24 octobre 2009
Trois fois plus de fumeurs à des fins médicales - OTTAWA -
Trois fois plus de fumeurs de pot sous les conservateurs

Il semblerait qu’il soit plus
simple d’obtenir l’autorisation
de fumer de la marijuana
à des fins thérapeutiques.
OTTAWA | (Agence QMI) Le nombre de personnes
qui ont reçu l'autorisation de fumer de la marijuana à des fins
médicales a triplé au cours des trois dernières années sous le règne
des conservateurs. Au dernier recensement officiel effectué en juin par Santé Canada,
4029 personnes avaient été autorisées à posséder de la marijuana en
vertu du Règlement sur l'accès à la marijuana à des fins médicales,
2841 à faire pousser leurs propres plants et 481 à faire pousser des
plants pour quelqu'un d'autre (grâce à une permission spéciale).
En février 2006, seuls 1273 Canadiens disposaient de tels permis.
L'Ontario est la province au premier rang avec 1631 consommateurs
légaux, suivie de près par la Colombie- Britannique à 1008. Le
Manitoba, l'Alberta et le Nouveau-Brunswick ont accordé le moins
d'autorisations et seulement 39 personnes ont le droit d'en consommer à
Terre-Neuve. Russell Barth, un résidant d'Ottawa qui fume de la marijuana
légalement afin de soulager ses symptômes de trouble de stress
post-traumatique et de fibromyalgie, est heureux de constater que le
nombre d'utilisateurs autorisés est à la hausse, mais il croit
cependant que le total officiel ne représente qu'une fraction de la
population qui consomme du pot à des fins médicales.
Plusieurs patients ne demandent même pas de permis à cause de la
paperasse accablante ou parce qu'aucun médecin n'accepte de signer
leurs demandes. Même quand les patients disposent d'une autorisation officielle, ils
ont de la difficulté à dénicher de la marijuana à prix abordable et de
bonne qualité. Ils doivent aussi trouver le moyen de la transporter et
de la fumer où ils en ont besoin. «C'est scandaleux. C'est de la discrimination systématique», dit-il. Santé Canada accorde des permis aux personnes qui souffrent de
maladies graves ou dégénératives telles que la sclérose en plaques, le
cancer, l'arthrite, l'épilepsie et le VIH/sida. M. Barth affirme que le projet de loi C-15,
présenté par les conservateurs, risque d'avoir un impact négatif sur
les utilisateurs de marijuana médicale en rendant l'accès plus
dispendieux et moins sécuritaire. Santé Canada s'approvisionne en marijuana et en semences auprès de
l'entreprise Prairie Plant Systems Inc. Les consommateurs autorisés ont
le choix d'acheter la marijuana du gouvernement ou de la faire pousser
euxmêmes, mais M. Barth qualifie la réserve fédérale de «foin».
Blair Longley, chef du Parti marijuana du Canada, croit que le pot devrait être légal pour tous les Canadiens qui veulent en fumer, qu'ils soient malades ou en parfaite santé.
Il interprète cependant l'augmentation du nombre de permis accordés
comme un signe que les médecins commencent enfin à reconnaître ses
propriétés médicinales. «Quand le programme a été mis sur pied, il fallait presque prouver
qu'il ne nous restait que six mois à vivre pour avoir le droit d'en
fumer, dit-il. Aujourd'hui, c'est plus généralisé et plus facile à
obtenir pour des problèmes comme la migraine et l'arthrite.»
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Une louve fibropensive & fibropoésies
http://symphoniedesmots.
07 octobre 2009
CAMPAGNE contre la DROGUE
CAMPAGNE contre la DROGUE
Sensibilisation, répression, éducation
25
millions de consommateurs de drogues en Europe, 4 millions en France et
de nouvelles tendances chez les jeunes comme la poly-consommation,
l’usage plus fréquent de la cocaïne ou la consommation de nouvelles
drogues dangereuses, tel le GBL. Le ministère de la Santé, en liaison
avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la
toxicomanie vient de lancer une nouvelle campagne de communication et
de lutte contre la toxicomanie.
En
février dernier, l’Organe international de contrôle des stupéfiants
(OICS) publiait son rapport annuel 2008. Si aujourd’hui, dans le monde,
la consommation de drogues s'est relativement stabilisée avec 25
millions de « consommateurs », soit moins de 0,5% de la population
mondiale soit trois fois moins qu’au siècle dernier, l’Europe reste le
second consommateur de drogues dans le monde.
