28 juin 2008
Du pétrole dans l'huile de tournesol
Du pétrole dans l'huile de tournesol
Depuis quelques semaines, la Commission européenne et le gouvernement français laissent une huile contaminée par des hydrocarbures passer dans la chaîne alimentaire. A petites doses, elle arrive dans nos assiettes à notre insu, mais avec l’aval des pouvoirs publics.
Au point de départ de cette affaire, il y a une alerte lancée le 22 avril par un industriel suite à la détection d’une « huile minérale pure » dans de l’huile de tournesol achetée à Lesieur. Le lot contaminé provient d’Ukraine et l’ensemble de la cargaison correspondante a semble-t-il été saisi. Mais une série de contrôles révèle qu’une autre importation ukrainienne, déchargée à Sète en février, était elle aussi contaminée.
La France n’est sans doute pas le seul pays concerné : d’autres états membres importent de l'huile ukrainienne et une alerte est lancée par la Commission européenne. L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, Malte et l’Espagne sont aussi touchés.
Les agences sanitaires européennes et françaises ont été saisies en urgence pour évaluer le risque potentiel pour les consommateurs. Mais, curieusement, les pouvoirs publics se sont appuyés sur l’expertise des toxicologues pour définir un niveau de contamination tolérable, réputé sans risque pour la santé.
Concrètement, seuls les produits contenant plus de 10% d’huile de tournesol contaminée font l’objet d’un retrait. Pour le reste, ce sont les consommateurs qui dégustent...
Rappelons que, d’après l’administration française, le contaminant provient du raffinage du pétrole et qu’il est destiné à lubrifier des machines et non à entrer dans la composition des vinaigrettes, plats cuisinés ou mayonnaises.
La CLCV considère que la manière dont est gérée cette crise est déplorable. En effet :
- Dans son avis du 7 mai, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments souligne qu’il serait souhaitable de préciser plus finement la composition du contaminant. Les experts ne peuvent exclure qu’une fraction des huiles indésirables présente des risques plus élevés pour les consommateurs ;
- Quand bien même il n’y aurait aucun risque sanitaire avéré, il est inadmissible que des produits qui n’ont rien à faire dans la chaîne alimentaire y soient ainsi tolérés ;
- Enfin, si l’origine de l’affaire est bien frauduleuse, comme tout semble l’indiquer, les autorités auront fait preuve d’un laxisme consternant en admettant qu’un produit non conforme soit proposé aux consommateurs.
La
CLCV appelle la commission européenne et le gouvernement français à ne
plus se contenter de simples recommandations vis-à-vis des
professionnels. Nous demandons une obligation de retrait de tous les
produits contenant l’huile frelatée.
Afin de faire pression dans ce sens sur la
commission européenne et le gouvernement français, la CLCV a mis en
place une pétition en ligne.
Nous vous invitons à signer cette cyber @ction en cliquant ici.
22 juin 2008
Eloigner les moustiques : que penser des répulsifs cutanés ?
Eloigner les moustiques : que penser des répulsifs cutanés ?
Depuis quelques années, on trouve en pharmacie des produits destinés à
être appliqués sur la peau afin d'éloigner les moustiques. Ces
répulsifs cutanés (également appelés insectifuges ou « repellents »)
contiennent un principe actif qui éloigne la majorité des insectes sans
les tuer. Tous ces produits ne sont pas équivalents et les autorités
sanitaires en recommandent certains en particulier.
* Comment les utiliser ?
Ils s'utilisent directement sur les parties découvertes du corps,
visage compris, avec un maximum de trois applications par jour. Ils ne
doivent être ni ingérés ni appliqués sur les muqueuses de la bouche ou
des yeux, ou sur une peau lésée. Ils se présentent sous forme
d'aérosol, de crème, de lotion ou de bâton applicateur. Leur durée de
protection varie de deux à six heures selon la substance utilisée, sa
concentration dans le produit et la température extérieure. Bien sûr,
la transpiration, les baignades ou les pluies tropicales réduisent leur
durée d'action. Les répulsifs cutanés peuvent être pulvérisés sur les
vêtements mais leur efficacité est limitée et ils ne sont pas faits
pour cela. Il existe des produits destinés à imprégner les tissus dont
la durée de vie est plus longue.
