29 mai 2008
La Micronutrition
La Micronutrition, une approche de la nutrition médicalisée adaptée à chacun
LA MICRONUTRITION C’EST QUOI ?
La Micronutrition consiste à satisfaire les besoins en micronutriments de l’individu, par une alimentation diversifiée, associée si nécessaire à une complémentation personnalisée. Elle se fonde sur les avancées de la recherche et sur les liens entre l’alimentation et la santé.
COMMENT SE PRATIQUE-T-ELLE ?
La Micronutrition est particulièrement adaptée aux troubles fonctionnels qui représentent près de 80% des motifs de consultation médicale. Le médecin dépiste les déséquilibres alimentaires et les déficits en micronutriments (oligo-éléments, vitamines, acides gras, acides aminés…), puis propose une solution adaptée à son patient. Aujourd’hui, plus de 3000 professionnels de santé la pratiquent.
QUELS SONT SES POSTULATS ?
Chacun est unique : nous n’avons pas le même métabolisme, ni les mêmes besoins.
Il faut partir de l’individu et de son état de santé, et pas seulement de son assiette.
Il est intéressant d’adapter l’alimentation d’un individu à son profil personnel.
Une alimentation, même équilibrée, peut ne pas répondre de manière adaptée aux besoins spécifiques d’un individu.
QUELS SONT LES CHAMPS D’APPLICATION ?
Les
troubles du fonctionnement digestif : assimilation des aliments,
confort et transit digestif, allergies, intolérances, problèmes de
perméabilité intestinale.
La prévention du surpoids et l’accompagnement du traitement du surpoids.
Les
liens entre l’alimentation et le fonctionnement du cerveau : améliorer
les apports en précurseurs des neuromédiateurs, les « hormones » du
cerveau qui agissent sur l’humeur.
L’Alimentation Santé : comment adapter son alimentation pour son bien-être quotidien et sa santé à long terme.
La lutte contre le vieillissement et les maladies dégénératives.
La nutrition du sport : optimiser les performances sportives et la récupération.
La prévention des maladies cardio-vasculaire et du syndrome métabolique.
La nutrition préventive de l’ostéoporose et des états de fragilité.
La Micronutrition en pratique
Si vous souhaitez avoir de plus amples informations sur la pratique de
la Micronutrition et sur les professionnels de la santé exerçant cette
discipline, nous vous remercions de bien vouloir nous contacter par
téléphone au numéro azur suivant : 0810-004-336 (prix d’un appel local).
Source
24 décembre 2007
Bien choisir ses aliments enrichis en oméga 3
Bien choisir ses aliments enrichis en oméga 3
Les produits enrichis en oméga 3 permettent de booster des apports
insuffisants. Selon nos goûts et nos habitudes, ils viennent en
complément ou en remplacement des aliments naturellement riches en
acides gras essentiels. Mais lesquels choisir ?
| Voir aussi nos dossiers : | Où trouver
les Omega 3 ? La vérité sur les matières grasses |
Bien choisir ses aliments enrichis en oméga 3
Les produits enrichis en oméga 3 permettent de booster des apports insuffisants. Selon nos goûts et nos habitudes, ils viennent en complément ou en remplacement des aliments naturellement riches en acides gras essentiels. Mais lesquels choisir ?
Les
oméga 3 sont des graisses essentielles à la santé. Trois d'entre eux
sont particulièrement importants : l'acide alpha-linolénique ALA,
totalement indispensable car le corps humain ne peut pas le fabriquer,
les acides eicosapentaénoïque EPA et docosahexaénoïque DHA, qui
peuvent être synthétisés par notre organisme en quantité limitée, et
qu'il est donc souhaitable de trouver dans l'alimentation.
Zoom sur l'étiquetage des aliments enrichis en oméga 3
Faciles à repérer sur les linéaires, les produits enrichis portent le terme
" oméga 3 " accolé ou tout proche de leur nom commercial. En attendant la pleine application du règlement
européen relatif aux allégations nutritionnelles et de santé1, les industriels se basent sur les recommandations que l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments Afssa avait émises dans un rapport consacré aux oméga 3 et au système cardiovasculaire2 :
* la mention source d'oméga 3 indique que 100 g ou 100 ml du produit fournit au moins 15 % de l'apport quotidien conseillé à un homme ;
* la mention riche en oméga 3 indique que 100 g ou 100 ml du produit fournit au moins 30 % de l'apport quotidien conseillé à un homme.
Le rapport oméga 3/ oméga 6
L'Afssa et les experts en lipides accordent une grande importance
dans notre alimentation au rapport oméga 6/oméga 3. En effet, en
prévention des maladies cardiovasculaires, tout comme du surpoids
semble-t-il, il faut à la fois consommer suffisamment d'oméga 3, et pas
trop d'oméga 6, une autre catégorie d'acides gras essentiels.
D'après les enquêtes alimentaires, nous ingérons au moins dix fois plus
d'oméga 6 que d'oméga 3, alors que la proportion idéale est inférieure
à 6. En conséquence, les aliments enrichis en oméga 3 qui portent une
allégation du type : "contribue à rééquilibrer l'alimentation en oméga 3" ont leur propre rapport oméga 6/oméga 3 au plus égal à 5.
