04 mai 2008
Santé mentale
Santé mentale : l'atroce réalité de milliers d'Africains
SAINT-CONSTANT - Associés à tort à la sorcellerie
et à la dangerosité, les personnes atteintes de maladie mentale de
certains pays du continent noir vivent sous le rejet et la torture. Un
faiseur de miracle qui leur vient en aide était de passage dans la
région pour expliquer leur troublante situation, lundi.
L'Ivoirien
Grégoire Ahongbonon a subjugué la quinzaine d'intervenants en santé
mentale de la région présents à sa conférence. Ses propos avaient de
quoi donner la chair de poule. D'un ton posé, il a expliqué les
atrocités dont sont victimes les personnes atteintes de maladie mentale
dans son pays, qu'ils soient bipolaires, schizophrènes ou dépressifs.
"En
Côte d'Ivoire, être malade de la sorte équivaut à être un déchet de la
société, un être que seule la mort peut délivrer. On devient
automatiquement étiqueté comme irrécupérable. Pourtant, tous ces gens
sont des humains, comme vous et moi, et non des ordures", a d'abord
clamé l'homme à la force tranquille.
"Les moyens d'isolement et
de contention qui sont utilisés envers les malades impliquent la
souffrance sous toutes ses formes parce que le délire est associé au
diable et que seul le mal peut en venir à bout", a poursuivi le seul à
avoir tenté de renverser la vapeur à ce jour.
"Il y a
l'enfermement et l'utilisation de camisoles de force, mais il y a pire.
Les personnes atteintes se voient traînées en forêt, en bordure des
villages, et sont littéralement clouées au sol ou enchaînées, sans eau,
nourriture ni personne pour leur venir en aide. On va même jusqu'à
emprisonner une jambe ou les deux poignets du malade dans un énorme
tronc d'arbre qui empêche tout mouvement ou déplacement", a doucement
raconté le fondateur de l'Association Saint-Camille de Lellis.
Cette
torture à la fois morale et physique peut s'étendre sur de longues
années. Les "prisonniers" que M. Ahongbonon libère depuis près de deux
décennies se trouvent dans cette position depuis cinq, 15 et même 30
ans. Pendant tout ce temps, leur survie ne tient qu'à la bonne volonté
du peu de gens qui osent se rendre les nourrir ou les laver.
"Je
me suis moi-même fait traiter de malade quand j'ai d'abord voulu les
aider parce que seule une personne déséquilibrée peu, selon la
mentalité, tenter de les approcher, dit-il. Pour les libérer, il faut
convaincre la famille, qui paie en moyenne 30 $ pour la contention d'un
proche. C'est horrible, parce que ces personnes n'ont aucunement
cherché à être malades. Quelques semaines plus tôt, elles avaient un
travail ou étaient sur les bancs d'école."
Une lumière au bout du tunnel?
Depuis
le début de ces interventions, l'Ivoirien a sauvé près de 14 000
torturés qui sont retournés auprès de leur famille ou qui travaillent
désormais avec lui à la libération d'autres victimes d'un système qui
ne comprend pas leur condition.
Cependant, les petits centres
palliatifs mis sur pied par M. Ahongbonon continuent de manquer de tout
puisqu'ils ne sont pas subventionnés par le gouvernement. "Il en coûte
3 $ par jour par patient , soit au moins 2 000 $ par jour pour les
nourrir, les laver et leur donner le peu de médicaments que nous
recevons de l'extérieur et qui ne sont pas stoppés par les autorités.
On ne peut que leur donner du riz trois fois par jour et espérer plus
d'assistance du gouvernement", a-t-il laissé savoir, fier, mais inquiet
pour l'avenir.
"Je ne sais pas ce qui adviendra de cette mission
quand je ne serai plus là", a conclu celui qui est désormais fort
respecté par ses pairs et appelé à travers le pays en renfort.
Malgré
tout, l'homme et ses compères ont réussi, au fil des ans, à démarrer
quelques centres agricoles et d'élevage de poules, notamment, ce qui
leur assure un peu de nourriture et des petits revenus supplémentaires.
Il a de plus favorisé la création de centres d'artisanat fournissant
quelques emplois en tissage, en confection de savon et en imprimerie.
Revenir de loin et aider les autres
Grégoire
Ahongbonon "n'est ni un médecin ni un prêtre." Originaire du Bénin,
mais habitant la Côte d'Ivoire depuis 1971, il s'est longtemps consacré
à son entreprise de réparation de pneus. "Tout allait très bien pour
moi, lance-t-il, souriant. À 24 ans, j'avais une situation très
enviable. Les valeurs du pays étaient devenues mes références, soient
l'argent et le plaisir. J'avais délaissé Dieu."
