26 juin 2008
Douleur psychogène
Douleur psychogène
La douleur psychogène est causée avant tout par des facteurs psychologiques. La douleur,
quand elle est de nature psychogène, attire l'attention de celui qui
souffre alors qu'il n'existe, objectivement, aucune lésion anatomiques,
organiques susceptibles d'expliquer la survenue des douleur mais aussi
son intensité.
Par définition la douleur se définit comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable
qui est associée à une lésion d'un tissu ou d'un organe, cette lésion
étant d'ailleurs réelle ou imaginaire. D'après l'association
internationale d'étude de la douleur, il s'agit d'une définition qui
permet de souligner le fait que la douleur est avant toute une sensation totalement subjective.
Au cours de la douleur psychogène on constate assez fréquemment, d'autre part, une dépression celle-ci pouvant être parfois très grave. Chez certains patients cette douleur pousse au suicide quand elle est intense.
Une autre caractéristique des douleurs de type psychogène est l'absence de soulagement après une prise d'analgésiques ( antidouleurs) ce qui nécessite l'utilisation d'anxiolytiques tels que les benzodiazépines ou d'autres psychotropes (antiépileptique). Le terme psychotrope désigne un médicament destiné au système nerveux central.
Au cours des douleurs psychogènes, la prise en charge psychothérapeutique est primordiale pour venir à bout de la symptomatologie douloureuse.
Cerveau vu de trois-quarts en dessous
Neurologie

19 juin 2008
Vers une thérapie génique de la douleur chronique?
Vers une thérapie génique de la douleur chronique?
Des chercheurs américains ont développé une thérapie génique qui,
espèrent-ils, pourrait révolutionner le traitement de la douleur
chronique. La douleur s'estompait pour au moins trois mois chez des
rats ayant reçu, dans le liquide spinal, l'injection d'un gène qui
déclenche les endorphines, un antidouleur naturel de l'organisme.
L'action du gène bloquait les impulsions nerveuses qui achemine le
signal de douleur jusqu'au cerveau.
Cette thérapie, selon les chercheurs, n'affectait pas le reste du
système nerveux, incluant le cerveau, ce qui préviendrait
potentiellement les effets secondaires des médicaments
actuels de soulagement de la douleur. "Les gens souffrant de douleurs
chroniques n'obtiennent pas de soulagement satisfaisant de la douleur
avec les traitements accessibles en raison de leur faible efficacité ou
des effets secondaires intolérables ", dit Andreas Beutler co-auteur de
cette recherche publiée dans Proceedings of the National Academy of
Sciences. Plusieurs préfèrent continuer d'endurer la douleur de façon à
préserver leur lucidité. Il y a aussi un risque potentiel d'addiction
aux médicaments opiacés. Une récente recherche européenne suggère que
jusqu'à 20 pour cent des adultes souffriraient de douleurs chroniques
pour lesquelles il n'y a pas de traitement satisfaisant.
Lire plus: Vivre avec une douleur articulaire chronique au genou.
Sources:
Benjamin
Storek, Matthias Reinhardt, Cheng Wang, William G. M. Janssen, Nina M.
Harder, Michaela S. Banck, John H. Morrison, and Andreas S. Beutler
Sensory neuron targeting by self-complementary AAV8 via lumbar puncture
for chronic pain? Proceedings of the National Academy of Sciences,
January 2008
http://www.abcsante.com/fr/home.php
28 mai 2008
La douleur, c'est quoi?
La douleur, c'est quoi?
C'est «une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à
une lésion réelle ou potentielle ou décrite en de tels termes»
(définition de l'Association internationale pour l'étude de la
douleur).
• Comment est-elle perçue?
Le message douloureux est généré par des récepteurs à la douleur puis transmis par des circuits nerveux.
Il est alors acheminé au cerveau, notamment dans les centres
nerveux associés aux émotions. De nombreux mécanismes modulent –
c'est-à-dire augmentent ou diminuent – la transmission du message
douloureux dans le système nerveux.
Ces modulateurs de la douleur peuvent être des médicaments, mais
également les émotions, la concentration sur d'autres stimulations
sensorielles, l'attention ou la distraction, etc.
• Les douleurs ciblées
Les douleurs sont souvent liées
à une lésion identifiable du corps (par exemple une rage de dents). C'est le cas de la plupart des douleurs aiguës dont chacun
a l'expérience (lors d'une piqûre ou d'une blessure par exemple).
