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06 avril 2007

HEPATITE B

HEPATITE B
Le lien entre vaccin et maladie reconnu


Le Conseil d'Etat a reconnu comme accident du travail la sclérose en plaques consécutive à la vaccination obligatoire contre l'hépatite B d'une infirmière.

Le Conseil d'Etat a accordé dans un arrêt rendu public mardi 20 mars le statut d'accident du travail à la sclérose en plaques d'une infirmière de l'hôpital de Sarreguemines, en Moselle. Les premiers symptômes de la maladie, une névrite optique (atteinte au niveau des yeux) et une paralysie régressive du bras droit, étaient survenus deux mois après deux injections obligatoires contre l'hépatite B pratiquées en 1991 et 1996.
Le Conseil d'Etat souligne que
"les rapports d'expertise, s'ils ne l'ont pas affirmé, n'ont pas exclu l'existence d'un lien de causalité directe"
entre les symptômes de la maladie et la vaccination. Par ailleurs, le directeur général de la santé avait proposé en octobre 2001dans une lettre à l'infirmière "une indemnisation au titre de la responsabilité d'Etat du fait des vaccinations obligatoires".
Le Conseil d'Etat a retenu l'obligation pour les soignants de se vacciner contre l'hépatite B et le "bref délai" entre les symptômes et les injections pour annuler la décision du tribunal administratif de Strasbourg et obliger le directeur de l'hôpital à réexaminer la demande de Nadine Schwartz.

NOUVELOBS.COM  

Vaccin anti-hépatite B: jugement du Conseil d'Etat

La plus haute juridiction administrative a donné raison à une infirmière malade d'une sclérose en plaques

Le Conseil d'Etat - France 2

Cette infirmière de l'hôpital de Sarreguemines (Moselle) voulait faire admettre en accident du travail une sclérose en plaques (SEP), survenue après une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.

Vaccinée dans le cadre de son activité professionnelle, elle avait reçu deux injections de rappel en mars 1991 et mars 1996.
Elle a été victime en mai 1991 d'une névrite optique (atteinte au niveau des yeux) et en mai 1996 d'une paralysie régressive du bras droit, relevant tous les deux des symptômes de la sclérose en plaque.

Les "rapports d'expertise, s'ils ne l'ont pas affirmé, n'ont pas exclu l'existence d'un lien de causalité directe" entre ses troubles et la vaccination, relève la juridiction administrative. Elle rappelle également que par lettre d'octobre 2001, le directeur général de la santé (ministère santé) proposait à l'infirmière une "indemnisation au titre de la responsabilité d'Etat du fait des vaccinations obligatoires" et ce, en tenant compte de son dossier.

Compte tenu de l'obligation faite aux soignants de se faire vacciner contre l'hépatite B, et du "bref délai" entre les symptômes et les injections, le Conseil d'Etat retient la notion d'"imputabilité au service". Il considère donc que "c'est à tort que le directeur du centre hospitalier a rejeté la demande de l'intéressée".

L'infirmière avait été auparavant déboutée de sa demande le 16 mars 2004 devant le tribunal administratif de Strasbourg. La décision du Conseil d'Etat annule donc ce jugement.

http://www.france2.fr

Posté par JennyPOETESSE à 00:36 - LA FIBROMYALGIE - Commentaires [0] - Permalien [#]

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