* Lequel choisir ?
Il existe de très nombreux répulsifs cutanés en pharmacie. Ceux
destinés aux pays tropicaux sont en général plus fortement dosés que
ceux destinés aux pays tempérés. Les substances actives dont
l'efficacité et la sécurité ont été prouvées sont : le
DEET (diéthyltoluamide, avec une concentration finale supérieure à 35 %
dans le produit), le DMP (diméthylphtalate, plus de 40 % dans le
produit), le KRB3023 (icaridine, plus de 20 % dans le produit),
l'IR 3535 (35/35, plus de 20 % dans le produit), l'EHD
(éthylhexanediol, plus de 30 % dans le produit) et le citriodiol (plus
de 30 % du produit, à éviter chez les personnes qui ont déjà fait des
convulsions). Les essences de citronnelle ou de géranium sont
inefficaces.
L'Afssaps a élaboré une liste de produits bénéficiant d'un avis favorable (voir tableau).
Attention, leur utilisation chez les femmes enceintes exige des
précautions. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien
pour connaître les produits adaptés à votre cas.
* Peut-on les utiliser chez les enfants ?
L'innocuité des répulsifs chez les enfants de moins de trente mois n'a
pas été démontrée de façon formelle. Néanmoins, face au risque de
maladies graves transmises par les moustiques et au vu des rares effets
indésirables rapportés, le Conseil supérieur d'hygiène publique
considère que les produits à base de DEET peuvent être utilisés dès
l'âge de deux mois à condition de ne pas dépasser la concentration de
30 % et de respecter les contre-indications et les précautions
d'emploi. Chez les enfants ayant souffert de convulsions, l'usage des
répulsifs est contre-indiqué par précaution. Dans tous les cas, les
moustiquaires de berceau imprégnées de pyréthrinoïdes sont considérées
comme le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes
enfants. Toutefois, il faut faire très attention à ce que les
nourrissons ne s'étouffent en attrapant et en « tétant » la
moustiquaire. Enfin, n'oubliez pas que tous les répulsifs sont toxiques
lorsqu'ils sont ingérés : ne les laissez pas à portée des jeunes
enfants et empêchez ces derniers de se sucer les doigts après
pulvérisation.
* Répulsifs et crèmes solaires : attention !
Attention, les répulsifs ne font pas bon ménage avec les crèmes de
protection solaire : ils réduisent l'efficacité de celles-ci (en
particulier le DEET) et elles peuvent favoriser la pénétration des
répulsifs dans l'organisme. Évitez également les parfums et les crèmes
parfumées qui peuvent attirer les moustiques. Enfin, sachez que le DEET
fait fondre le plastique : attention aux montures de lunettes, au
bracelet de votre montre ou aux tissus synthétiques !
Produits répulsifs bénéficiant d'un avis favorable de l'Afssaps |
|||
| Âge | Substance active | Concentration | Exemples de produits |
| De 30 mois à 12 ans |
Citriodiol | 30 à 50 % | Mosiguard (spray) |
| IR 3535 | 20 à 35 % | - Akipic gel (après 4 ans) - Cinq sur cinq Tropic lotion (après 3 ans) - Duopic lotion adulte - Mouskito (spray ou roller) - Prebutix zones tropicales (gel ou lotion) |
|
| DEET | 20 à 35 % | - Mouskito Tropic |
|
| Plus de 12 ans | Mêmes substances que ci-dessus | Idem ci-dessus sauf DEET : de 30 à 50 % | Produits cités ci-dessus ainsi que : - Insect Écran peau adulte (gel ou spray) - King - Mouskito Tropical spray - Repel insect adultes |
| Femmes enceintes | IR 3535 | 20 à 35 % | - Akipic gel - Duopic lotion adulte - Mouskito (spray ou roller) - Prebutix zones tropicales (gel ou lotion) |
Source : Afssaps, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, juin 2006.