C'est également le cas lors de douleurs chroniques liées à des
lésions corporelles identifiables (arthrose, atteintes liées aux
cancers). Dans ces situations, les traitements médicaux modernes, comme
les corrections chirurgicales, la palette des médicaments antidouleur
ou les stimulateurs implantés ont généralement une grande efficacité
pour soulager la douleur.
• Les douleurs chroniques
Des douleurs chroniques peuvent également être ressenties en
dehors d'une lésion corporelle clairement définissable. Ces douleurs
sont bien réelles et elles interfèrent souvent beaucoup avec la qualité
de vie des patients concernés. Leurs origines sont complexes. Un lien
avec la mémoire de la douleur est évoqué de même qu'un déséquilibre
entre les circuits de transmission et d'inhibition du message
douloureux dont l'origine n'est pas élucidée.
Les facteurs émotionnels et les vulnérabilités liées à l'histoire
personnelle sont également impliqués ainsi que les modulateurs sociaux
et professionnels.
Ces douleurs répondent souvent mal aux traitements médicamenteux
habituels et justifient des prises en charge multidisciplinaires de
longue durée.
• Comment la mesurer?
La douleur est une expérience subjective. Elle ne peut être mesurée qu'en tenant compte
de ce qu'en exprime la personne souffrante. Une méthode
d'évaluation de la douleur reconnue consiste à proposer de coter la
douleur ressentie sur une échelle visuelle allant de 0 (pas de douleur)
à 10 (douleur maximum imaginable). L'efficacité des traitements est
mesurée de la même manière.
Il existe aujourd'hui des méthodes permettant de mesurer ce qui est
appelé le «seuil de la douleur». Une douleur expérimentale est induite
par une électrode placée à la cheville. L'apparition d'un retrait
réflexe du membre stimulé électriquement correspond au seuil de la
douleur.
@
Anne-Françoise Allaz
20 mars 2008
Souffrir plus, payer plus
Souffrir plus, payer plus
Près de 8 millions d'assurés sociaux ont une affection de longue durée
dite "ALD". Les soins correspondants leur sont, en principe, remboursés
par l'assurance maladie à 100% du tarif conventionnel. En principe
seulement car, dans les faits, des sommes non négligeables peuvent
rester à leur charge. Sont en cause : le forfait hospitalier, les
dépassements d'honoraires et la franchise médicale instaurée en 2004.
La loi sur le financement de l'assurance maladie 2008 a encore aggravé
les montants à charge des personnes en ALD avec de nouvelles
franchises. Le principe de solidarité "bien-portants/malades" sur
lequel repose la sécurité sociale est, peu à peu, remis en question.
Voudrait-on lui substituer une autre forme de solidarité,
"malades/encore plus malades", cette fois ?
Est-ce cohérent mais,
surtout, est-ce juste ?
Dites-moi ce que vous en pensez ?
Source
12 mars 2008
La prise en charge de la douleur
La prise en charge de la douleur
Avoir moins
mal
Ne plus avoir mal c'est possible
L'article L. 1110-5 du code de
la santé publique indique :
toute
personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa
douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue,
évaluée, prise en compte et traitée
Le
contrat d'engagement du programme national de lutte contre la douleur
(2002-2005) du Ministère de la Santé
Les hôpitaux de l'AP-HP participent à ce programme nationale et s'engagent à prendre en charge votre douleur.
Votre
participation est essentielle
Nous sommes là pour vous
écouter, vous soutenir, vous aider
Si vous allez être opéré et que vous avez peur d'avoir mal après l'intervention, sachez qu'il existe aujourd'hui des traitements et techniques efficaces capables d'atténuer ou de faire disparaître la douleur. Lors de votre rendez-vous avec l'anesthésiste, n'hésitez pas à demander des explications ; voyez avec lui comment bénéficier de ces traitements dans les meilleures conditions."
Si vous avez peur d'avoir mal, il est possible de prévenir, traiter ou soulager votre douleur :
Prévenir :
Les douleurs provoquées par certains soins ou examens : piqûres, pansements, pose de sondes, de perfusion, retrait de drains
Les douleurs parfois liées à un geste quotidien comme une toilette ou un simple déplacement...
