04 mai 2008
6 Mai
6 mai, Journée mondiale de l'asthme
Chaque année, l’asthme occasionne au Québec : 760 000 visites chez le
médecin; 100 000 visites à l’urgence; 56 000 jours d’hospitalisation;
325 000 journées de travail perdues; 4000 appels pour des services
ambulanciers; 255 décès l’an dernier.
L’asthme coûte annuellement au Québec, 150 millions de dollars.
Savez-vous que :
• Plus de 700 000 Québécoises et Québécois voient leur vie affectée par des crises d’asthme.
• Il y a plus de 485 700 jeunes asthmatiques âgés entre 4 et 11 ans au Canada, soit 15,6% de la population de cet âge.
• 2 259 700 personnes de plus de 12 ans, soit 8,3% de la population de cet âge au Canada.
• L’asthme est la principale cause d’hospitalisation chez les enfants de moins de 5 ans.
• L’asthme est responsable d’environ le quart des absences scolaires.
• 62,5% des enfants asthmatiques ont un sommeil difficile.
•
La plupart des enfants asthmatiques du primaire souffrent d’un manque
d’estime de soi, résultant de la crainte envers les activités physiques
et la sensation de gêne liée à l’asthme (la pompe).
• Depuis les années 1980, les cas d’asthme ont plus que triplés et leur nombre ne cesse de croître
L’asthme
est une maladie chronique qui touche un grand nombre d’enfants et
d’adultes et qui est caractérisée par la toux, l’essoufflement,
l’oppression thoracique et la respiration sifflante. En règle générale,
les symptômes de l’asthme et les crises surviennent lorsque la paroi
des voies aériennes s’inflamme et se rétrécit anormalement. Ils sont
déclenchés par l’exercice, l’exposition à l’air froid, à des vapeurs ou
gaz irritants ou à des allergènes ainsi que par les infections
respiratoires virales (rhumes). Un traitement efficace peut prévenir ou
atténuer les symptômes déclenchés par ces facteurs.
Des études
révèlent que la susceptibilité des enfants à l’asthme est déterminée
durant le développement du fœtus et au cours des trois à cinq premières
années de la vie. Plusieurs facteurs de risque sont liés au
développement de l’asthme, y compris :
- les antécédents familiaux d’allergies et d’affections allergiques (comprenant la fièvre des foins, l’asthme et l’eczéma);
-
l’exposition importante des enfants susceptibles à des allergènes
inhalés (animaux de compagnie, acariens, coquerelles et moisissures)
pendant la première année de vie;
- l’exposition à la fumée du tabac, y compris l’exposition in utero;
- les infections respiratoires fréquentes au cours des premières années de vie;
- le faible poids à la naissance et le syndrome de détresse respiratoire.
Chez
les adultes, l’asthme peut être développé par l’exposition
professionnelle à des irritants, à des agents infectieux, à des
allergènes ou à la pollution. La pollution atmosphérique n’est pas une
cause primaire mais peut être un facteur aggravant de l’asthme.
Bien
que les personnes puissent elles-mêmes prendre des mesures préventives
pour maîtriser leur maladie, d’autres solutions nécessitent l’effort
commun de la part du gouvernement, du secteur privé et du secteur des
affaires. Les lois, les politiques et la collaboration volontaire de
tous et chacun doivent faire partie des efforts concertés visant à
réduire l’exposition aux contaminants dans les écoles et le milieu de
travail et à améliorer la qualité de l’air.
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Source
Santé mentale
Santé mentale : l'atroce réalité de milliers d'Africains
SAINT-CONSTANT - Associés à tort à la sorcellerie
et à la dangerosité, les personnes atteintes de maladie mentale de
certains pays du continent noir vivent sous le rejet et la torture. Un
faiseur de miracle qui leur vient en aide était de passage dans la
région pour expliquer leur troublante situation, lundi.