Puis, du jour
au lendemain, sans qu'il ne puisse s'expliquer pourquoi, son univers a
basculé et il a pratiquement tout perdu. Il s'est retrouvé sans le sou,
en grande souffrance et au bord du suicide. "J'ai eu la chance de
retourner vers l'Église. C'est à ce moment que j'ai compris que chacun
peut la construire en posant une pierre. Pas littéralement, mais en
faisant un geste pour les autres", confie l'homme.
M. Ahongbonon
a d'abord fondé un groupe de prière composé de huit personnes qui
parcourait les hôpitaux pour aider les malades. C'est à ce moment qu'il
a réalisé l'ampleur de la détresse des siens.
"On y traitait
ceux qui avaient des problèmes physiques, explique-t-il. Il y avait des
gens abandonnés dans des locaux retirés, qui n'avaient pas l'argent
pour se procurer des soins ou compléter ceux qu'ils avaient commencé à
recevoir. Mais les personnes atteintes de maladies mentales ne
bénéficiaient même pas d'un espace dans l'établissement. On les
trouvait plutôt dans la rue, nus et démunis. C'est ce qui a
éventuellement mené à la découverte des atrocités dans les forêts, les
villages et les maisons parentales."
L'humaniste avait été
invité par la Maison du Goéland, un organisme sans but lucratif venant
en aide aux personnes atteintes de maladie mentale dans la région. La
conférence s'inscrivait dans le cadre de la Semaine de la santé
mentale, qui se déroulera du 5 au 11 mai.
Pour en savoir plus
sur l'œuvre humanitaire de M. Ahongbonon, consulter le site du Comité
de solidarité Afrique-Québec Les amis de la Saint-Camille au http://www.amis-st-camille.org
appeler au 450.479.1172.
01 mai 2008
La santé mentale des militaires US reste un tabou
La santé mentale des militaires
US reste un tabou,
selon les psychiatres


Les militaires américains
tout comme leurs familles
ont besoin d'un plus grand
soutien pour faire...
Les militaires américains tout comme leurs familles ont besoin d'un plus grand soutien pour faire face aux problèmes de santé mentale auxquels ils sont confrontés et qui restent tabous, a plaidé mercredi l'Association psychiatrique américaine.
"Le défi que nous devons relever pour encourager nos militaires à chercher de l'aide consiste à surmonter leur honte à demander de l'aide", a résumé lors d'une conférence de presse à Washington Carolyn Robinowitz, présidente de l'Association psychiatrique américaine (APA).
La santé mentale des militaires et de leurs familles est le thème cette année de la conférence annuelle de l'APA qui se tiendra début mai à Washington.
Selon un sondage publié mercredi par l'association, 61% des militaires interrogés pensent que demander un soutien pour des problèmes de santé mentale aurait un impact négatif sur leur carrière et 53% pensent que cela les déprécierait aux yeux des autres.
"Ce niveau de stigmatisation est tout à fait inquiétant", a jugé Carolyn Robinowitz.
Toujours selon ce sondage, réalisé en mars par Harris Interactive auprès de 191 personnes (militaires d'active ou de réserve déployés dans des zones de guerre depuis 2001 et leurs conjoints), 67% des militaires interrogés et 54% des conjoints ne parlent jamais ou rarement de leur santé mentale avec leurs amis ou leur famille.
Pourtant, bien que la grande majorité d'entre eux décrivent leur santé mentale comme bonne ou excellente (71% des militaires et 75% de leurs conjoints), une proportion importante des personnes interrogées font état de symptômes comme des troubles du sommeil (48%) au moins deux fois par semaine.
Un tiers des militaires et de leurs conjoints se disent stressés et entre 30 et 40% évoquent des angoisses, un sentiment de déprime ou avouent un désintérêt pour leurs activités quotidiennes.
Monique Rizer, épouse de militaire, a ainsi raconté qu'elle avait été confrontée au départ de son mari vers une zone de conflit juste après un déménagement et alors qu'elle venait d'avoir son premier enfant.
"Je passais tout mon temps à la maison avec mon enfant, je ne dormais pas bien, j'avais de très fortes migraines", a-t-elle raconté, expliquant qu'une thérapie et un groupe de soutien l'avaient aidée à surmonter ces problèmes qu'elle croyait au départ être uniquement physiques et non psychiques.
Trois sujets d'anxiété sont évoqués par les conjoints, a souligné Richard Harding, neuropsychiatre et président de l'American Psychiatric Foundation: le premier et le plus évident est "le fait de savoir que le conjoint est loin et sous les armes", mais il y a aussi "les problèmes de la vie quotidienne et le fait d'être un parent isolé" et ces trois sujets d'angoisse sont "presque au même niveau".