Traiter ou soulager :
Les douleurs aiguës comme les coliques néphrétiques, celles de fractures...
Les douleurs après une intervention chirurgicale;
Les douleurs chroniques comme le mal de dos, la migraine et également les douleurs du cancer, qui nécessitent une prise en charge spécifique.
Si vous avez mal il faut en parler aux équipes soignantes de l'hôpital :
Tout le monde ne réagit
pas de la même manière devant la douleur ; il est
possible d'en mesurer l'intensité.
Pour nous aider à
mieux adapter votre traitement, vous pouvez nous indiquer "combien"
vous avez mal en notant votre douleur de 0 à 10 ou en vous
aidant d'une réglette que vous pouvez demander au personnel
soignant du service.
Nous allons vous aider à ne plus avoir mal ou à avoir moins mal :
en répondant à vos questions ;
en vous expliquant les soins que nous allons vous faire et leur déroulement ;
en utilisant le ou les moyens les mieux adaptés.
Les antalgiques sont des
médicaments qui soulagent la douleur. Il en existe de
différentes puissances. La morphine est l'un des plus
puissants. Mais certaines douleurs, mêmes sévères,
nécessitent un autre traitement.
D'autres méthodes
non médicamenteuses sont efficaces et peuvent vous être
proposées comme par exemple la relaxation, les massages, le
soutien psychologique, la physiothérapie...
L'équipe médicale et l'équipe soignante du service sont là pour vous informer et vous écouter
La personne de confiance
-
Télécharger
la brochure : "Vous souhaitez être assisté d'une
personne de confiance"
(Document PDF, 23 ko)
Pendant votre séjour, vous
pouvez désigner une personne de votre entourage en qui vous
avez toute confiance, pour vous accompagner tout au long des soins et
des décisions à prendre.
Cette personne, que
l'hôpital considérera comme votre "personne de
confiance", pourra assister aux entretiens médicaux et
vous aider à formuler vos souhaits.
Si votre état de
santé ne vous permettait pas pendant une période de
votre hospitalisation de faire connaître aux personnes qui vous
soignent votre avis ou les décisions que vous souhaitez
prendre pour vos soins, votre personne de confiance sera consultée
par l'équipe hospitalière et pourra lui donner des
indications sur votre façon de voir les choses.
Par
ailleurs, le médecin tiendra compte des directives anticipées
que vous aurez, le cas échéant, rédigées
au cas où serait envisagé une limitation ou un arrêt
de votre traitement.
La gérance de tutelle (loi du 3 janvier 1968)
Lorsque les facultés
mentales ou corporelles d'une personne âgée de plus de
18 ans sont altérées par une maladie, une infirmité
ou un affaiblissement dû à l'âge au point de
compromettre ses intérêts, il peut être nécessaire
de prendre à son égard une mesure de
protection.
Décidée par le juge des tutelles lorsque
la consistance des biens de la personne protégée est de
faible importance, la gérance de tutelle est souvent confiée
à une personne de l'hôpital. Le gérant de tutelle
a pour rôle essentiel de percevoir les revenus de la personne
ainsi protégée, de les affecter au traitement et à
l'entretien de celle-ci, et le cas échéant de mettre en
œuvre les obligations alimentaires auxquelles sont tenus les membres
de la famille
En cas de besoin,
renseignez-vous auprès de l'assistante sociale.
25 décembre 2007
Flotter sur l’eau, une façon de soulager le stress et la douleur
Flotter sur l’eau, une façon de
soulager le stress et la douleur

D'après une recherche de l'Université de Karlstad,
flotter dans une eau
très salée dans un caisson
soulage considérablement les douleurs
causées
par le stress.
Flotter et se détendre dans un grand caisson profond et lumineux, empli d’eau fortement salée, semble être une façon efficace de soulager les douleurs dues au stress chronique. C’est ce qu’a démontré Sven-AKe Bood, dans sa récente thèse de doctorat en psychologie à l’université de Karlstad en Suède.
La thèse confirme ce que de précédentes recherches indiquaient : le sommeil devient meilleur, les patients se sentent plus optimistes et la sécrétion de prolactine, « l’hormone du dynamisme », croît. Tandis que l’anxiété, le stress, le risque de dépression et les sensations douloureuses diminuent. Toutes les personnes qui ont participé aux recherches présentaient initialement une forme de souffrance causée par le stress.
