Un site et un numéro d'urgence bientôt disponible pour les parents en difficulté avec leurs ados

Souvenez-vous. Nous vous annoncions un rendez-vous important pour l'avenir des ados avec ces assises de la parentalité et de la prévention des conduites à risque chez les adolescents. Ces deux journées ont réuni environ 600 participants (élus, institutionnels, enseignants, professionnels du soin et de la prévention, éducateurs, représentants associatifs) autour d'une vingtaine d'experts de très haut niveau. L'objectif était d’aider les adultes, et plus particu- lièrement les parents, à se réapproprier une parole porteuse de la règle et de leur redonner confiance en renforçant leurs compétences éducatives, afin qu'ils puissent gérer plus efficacement les relations avec leurs enfants, notamment en ce qui concerne la consommation de drogues et d'alcool.

Des parents démunis et qui parlent trop rarement

Réalisé fin avril par l'institut BVA à la demande de la MILDT et de l'INPES, un sondage révèle en effet qu'un parent sur cinq n'a jamais parlé des dangers liés à la consommation de drogues à ses enfants et 22 % ne leur rappellent jamais que c'est interdit. Or, les tendances observées ces dix dernières années montrent que les jeunes, qui sont à la fois les plus exposés et les plus vulnérables, déclarent des usages de produits illicites et des comportements d'ivresse alcoolique de plus en plus précoces et fréquents, à l'origine de problèmes graves (comas, accidents de la route, difficultés d'apprentissage scolaire, etc)... Si l'éducation repose sur la confiance, elle s'adosse aussi à l'autorité. Or, force est de constater que l'autorité éducative s'est érodée, nouvelles familles et nouveaux médias ont favorisé l'émergence d'une transmission culturelle intra-générationnelle entre pairs.

Refuser d'influencer, c'est refuser d'éduquer

Face à des parents pourtant volontaires mais fragilisés, souvent démunis, et qui redoutent d'entrer en conflit avec leurs enfants, les experts ont expliqué que refuser d'influencer, c'est tout simplement refuser d'éduquer. Sachant que l'autorité de l'éducateur est ce à quoi le jeune se réfère pour pouvoir se situer et s'orienter. Tous ont insisté sur le fait que le maintien du dialogue est un facteur protecteur fondamental, de même que le respect de certaines rituels qui favorisent cet échange, comme le repas pris en famille. Et parce que parfois la situation familiale le rend utile et nécessaire, un tiers peut apporter une aide dans la relation parents/enfants, que ce soit un membre de la famille, un proche, un éducateur, un thérapeute...

Nadine MORANO a annoncé la création prochaine d'un site internet consacré à la parentalité ainsi qu'un service d'assistance téléphonique pour les parents en difficulté. Enfin, une campagne d'information à destination des parents sur la problématique de la consommation de drogues chez les adolescents sera lancée à l'automne par le ministère de la santé, la MILDT et l'INPES.

Retrouvez les temps forts des assises de la parentalité et de la prévention
www.assises-parentalite-prevention.fr

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