Pour lutter contre les maladies

 

 

Cardio-vasculaires

 

 

« La lutte contre les maladies cardio-vasculaires n'est pas gagnée ! », a déclaré le Pr Claude Le Feuvre, président de la Fédération française de cardiologie, lors d'une conférence de presse organisée à Paris le 20 février.

Pour preuve, elles tuent plus de 400 personnes par jour. Si depuis cinquante ans, la mortalité a baissé de moitié grâce aux avancées de la médecine et à la prévention, il reste des progrès à faire et les prévisions sont plutôt pessimistes : « Il y a une augmentation des infarctus chez les femmes jeunes », affirme le spécialiste. Les maladies cardio-vasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité dans cette population et la deuxième chez les hommes, juste après le cancer.

« Il faut que les maladies cardio-vasculaires deviennent une grande cause nationale. A l'instar du plan Cancer, il y a urgence à lancer un plan Cœur, pointe le Pr Jean-François Toussaint, porte-parole de cette démarche. Ce n'est pas parce que la mortalité a baissé depuis cinquante ans qu'il faut baisser les bras, au contraire ».

Concrètement, la Fédération française de cardiologie propose d'appliquer le principe pollueur-payeur en mettant l'industrie du tabac à contribution pour financer les campagnes de prévention des maladies cardio-vasculaires.

Elle suggère également de former les élèves des écoles aux gestes qui sauvent comme cela se fait en Allemagne, en Autriche, en Hollande, etc. A défaut, en France, il y a seulement 3 % de survie après un arrêt cardiaque contre 30 % dans les pays nordiques.

Autre mesure : informer sur les symptômes spécifiques aux femmes qui ne sont pas forcément les mêmes que pour les hommes, y compris les médecins qui ne recherchent pas toujours une cause cardiaque à des troubles pourtant évocateurs décrits par leurs patientes.

Le plan visera aussi améliorer la qualité de vie des patients cardiaques à travers la pratique d'une activité physique.« Actuellement, 10 000 personnes sont prises en charge après un infarctus dans le cadre d'un programme d'activité physique adaptée. Sur 100 000 personnes qui font un infarctus, on est loin du compte », souligne le Pr Le Feuvre. De même, un patient sur deux n'est pas suivi par un cardiologue après un infarctus ; du coup, certains arrêtent leur traitement, pensant que ça ne sert à rien.

Pour mobiliser tous les acteurs, patients, professionnels de santé, pouvoirs publics... et faire reculer les maladies cardio-vasculaires, la Fédération de cardiologie lance une pétition sur son site :www.plan-cancer.org

 

En octobre, elle remettra un livre blanc à la ministre de la Santé.

 

 

 

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