« Grâce à la détente obtenue dans les caissons de flottaison, les personnes atteintes de fibromyalgie (douleurs musculaires diffuses) depuis longtemps par exemple, ou de dépression et d’angoisse se sont senties considérablement mieux après seulement une douzaine de séances. La détente, l’ état de légèreté dans le caisson de flottaison chaud, le tout en silence, active les systèmes propres à l’organisme pour la récupération et la guérison. Les hormones du stress et celles de la pression sanguine chutent », indique Sven Ake Bood.
Sa thèse se compose de quatre études, toutes impliquant le traitement de la douleur et des troubles causés par le stress à l’aide d’un caisson de flottaison. Le groupe témoin, qui n’a pas été traité dans un caisson, n’a éprouvé aucune amélioration. Après une période de traitement de sept semaines, 22 % des participants du groupe ayant utilisé le caisson ne ressentaient plus aucune douleur et 56 % sentaient une nette amélioration de leur état.
Les recherches ont été menées pendant quatre ans et ont porté sur 140 personnes, toutes atteintes d’une certaine forme de douleur chronique causée par le stress.
« Ce traitement peut s’appliquer à plusieurs groupes, comme les personnes ayant subi un traumatisme cervical, celles qui souffrent de fibromyalgie, de dépression
et de douleur causée par le stress chronique. Nous avons aussi remarqué
que combiner le traitement en caisson avec une thérapie traditionnelle peut être efficace », dit Sven-Ake Bood
Sven-Ake Bood, docteur en psychologie
à l'Université de Karlstad
LGE : Comment se passe le traitement avec cette méthode ?
Sven-Ake
Bood : Au cours du traitement, on passe 45 minutes dans le caisson,
avec un court instant de musique au début et à la fin de la
séance. Vous devez suivre au moins une séance par semaine, certaines
personnes ont besoin de dix séances pour apprendre à se relaxer
totalement
LGE : Peut-on se relaxer au point de s’endormir pendant la séance?
Sven-Ake
Bood : Non, les personnes que nous avons traitées n’ont pas tendance à
s’endormir. Cela n’est arrivé que rarement. Certaines personnes
estiment qu’elles entrent dans un état de détente tellement profond,
que le temps cesse d’exister.
LGE : Peut-on éprouver de sensations de claustrophobie pendant le bain dans le caisson ?
Sven-Ake Bood : Pour
les personnes très sensibles, on peut laisser la porte ouverte, ainsi
vous ne vous sentirez pas si enfermé. Les séances ont vraiment de très
bons résultats. Par exemple, des gens qui ont été en arrêt maladie
pendant longtemps, ont estimé qu’ils pouvaient recommencer à
travailler. Le but de la recherche est de développer aussi une
technique qui soit facile à utiliser et, en même temps, utile pour la société.
Nous
allons maintenant continuer notre recherche et contrôlerons la
circulation du sang dans les capillaires, l’assimilation de l’oxygène
dans le sang et l’impact sur les réflexes du corps.
Cette recherche est effectuée au Human Performance Laboratory (Laboratoire d’étude des capacités humaines) à l’université de Karlstad. Les études incluses dans la thèse ont été précédemment publiées dans des journaux comme la publication américaine International Journal of Stress Management.
13 décembre 2007
« MALADIES ORPHELINES ET DOULEUR »
LA
FMO EN ACTION
COLLOQUE « MALADIES
ORPHELINES
ET DOULEUR » LE 21
JANVIER 2008 A PARIS
Le lundi 21 janvier 2008, la FMO organise
une journée de colloque
associatif sur le thème
« Maladies orphelines et douleur ». Cette
journée de travail a pour but de dresser un état des lieux avec les
malades et leurs représentants associatifs et de partager savoirs et
expériences avec les acteurs investis dans la lutte contre la douleur.
La thématique de la douleur a émergé avec force lors du précédent
colloque de janvier 2007 qui portait sur la prise en charge sociale des
maladies orphelines.