En France,
si l’on « laisse de côté » l’alcool, les niveaux de consommation de
drogues diminuent globalement chez les jeunes : 42,2% des jeunes de 17
ans ont expérimenté le cannabis et 7,3% sont des fumeurs réguliers, une
proportion en baisse depuis 2002 (12,3%) mais les niveaux d’expérimentation des substances psychoactives illicites autres que le cannabis augmentent globalement depuis 2000.
Premier volet d’un « tryptique » : Sensibilisation, répression, éducation, seront les 3 volets de cette campagne. Ce
premier volet sera en effet suivi d’un volet « judiciaire", rappelant
que la consommation de drogue est interdite et passible de sanctions :
Les peines principales comprennent un an d’emprisonnement, 3 750 euros
d’amende ou l’une de ces deux peines. La peine peut être portée, pour
certaines personnes en charge de l’autorité publique ou en exercice
dans certains secteurs jusqu’à à 5 ans d’emprisonnement et/ou 75.000
euros d’amende..
L’injonction
thérapeutique ou d’autres mesures d’obligation de soins sont également
des réponses à la disposition du Procureur qui peut enjoindre à un
usager, même mineur, de se soigner.
« Drogues ne fermons pas les yeux » :
Sensibiliser chacun, aux effets physiques et neuropsychiques des
stupéfiants est l’objectif de la nouvelle campagne qui vient d’être
lancée par la MILDT et l’INPES, pour le Ministère de la Santé. Tous
doivent être concernés parents, jeunes mais aussi professionnels de
santé et acteurs sociaux.
Les nouvelles tendances de la consommation de drogues justifient une campagne de sensibilisation de tous :
La « démocratisation » de la cocaïne :
L’Europe reste le deuxième marché de la cocaïne dans le monde. En
France, on estime ainsi à plus d’1 million le nombre de personnes âgées
de 12 à 75 ans ayant expérimenté de la cocaïne et celui des usagers
occasionnels (au moins un usage au cours de l’année) à 250 000. (1)
L’usage de la cocaïne « progresse » ainsi chez les plus jeunes, avec un
prix du gramme de cocaïne en baisse aux alentours de 60 € en 2008 : à
17 ans, l’expérimentation de ce produit concerne environ 25 000 jeunes.
Ce nombre a triplé entre 2000 et 2008 (0,9 % d’expérimentation en 2000
et 3,3 % en 2008).
Le nouveau phénomène, la polyconsommation :
La polyconsommation qui désigne le fait de consommer, avec une certaine
fréquence, au moins deux substances psychoactives, rendent la
prévention et la prise en charge plus compliquées car elle concerne des
situations cliniques (dépendances, associations, interactions) et/ou
des patients très différents. Entraînant une aggravation des conduites
de consommation, elle peut amplifier les risques sanitaires et sociaux.
De nouvelles drogues, comme le GBL, font
leur apparition : La Gamma-butyrolactone, un liquide toxique, utilisé
tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants,
décapants..), transformé dans le corps en GHB peut entraîner malaises,
coma, dépression respiratoire, jusqu’au décès.
Ces
nouveaux profils de consommations impliquent la mise en œuvre de
nouvelles stratégies de prévention et de prise en charge. 3 vidéos
"virales" présentent ainsi un "dealer" hilare nommer "pilule de l'arrêt
cardiaque" l'ecstasy, connue comme "la pilule du bonheur". Un nouveau
ton pour de nouveaux risques ?
Source : http://www.drogues.gouv.fr/
04 octobre 2009
Le cannabis aussi dangereux que le tabac
Le cannabis aussi dangereux que le tabac

Tests réalisés durant l'étude
Contrairement à une opinion largement répandue, la fumée de marijuana n’est pas moins nocive pour la santé que celle du tabac.
De
nombreuses personnes considèrent
souvent la marijuana comme un produit
«naturel» moins nocif que le tabac. A l’heure où l’usage médical du
cannabis commence à se développer dans plusieurs pays, des chercheurs
canadiens ont voulu évaluer la dangerosité de cette substance. Leur
étude paraîtra le 17 aout dans le journal Chemical Research in Toxicology.
Les scientifiques savent déjà que la fumée de marijuana a des effets
néfastes sur les poumons. Cependant, il existe peu de connaissances sur
le potentiel cancérigène du cannabis au niveau des poumons. Cela en
partie à cause de la difficulté d'identifier et d'étudier des personnes
qui soient des fumeurs exclusifs de marijuana.
Cette nouvelle étude commence à aborder la question en comparant la
fumée de marijuana à celle du tabac en termes de toxicité pour les
cellules et l'ADN. Les chercheurs ont soumis des de culture de cellules
animales et des bactéries à de la fumée condensée à partir de deux
échantillons de marijuana et de tabac.