Consultez les traitements des piqûres d'insectes
sur www.automedication.fr
Source : Le Vidal
08 juin 2008
La tuberculose des poissons
La tuberculose des poissons
Je voudrais attirer votre attention sur les zoonoses en aquariophilie,
et plus particulièrement sur une :
La tuberculose des poissons.
Tout d'abord, qu'est ce qu'une zoonose?
C'est une pathologie qui se transmet entre une espèce animale et
l'homme. Il peu s'agir d'une parasitose, d'une transmission bactérienne
ou virale.
La tuberculose est assez répandue dans le monde, en eau de mer comme en eau douce.
Les prinipales bactéries incriminées en eau douce sont Mycobacterium
fortuitum, Mycobacterium marinum et Mycobacterium chelonei (chez les
salmonidés). Mais sembles également mises en cause Mycobacterium giae,
Mycobacterium minetti et Mycobacterium peregrinum.
Symptômes chez le poisson :
* Léthargie, amorphisme (natation lente, poisson couché au fond ou à la surface, difficultés de nage)
* Anorexie
* Couleurs pâles
* Exophtalamie et hydropisie
* Déformations de la colonne vertébrale
* Ulcérations cutanées étendues
Tout ces symptômes peuvent être différemment combinées ou non, selon l'avancement de la maladie et de multiples autres facteurs.
Une autopsie du poisson mort permet un diagnostique evident: des
nodules blancs/grisatres caractéristiques etant localisés sur le coeur,
le foie, les reins et la rate. Un vetérinaire ou un ichtyopathe pourra
facilement confirmer le diagnostique, ces bactéries etant résistantes à
l'acide (méthode de Ziehl-Neelsen).
L'evolution est très lente et chronique (plusieurs mois), cependant
certains cas aigüs existent, dans ce cas la maladie est à évotion
fulgurante (quelques jours)
Comme pour de nombreuses maladies, les poissons peuvent être "porteurs
sains", et ne déclecher la maladie qu'en cas de dégradation des
conditions de maintenance, de stress...
Symptômes chez l'homme:
Au bout de 2 à 4 semaines en général, les mains ou les bras presentent
de petites lésion cutanées parfois ulcérantes, des petits nodules,
granulomes...
La tuberculose étant une maladie chronique, son evolutions est parfois
très lente et les symptômes arrivent parfois beaucoup plus tard (2 à 4
mois). Elle est néanmmoins facile à soigner si elle est soignée a temps
et la plupart du temps elle est auto-limitante et se guerit d'elle même.
Cependant, dans certains cas les bactéries peuvent atteindre les
cartilages et les os, necessitant le cas échéant une opération et un
traitement antobiotique très long, voir une amputation!
Thérapie :
Non contagieuse entre être humains, il n'en est pas de même chez les poissons, qui contractent la bactérie par voie digestive.
A ma connaissance il n'y a pas de traitement vraiment efficace pour le
poisson (antiobiotiques après antibiogramme eventuellement et sans
garantie) et l'isolation immédiate et l'euthanasie sont les meilleures
solutions pour sauver un élevage.
La meilleure prevention est de garantir une hygiène irréprochable de
son élevage, ce qui vaut pour toutes les pathologies. La nourriture
pouvant être une source de contamination, il convient d'être vigilant
sur la qualité des aliments, notamment les aliments vivants.
Idéalement il faudrait porter des gants étanches pour toute
manipulation sur les poissons, la maintenance... bref toutes les
potentielles manipulations ou on est en contact avec l'eau,
particulièrement si les mains presentent des lesions (coupures,
griffures...) même begnines. Le lavage des mains après chaque
manipulation réduit ou élimine les risques de contaminations
poisson-homme et poisson-poisson
Les personnes immuno-deficientes (enfants, personnes agées, personnes de santé fragile...)sont évidemment les plus exposées.
Il convient d'être vigilant et de consulter en cas de blessure qui ne
guerissent pas dans un laps de temps normal ou en cas d'apparition de
nodules sur les mains ou les bras.