Parmi les problématiques évoquées :
* la douleur peut être une clef
d'entrée vers le diagnostic et son
absence de prise en compte participe à l'errance diagnostique ;
* la douleur
inexpliquée est souvent appréhendée sous l'angle psychique
ou psychiatrique, ce qui peut ralentir une prise en charge médicale
plus adaptée ;
* la douleur
occasionne des handicaps ou des invalidités peu - ou pas - reconnues
d'un point de vue social ;
* douleur morale / douleur physique: la
douleur comme facteur aggravant
de la perception de la maladie (guérison inaccessible, douleurs
"souvent et toujours", etc.).
Le champ de la douleur et de sa prise en compte a été - et est -
largement exploré par les acteurs médicaux et associatifs. Un second
Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur a été adopté
par le ministère de la santé pour les années 2006/2010.
Pour autant,
celle-ci est souvent appréhendée avec difficulté dans le cas de nos
maladies. La mobilisation des acteurs médicaux, associatifs et
institutionnels sur cette question est déterminante pour accompagner et
approfondir le changement de mentalité et la publicité sur les bonnes
pratiques.
Programme de la journée :
10h-12h30: conférences plénières
La douleur sous l'angle scientifique et
médical : définition, rôle joué
par la douleur dans l'organisme, mécanismes en jeu, où en est la
recherche sur la douleur aujourd'hui...
Intervenant : Pr Radhouane
Dallel, E216 Inserm – Clermont-Ferrand –
Coordinateur du Réseau national de recherche clinique et fondamentale
sur la douleur
La douleur sous l'angle anthropologique :
quelle place accordée à la
reconnaissance de la douleur dans nos sociétés? en quoi cela parle-t-il
de nous?
Intervenant : David Le Breton,
Sociologue et anthropologue, UMR 7043 –
Laboratoire Cultures et sociétés en Europe – Université Marc Bloch,
Strasbourg
Expériences réussies et/ou innovantes de
prise en charge de la douleur
:
approche médicale renouvelée, compétences et enjeux mobilisés, etc.
Intervenant : Dr Patrick
Giniès, médecin algologue au Centre
Anti-Douleur, Hôpital Saint-Eloi du CHU de Montpellier – Président du
Collège national des médecins de la douleur
14h-17h: ateliers de travail
(réservés aux adhérents de la FMO)
Errance dans la prise en charge de la
douleur chez l'enfant
Difficultés du suivi, du traitement et de la prise en compte
de la douleur de l'enfant dans le cadre médical.
Errance dans la prise en charge de la douleur chez l'adulte
Difficultés du suivi, du traitement et de la prise en compte de
la douleur de l'adulte dans le cadre médical.
Douleur morale, douleur physique:
vivre au quotidien
Vivre avec la douleur au quotidien (en dehors du parcours de prise en
charge médicale de la maladie): contraintes, difficultés, adaptation
avec la vie professionnelle.
Pour toute information ou tout don
Fédération des Maladies Orphelines
Association reconnue d’utilité publique
6 rue Sainte-Lucie 75015 Paris
www.maladies-orphelines.fr
21 novembre 2007
Quels phénomènes et affections provoquent une douleur ?
Quels phénomènes et affections
provoquent une douleur ?
Principaux phénomènes
- inflammation
- troubles circulatoires (ischémie)
- troubles mécaniques : fracture, ...
- lésions du système nerveux

La polyarthrite rhumatoïde cause
souvent une
déformation des doigts.
Au cours des poussées de la maladie,
la main
peut être douloureuse et faible.

Les éruptions du zona sont associées
à une inflammation
des nerfs sous-cutanés.
Les nerfs endommagés peuvent produire
des
algies postzostériennes.
[ Illustrations de La douleur chronique, approche globale / Clinique Mayo - Lavoie-Broquet : 2000]
Affections connues les plus courantes entraînant des douleurs chroniques
- Arthrite (arthrose, polyarthrite rhumatoïde...)
- Maux de dos (élongation et spasmes musculaires, sciatalagie, hernie discale...)
- Endométriose (migration de particules de la muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine)
- Fibromyalgie (douleurs des muscles et des points d'insertion des tendons et des ligaments)
- Céphalées (migraines, tension nerveuse...)