C'est pourquoi il est important selon lui d'améliorer l'accès aux services de santé mentale pour les militaires mais aussi pour leurs familles.
Le sondage montre par ailleurs qu'une part non négligeable d'entre eux affirment n'avoir aucune information sur les traitements disponibles (59% des militaires et 67% des conjoints).
30 novembre 2007
Le plan Psychiatrie et santé mentale 2005-2008
Le plan Psychiatrie et santé mentale 2005-2008
Roselyne Bachelot a présenté, le 9 octobre, un premier bilan du plan Psychiatrie et santé mentale 2005-2008 (PPSM) qui vise à faire évoluer l’offre de soins en psychiatrie, à améliorer l’accueil et l’accompagnement des familles et à renforcer la formation des professionnels. Dans le même temps, la ministre a lancé une campagne d’information sur la dépression.
Des actions structurantes ont été mises en œuvre dès les premières années du plan, 60 % des actions prévues ont déjà été réalisées ou engagées : en termes d’investissement hospitalier ; d’évolution de l’offre sociale et médico-sociale pour les patients ; de politique en faveur des personnels. En région, des mesures ont prises pour adapter le plan aux réalités locales.
En 2008, les priorités du ministère de la Santé seront développées sur trois axes :
poursuivre
les efforts financiers pour améliorer le parc hospitalier et renforcer
le nombre de professionnels : 46 millions d’euros supplémentaires sont
prévus dans l’Ondam 2008 pour les créations de postes ;
développer
des programmes spécifiques en faveur de populations vulnérables :
prévention du suicide chez les personnes âgées et les jeunes
notamment ; triplement du nombre de médecins coordonnateurs - de 150 à
450 fin 2008 - qui prennent en charge, à leur sortie, les détenus sous
injonctions de soins ;
réformer
la loi du 27 juin 1990 sur les droits des malades mentaux, qui concerne
l’hospitalisation, sans consentement, sur demande d’un tiers, et
l’hospitalisation d’office prononcée par le préfet.
Par ailleurs, Roselyne Bachelot a lancé une campagne visant à promouvoir un dispositif grand public informant sur la dépression, ses symptômes et les différents traitements possibles : un guide complet sur la maladie, La dépression, en savoir plus pour en sortir, et le site info-depression.fr. Tous deux visent à aider le grand public à distinguer la déprime de la dépression et inciter les malades au dialogue avec les proches et les professionnels de santé. Cette campagne se décline en un film TV et des témoignages radio.

La dépression selon l’âge et le sexe
12 novembre 2007
Des difficultés pour la santé mentale...
Accès et maintien dans le logement des personnes
ayant des difficultés de santé mentale
Guide de sensibilisation : Accès et maintien dans le logement des personnes ayant des difficultés de santé mentale - Union Sociale pour l’Habitat (USH)
Domaine(s) : Logement
Critère(s) : Etat de santé Handicap
Objet de la bonne pratique :
Ce guide a pour objet d’apporter des points de repères pour aider les
organismes gestionnaires à intervenir et à mobiliser les partenariats
susceptibles de les aider à apporter des réponses à ces situations.
Nom de la structure :
Union Sociale pour l’Habitat (USH)
Objet social/Secteur :
Logement social
Objectifs :
Le guide comporte des éléments de définition de la santé mentale et une
présentation des acteurs du milieu sanitaire et propose, à partir
d’expériences concrètes quelques pistes permettant aux organismes de
structurer leur intervention aux différentes étapes de traitement d’une
situation. Enfin, il aborde la question de l’habitat adapté aux publics
souffrant d’une maladie psychique.
Les organismes d’HLM sont confrontés à la présence de locataires
présentant des troubles de comportement chroniques qu’ils ne
parviennent pas à traiter seuls. Ils peuvent également être amenés à
repérer des situations de repli ou d’isolement qui peuvent se traduire
par des troubles du voisinage. Face à ces situations les organismes
s’interrogent : les ménages concernés ont-ils de troubles du
comportement ?
Et compte tenu de la politique massive de dès-hospitalisation et de
fermeture des lits d’hôpitaux, les organismes sont sollicités par
différents acteurs, des hôpitaux, des associations pour apporter des
solutions au logement des personnes en situation d’handicap psychique.
Des réponses adaptées sont alors construites en partenariat avec
l’ensemble des acteurs pour répondre aux besoins spécifiques des
personnes soufrant e trouble psychique
Public visé :
Les gestionnaires du logement social
Historique/Contexte de la mise en œuvre :
L’élaboration de ce guide a été guidée par un groupe de travail
d’organismes d’HLM qui a présenté ses pratiques et procédé à des
auditions d’acteurs d’horizons différents, des opérationnels et des
acteurs institutionnels.