Source
28 mai 2008
Phishing ciblant les clients de la banque CIC
S E C U S E R A L E R T E 27/05/08
Phishing ciblant les clients de la banque CIC
RESUME DE L'ALERTE
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Un courrier électronique envoyé en apparence par la banque
CIC invite le destinataire à se connecter à son compte pour
le débloquer suite à un nombre excessif d'accès erronés.
Le faux site utilise une réelle adresse sécurisée.
http://www.secuser.com/phishing/2008/080527-cic.htm
PREVENTION
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ne pas donner suite à un message non sollicité demandant
de fournir des données sensibles même s'il semble provenir
d'un expéditeur de confiance.
http://www.secuser.com/phishing/2008/080527-cic.htm
AIDE ET DISCUSSION
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Qu'est ce que le phishing?
http://www.secuser.com/faq/phishing/#definition
Que faire en cas de phishing?
http://www.secuser.com/faq/phishing/#que_faire
Précédentes alertes phishing :
http://www.secuser.com/phishing/
Antihoax gratuit en ligne :
http://www.secuser.com/antihoax/gratuit/
Contacter Secuser.com :
http://www.secuser.com/contact/
FAIRE CONNAITRE SECUSER ALERTE
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Vous pensez que cette lettre
peut rendre service à un proche :
http://www.secuser.com/services/invitation/
18 mai 2008
Choisir sa contraception
Choisir sa contraception
nouvelle campagne
L’INPES* a lancé une nouvelle campagne d’information sur la
contraception. Deux publics sont particulièrement visés. Les ados
d’abord, avec entres autres des spots télé et radio autour du slogan «
Vous ne pouvez pas parler de contraception autour de vous ? Parlez-en
avec nous au 0800 235 236, le numéro du Fil Santé Jeunes ». Autre cible, les couples de 20-30 ans, avec notamment la promotion du site http://www.choisirsacontraception.fr…
* Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé
>>> Lire notre article
Source
La première carte mondiale des maladies émergentes
La première carte mondiale des maladies émergentes
Même si de nouveaux vecteurs infectieux continuent d'apparaître partout dans le monde, une étude montre qu'il existe des régions propices à l'apparition de nouveaux microbes.
L'apparition du sida au début des années 1980, du virus Nipah en 1998, du sras en 2003 ou de la grippe aviaire plus récemment a fait des maladies émergentes une problématique majeure de santé publique. Mais ces nouvelles pathologies infectieuses n'ont pour l'instant été étudiées qu'au cas par cas. La première carte mondiale des maladies émergentes est toute récente. Elle a été publiée la semaine dernière dans la revue Nature*.
L'équipe dirigée par Kate Jones, de l'Institut de zoologie de Londres (Royaume-Uni), a décortiqué les données concernant 335 maladies émergentes pour la période allant de 1940 à 2004. Les chercheurs ont pu ainsi montrer que, contrairement à ce que l'on croyait jusque-là, plus de la moitié des vecteurs pathogènes sont des bactéries ou des rickettsies (des parasites présents chez les arthropodes) et que les virus ou prions ne sont à l'origine que d'un quart des maladies, le reste étant constitué par des protozoaires, des vers et des champignons. Ils ont pu confirmer aussi que les maladies émergentes ont connu un pic au cours des années 1980 et que la majorité d'entre elles (60 % en tout) sont des maladies zoonoses, autrement dit sont transmises par les animaux sauvages. Même si la courbe cesse de grimper aujourd'hui, elles ont quasiment quadruplé durant ces cinquante dernières années. Ce pic serait dû, selon les auteurs, à l'apparition du sida, qui a frappé et fragilisé un grand nombre de personnes.
Deux grands milieux favorables
Kate Jones et son équipe ont également cerné les régions à risque. En étudiant de près les conditions sociales, géographiques, climatiques et écologiques dans lesquelles elles ont brutalement émergé, ils ont pu distinguer deux grands milieux favorables à l'émergence de nouveaux pathogènes pour l'homme. D'une part, les pays tropicaux en développement où une forte pression démographique amène les hommes à côtoyer une faune sauvage très riche et diversifiée. Les zones les plus à risque sont à cet égard l'Asie du Sud-Est dans sa totalité, le sous-continent indien, le delta du Niger et la région des Grands Lacs en Afrique. Dans ces régions, les chercheurs appellent à la mise en place de politiques de conservation efficaces qui permettent de protéger les milieux naturels des incursions de l'homme.
