécepteurs sont remplacés par un système électronique qui stimule électriquement les neurones rétiniens résiduels afin de produire des images au niveau cérébral.
Pour procurer une résolution plus fine que les premiers systèmes en cours d'expérimentation, une interface biocompatible en diamant et des électrodes tridimentionnelles pénétrant au contact des neurones à stimuler sont en cours de mise au point avec une équipe du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). «Si le chemin est encore long, l'objectif de restaurer une vision utile à des patients aveugles doit nous permettre de trouver la ténacité, l'ingéniosité et les moyens nécessaires pour aboutir», assure le professeur Sahel.
Pour l'instant, l'équipe française primée par la Fondation Altran, qui bénéficie de différents financements (Fondation ophtalmologiste Rothschild, Fédération des aveugles et handicapés visuels de France, association Yvoir, Gueules cassées…) devra à terme identifier un partenaire industriel fiable prêt à participer à une telle aventure.
21 janvier 2008
L'espoir des prothèses
L'espoir des prothèses
de rétine contre la cécité
Des expérimentations avec différents prototypes vont être bientôt lancées en France afin d'évaluer leur faisabilité.
Pourra-t-on un jour lutter contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) et les rétinopathies pigmentaires, par l'implantation d'une prothèse de rétine ? L'idée a déjà germé dans l'esprit de nombreux chercheurs qui pendant longtemps ont déclaré forfait devant l'ampleur et la complexité de la tâche.
Les équipes du professeur José Sahel (chef du service à l'hôpital des Quinze-vingts et à la Fondation Rothschild, directeur d'une unité Inserm et professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et à Londres), fortes d'une collaboration interdisciplinaire exemplaire (physiologistes, physiciens, biologistes…) sont en train de mettre au point une nouvelle génération de prothèses rétiniennes électroniques. Et elles devraient de surcroît réaliser bientôt, pour quatre patients atteints de cécité, les premières greffes dans le cadre d'essais internationaux, avec des implants produits l'un aux États-Unis et l'autre en Allemagne.
Stimuler les neurones
La rétine est constituée d'une matrice de photorécepteurs qui captent les signaux lumineux et les transforment en impulsions électriques transmises au réseau complexe de neurones internes de la rétine qui les acheminent ensuite du nerf optique vers les centres visuels du cerveau. La prothèse rétinienne vise à se substituer aux fonctions défaillantes des photorécepteurs par un système apte à capter les images, et à les transformer en signaux électriques capables de stimuler les neurones de la rétine interne. «Les prothèses rétiniennes ont pour objet de restaurer une vision utile chez des patients aveugles suite à une dégénérescence des photorécepteurs dans des maladies comme la rétinopathie pigmentaire ou la dégénérescence maculaire liée à l'âge, dans lesquelles les neurones de la rétine interne restent encore fonctionnelles», expliquait récemment le professeur José Sahel en présentant ses travaux lors d'une réunion sur l'innovation en biotechnologie organisée le 19 décembre dernier dans le cadre d'un partenariat franco-israélien. Ces prothèses rétiniennes ne peuvent pas s'appliquer aux pathologies comme le glaucome où le nerf optique est atteint ou la rétinopathie diabétique où les neurones de la rétine interne dégénèrent.
En 2008, l'équipe de José Sahel devrait donc procéder à deux essais distincts, avec deux prothèses rétiniennes différentes. La première devrait être implantée à l'hôpital des Quinze-vingts chez deux patients atteints de cécité, dans le cadre d'un essai international multicentrique organisé par des chercheurs américains de la Southern California University. Il s'agit d'évaluer l'impact sur la vision d'une prothèse implantée à la surface de la rétine produite par la firme Second Sight. Ces mêmes prothèses vont être implantées simultanément chez d'autres malades aux États-Unis et en Suisse. L'objectif est de montrer la faisabilité de la technique et d'évaluer son impact sur la vision.
Un deuxième type de prothèse, mise au point par la firme allemande Intelligent Medical Impact, doit être également testé à la Fondation Rothschild. «Nous ne pouvons prédire si, avec de tels implants, les patients retrouveront plus qu'une perception de l'ombre et de la lumière», explique le professeur José Sahel.
En parallèle, son équipe, sous la direction de Serge Picaud (directeur de recherche Insem), travaille à la conception et la fabrication de son propre implant rétinien.
Pour sa part, contrairement aux autres, cette équipe a choisi de produire un implant positionné sous la rétine, à l'emplacement des photorécepteurs. Cette prothèse est composée d'une matrice de nanoélectrodes. Une étude réalisée par le professeur Safran à Genève a montré qu'une matrice composée de 20 électrodes sur 30 sur un implant de 3 fois 3 millimètres carrés pourrait permettre de lire de gros caractères et même d'identifier des visages.
Des lunettes équipées de minicaméras externes
Très schématiquement, les dispositifs imaginés comportent des lunettes dont les branches sont armées de minicaméras externes, connectées à un microprocesseur miniaturisé qui interprète les images enregistrées par la caméra et les transmet par le biais d'un câble à l'implant rétinien : les photorécepteurs sont remplacés par un système électronique qui stimule électriquement les neurones rétiniens résiduels afin de produire des images au niveau cérébral.
Pour procurer une résolution plus fine que les premiers systèmes en cours d'expérimentation, une interface biocompatible en diamant et des électrodes tridimentionnelles pénétrant au contact des neurones à stimuler sont en cours de mise au point avec une équipe du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). «Si le chemin est encore long, l'objectif de restaurer une vision utile à des patients aveugles doit nous permettre de trouver la ténacité, l'ingéniosité et les moyens nécessaires pour aboutir», assure le professeur Sahel.
Pour l'instant, l'équipe française primée par la Fondation Altran, qui bénéficie de différents financements (Fondation ophtalmologiste Rothschild, Fédération des aveugles et handicapés visuels de France, association Yvoir, Gueules cassées…) devra à terme identifier un partenaire industriel fiable prêt à participer à une telle aventure.