L'Ivoirien
Grégoire Ahongbonon a subjugué la quinzaine d'intervenants en santé
mentale de la région présents à sa conférence. Ses propos avaient de
quoi donner la chair de poule. D'un ton posé, il a expliqué les
atrocités dont sont victimes les personnes atteintes de maladie mentale
dans son pays, qu'ils soient bipolaires, schizophrènes ou dépressifs.
"En
Côte d'Ivoire, être malade de la sorte équivaut à être un déchet de la
société, un être que seule la mort peut délivrer. On devient
automatiquement étiqueté comme irrécupérable. Pourtant, tous ces gens
sont des humains, comme vous et moi, et non des ordures", a d'abord
clamé l'homme à la force tranquille.
"Les moyens d'isolement et
de contention qui sont utilisés envers les malades impliquent la
souffrance sous toutes ses formes parce que le délire est associé au
diable et que seul le mal peut en venir à bout", a poursuivi le seul à
avoir tenté de renverser la vapeur à ce jour.
"Il y a
l'enfermement et l'utilisation de camisoles de force, mais il y a pire.
Les personnes atteintes se voient traînées en forêt, en bordure des
villages, et sont littéralement clouées au sol ou enchaînées, sans eau,
nourriture ni personne pour leur venir en aide. On va même jusqu'à
emprisonner une jambe ou les deux poignets du malade dans un énorme
tronc d'arbre qui empêche tout mouvement ou déplacement", a doucement
raconté le fondateur de l'Association Saint-Camille de Lellis.
Cette
torture à la fois morale et physique peut s'étendre sur de longues
années. Les "prisonniers" que M. Ahongbonon libère depuis près de deux
décennies se trouvent dans cette position depuis cinq, 15 et même 30
ans. Pendant tout ce temps, leur survie ne tient qu'à la bonne volonté
du peu de gens qui osent se rendre les nourrir ou les laver.
"Je
me suis moi-même fait traiter de malade quand j'ai d'abord voulu les
aider parce que seule une personne déséquilibrée peu, selon la
mentalité, tenter de les approcher, dit-il. Pour les libérer, il faut
convaincre la famille, qui paie en moyenne 30 $ pour la contention d'un
proche. C'est horrible, parce que ces personnes n'ont aucunement
cherché à être malades. Quelques semaines plus tôt, elles avaient un
travail ou étaient sur les bancs d'école."
Une lumière au bout du tunnel?
Depuis
le début de ces interventions, l'Ivoirien a sauvé près de 14 000
torturés qui sont retournés auprès de leur famille ou qui travaillent
désormais avec lui à la libération d'autres victimes d'un système qui
ne comprend pas leur condition.
Cependant, les petits centres
palliatifs mis sur pied par M. Ahongbonon continuent de manquer de tout
puisqu'ils ne sont pas subventionnés par le gouvernement. "Il en coûte
3 $ par jour par patient , soit au moins 2 000 $ par jour pour les
nourrir, les laver et leur donner le peu de médicaments que nous
recevons de l'extérieur et qui ne sont pas stoppés par les autorités.
On ne peut que leur donner du riz trois fois par jour et espérer plus
d'assistance du gouvernement", a-t-il laissé savoir, fier, mais inquiet
pour l'avenir.
"Je ne sais pas ce qui adviendra de cette mission
quand je ne serai plus là", a conclu celui qui est désormais fort
respecté par ses pairs et appelé à travers le pays en renfort.
Malgré
tout, l'homme et ses compères ont réussi, au fil des ans, à démarrer
quelques centres agricoles et d'élevage de poules, notamment, ce qui
leur assure un peu de nourriture et des petits revenus supplémentaires.
Il a de plus favorisé la création de centres d'artisanat fournissant
quelques emplois en tissage, en confection de savon et en imprimerie.
