Aspartame

Vers un nouveau scandale alimentaire?

 

Un nouveau scandale pourrait bientôt entacher la crédibilité des autorités sanitaires françaises. Lors d'une conférence de presse menée le 29 juin, le Réseau Environnement et Santé (RES) a dénoncé 'un nouveau dysfonctionnement du système de sécurité sanitaire'. En cause: 'la Dose Journalière Admissible (DJA) de l'aspartame repose sur des études non publiées, introuvables et de qualité douteuse'.

Une dose journalière toxique pour l'organisme ?

Le chercheur André Cicolella, président du groupe RES, et le nutritionniste Laurent Chevallier ont en effet interrogé les instances chargées de la sécurité alimentaire et européenne. Résultat: l'ANSES et l’EFSAont répondu qu’elles ne disposaient pas des études ayant permis à la Food and Drug Administration (FDA) de fixer en 1977 la DJA de l'aspartame à 50 mg/kg/jour (40 mg/kg/jour en Europe). Comment être alors certain que notre consommation n'est pas toxique pour l'organisme?

Des études falsifiées

Le RES a aussi rappelé lors de la conférence 'les manipulations' de Searle, la société pharmaceutique qui détient le brevet de l'aspartame. Dans un rapport mené en 1977, le Dr Jérôme Bressler, expert au sein de la FDA, avait noté que des animaux déclarés morts ressuscitaient lors de compte rendus ultérieurs rédigés en vue de la commercialisation de l'aspartame.

Il avait également relevé des différences importantes entre les observations réalisées sur 30 animaux et celles figurant dans les dossiers finalement transmis à la FDA. 'Les animaux n’étaient pas étiquetés de façon permanente […] il y avait un mesurage sporadique de la consommation alimentaire et/ou un report inadéquat de la consommation et du poids des animaux [...] des tumeurs étaient enlevées et les animaux étaient remis dans l’étude', a témoigné le Dr Jacqueline Verrett, ancienne toxicologue de la FDA.

Avant de conclure :'Au moins une de ces aberrations auraient suffi à annuler cette étude […]. Il est impensable que n’importe quel toxicologue [...] puisse conclure autre chose que l’étude était ininterprétable et sans valeur et qu’elle devrait être refaite'.

Au vue de ces éléments, le RES lance un appel à la prudence et demande la réévaluation complète et immédiate de cet édulcorant. La Commission Européenne a demandé à l'EFSA une réévaluation pour 2012, au lieu de 2020 comme prévu initialement. Une nouvelle DJA pourrait être fixée à cette date.

Quels sont les risques liés à la prise d'aspartame?

--------------

http://sante.planet.fr/