L'autre grand foyer est constitué par les pays riches où l'utilisation massive des antibiotiques a favorisé l'apparition de souches bactériennes résistantes, le plus connu étant le staphylocoque doré, résistant à la vancomycine. Mais ce phénomène touche aussi les pays du Sud où le virus du paludisme a, lui aussi, développé des résistances à la chloroquine. Quelque 20 % des maladies émergentes ont pour origine des résistances aux traitements, ont calculé les chercheurs.
«Toutes ces informations montrent qu'il faut dès maintenant cibler la surveillance contre les maladies infectieuses, souligne Mark Woolhouse, de l'université d'Édimbourg (Royaume-Uni), dans son commentaire de l'étude. Les bénéfices ne seraient pas seulement ressentis localement. Avec la globalisation, les maladies émergentes sont l'affaire de tous.»
*Nature, 21 février 2008.
Source, Le Figaro
11 mai 2008
L'asthme en sept questions
L'asthme en sept questions
Un questionnaire pour mieux contrôler et traiter les enfants asthmatiques.
Est-ce que tu tousses à cause de ton asthme ? » C'est l'une des questions qui figurent dans le premier test de contrôle de l'asthme, qui sera distribué le 6 mai prochain, lors de la Journée mondiale de l'asthme. Ce questionnaire a pour but d'évaluer l'intensité de l'asthme de l'enfant afin de mieux le contrôler et de l'équilibrer. « 8 à 10 % des enfants sont asthmatiques, explique le Pr Daniel Vervloet. Mais 66 % d'entre eux ont un asthme insuffisamment contrôlé. En les traitant de manière adaptée, on leur permet de vivre normalement et l'on atténue la gravité du mal. »
L'asthme est une maladie respiratoire. Sous l'effet d'une irritation, les bronches réagissent en se rétrécissant, provoquant une gêne respiratoire, des quintes de toux accompagnées parfois de sifflements. La maladie est chronique. Elle peut durer plusieurs années, voire une vie entière, mais aussi disparaître.
Elle se traite à l'aide de bronchodilatateurs, qui permettent de mieux respirer au moment des crises, et de médicaments - souvent à base de corticoïdes inhalés, parfois associés à des anti-inflammatoires - à prendre quotidiennement.
Dans plus de 90 % des cas, l'asthme de l'enfant est d'origine allergique. D'où la nécessité de veiller à son environnement et d'éliminer tous les facteurs qui déclenchent des crises : acariens dans la literie, poussières, poils ou plumes des animaux domestiques, agents volatils contenus dans les produits d'hygiène ou d'entretien, humidité, moisissures... La pollution atmosphérique et plus encore le tabac sont à éviter. A noter, si l'asthme n'est pas traité correctement, les pics de pollution ont un effet plus intense. « En revanche, et contrairement aux idées reçues, il faut encourager l'enfant à pratiquer un sport, ce qui diminue la fréquence des crises et l'aide à mieux respirer, poursuit le Pr Vervloet. Si l'asthme est bien contrôlé, il peut aisément réaliser tout type de sport. A condition de bien s'échauffer et d'adapter l'intensité de l'effort à l'état respiratoire. »
Seule la plongée sous-marine avec scaphandre est déconseillée en cas d'asthme nécessitant un traitement quotidien. A éviter aussi, les piscines à l'eau trop chlorée.
Les précautions à prendre, les situations à éviter seront abordées lors de cette Journée mondiale de l'asthme par le biais de conférences, d'animations et d'opérations portes ouvertes des écoles de l'asthme.
www.asthme-allergies.org pour télécharger le test de contrôle de l'asthme.
Informations : 0.800.19.20.21 (numéro Vert).
02 mai 2008
Dioxines dans l'alimentation
Dioxines dans l'alimentation : les risques
Comment protéger vos enfants
L’exposition
aux dioxines est néfaste à la santé et pourtant chacun de nous y est
soumis. Lejournalsante.com fait le point sur ces composés toxiques,
leurs risques, et propose des solutions pour les limiter.