Date de lancement :
Mars 2006
Description :
L’approche développée dans ce guide a deux sources principales : elle
prend en compte les enseignements du rapport « Souffrance psychique et
exclusion sociale » remis en 2002 à la Secrétaire d’Etat à la lutte
contre la précarité et l’exclusion et elle s’appuie également sur les
travaux de l’ORSPERE-ONSMP (Observatoire national des pratiques en
santé mentale et précarité).
Les principaux chapitres :
* Les situations auxquelles les organismes sont confrontés : les
principaux cas de figure rencontrés, les difficultés des bailleurs
* La santé mentale dans les politiques publiques : définition, la psychiatrie, la reconnaissance du handicap psychique...
* Pratiques au quotidien : les enseignements tirés de l’expérience
: identifier et qualifier les situations, orienter et gérer le problème
et les situations d’urgence
* L’accès au logement des personnes en processus de soin : les
besoins en hébergement et d’accompagnement, les différentes réponses
envisagées
Moyens :
Non renseigné
Partenaires :
Différents acteurs du logement social ont participé à l’élaboration de ce guide.
Facteurs clé de succès :
Le guide adopte un ton pédagogique. Il permet aux gestionnaires une
meilleure compréhension de la santé mentale, des situations
susceptibles de se produire et du réseau des acteurs du domaine
sanitaire et de sa cohérence.
Difficultés dans la mise en œuvre :
Aucune
Evaluation de la bonne pratique réalisée par la structure :
Non renseigné
Evaluation, le cas échéant, par les utilisateurs de la bonne pratique :
Non renseigné
Contact
Pour commander le guide, contacter :
Direction des activités promotionnelles -
Editions de l’Union Sociale pour l’Habitat
14 rue Lord Byron -
75384 Paris Cedex 08
Téléphone : 01 40 75 52 62
---------------------------
Saisir la haute autorité
Victime de discrimination ?
La HALDE est là pour vous accompagner et
vous conseiller pour obtenir réparation.
08 1000 5000
(Coût d’une communication locale à partir d’un poste fixe -
Du lundi au vendredi de 8h à 20h)
Cliquez ci-dessous et vous aurez une vidéo
par le langage des signes pour vous aider et pour ceux
qui peuvent lire, ils pourraont lire la même chose que les autres.
02 mars 2007
Repérer les signes de la schizophrénie
La schizophrénie est une maladie mentale frappant surtout les adolescents et les adultes jeunes. Touchant environ 2 % de la population mondiale, cette pathologie nécessite un suivi médical et thérapeutique soutenu. Il est primordial de déceler très tôt les signes d'une entrée en schizophrénie chez un adolescent pour lui apporter de l'aide.
Les troubles schizophréniques se traduisent chez la personne atteinte
par l'apparition de délire, une désorganisation très importante de la
pensée et un repli sur soi. La maladie, dont les causes ne sont pas
clairement élucidées, combinerait des facteurs génétiques, cérébraux et
environnementaux. Elle se caractérise par la survenue de 2 catégories
de symptômes.
* Les "positifs" correspondent à une anomalie du
fonctionnement cérébral. Le malade a des hallucinations (visuelles
et/ou auditives), des idées délirantes, des troubles de la penséeiscours totalement incohérent avec
un d, des comportements inadaptés et
impulsifs.
* Les "négatifs" représentent un affaiblissement des
fonctions normales. Le schizophrène ne parvient pas à ressentir et
exprimer des émotions, manque d'énergie, est indifférent affectivement,
déprime.
Repérer rapidement les premiers symptômes
Les
premiers symptômes de la schizophrénie apparaissent à l'adolescence et
peuvent survenir brutalement suite à une bouffée délirante aiguë. Ce
bref moment de délire est une forme typique d'entrée dans la maladie.
Elle peut être consécutive à l'absorption de drogues hallucinogènes par
le jeune. Les troubles de la schizophrénie peuvent survenir
progressivement, sur quelques semaines voire une année. Les proches
doivent être vigilants lorsque l'adolescent se montre dépressif,
insomniaque, a des idées suicidaires, est très fatigué. Ceci
s'accompagne d'une attitude de repli et de froideur affective, le jeune
se coupant de la vie sociale, restant plongé dans des rêves. Cela se
manifeste dans la vie courante par une baisse du rendement
intellectuel, des échecs aux examens, l'isolement de la vie familiale,
la rupture avec les amis. Il prend des décisions incompréhensibles,
comme l'arrêt d'un emploi ; il est pris d'engouement pour des
idéologies étranges, des courants de pensées marginaux : le satanisme,
les courants religieux mystiques, les sectes, l'occultisme. Il a
parfois un regard fixe, peut s'auto-mutiler… Il faut donc être
particulièrement attentif, et ne pas confondre ces symptômes avec les
rebellions et les malaises communs à tous les adolescents. Dans le cas
d'une entrée en schizophrénie, la bizarrerie, l'angoisse et le repli
sur soi et l'apathie sont des signes parfois discrets auxquels il faut
être particulièrement attentif.