Revenir de loin et aider les autres
Grégoire
Ahongbonon "n'est ni un médecin ni un prêtre." Originaire du Bénin,
mais habitant la Côte d'Ivoire depuis 1971, il s'est longtemps consacré
à son entreprise de réparation de pneus. "Tout allait très bien pour
moi, lance-t-il, souriant. À 24 ans, j'avais une situation très
enviable. Les valeurs du pays étaient devenues mes références, soient
l'argent et le plaisir. J'avais délaissé Dieu."
Puis, du jour
au lendemain, sans qu'il ne puisse s'expliquer pourquoi, son univers a
basculé et il a pratiquement tout perdu. Il s'est retrouvé sans le sou,
en grande souffrance et au bord du suicide. "J'ai eu la chance de
retourner vers l'Église. C'est à ce moment que j'ai compris que chacun
peut la construire en posant une pierre. Pas littéralement, mais en
faisant un geste pour les autres", confie l'homme.
M. Ahongbonon
a d'abord fondé un groupe de prière composé de huit personnes qui
parcourait les hôpitaux pour aider les malades. C'est à ce moment qu'il
a réalisé l'ampleur de la détresse des siens.
"On y traitait
ceux qui avaient des problèmes physiques, explique-t-il. Il y avait des
gens abandonnés dans des locaux retirés, qui n'avaient pas l'argent
pour se procurer des soins ou compléter ceux qu'ils avaient commencé à
recevoir. Mais les personnes atteintes de maladies mentales ne
bénéficiaient même pas d'un espace dans l'établissement. On les
trouvait plutôt dans la rue, nus et démunis. C'est ce qui a
éventuellement mené à la découverte des atrocités dans les forêts, les
villages et les maisons parentales."
L'humaniste avait été
invité par la Maison du Goéland, un organisme sans but lucratif venant
en aide aux personnes atteintes de maladie mentale dans la région. La
conférence s'inscrivait dans le cadre de la Semaine de la santé
mentale, qui se déroulera du 5 au 11 mai.
Pour en savoir plus
sur l'œuvre humanitaire de M. Ahongbonon, consulter le site du Comité
de solidarité Afrique-Québec Les amis de la Saint-Camille au http://www.amis-st-camille.org
appeler au 450.479.1172.
Journée internationale de la fibromyalgie
Journée internationale de la fibromyalgie
Le samedi 3 mai marque la Journée internationale de la fibromyalgie.
Pour LES rejoindre l
( Association de la fibromyalgie
région de la Montérégie,
1278, rue
Papineau,
Longueuil QC J4K 3L1,
téléphone 450.928.1261,
fibromyalgiemonteregie@bellne)
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Qu’est-ce
que la fibromyalgie? La fibromyalgie est un syndrome qui a longtemps
été controversé dans le milieu scientifique, mais qui touche
véritablement 900 000 Canadiens (trois sur 100). Bien que le terme
fibromyalgie soit récemment utilisé, le syndrome qu’il désigne est,
tant qu’à lui, connu depuis longtemps sous d’autres noms, dont le
«rhumatisme des tissus mous», la «fibrosite» et le «rhumatisme non
articulaire». La cause exacte de la fibromyalgie n’est pas encore
connue. On remarque toutefois qu’un certain nombre de facteurs peuvent
en être le déclencheur, dont les blessures accidentelles, les
interventions chirurgicales, d’autres maladies ou infections, les chocs
émotifs et le stress.
La fibromyalgie se manifeste par des
douleurs diffuses au niveau des muscles, des ligaments et des tendons.
Les personnes qui en sont atteintes ont parfois un sommeil non
réparateur et ressentent une fatigue persistante. Pour certaines
d’entre elles, la douleur s’installe de façon permanente et devient
alors chronique. Divers autres symptômes viennent parfois s’ajouter,
tels des maux de tête ou des migraines, des troubles digestifs, des
spasmes musculaires et des engourdissements aux pieds et aux mains, un
manque de concentration et des pertes de mémoire. On donne à la
fibromyalgie le nom de «syndrome» plutôt que de maladie, car elle
possède un grand nombre de symptômes plutôt qu’une anomalie précise.