Qu'est-ce que c'est ?
Les
dioxines sont des molécules cycliques composées d’atomes de carbone,
hydrogène, oxygène et de chlore ou de brome. Les deux principales
familles de dioxines sont les polychlorobenzodioxines (PCDD) et les
polychlorodibenzofuranes (PCDF). Il en existe 210 congénères, mais la
plus toxique est une PCDD, la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine,
que l’on désigne plus souvent sous le nom de 2,3,7,8-TCDD.
Les
dioxines sont surtout produites par l’industrie métallurgique, les
papeteries et lors de l’incinération industrielle et domestique des
déchets ménagers. La combustion du bois (en particulier lors
d’incendies de forêts) est aussi une source de dioxines.
En France, les émissions industrielles ont diminué de 50% entre 1997 et 1999 grâce à l’amélioration des procédés et aux réglementations en vigueur (norme européenne de 0,1 ng/m3). En 1997, 70 usines d’incinération d’ordure ménagères produisaient 500 g TEQ/an (TEQ = quantité d’équivalent toxique, mesure standardisée de la quantité de dioxines). Deux ans plus tard, ce chiffre était de 200 g TEQ/an. Malheureusement, les dioxines s’accumulent dans l’environnement. 90% des dioxines se retrouvent dans la partie superficielle des sols (10 cm affleurant) et ne se dégradent pas facilement au cours du temps, puisqu’elles y persistent 8 ans au moins.
Les
sols et sédiments marins et aquatiques contaminés par le passé sont
aujourd’hui des réservoirs de dioxines susceptibles d’être transférés
dans la chaîne alimentaire (boues de station d’épuration utilisées pour
l’épandage).
Qui est concerné ?
Tout le monde.
En
France, la valeur médiane quotidienne pour la population adulte est de
1,3 pg TEQ/kg de poids corporel. Mais certains reçoivent jusqu’à 2,6
pg/TEQ/kg. Si l’on prend en compte l’exposition aux
polychlorobiphényles (PCB), des composés proches des dioxines, chaque
Français recevrait environ 2 pg TEQ/kg/jour. L’Organisation mondiale de
la santé (OMS) estime que la dose journalière admissible ne doit pas
dépasser 4 pg TEQ/kg/j. Le Conseil supérieur d’hygiène publique de
France estime qu’une exposition journalière comprise entre 1 et 10 pg
TEQ/kg ne donne pas de marge de sécurité suffisante pour exclure tout
risque pour certains segments de la population.
Le corps d’un européen de l’ouest renfermerait de 100 à 200 ng TEQ. Le dosage des dioxines dans le lait maternel permet de se faire une idée du niveau d’imprégnation de la population. En France, le lait contenait en moyenne 16,5 pg TEQ/g de matières grasses en 1998-1999, les valeurs relevées allant de 6,5 à 34,3 pg TEQ/g. Les enfants restent une population à surveiller. Les nourrissons nourris au sein recevraient 70 pg TEQ/kg/jour pendant les 3 premiers mois, et les taux restent élevés chez eux jusqu’à la puberté, d’une part parce que les enfants surconsomment des laitages, d’autre part parce qu’il faut 8 ans et demi pour éliminer la moitié des dioxines ingérées. Entre 2 et 9 ans, chaque petit Français recevrait 2, 3 pg TEQ/kg/j.
Où trouve-t-on les dioxines ?
95% de l’exposition aux dioxines se fait par voie alimentaire, essentiellement par la consommation de laitages.
En
effet, les bovins avalent les dioxines de l’herbe et du foin. Au cours
de la lactation, les dioxines fixées dans les réserves adipeuses sont
mobilisées, et se retrouvent en fin de chaîne alimentaire dans le lait.
En 1994 et 1995, une analyse de laits produits à proximité
d’incinérateurs, cimenteries ou papeteries a fait apparaître des taux
de dioxines très élevés dans certaines régions françaises. Par exemple,
pour 4 prélèvements à proximité de l’incinérateur SIROM Darnetal, à
Rouen (Seine-Maritime), on note respectivement des valeurs de 5,11 TEQ
pg TEQ/g matières grasses, 5,90, 2,03 et 5,07.