Peut-on guérir de la schizophrénie ?
La schizophrénie est une maladie qui évolue par poussée avec des
périodes de rémission plus ou moins longues. Pour traiter les symptômes
positifs, les psychiatres utilisent actuellement des médicaments
(neuroleptiques) très utiles pour prévenir les rechutes. C'est pourquoi
il est important de ne jamais interrompre son traitement, même
lorsqu'on se sent bien…Concernant le traitement des symptômes
"négatifs", un soutien psychothérapeutique est toujours nécessaire pour
aider les patients à diminuer leur stress. La prise en charge précoce
assure un meilleur pronostic, d'où l'importante de détecter les
troubles le plus rapidement possible.
Pour aller plus loin :
* Vivre avec la schizophrénie, Rigo Van Meer, éd. Frison Roche (1987).
* Les schizophrénies, Marc Louis Bourgeois, éd. PUF, collection "Que sais-je? (1999).
* La schizophrénie au quotidien, Catherine Tobin, éd. Odile Jacob, collection "Santé" (1990).
Source
27 janvier 2007
L’indispensable suivi médical des enfants trisomiques
Chaque année naissent en France environ 1000 enfants
trisomiques. Tous nécessitent une attention soutenue et un suivi
médical régulier en raison de certaines fragilités fréquemment
associées à cette anomalie génétique.

Les malformations liées à la trisomie 21
Visage
lunaire et plat, mains courtes, pieds trapus… la trisomie 21 est la
plus fréquente des anomalies génétiques. Elle est à l’origine d’un
handicap mental constant, le quotient intellectuel des personnes
trisomiques se situant en moyenne autour de 50. L’enfant trisomique est
un enfant fragile, bien souvent porteur de certaines malformations qui
font l’objet d’un dépistage néonatal attentif. À la naissance, un bébé
trisomique sur quatre présente une malformation cardiaque. Le plus
souvent, il s’agit d’une communication intra-ventriculaire (CIV) de
gravité variable qui peut guérir spontanément ou nécessiter une
opération. L’enfant trisomique peut également souffrir de malformations
digestives. Certains naissent ainsi avec un « bout » d’intestin en
moins ou un anus qui n’est pas perforé obligeant à une intervention
chirurgicale rapide.
Les autres troubles apparentés
Les parents d’un nourrisson trisomique doivent être attentifs à
d’éventuels signes d’hypothyroïdie. L’immaturité de la glande thyroïde
du bébé trisomique peut être à l’origine de troubles importants du
rythme cardiaque (le cœur bat au ralenti) et d’un comportement
particulièrement passif. Cette passivité du bébé se traduit en général
par des difficultés à téter. Au moindre doute, il faut en parler au
pédiatre.
Les
problèmes visuels sont aussi fréquents chez l’enfant trisomique,
pouvant aller de la cataracte congénitale à l’astigmatisme, du
strabisme à la myopie, du glaucome au nystagmus… Le suivi régulier par
un ophtalmologiste est donc recommandé !
Une hygiène de vie attentive
Narines,
conduits lacrymaux et auditifs… toutes les voies aériennes du petit
trisomique sont plus fines que celles des autres. Leur nettoyage
minutieux et quotidien est impératif pour éviter qu’elles ne se
bouchent et qu’y prolifèrent des bactéries indésirables à l’origine
d’infections (rhinopharyngites, otites, conjonctivites…). Son
alimentation doit être variée, équilibrée et riche en fibres (légumes
et fruits frais, céréales…) en raison de ses intestins souvent trop
paresseux et d’une tendance naturelle à l’embonpoint qui demande une
véritable éducation diététique pour éviter surpoids ou obésité. Enfin,
plus que tout autre, l’enfant trisomique a besoin d’être stimulé par
son entourage. S’il trouve sa place dans la famille, c’est un enfant
affectueux, tendre et très attachant... qui apporte de grands bonheurs
à son entourage.
L’Institut Jérôme Lejeune
Plus
que tout autre enfant, le petit trisomique doit bénéficier du suivi
médical régulier d’un pédiatre qui peut coordonner une véritable prise
en charge pluridisciplinaire (cardiologie, ophtalmologie,
oto-rhino-laryngologie, kinésithérapie, orthophonie…). À Paris,
l’Institut Jérôme Lejeune propose une prise en charge globale, à la
fois médicale, psychologique, sociale et permettant également la
rééducation des personnes atteintes d’une maladie de l’intelligence
d’origine génétique.