- Cystite
- Colon irritable
- Douleur bucco-faciale (névralgie, douleur de l'articulation temporo-mandibulaire)
- Douleur de la nuque
- Blessures par surmenage (trop grande utilisation des muscles, des tendons)
- Douleur périnéale
- Neuropathie périphérique (pathologie des nerfs affectant mains et pieds)
- Algies postzostériennes (lésion des nerfs causée par le zona ou une maladie virale)
Causes inconnues
La douleur chronique s'installe parfois sans cause apparente. Elle ne peut être reliée à une condition ou à une cause physique identifiable. Ceci ne signifie aucunement que la douleur n'existe pas.
La santé est affectée par l'interaction de l'esprit et du corps. Chez certaines personnes, des facteurs psychologiques jouent un rôle important dans la douleur chronique : on note que des personnes ayant subi des abus sexuels ou physiques semblent plus à risque de développer une douleur chronique pelvienne ou abdominale.
La douleur associée au cancer est-elle une douleur chronique ?
Même si elle est présente de façon prolongée ou se manifeste de manière répétitive, la douleur associée à un cancer ne devrait pas être d'emblée assimilée à la " maladie algique " décrite précédemment pour les douleurs chroniques. En effet, la douleur du cancer est généralement provoquée par des tissus endommagés. Une tumeur cancéreuse peut infiltrer les tissus environnants ou " coloniser " des organes à distance (métastases). La douleur provient alors de phénomènes circulatoires (ischémie), inflammatoires ou mécaniques (compression, distension, fractures). Elle peut également être causée par des traitements visant à guérir la maladie. On s'attachera donc toujours à reconnaître le phénomène lésionnel sous-jacent à la douleur du cancer pour la traiter de façon différenciée. Si toutefois la douleur associée au cancer persiste ou ne peut être entièrement soulagée, certaines techniques utilisées pour contrôler la " maladie algique " des douleurs chroniques peuvent aussi être utilisées de manière bénéfique en présence d'un cancer.
[Extraits de La douleur chronique / Clinique Mayo - Lavoie-Broquet]
03 novembre 2007
Mieux vivre avec une douleur
Mieux
vivre avec une douleur
BROCHURES
"MIEUX
VIVRE AVEC UNE DOULEUR"
Ces brochures sont remises lorsqu’une douleur persistante est difficile à comprendre. Or pour pouvoir réagir au mieux à ces souffrances, il est indispensable de bien comprendre le problème posé. Ces brochures peuvent vous y aider. Si à la lecture, vous avez d’autres questions, notez-les pour les poser à votre médecin.
1. Douleur Neurogène et Fibromyalgie, avec la collaboration du laboratoire SANOFI-AVENTIS
Le sujet qui souffre de fibromyalgie éprouve des douleurs diffuses. C’est à dire qu’il a pratiquement mal partout. La douleur touche aussi bien les parties hautes et basses du corps, que les parties droite et gauche ou la région axiale. A l’examen, la personne décrit de multiples points douloureux. A la pression de ces points, une douleur est ressentie. Ce type de douleur évolue souvent pendant de nombreux mois voire plusieurs années.
Douleur : neurogènes
(Format Pdf - 1 Mo)
2. Mal de dos, avec la collaboration du laboratoire SANOFI-AVENTIS
Vous
croyez peut être que votre dos est plus gravement atteint
que ne le pensent les médecins.
Les comptes rendus radiologiques vous ont peut-être alarmé,
ainsi que les termes médicaux.
Ou bien, vous avez l’impression que votre colonne va se casser. Il faut savoir relativiser, car de nombreuses altérations
sont également constatées chez des personnes qui ne souffrent pas. Mais vous avez mal ; la douleur est bien là, bien réelle
et vous souhaitez des explications.
Douleur : mal de dos
(Format Pdf - 1 Mo)
3. Prévenir les effets de l’âge, avec
la collaboration du laboratoire SANOFI-AVENTIS
Etre âgé, ce n’est ni être malade ni souffrir. La perception de la douleur n’est pas modifiée avec l’âge. En revanche, on sait qu’en avançant en âge, le risque de souffrir de douleurs plus fréquentes et plus intenses augmente. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à faire. La douleur n’est pas une fatalité. Au contraire, il y a des attitudes à adopter et des conseils à mettre en pratique.
Douleur
: personnes âgées
(Format Pdf - 1 Mo)
4. Douleurs et Enfant, avec la collaboration du laboratoire SANOFI-AVENTIS
Ladouleur de l’enfant a longtemps été sous-évalué, ignorée de la médecine. Jusqu ‘a une date récente on pensait que le nourrisson et le jeune enfant ne pouvaient souffrir comme l’adulte. Ce livre s’adresse aux parents pour leur permettre d’évaluer au mieux une douleur chez l’enfant.