Les résultats font état de différences dans le degré et le type de
toxicité suscité par la marijuana et la fumée de cigarette. La première
a causé beaucoup plus de dommages aux cellules et à l'ADN que la fumée
de tabac, ont noté les chercheurs. Toutefois, la fumée de tabac a
endommagé les chromosomes ce que n’a pas fait la marijuana.
27 septembre 2009
Alerte sur la GBL
Alerte sur la GBL, un solvant consommé en… discothèque !
Les autorités françaises mettent en garde contre les risques liés à la consommation de GBL (gamma-hydroxybutyrate), un produit chimique qui entre notamment dans la composition de certaines solutions nettoyantes ! Plusieurs cas d’intoxication grave « ayant nécessité une prise en charge en réanimation », ont été recensés en France ces derniers mois, à l’occasion de soirées en discothèque.
La GBL serait ainsi consommée de façon intentionnelle mais aussi à des fins délictueuses, à l’image du GHB dont elle est un précurseur. « Dans tous les cas, sa consommation doit conduire à une consultation médicale en urgence ou à l’appel au centre 15 », indiquent les autorités.
« L’absorption de GBL peut provoquer des nausées, des vomissements, des difficultés respiratoires, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma », précisent-elles. « Sa consommation est généralement suivie d’une amnésie. Ces effets sont augmentés en cas d’association avec l’alcool ou d’autres substances psychoactives (médicaments ou drogues). Les effets de la GBL rendent son consommateur plus vulnérable. Par conséquent, il est recommandé d’être particulièrement vigilant, et notamment d’être attentif aux boissons consommées. Par exemple, toute boisson au goût ou à l’aspect inhabituel ne doit pas être bue ».
Les autorités rappellent enfin que « l’administration à autrui de substances nuisibles est punie par la loi. En conséquence, les produits susceptibles de contenir de la GBL ne doivent pas être consommés, donnés à l’insu ou proposés à autrui ».
Source : Ministère de la Santé
Institut de Veille sanitaire
AFSSaPS
MILDT
OFDT
26 juillet 2009
CANNABIS
CANNABIS : « DECROCHER », difficile sous la contrainte
« Décrocher» du cannabis, nécessite l’adhésion des consommateurs. C’est la principale conclusion d’une étude réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui retrace le
parcours des usagers de cannabis passant par les Consultations jeunes
consommateurs (CJC) en majorité sous contrainte judiciaire. Ces
résultats sont publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire
(BEH) publié par l’Institut de veille sanitaire (InVS) du 21 juillet.
Les CJC ont accueilli 45 000 usagers de produits psychoactifs de mars
2005 à décembre 2007. Si les garçons jeunes sont les consommateurs les
plus réguliers, ce sont eux également, à condition de persévérer dans
la démarche qui sont le plus enclins à réduire ou à cesser leur
consommation.
La
France figure parmi les pays les plus consommateurs en Europe tant chez
les jeunes adultes que les adolescents. En France métropolitaine, en
2005, 12,4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie.
Parmi ces expérimentateurs, 3,9 millions en ont consommé dans l’année
et, au sein de ce groupe, 1,2 millions sont des consommateurs réguliers
(au moins 10 fois par mois) dont 550 000 usagers quotidiens. La part des consommateurs réguliers est en hausse : entre 2000 et 2005 elle est passée de 3,8 à 5,9 %.
Méthodologie de l’étude :
Le recueil des données a été effectué par questionnaire anonyme auprès
des professionnels accueillants entre le 20 mars et le 20 avril 2007,
avec un suivi des patients jusqu’au 30 juin 2007. L’analyse des
facteurs prédictifs du décrochage et des tentatives réussies de
réduction de l’usage de cannabis a été réalisée par analyse multivariée.
Les résultats : Sur 3 788 consultants reçus dans 214 des 274 CJC, 2 938 sont des consommateurs, pour 81 % masculins, généralement majeurs (83 %). Près de 40 % sont usagers quotidiens de cannabis. La moitié des consultants sont orientés par la justice, contre 22 % de demandes spontanées et 30 % d’orientations familiales, éducatives ou médico-sociales. Plus de la moitié des usagers (53%) sont diagnostiqués en situation d’abus ou de dépendance. L’analyse décrit les facteurs influant sur la « réussite » des tentatives de réduction de l’usage : la fréquence d’usage du cannabis, le motif d’usage, l’intégration socioprofessionnelle, le nombre de visites, le sexe et l’âge. Elle caractérise aussi le public exposé au risque de « décrocher » en cours de suivi (30 % en moyenne), en soulignant le poids du sexe, du rang de consultation, des attentes à l’entrée dans le dispositif, des motifs d’usage du cannabis.