Institut Jérôme Lejeune
50, avenue Foch
75116 Paris
Tél. : 01 53 64 73 60
www.fondation-jerome-lejeune.asso.fr

Association française pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT)
2, place Jussieu
75251 Paris Cedex 5
Tél. : 01 42 73 06 59
Ou : 01 44 27 83 41
http://www.diderotp7.jussieu.fr/AFRT
Fédération des associations pour l'insertion sociale des personnes porteuses d'une trisomie 21 (FAIT 21)
10, rue Monteil
42000 Saint-Étienne
Tél. : 04 77 37 87 29
http://www.fait21.org
« Trisomie 21 : surveillance par le généraliste
de un an à l’adolescence »,
Aimé Ravel, Marie-Odile Rethore, Le
Concours Médical 2004.
10 octobre 2006
Les laissés-pour-compte
Santé mentale et
droits de l'homme
Les personnes atteintes de troubles mentaux sont parmi les plus marginalisées au monde. Dans de nombreuses communautés, la maladie mentale n'est pas considérée comme une vraie maladie mais comme une faiblesse de caractère ou un châtiment dû à un comportement immoral. Même lorsqu’elles sont considérées comme de vrais malades, les personnes souffrant de troubles mentaux reçoivent souvent un traitement inhumain.
Les personnes atteintes de troubles mentaux
sont victimes de violations de leurs droits fondamentaux partout dans
le monde – dans des établissements de santé mentale, à l'hôpital ou
dans les communautés en général
Dossier photo : Les laissés-pour-compte
Solutions adoptées dans les pays pour promouvoir
les droits des personnes atteintes de troubles mentaux
-
Solutions adoptées dans les pays
-
Comment apporter son aide ?
Témoignages personnels
|
|
Récits de violations des droits de l'homme - en anglais
|
|
Prendre un nouveau départ : le témoignage de Sylvester - en anglais
|
|
L’amour d’une mère - en anglais
|
|
Des débuts modestes : Grégoire Ahongbonon et la St Camille Association - en anglais
|
|
La réalité sur le terrain : le point de vue d'un psychiatre - en anglais
Pour participer, contacter
Dr Michelle Funk funkm@who.int;
tél: +41 22 791 3855
Natalie Drew drewn@who.int,
tél: +41 22 791 32 06
Journée mondiale de la santé mentale - 10 octobre 2006
Journée mondiale de la
santé mentale - 10 octobre 2006

Date: 10 octobre 2006
Lieu: Célébrée partout dans le monde
La Journée mondiale de la santé mentale attire l'attention du public sur les questions de santé mentale. Elle met l'accent cette année sur le suicide, qui est la principale cause de décès prématurés et évitables. Le thème retenu est "Sensibiliser - Réduire les risques: maladie mentale et suicide" , car le suicide est souvent la conséquence d'une maladie mentale grave qui n'a pas été diagnostiquée ni soignée.
Cette Journée est une initiative de la Fédération mondiale pour la santé mentale et elle est soutenue cette année par l'Association internationale pour la prévention du suicide (AIPS) en collaboration avec d'autres ONG et coparrainée par l'OMS.
LIENS
-
Fédération mondiale pour la santé mentale - en anglais
-
Association internationale pour la prévention du suicide (AIPS) - en anglais
-
Département Santé mentale et abus de substances psychotropes: prévention du suicide - en anglais
08 septembre 2006
Enfants handicapés : les oubliés de l’école
Bien que l’éducation soit obligatoire pour tous, près du quart
des enfants et adolescents handicapés mentaux n’ont pas la chance d’y
accéder. Différents modes de prises en charge sont proposés mais le
nombre de places est y est encore insuffisant.
Le handicap est encore trop souvent absent de la cour de récréation.
L’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes
handicapées mentales et de leurs amis) recense près de 20 000 enfants
et adolescents (notamment polyhandicapés, autistes ou atteints de
handicaps rares) sans prise en charge scolaire ou éducative dans le
cadre de l’école ordinaire ou de l’éducation spécialisée. Pourtant,
l’article L.114-1 du Code de l’action sociale et des familles institue
une obligation éducative pour tous.
Les différentes possibilités d’éducation et de scolarisation
Intégration
individuelle ou collective au sein d’une classe d’intégration scolaire
(CLIS) pour le primaire ou d’une unité pédagogique d’intégration (UPI)
pour l’enseignement secondaire, scolarisation dans un établissement de
l’éducation spécialisée dans des instituts médico-éducatifs (IME) ou
dans des instituts de rééducation (IR), ou encore services
d’accompagnement ou de soutien scolaire à domicile, différentes
solutions sont proposées aux enfants ayant une déficience
intellectuelle en fonction de leurs capacités et des souhaits de leur
famille.