Douleur
: douleurs et enfants
(Format Pdf - 1 Mo)
5. Douleur et Arthrose, avec la collaboration du laboratoire
SANOFI-AVENTIS
Vous avez de l’arthrose qui se manifeste par une douleur, une gêne, une raideur ou des déformations qui durent depuis plusieurs mois, parfois plusieurs années. Cet agenda vous explique ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut faire et comment mettre en pratique tous les jours les gestes adaptés et les exercices.
Douleur
: douleur
et arthrose
(Format Pdf - 1 Mo)
BROCHURES
"MIEUX
VIVRE AVEC UNE DOULEUR"
EDITIONS Scientifiques L&C
EXERCICES
DE RELAXATION
La relaxation est un moyen de lutter contre les différents
facteurs qui participent à la douleur :
- La relaxation est une réaction physiologique qui consiste en une détente musculaire, une détente mentale un sentiment de calme et de confort.
- La capacité à relaxer est variable selon les individus. Certains en sont dépourvus et ressentent une tension intérieure. L’important est de savoir que l’on peut apprendre à se relaxer.
- Savoir "relaxer" devient une arme personnelle contre les contractures musculaires, le stress, les insomnies, la douleur…
- La relaxation permet de rompre le cercle vicieux : Stress - tension musculaire - douleur
- Elle aide à gérer le stress.
La relaxation peut donc devenir un moyen pour mieux faire face à la douleur et aux situations de stress.
LA RELAXATION EST UN EXERCICE QUI S’APPREND
Conditions d’entraînement :
* Dans
une pièce, au calme (veiller à ne pas être
dérangé pendant votre
Vous vous installez confortablement sur un lit, allongé
sur le dos. Les bras étendus de chaque côté
du corps, la paume des mains reposant à plat sur le lit.
* Si des pensées, des images viennent vous distraire
laissez les passer et continuez tranquillement la relaxation.
* Tous les exercices doivent être faits calmement,
sans forcer, sans chercher à bien faire. Laisser aller.
Ne vous inquiéter pas de savoir si c’est "réussi".
laissez la relaxation se dérouler à son propre rythme.
*Les exercices centrés sur la respiration et la relaxation
s’apprennent et seront maîtrisés progressivement.
* Ne vous découragez pas recommencez le lendemain
et portez votre attention sur votre respiration.
* Si vous avez le sentiment de ne pas y parvenir, parlez-en
à votre médecin.
4 exercices d’entraînement progressifs vous
sont proposés sous forme de fichiers sonores :
Vous pouvez soit écouter directement ces fichiers en cliquant dessus soit les télécharger sur votre disque dur en faisant un "clic droit", pour une écoute ultérieure ou pour les graver sur un cd-rom. Dans ce cas, lors du gravage, choisissez l’option "Graver un cd audio".
1. Respiration (Format MP3
- 11 Mo)
2. Relaxation
(Format MP3
- 18 Mo)
3. Contrôle
du stress (Format
MP3 - 15 Mo)
4. Contrôle
de la douleur (Format
MP3 - 16 Mo)
Entraînez vous progressivement, étape par étape,
en respectant le plan ci-dessous.
Quand un exercice est bien maîtrisé,
passez à
l’exercice suivant.
1. Faire une
séance quotidienne de respiration avec l’exercice
1, ensuite sans.
2. Faire une séance quotidienne de relaxation avec l’exercice
2, ensuite sans.
3. Varier les conditions d’entraînement de la relaxation : d’abord allongé ; puis assis ; puis debout.
4. Introduire la relaxation dans la vie courante : "faire
de courtes pauses" de relaxation quelques minutes par ci
par là, dans des moments creux (salle d’attente,
files d’attentes, transport…).
5. Contrôle du stress : Apres avoir choisi une situation
de stress (facile à gérer se présentant fréquemment)
faire une séance avec le module contrôle du stress.
Passez ensuite à des situations de stress de difficulté
croissante.
6. Enfin, utilisez le module "contrôle de la douleur".
Avec l'aimable autorisation des EDITIONS Scientifiques L&C.