Caractéristiques sociodémographiques :
* Les usagers sont majoritairement des garçons (81 %),
* L’âge moyen des usagers est de 23,2 ans
* avant 20 ans, la plupart sont élèves ou étudiants, avec de fortes proportions d’apprentis.
Profils d’usages :
* 38 % sont des usagers quotidiens de cannabis, 19 % réguliers et 43 % occasionnels,
* l’usage quotidien augmente avec l’âge,
* l’âge moyen du premier joint est de 14 ans chez les usagers quotidiens
* fumer
tous les jours est plus souvent associé à la lutte contre l’angoisse, à
des usages de routine et moins souvent à des usages
* la quasi-totalité des usagers de cannabis sont également fumeurs de tabac
Appréciation clinique de la dépendance :
Parmi les usagers reçus, 36 % sont jugés « dépendants » et 17 % en situation d’usage nocif
48 % des usagers reçus dans les CJC sont adressés par la justice (les garçons plus que les filles) vs 22 % de recours spontanés.
Facteurs prédictifs du drop out
Comme
en 2005, le taux de drop out avoisine 30 % et il décroît après la
première visite (30 %, vs 16 % après la cinquième). Parmi les
consultants revenus après une première visite 50 % déclarent avoir
réduit leur consommation de cannabis, 47 % l’ont stabilisée et 3 %
l’ont augmentée.
Les
taux de réduction d’usage les plus élevés (dans une durée maximale de
15 semaines) se retrouvent chez les consultants adressés par un
professionnel de santé, par l’Éducation nationale ou venus spontanément
(près de 60 %).
La « réussite du drop out » est donc influencée par le nombre de visites et la fréquence d’usage, les consommations occasionnelles étant associées à une plus grande probabilité de baisse.
Le succès d’une réduction à court terme dépend aussi de la motivation
et du motif d’usage. Les jeunes scolarisés « s’en sortent mieux ». Les
tentatives de réduction réussies sont également associées au sexe et à
l’âge, les garçons et les plus de 25 ans étant plus enclins à baisser
leur consommation.
Pour en savoir plus : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/445.pdf
25 juillet 2009
Cannabis
Cannabis

La consommation en baisse chez les moins de 17 ans
L’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies prévient qu’une adhésion des consommateurs de cannabis est nécessaire afin que ces derniers puissent « Décrocher » de cette substance. L’organisme, qui se penche sur le parcours des usagers du chanvre orientés par les services de police vers les Consultations Jeunes Consommateurs, relève une baisse de la consommation du cannabis chez les adolescents de 17 ans.
Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC), mises sur pied pour prendre en charge les différentes formes d’addiction, sont plus connues sous le nom de « consultation cannabis ».
Rien d’étonnant à cela puisque, selon les données fournies par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), 40% des jeunes poussant la porte des 274 CJC sont des fumeurs réguliers de cannabis. Un rapport, dressant le tableau sur la consommation de drogues dans l’hexagone, a été réalisé par Escapad pour l’OFDT en juin dernier.
Intitulé "Drogues, chiffres clés", celui-ci réserve quelques surprises, notamment celle d’une diminution du nombre de jeunes de 17 ans ayant fait l’expérience du cannabis. La proportion est en effet passée de 45,6% à 42,2% entre 2000 et 2008, après avoir atteint un pic en 2002 avec un chiffre de 50,2%.
Pour ce qui est des consommateurs réguliers, c’est à dire selon la définition de l’OFDT les jeunes fumant du cannabis plus de 10 fois par mois, là aussi la tendance est à la baisse. De 10% en 2000 la proportion dans cette catégorie n’était plus que de 7,3% en 2008 (en passant là aussi par un sommet de 12,3% observé en 2002). L’enquête a été réalisée auprès de 40 000 jeunes de 17 ans convoqués à la Journée d’Appel et de Préparation à la Défense (JAPD).
Selon Hélène Martineau, adjointe au
directeur de l’OFDT, la baisse observée depuis le début des années 2000
est due à « une régulation du marché du cannabis » avec, au rang des
indices positifs, les campagnes de sensibilisation et la baisse de la
consommation de tabac. L’experte tient également à préciser que « cette
tendance a été observée dans d’autres pays européens ». Il n’en demeure
pas moins que la décrue de la consommation observée pour le cannabis ne
s’est pas étendue aux autres produits stupéfiants. L’expérimentation de
la cocaïne, toujours chez les jeunes de 17 ans, est passée de 0,9 % à 3,3 %.
Source