Changer les mentalités vis-à-vis du handicap
Malheureusement,
malgré les engagements pris par le ministère de l’Éducation nationale
depuis 2000, le nombre de places disponibles reste encore très
insuffisant. De plus, l’intégration est encore trop souvent freinée par
un manque d’informations et des préjugés. La scolarisation des enfants
handicapés est une chance pour tous : pour les jeunes concernés qui
progressent plus rapidement et augmentent leurs chances de réussir
ultérieurement leur insertion sociale et professionnelle, mais aussi
pour les autres enfants qui partagent leur vie, confrontés dès le plus
jeune âge au respect et à l’acceptation de la différence.
Connaître ses droits
Un Numéro Azur 0810 55 55 01 a été mis en place par le
ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État aux
Personnes handicapées pour informer les familles d’enfants handicapés
sur les possibilités de scolarisation. Des informations sont également disponibles sur le
site de l’Éducation nationale : http://www.education.gouv.fr/
UNAPEI
15, rue Coysevox
75876 Paris Cedex 18
Tél. : 01 44 85 50 50
www.unapei.org
Source : Union nationale des associations de parents, de personnes
handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI)
06 septembre 2006
L'allocation d'éducation spéciale
L'allocation d'éducation spéciale et ses compléments,
jusqu'à 20 ans
La loi d’orientation du 30 juin 1975 a institué l’allocation
d’éducation spéciale (AES) : prestation familiale destinée à aider les parents
qui assument la charge d’un enfant handicapé sans qu’il soit tenu compte des
revenus. Elle est constituée d’une allocation de base et peut éventuellement se
voir adjoindre des compléments d’allocation si le handicap de l’enfant impose
l’aide d’une tierce personne (parents ou tierce personne rémunérée) ou s’il
entraîne des dépenses particulièrement coûteuses. Elle est versée par la
Caisse d’Allocations Familiales (CAF) sur
décision de la commission départementale de l’éducation spéciale (CDES)
Les conditions d’attribution de l’A.E.S.de base.
L’allocation
d'éducation Spéciale (A.E.S.) de base est une aide forfaitaire pour les
familles qui ont un enfant handicapé. Il faut pour en bénéficier :
- résider en France ou dans un département d'outre-mer, (aucune condition de nationalité n’est exigée mais les étrangers doivent justifier de la régularité de leur séjour) ;
- avoir à charge (charge effective et permanente) un enfant handicapé de moins de 20 ans.
L’enfant doit en
outre, résider en France ;
- être agé de moins de 20 ans ;
- présenter un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80%, ou compris entre 50% et 80% à condition qu’il bénéficie d’un placement dans un établissement d’éducation spéciale ou de soins à domicile préconisés ou constatés par la CDES.
Les enfants placés en internat et dont
les frais de séjour sont pris intégralement en charge par l’assurance maladie,
par l’Etat ou par l’aide sociale sont exclus du bénéfice de cette allocation.
Toutefois l’AES peut être servie, sur demande de l’intéressé, des lors que les
parents assument la charge de l’enfant pendant les périodes de retour au foyer.
L’AES de base est une aide forfaitaire
pour les familles qui ont à charge un enfant handicapé. Les compléments par
contre, visent à compenser des surcoûts et des pertes financières réels et évaluables
des familles.
Les Compléments d'allocation.
Les
conditions générales d’attribution.
un perte financière liée au handicap de
l’enfant, et non de réparer un préjudice.
Pour ouvrir droit à
un complément d’allocation l’enfant doit :
- remplir les conditions d’ouverture du droit à l’allocation principale ;
- conduire ses parents à diminuer leur activité professionnelle ou à avoir recours à l’aide d’une tierce personne et/ou les exposer à des dépenses particulièrement coûteuses.
Les conditions
d’attribution de chaque complément.
Premier
complément :
Pour en bénéficier, le handicap de l’enfant doit
entraîner des dépenses égales ou supérieures à 198.01 euros par mois.
Deuxième complément :
Pour en bénéficier :
- soit l'un des parents est contraint de réduire son activité d'au moins 20% par rapport a une activité à temps plein ;
- soit une tierce personne est employée au moins huit heures par semaine ;
- soit le handicap de l'enfant entraîne des dépenses supérieures ou égales à 342.98 euros.
Troisième complément :
Ce complément peut être
accordé si le handicap de l'enfant :
- contraint l'un des parents à réduire son activité de 20% ou à embaucher une tierce personne pendant huit heures au moins par semaine et
entraîne des dépenses égales ou supérieures à 208.62 euros ;
- entraîne des dépenses égales ou supérieures à 438.45 euros ;
- contraint l'un des parents à réduire son activité de moitié ou exige le recours à une tierce personne employée 20 heures au moins par semaine.