Au total, les laitages contribuent à près de 40% des apports en dioxines, les poissons, crustacés et coquillages intervenant pour 25% environ dans la dose absorbée.
Voir : Contaminations moyennes de quelques catégories d’aliments
Voir : Contribution des groupes d’aliments à l’exposition aux dioxines en France
Quels risques ?
Chez
l’animal, les dioxines diminuent l’immunité, réduisent la fertilité et
provoquent des cancers après exposition à des doses relativement
faibles.
Chez l’homme, la TCDD est
classée comme cancérogène par l’Agence internationale de recherche sur
le cancer (Lyon). De fait, on trouve un risque de cancers modérément
élevé (40%) chez les travailleurs exposés en milieu professionnel. Il
n’y a pas de type de cancer prédominant.
Selon l’OMS, le risque de cancer serait nul pour la population générale, aux doses d’exposition actuelles. Pour l’Institut national des sciences de l’environnement des Etats-Unis, le risque de cancer serait augmenté de 1% pour une exposition comprise entre 1 et 50 pg/kg/j. Cependant, peu d’études ont été conduites dans la population générale. En juillet 2000, une étude française menée dans le Doubs a conclu que les personnes vivant à proximité d’un incinérateur particulièrement polluant avaient un risque de cancer des tissus mous augmenté de 44%, et un risque de lymphome non-Hodgkinien accru de 27%.
Les dioxines peuvent aussi
provoquer des anomalies de la spermatogénèse, des troubles
cardio-vasculaires, une altération des hormones thyroïdiennes, une
augmentation de la résistance à l’insuline avec risque possible de
diabète.
La toxicité des dioxines s’explique en partie parce qu’elles induisent un groupe d’enzymes qui servent à métaboliser les substances étrangères (médicaments, pesticides) mais aussi les hormones. Ces enzymes, dits de Phase 1 peuvent par accident donner naissance à des sous-produits plus toxiques que les substances d’origine.
Que faire pour se prémunir ?
Voici quelques conseils pour réduire l’exposition aux dioxines et aux PCB :
Voici quelques conseils pour réduire l’exposition aux dioxines et aux PCB :
* Ne vous installez pas à proximité (moins de 2 km) d’un incinérateur,
surtout s’il est ancien. Les études relèvent des taux plus élevés de
dioxines chez les riverains.
* Ne consommez pas de produits, animaux (laitages, œufs, volailles,
etc…) ou végétaux, produits à proximité d’un incinérateur, en
particulier s’il est ancien.
* Eviter les excès de graisses d’origine animale. Les études montrent
que les gros consommateurs de graisses animales reçoivent 2 à 3 fois
plus de dioxines que la moyenne. Adoptez plutôt un régime qui fait une
part importante aux végétaux, et qui se révèle pour d’autres raisons
bon pour la santé.
* Si vous pêchez en eau douce, limitez votre consommation personnelle
de poissons. Des études ont trouvé des taux élevés de dioxines chez
certains pêcheurs.
* Consommez des aliments qui limitent l’induction des enzymes de Phase
1, comme le thé, ainsi que des aliments qui augmentent l’activité des
enzymes de Phase 2 (détoxifiants) comme les crucifères (toutes les
variétés de choux, les brocolis…).
En revanche, il n’y a pas de raison d’abandonner l’allaitement si vous
nourrissez ainsi votre enfant ou si vous l’envisagez. Soyez simplement
attentive aux conseils ci-dessus, dès avant la grossesse si possible.
Dossier réalisé par Thierry Soucca
Dernière mise à jour : 28/04/2008
Le coca mauvais pour les os
Le coca mauvais pour les os
Vous êtes amatrice de coca-cola et autres sodas ? Méfiez-vous : une nouvelle étude révèle que les femmes qui boivent du soda auraient plus de risque d’ostéoporose.