TECHNIQUES
DE RELAXATION ET D'HYPNO-ANALGESIE
POUR VOTRE ENFANT
5. "Même pas mal", avec la collaboration du laboratoire SANOFI-AVENTIS
Votre enfant est douloureux ...Vous pouvez aider votre enfant à modifier la manière dont il vit sa douleur et retrouver du bien être. Vous pouvez en collaboration avec le monde médical et en complément d’un éventuel traitement médicamenteux devenir un acteur à part entière de la prise en charge de cette douleur grace à certaines techniques de relaxation et d’hypnoanalgésie simples et faciles à utiliser.
Ce CD comporte 11 plages :
Les plages de 1 à 9 sont des exemples.
Vous pouvez les écouter ensemble, mais il est préférable, en utilisant votre voix de les adapter ou de les transformer en fonction de l’univers et des goûts de vos enfants. Les plages 10 et 11 sont des séances de relaxation et d’hypno-relaxation, destinées aux enfants plus grands, à partir de 7 ans.
1. Raconter
une histoire (Format
MP3 - 772 Mo)
2. Parler
à l'enfant à travers son jouet favori (Format
MP3 - 1,54 Mo)
3. Souffler
des bulles de savon (Format
MP3 - 2,18 Mo)
4. Souffler
loin (Format
MP3 - 1,82 Mo)
5. Regarder
l'émission préférée (Format
MP3 - 2,70 Mo)
6. Faire
comme si (Format
MP3 - 2,54 Mo)
7. Regarder
les nuages (Format
MP3 - 2 Mo)
8. Entendre
une musique (Format
MP3 - 2,06 Mo)
9. La
respiration
(Format MP3 - 1,82 Mo)
10. Imaginer
partir sur une couverture volante (Format
MP3 - 7,05 Mo)
11. Les
petits sacs d'énergie (Format
MP3 - 15,09 Mo)
Il est important pour obtenir de bon résultat de créer de bonnes conditions : un environnement calme, allongé ou assis, dans une pièce agréable avec le moins de stimulations extérieures possibles.
Le CD et a été conçu par
: le Dr Chantal Wood, Mme V. Leblanc et Mme N. Duparc-Alégria.
Avec
l’aimable autorisation des éditions scientifiques
L&C
31 octobre 2007
Plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur
Plan d'amélioration de la
prise en charge de la douleur
Plan
d'amélioration de la prise en charge de la douleur (2006-2010)
![]()
Circulaire DHOS/E2/2002/266
du 30 avril 2002, relative à la mise en oeuvre du programme national
de lutte contre la douleur 2002-2005 dans les établissements de
santé ![]()
Lettre aux directeurs d'établissement
de santé du 8 octobre 2002 relative à la diffusion de la brochure
"Contrat d'engagement contre la douleur" et du guide "Organiser
la lutte contre la douleur dans les établissements de santé"
![]()
Suivi du programme national
de lutte contre la douleur ![]()
Prise en charge de la douleur
- Liste des structures
de prise en charge de la douleur chronique rebelle
- Etude sur
la situation des Structures de prise en charge de la Douleur Chronique
Rebelle en 2004
- Bilan de l'offre
universitaire en matière de prise en charge de la douleur (diplômes universitaires)

Etudes
- n°
61, juin 2006

la prise en charge de la douleur chez l’enfant lors de son passage dans des lieux de soins ambulatoires
Emmanuel Fort, Nicolas Guillon
- n°
63, août 2006

la prise en charge de la douleur chronique ou liée aux soins chez les personnes âgées, par la médecine de ville, les services à domicile et l’hospitalisation à domicile
Élodie David, Bruno Maresca, Aubane Fontaine
Le contrat d'engagement contre la douleur
Ce document sera remis avec le livret d'accueil de l'établissement à tout patient hospitalisé.
- Le
contrat d'engagement

- La brochure
d'information pour les enfants

- Le guide
d'orientation "Organiser la lutte contre
la douleur dans les établissements de santé
- Les extraits du guide :
* version couleur
* version noir et blanc
Contact DHOS :
Sous-direction de la qualité et du fonctionnement des établissements
de santé
Bureau E2 "Qualité et sécurité des soins
en établissements de santé"
Responsable du dossier : Danièle CULLET
mél : daniele.cullet@sante.gouv.fr