Lire les étiquettes
Sur les produits qui contiennent des oméga 3, il est important de
lire les étiquettes. Le tableau qui indique les apports nutritionnels
donne en effet deux indications importantes :
* la nature des oméga 3 : il peut s'agir d'ALA seul, ou d'une combinaison d'ALA, EPA, et DHA. Si on est faible consommateur
de poisson, il faut surtout rechercher de l'EPA et du DHA.
* la quantité d'oméga 3 pour 100 g, et parfois pour une portion (par exemple 10 g pour une margarine, ou 300 ml pour du lait). L'Afssa recommande de ne pas dépasser 2000 mg par jour d'EPA+DHA :
il y a surtout un risque si on consomme simultanément des compléments
alimentaires riches en oméga 3 à base d'huiles de poissons.
Les aliments enrichis en ALA
Les aliments enrichis en ALA ont souvent une recette qui comporte de
l'huile de colza, riche en ALA (10 % de ses lipides). On la trouve
notamment dans :
* des mélanges d'huiles : si
on opte pour ce type de produit en se disant qu'il servira à tout,
vinaigrettes et cuissons, il faut s'assurer de son rapport oméga6/oméga
3 n'est pas supérieur à 5. Avec certains de ces mélanges, il suffit de
2 cuillères à soupe (20 g), pour avoir 50 % de l'apport conseillé en
ALA ;
* des margarines ou matières grasses, allégées ou non.
Elles bénéficient généralement de l'allégation "participe à la
prévention cardiovasculaire", ce qui signifie que leur composition a
été soigneusement étudiée. Il faut vérifier qu'elles contiennent de la
vitamine E, qui protège les oméga 3 de l'oxydation. En moyenne, elles
apportent 3 % d'ALA : 3 cuillères à café (30 g) fournissent 50 % de
l'apport conseillé ;
* des préparations qui imitent la crème allégée ou le camembert,
qui portent l'appellation : "spécialité ou préparation à base de lait
écrémé et de matière grasse végétale". Une portion de 30 g représente
de 10 à 18 % de l'apport conseillé en ALA.
Quand les animaux mangent des Oméga 3
Certains produits enrichis sont obtenus par modification du régime
alimentaire des animaux. On utilise des graines de lin, qui comportent 24 %
d'ALA. La plupart des produits ainsi enrichis portent le logo : "bleu-blanc-coeur", association qui a relancé en France la culture des graines de lin pour l'alimentation animale3.
On trouve ainsi :
* des oeufs : avec 6 fois plus d'ALA que des oeufs traditionnels :
22 % de l'apport conseillé pour 2 oeufs.
* des viandes de porc, de boeuf, de veau, d'agneau, de poulet, de lapin. Dans ces produits, le rapport oméga 6/oméga 3 est compris entre 2,5 et 4,5, tandis qu'il peut dépasser 10 dans des viandes traditionnelles (animaux nourris notamment au maïs, riche en oméga 6). Une petite
portion de 100 g peut représenter jusqu'à 25 % de l'apport conseillé ;
* des produits de charcuterie : jambons, lardons, saucisses, dont il ne faut cependant pas abuser si on a trop de cholestérol (sauf éventuellement le jambon).
* des produits laitiers : laits, beurres, crèmes
fraîches, fromages divers. Ces aliments bénéficient d'un meilleur rapport oméga 6/oméga 3, mais sont par ailleurs riches en graisses saturées (sauf le lait).
* des graines de lin sont aussi incorporées dans la recette de certains pains nommés "coeur de lin", ou "fleur de lin",
commercialisés en boulangerie. 100 g (moins d'une demi-baguette) fournissent jusqu'à 20 % de l'apport conseillé en ALA.
Les aliments enrichis en EPA et DHA
Les aliments revendiquant un apport d'EPA et/ou de DHA comportent de l'huile de poissons dans leur recette. Ils fournissent simultanément de l'ALA. Il existe :
* des mélanges d'huiles : 2 cuillères à soupe (20 g) peuvent fournir jusqu'à 50 % de l'apport conseillé en
DHA.
* des margarines ou matières grasses allégées : 3 cuillères à café (30 g) peuvent fournir jusqu'à 45 % de l'apport conseillé en DHA.
* des préparations à base de lait écrémé, enrichies en huiles végétales et de poissons. Un bol de 300 ml peut fournir de 50 à 100 % de l'apport conseillé en DHA.
Alors, même si on est faible consommateur d'huiles et de poissons, grâce à des aliments enrichis judicieusement choisis, on peut faire le plein d'oméga 3 !
Par Florence Daine
1 - règlement n°1924/2006, paru au journal officiel de l'union européenne le 18 janvier 2007.
2 - Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Rapport : " acides gras de la famille oméga 3 et système
cardio-vasculaire. Intérêts nutritionnels et allégations ".juin 2003
3 - Pour en savoir plus : www.bleu-blanc-coeur.com
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