Quatrième complément :
Les parents en
bénéficient lorsque le handicap de l’enfant :
- contraint l’un des parents à n’exercer aucune activité professionnelle ou exige le recours à une tierce personne rémunérée à temps plein ;
- contraint l’un des parents à réduire son activité professionnelle de 50 % par rapport à une activité à temps plein ou exige le recours à une tierce personne rémunérée pendant une durée équivalente à 20 heures par semaine et entraîne en plus des dépenses égales ou supérieures à 291.96 euros ;
contraint l’un des
parents à réduire son activité professionnelle de 20 % par rapport à une
activité à temps plein ou exige le recours à une tierce personne rémunérée
pendant
- une durée équivalente à 20 heures par semaine et entraîne en plus des dépenses égales ou supérieures à 387.43 euros ;
- lorsque le handicap de l’enfant entraîne des dépenses égales ou supérieures à 617.26 euros.
Cinquième complément :
Pour que le montant de la cinquième
catégorie soit appliqué, le handicap de l’enfant doit contraindre l'un des
parents à cesser son activité ou exige le recours à une tierce personne à
temps plein et entraîne en plus des dépenses supplémentaires égales ou
supérieures à 253.31 euros.
Sixième complément :
Le complément de 6ème
catégorie peut être accordé lorsque le handicap de l’enfant contraint l’un des
parents à n’exercer aucune activité professionnelle ou exige le recours à une
tierce personne rémunérée à temps plein. De plus, l’ouverture du droit à ce
complément est conditionnée par la nécessité d'une surveillance permanente
ou de soins permanents assurés par la famille auprès de leur enfant.
Le complément ne peut être accordé
lorsque l’enfant est pris en charge en externat ou en semi-internat dans un
établissement d’éducation spéciale plus de deux jours par semaine. Ces deux
journées doivent être comprises comme le cumul hebdomadaire des heures de prise
en charge aboutissant à un total de 16 heures. Cependant dans des situations
extrêmes dans lesquelles cette prise en charge constitue le seul moment ou le
jeune handicapé ne mobilise pas son entourage, il est possible de maintenir
l’octroi du 6ème complément malgré la prise en charge supérieure à
deux jours, en externat ou en semi-internat dans un établissement d’éducation
spéciale. Dans cette hypothèse dérogatoire, la commission départementale
d’éducation spéciale devra explicitement motiver sa décision.
Montant au 1er janvier
2004
Allocation de base : 113.15 euros
Montant des Compléments :
- 1ère catégorie : 84.86 euros
- 2ème catégorie : 229.83 euros
- 3ème catégorie : 325.30 euros
- 4ème catégorie : 504.11 euros
- 5ème catégorie : 644.28 euros
- 6ème catégorie : 945.87 euros
Les démarches à accomplir
A qui
s’adresser pour faire la demande d’allocation ?
La personne ayant la charge de
l’enfant adresse sa demande d’AES et son complément à la
Caisse
Cette demande est effectuée au moyen
d’un formulaire disponible auprès de toutes les C.A.F et CDES ou sur le site de la
CNAF accompagné de
documents nécessaires à l’appréciation des droits de l’intéressé et
notamment :
- un certificat médical détaillé ;
- une déclaration du demandeur attestant que l’enfant est admis ou non dans un établissement médico-social ou hospitalier ;
- les familles doivent remplir un questionnaire accompagné des justificatifs correspondants. Celui-ci permet à la CDES d’avoir une approche globale de la situation et des besoins spécifiques des enfants.
C’est la CDES
qui attribue les compléments et qui instruit la demande au vu :
- du certificat médical ;
- du questionnaire ;
- au moyen d’un guide d’évaluation.
Les modalités de
versement.
L’allocation de base et son complément
éventuel sont versés mensuellement à compter du mois suivant le dépôt de la
demande.
Les règles de cumul.
L’AES est cumulable
avec :
- l’allocation parentale d’éducation ;
- l’allocation de garde d’enfant à domicile ;
- l’aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle agrée ;
- l’allocation aux adultes handicapés ;
- le revenu minimum d’insertion ;
- une pension de retraite anticipée ;
- une rente accident du travail ;
- une pension d’invalidité de première catégorie.
L’allocation de présence parentale est
cumulable avec l’AES de base mais non avec un complément d’AES y compris
pendant les périodes de retour au foyer.
L’AES de base et ses compléments ne
sont pas pris en considération pour le calcul de l’allocation de parent isolé,
ni du revenu minimum d’insertion.