Statistiquement, on remarque que la fibromyalgie touche environ quatre
fois plus de femmes que d’hommes et qu’elle se manifeste plus souvent
chez les personnes de plus de 50 ans.
Pour qu’un diagnostic sûr
de la fibromyalgie soit posé, il est recommandé de consulter un
spécialiste de la santé qui procédera à un examen physique. De plus, le
malade doit avoir éprouvé des douleurs généralisées depuis au moins
trois mois et présenter une sensibilité significative à au moins 11 des
18 points situés à des endroits spécifiques du corps, notamment le cou,
le dessus des épaules, la partie supérieure externe des fesses et
l’articulation de la hanche, le genou. Les douleurs ressenties doivent
se situer tant en haut qu’en bas de la taille et tant du côté gauche
que du côté droit du corps. (Source : Société de l’arthrite
http://www.arthrite.ca)
Depuis 1992, la fibromyalgie est
reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sous la
classification (CIM 10) au NM 79.0 et portant le titre de «rhumatisme
sans précision». Des recherches se font à travers le monde entier, mais
les résultats sont encore minimes par rapport aux impacts de la maladie
chez la personne atteinte. À l’heure actuelle, il n’existe que quelques
traitements pour réduire la douleur et améliorer la qualité du sommeil;
aucun médicament ne parvient à guérir cette maladie rhumatismale
répandue. Par ailleurs, on compte beaucoup sur les résultats de la
recherche menée depuis septembre 2002 par le Dr Pierre Arsenault et son
équipe de l’Université de Sherbrooke afin d’en apprendre davantage sur
ce syndrome. Il y a encore énormément de travail et de sensibilisation
à faire pour en venir à une réelle reconnaissance médicale de la
fibromyalgie. L’Association de la fibromyalgie région de la Montérégie,
qui est attachée à l’Association québécoise de la fibromyalgie, existe
depuis 1989 et accomplit un travail colossal pour faire progresser le
dossier de la fibromyalgie auprès des instances médicales et
gouvernementales et venir en aide aux personnes atteintes.
Pour
l’instant, il semble que la meilleure façon de traiter la fibromyalgie
soit d’y adapter son mode de vie afin d’en alléger les symptômes. Une
combinaison regroupant la chaleur, le repos, l’exercice physique et une
réduction du stress permet à la personne atteinte de mieux vivre avec
la fibromyalgie. Les traitements actuels sont principalement axés sur
le soulagement de la douleur et l’amélioration du sommeil.
L’association
de la fibromyalgie région de la Montérégie effectue un rôle de soutien
et d’information auprès de ses membres en organisant des activités
riches, intéressantes et variées qui rejoignent leurs intérêts et leurs
préoccupations. Ces activités prennent forme de conférences, de séances
d’exercices adaptés et d’ateliers portant sur l’alimentation. Un
café-rencontre permettant aux personnes atteintes de fibromyalgie
d’éviter l’isolement et d’échanger cordialement entre elles se tient à
Longueuil, le deuxième jeudi de chaque mois. L’association compte aussi
quatre groupes d’entraide à Saint-Constant, Granby, Valleyfield et
Saint-Hyacinthe.
Il est souhaitable qu’un jour la fibromyalgie
soit reconnue comme une maladie et que plus personne ne se fasse dire
«Cela se passe dans votre tête». La pensée positive et une bonne
hygiène de vie, dans le respect de ses limites et de ses capacités,
aident à mieux vivre avec la fibromyalgie.
Pour rejoindre
l
Association de la fibromyalgie
région de la Montérégie,
1278, rue
Papineau,
Longueuil QC J4K 3L1,
téléphone 450.928.1261,
fibromyalgiemonteregie@bellnet.ca.
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