Une nouvelle étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition met en garde contre la consommation régulière de cola. Motif : celui-ci provoquerait une baisse de la densité minérale osseuse et donc augmenterait le risque d’ostéoporose chez les femmes.
Les chercheurs de l’Université de Tufts aux Etats-Unis ont mesuré la densité minérale osseuse de 2 500 personnes âgées d’environ 60 ans tout en leur demandant si elles buvaient du coca régulièrement. Résultat : les femmes qui déclarent boire en moyenne 4 verres de cola par semaine ont une densité minérale osseuse plus faible que celles qui n’en boivent pas. Par contre le cola décaféiné n’induirait pas de baisse de la densité minérale osseuse. Chez les hommes, il n’y aurait pas de lien entre la consommation de soda et le risque d’ostéoporose.
Comment le cola peut-il favorisait l’ostéoporose ? Pas encore de réponse mais des hypothèses. Première hypothèse : les sodas sont consommés au détriment des laitages pourvoyeurs de calcium. Deuxième hypothèse : la caféine contenue dans le coca est responsable de la baisse de densité osseuse. Cette dernière hypothèse est accréditée par le fait que les consommatrices de cola décaféiné ne voient pas leur risque d’ostéoporose augmenter.
Troisième hypothèse : l’acide phosphorique présent dans le coca serait le coupable. Cette substance exerce un effet acidifiant contre lequel l’organisme va lutter en puisant des citrates de calcium basifiants dans les os, ce qui diminue la densité osseuse (lire l’article sur l’équilibre acide-base).
Ces résultats sont inquiétants pour les enfants, souvent de gros consommateurs de sodas. En effet, il existe de nombreuses preuves affirmant que les enfants buveurs de cola ont aussi une densité minérale osseuse plus faible que la normale et donc ont davantage de risque de souffrir d’ostéoporose plus tard.
Céline Borg
Lawrence Raisz, M.D., Director, University of Connecticut Center for Osteoporosis, Farmington ; Primal Kaur, M.D., rheumatologist, and director, Osteoporosis Center, Temple University Health Sciences Center, Philadelphia : American Journal of Clinical Nutrition
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LaNutrition.fr, le 30/04/2008
Un clavier d'ordinateur peut être plus sale que des toilettes
Un clavier d'ordinateur peut être plus sale que des toilettes

Les claviers d'ordinateurs peuvent abriter plus de bactéries dangereuses pour la santé que la moyenne des sièges de toilettes, selon une enquête scientifique britannique.
Le magazine de consommation "Which? Computing" a demandé à un biologiste d'examiner au microscope plus de 30 claviers dans un bureau londonien représentatif et "a trouvé que certains abritaient des bactéries qui présentaient un risque élevé de rendre malade leur utilisateur", explique-t-il sur son site internet.
Sur cet échantillon, quatre claviers étaient dangereux pour la santé et le biologiste est allé jusqu'à demander le retrait immédiat de l'un d'eux qui était "cinq fois plus sale qu'un siège de toilettes" analysé pour fournir une comparaison. Le clavier le plus sale dépassait de 150 fois la limite pour le nombre de bactéries néfastes. Les bactéries trouvées sur ces claviers pouvaient notamment causer des symptômes d'intoxication alimentaire, a indiqué le biologiste.
"La principale cause de l'infection d'un clavier est le fait de déjeuner à son bureau, puisque les restes alimentaires sont propices au développement de millions de bactéries. Une mauvaise hygiène personnelle, comme de ne pas se laver les mains après être allé aux toilettes peut aussi être en cause", relève le magazine.
Une personne sur dix avoue ne jamais nettoyer son clavier et 20% ne jamais nettoyer sa souris, selon un sondage par internet réalisé par Which? Computing auprès de plus de 4.000 personnes. Plus de la moitié du panel a reconnu nettoyer son clavier moins d'une fois par mois.
"La plupart des gens ne pensent pas à la saleté qui s'accumule sur leur PC, mais si vous ne nettoyez pas votre ordinateur, cela revient à manger votre repas sur des toilettes", avertit Sarah Kidner, rédactrice en chef de Which? Computing qui conseille à ses lecteurs de faire un ménage de printemps.
